Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.
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mardi 5 juillet 2022

Une gifle, 60 ans après, à la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie





Une photo

Le numéro de l’Été 2012 de la revue Mémoire d’Empire publiée par l’Association pour la Mémoire de l’Empire français est consacré principalement au triste cinquantenaire de l’abandon de l’Algérie par le régime gaullien.

Tout y est intéressant. Mon attention a été particulièrement attirée par une photo publiée à la page 45, en illustration d’un article consacré à la tragédie d’Oran du 5 juillet 1962. Avec la complicité passive des troupes commandées par le sinistre général Katz, les fellaghas enlevèrent, torturèrent, massacrèrent et firent disparaître dans des conditions indicibles, plusieurs milliers d’Oranais.

Cette photo d’une rue d’Oran, ce 5 juillet 1962, représente un groupe d’une quinzaine d’hommes de tous âges et une seule femme. Ce groupe surveillé par un homme tête nue, vêtu de noir et armé d’une mitraillette, avance, manifestement contraint. Les hommes ont l’air inquiets. L’un d’eux tourne la tête pour regarder, avec anxiété, l’homme armé qui les conduit. Aucun ne parle. L’angoisse sourd de leur attitude, de leur pas mal assuré, de la position de leurs épaules, de leurs regards !

La femme, en robe d'été, environ 35 ans, mince, belle, les traits du visage fins, marche la tête droite, le regard fixe et lointain. Elle serre les mâchoires, elle serre les lèvres, elle serre les poings. On comprend qu’elle sait les traitements ignominieux qui l’attendent avant une mort certaine et sans doute douloureuse. Elle veut cacher sa peur, elle veut garder sa dignité jusqu’au bout. Elle ne veut pas donner à ses bourreaux le plaisir de voir sa détresse, son angoisse, ses faiblesses. Cette brune, fine, aux traits classiques, peut-être d’origine espagnole, comme beaucoup d’Oranais, fière, veut rester digne. On peut supposer qu’elle prie intérieurement pour demander à Dieu de l’aider à mourir chrétiennement malgré les humiliations ignobles qu’elle pressent, les souffrances physiques qu’elle appréhende, elle espère pouvoir conserver son courage et rester moralement humaine vis a vis de la bestialité de ses bourreaux.

Voila ce que la photographie laisse supposer de cette femme. Son attitude incarne le Stoïcisme grec, la « Virtus » romaine, la foi des premiers martyrs chrétiens. C’est la statue du courage humain, chrétien, français face à l’animalité déchaînée.

Honneur à cette Oranaise, pour nous anonyme. Sa dignité est une gifle qui retentit encore, cinquante ans après, sur la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie ! Mentez, mentez salauds ! L’attitude de cette femme rétablit la Vérité !

Paul Gard



Oran, 5 juillet 1962, ces Européens s'étaient réfugiés dans l'église du Saint-Esprit, place de la Bastille…
les hordes du FLN sont venues les enlever sous les yeux du prêtre impuissant…




 *   *   *


Oran… 5 juillet 1962, chronologie d'un massacre
  : "Bien entendu et quoi qu'il arrive, la France protégera ses enfants dans leurs personnes et dans leurs biens", DeGaulle, 6 janvier 1961
Guillaume Zeller : "Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié"… une nouvelle Saint-Barthélémy5 juillet 1962 : DeGaulle assume son appui indéfectible aux prémices de l'État islamique 5 juillet 1962, Oran… chronique d'un massacre annoncé




D'Algérie - Djezaïr - Mouvement de réconciliation - Massacre du 05 juillet 1962 à Oran : Témoignage de Louis Martinez

http://dalgerie-djezair.viabloga.com/p_cette_histoire_qui_nous_rapproche.shtml

Jean-Pierre Pister : Le massacre d’Oran 5 juillet 1962, une mémoire déchirée

L'orientation politique des Français d'Algérie avant le rapatriement l'exil

Le massacre d’Oran 5 juillet 1962, une mémoire déchirée - Un demi-siècle d’amnésie, une historicisation émergente
Pétition internationale lancée par le Collectif contre l'oubli volontaire du massacre du 5 juillet à Oran

Jean-Pierre Lledo : Comment faire reconnaître le massacre du 5 juillet 1962 ?

Jean-Pierre Lledo : Qui est l'auteur du massacre du 5 juillet 1962 à Oran ?

Jean-Pierre Lledo : Qui parle d'honnêteté sur le massacre à Oran en 1962 ?

Jean-Pierre Pister, Danielle Pister-Lopez (Cercle algérianiste de Reims) : Le Collectif à l'origine de la pétition sur les massacres d'Oran du 5 juillet 1962 explique ses motivations

http://www.seybouse.info/seybouse/infos_diverses/mise_a_jour/maj152.html


Repères et Jalons : Dossier noir du Gaullisme

Introduction au dossier noir du gaullisme

Les accords Pétain-Churchill

DeGaulle contre le Gaullisme

Lettre de Pierre Brossolette adressée à DeGaulle depuis Londres

Evénements en AFN après le 8 novembre 1942

L'Agression britannique à Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940

Réactions de DeGaulle au Débarquement US en AFN le 8 novembre 1942

L'Assassinat de Darlan

Attentat contre le Général Giraud

Lettre de J. Lemaigre Dubreuil à DeGaulle

Attentat contre le Général Salan

Le Comble de l'ignominie

Gaullisme et Histoire

Témoignage d'un chef de harka sur la trahison de DeGaulle en 1962

Moi vivant jamais le drapeau FLN ne flottera sur Alger...

Les Barbouses

L'Affaire SI SALAH et la révolte militaire

Monument de Sidi-Ferruch

Témoignage sur les Harkis du sous-lieutenant J.Vogelweith sorti de l'école de Cherchel  (communiqué en octobre 2016)

Citations gaulliennes

Conclusions du Dossier du Gaullisme


Dr Jean-Claude Perez : "DeGaulle, l'accélérateur majeur de la décadence occidentale"

18 juin : journée nationale des Psittacidés en France…

Réquisitoire de Jean-Marie Bastien-Thiry contre DeGaulle, le 2 février 1963… et pas seulement contre DeGaulle !… Un document d'une extraordinaire actualité !…

J'avais un camarade… Robert Boissières

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (1/2)

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (2/2)

Guy Pervillé : "Oran, 5 juillet 1962. Leçon d’histoire sur un massacre"

Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan

Guillaume Zeller : "Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié"… une nouvelle Saint-Barthélémy

Une gifle, 55 ans après, à la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’AlgérieOran 5 juillet 1962… les barbouzes et DeGaulle, parrain de gangs terroristes Les disparus d'Algérie : Histoire d’un silence d’État Témoignage d'un soldat métropolitain enlevé par le FLN en juillet 1962 Le gaullisme, maladie sénile de la droite

Gérard Bedel : Le Gaullisme, maladie sénile de la droite. Éditions de Chiré, 2018, 310 pages, 23 euros

À Colombey… ou à Pathein ? C'est au paya Settayaw que DeGaulle expie pour l'Éternité…

Réaction tardive d'un cocu de l'Algérie française contre Marine Le Pen et son mentor

Dans son délire criminel, DeGaulle avait ourdi l'assassinat du général Raoul Salan

18 juin 2011 à Vitrolles : DeGaulle déserte à nouveau

Christian Estrosi et ses amis…
>>La trahison de Marine Le Pen, dernier rempart contre l'effondrement de l'ordre établi…

Bécassine s’emmourache de DeGaulle… À son bien aimé un "Ruban Bleu Marine" (RBM)

La crise institutionnelle est-elle enfin ouverte en France ?…

Marine Le Pen va rendre hommage à DeGaulle ce 18 juin 2020

Quand Manuel Gomez se fond dans la ligne éditoriale de L'Aurore : "J'accuse De Gaulle"…

Sous l'éclairage de Saint Thomas d’Aquin : "Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide"

Flanby frappé grave d'amnésie… ou infantilisé par un Alzheimer précoce ?…

Médiapart : Pathétique provocation, une valise verte pour Jean-Claude Paupert, traître du Réseau Jeanson

Manuel Gomez : Mort de Jean-Louis Hurst, journaliste à Libération et traître à son pays

Jean-Louis Hurst, le déserteur éternel Oasisfle.com : Les traîtres à jamais inscrits sur les tablettes de l'infamie

Mémoire d'Algérie : Portail

Mars, mois des tueries franco-françaises de 1962, prolongées en 1963…

Rémy Porte : 1940, Vérités et légendes

Quand le Figaro se mord la queue !

L'OAS vaincra : une édition spéciale de l'Écho d'Oran

Quand Cohen assassine le Chevalier Bayard… avec l'outrecuidance des Quillards du 19-Mars1962

Les disparus d'Algérie : Histoire d’un silence d’ÉtatJean-Jacques Jordi : "Un silence d'État, les disparus civils européens de la guerre d'Algérie"

Une commémoration occultée : les décès causés par les prélèvements sanguins forcés à la fin de la guerre d’Algérie

Les collabos de ces égorgeurs du FLN : plus lâches que les lâches fellaghas…

Un soldat témoigne : "Au siècle dernier en Algérie française"… La lâcheté récurrente des égorgeurs du FLN, fellaghas dits "moudjahidine"…

Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan : "Le vrai tombeau des morts c'est le cœur des vivants"

Témoignage d'un soldat métropolitain enlevé par le FLN en juillet 1962
1962"L'ami du FLN" squattant l'Élysée ajoute à l'ignominie de son discours d'Alger : notre dévoué président de l'ADIMAD, Jean-François Collin déchu de la Légion d'honneur !

Toulon rend hommage au Général Raoul Salan, notre chef, commandant suprême de l'OAS Pierre Descaves vient de nous quitter…

Rappel (partiel) des crimes de DeGaulle envers ceux qui servent la FranceHommage à Jean Bastien Thiry

Hommage à Jean Bastien-Thiry assassiné par DeGaulle, le 11 mars 1963 à 6 heures 46

Bastien-Thiry : 11 mars 1963 - 11 mars 2012 … Que sa voix résonne à jamais…

Cérémonies en mémoire de Jean Bastien-Thiry et de tous les martyrs de l’Algérie Française

Bienvenue sur le site du Cercle Jean Bastien-Thiry

Cercle Jean Bastien-Thiry : Le procès du Petit-Clamart

Cercle Jean Bastien-Thiry : Déclaration audio du colonel Jean Bastien-Thiry, 2 février 1963

Cercle Jean Bastien-Thiry : Déclaration audio du colonel Jean Bastien-Thiry

Cercle Jean Bastien-Thiry : Déclaration du colonel Jean Bastien-Thiry, 2 février 1963(transcription en anglais)


samedi 17 juin 2023

R…Appel pour un 18 juin !



Général Weygand à propos de DeGaulle :
« Un militaire mais pas un soldat…
Un catholique mais pas un chrétien…
mais avant tout : un imbécile ! »


Pour un "Gang des basculeurs de légendes"
Tout 18-juin impose un r…Appel des mensonges et falsifications dont se nourrit le mythe degaulliste… Dans cette forêt de falsifications, il en est une à ne jamais négliger : une qui doit, impérativement, systématiquement, s'imposer dans nos choix orthotypographiques. Une marque distinctive, très heureusement et de plus en plus respectée en connaissance de cause…

"De Gaulle" est affublé d'un patronyme étranger trafiqué dénonçant l'empreinte d'une immigration flamande ou germanique, plus ou moins lointaine certes. Là a priori rien de gênant, si ce n'était le "in the closet" manipulateur aggravé du patronymé ! … "Figaro", "FrançoisdeSouche", "FrançaisdeFrance", "identitaires" à l'indigénat improbable,  allez vous faire voir avec vos degaulloteries… Vous vous faites magistralement bluffer par un allogène usurpateur ! Allogène usurpateur dont le nom serait une altération francisée d'un « Der Wall » ou « Die Walle », du germanique ancien. Un nom aussi puant qu'un "mur" éclipsé sur lequel les poivrots du coin s'arrêteraient soulager leur vessie, un nom qui n'intègre manifestement aucune particule nobiliaire. Il inclut un article*, comme de nombreux braves patronymes roturiers flamands, belges, germains et également bretons. Dans ce cas, le bon usage orthotypographique français veut que l’article s’écrive systématiquement avec une majuscule. On doit donc écrire "De Gaulle" et non "de Gaulle". Les Américains écriraient "DeGaulle", sans espace [comme pour Greg LeMond]. Adoptons leur graphie ! Par cette écriture altérée, l'infâme DeGaulle nous gratifie d’une falsification maligne. De toutes, pas la plus anodine. À sa décharge, soulignons que l'Infâme n’a pas osé aller jusqu'à supprimer l’un des deux "l" de son patronyme. Que l’Histoire écrive "de Gaule", n’en a-t-il pas dans sa paranoïa fantasmé ? Il n’en reste pas moins que cette bascule dans une minuscule falsificatrice résume dans son éclat la nature profonde d'un personnage en réalité dérisoire : minuscule !



Ce jour un r…Appel, c'est pas tout à fait inutile… Les hyènes immondes sortent alors de leur tanière. Occasion privilégiée de repérer journaux, télés, sites de la Toile, politiques, journaleux, gogos blogueurs, bref gogos degaullistes de toute pestilence… Ceux-là contre lesquels d'une impitoyable degaullophobie éclairée nous avons pour devoir de témoigner…

Tout degaulliste, plus ou moins atteint**, n'est pas seulement un adversaire politique, il est et demeurera d'abord et à tout jamais un ennemi de sang, et pas seulement pour les Harkis et Français d'Algérie… Souvenons-nous de ces dizaines de milliers d'exécutés sans jugement par l'Épuration… et tous ceux prétendument jugés, tout comme Robert Brasillach…


Albert Paraz, le Bônois :
Pour un "Gang des basculeurs de légendes"

* N.B. - L'article précédant le nom est indissociable de ce nom, il en est partie intégrale. Ainsi la dénomination appropriée pour désigner la bande à un dénommé "DeGaulle" serait bien "degaulliste" et non pas "gaulliste" comme un mauvais usage en a été pris. Avis des grammairiens ? Et qu'ils n'invoquent surtout pas l'usage, alibi des falsificateurs… Il s'agit ici de se joindre à ce "Gang des basculeurs de légendes" d'Albert Paraz… Albert Paraz, ce célinien de choc,  concitoyen d'Alphonse Juin à Constantine, Niçois d'adoption…  Que son combat nous éclaire en ce 18 juin 2020 alors que se commettent chaque jour de nouvelles agressions délibérées à l'égard des victimes de l'Infâme… agressions à présent relayées et amplifiées par ces rats qui ont investi le parti de Jean-Marie Le Pen, le Front National…

Degaulliste "inconditionnel" :
meurtrier… et juge !

** N.B. - Le degaullisme a bien été reconnu comme maladie mentale, et ce dès le 19 janvier 1962. C'est à la tombée de la nuit ce 19 janvier 1962, que le procureur de la République, Gilbert Palvadeau, alors sous-lieutenant attaché au Parquet militaire de Bône, tirant deux fois avec son arme de service, a froidement abattu le jeune Noël Mei, 14 ans, qui collait des affiches. Des affiches qui ne plaisaient pas à Gilbert Palvadeau. Gilbert Palvadeau portait l'uniforme de sous-lieutenant de l'armée française et les insignes de la justice militaire. Il n'était pas ivre non plus. Personne ne le connaissait pour s'adonner aux stupéfiants, et sa situation même supposait un certain équilibre moral et nerveux. Pour sa défense Gilbert Palvadeau a tout simplement déclaré : "Je suis un gaulliste inconditionnel". Argument déterminant ? Si les autorités appréhendaient discrètement le sous-lieutenant meurtrier, promettant face à l'indignation générale qu'on le jugerait, jamais il ne fut ni inculpé ni condamné. Irresponsable ! Malgré cette démence, sans que rien n'atteste qu'il se fût soigné, on l'envoya ensuite juger les autres à Djibouti. Puis, l'oubli venu pensait-on, dès 1966, le garde des Sceaux Jean Foyer le récompensa en le nommant substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance de Troyes. Gilbert Palvadeau, un nom à inscrire très haut au Tableau d'horreur du degaullisme !


Obsèques de Noël Mei : la montée de la basilique Saint-Augustin (La Seybouse n°138, avril 2014)




 *   *   *

 Sources :
Dr Jean-Claude Perez : "DeGaulle, l'accélérateur majeur de la décadence occidentale"

18 juin : journée nationale des Psittacidés en France…

Réquisitoire de Jean-Marie Bastien-Thiry contre DeGaulle, le 2 février 1963… et pas seulement contre DeGaulle !… Un document d'une extraordinaire actualité !…

J'avais un camarade… Robert Boissières

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (1/2)

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (2/2)

Guy Pervillé : "Oran, 5 juillet 1962. Leçon d’histoire sur un massacre"

Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan

Guillaume Zeller : "Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié"… une nouvelle Saint-Barthélémy

Une gifle, 55 ans après, à la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie
 Oran 5 juillet 1962… les barbouzes et DeGaulle, parrain de gangs terroristes
Les disparus d'Algérie : Histoire d’un silence d’État
Témoignage d'un soldat métropolitain enlevé par le FLN en juillet 1962
 Le gaullisme, maladie sénile de la droite

Gérard Bedel : Le Gaullisme, maladie sénile de la droite. Éditions de Chiré, 2018, 310 pages, 23 euros

À Colombey… ou à Pathein ? C'est au paya Settayaw que DeGaulle expie pour l'Éternité…

Réaction tardive d'un cocu de l'Algérie française contre Marine Le Pen et son mentor

Dans son délire criminel, DeGaulle avait ourdi l'assassinat du général Raoul Salan

18 juin 2011 à Vitrolles : DeGaulle déserte à nouveau

Christian Estrosi et ses amis…
La trahison de Marine Le Pen, dernier rempart contre l'effondrement de l'ordre établi…

Bécassine s’emmourache de DeGaulle… À son bien aimé un "Ruban Bleu Marine" (RBM)

La crise institutionnelle est-elle enfin ouverte en France ?…

Marine Le Pen va rendre hommage à DeGaulle ce 18 juin 2020

Quand Manuel Gomez se fond dans la ligne éditoriale de L'Aurore : "J'accuse De Gaulle"…

Sous l'éclairage de Saint Thomas d’Aquin : "Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide"

Flanby frappé grave d'amnésie… ou infantilisé par un Alzheimer précoce ?…

Médiapart : Pathétique provocation, une valise verte pour Jean-Claude Paupert, traître du Réseau Jeanson

Manuel Gomez : Mort de Jean-Louis Hurst, journaliste à Libération et traître à son pays

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Mémoire d'Algérie : Portail

Mars, mois des tueries franco-françaises de 1962, prolongées en 1963…

Rémy Porte : 1940, Vérités et légendes

Quand le Figaro se mord la queue !

L'OAS vaincra : une édition spéciale de l'Écho d'Oran

Quand Cohen assassine le Chevalier Bayard… avec l'outrecuidance des Quillards du 19-Mars1962

Les disparus d'Algérie : Histoire d’un silence d’État
Jean-Jacques Jordi : "Un silence d'État, les disparus civils européens de la guerre d'Algérie"

Une commémoration occultée : les décès causés par les prélèvements sanguins forcés à la fin de la guerre d’Algérie

Les collabos de ces égorgeurs du FLN : plus lâches que les lâches fellaghas…

Un soldat témoigne : "Au siècle dernier en Algérie française"… La lâcheté récurrente des égorgeurs du FLN, fellaghas dits "moudjahidine"…

Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan : "Le vrai tombeau des morts c'est le cœur des vivants"

Témoignage d'un soldat métropolitain enlevé par le FLN en juillet 1962
1962"L'ami du FLN" squattant l'Élysée ajoute à l'ignominie de son discours d'Alger : notre dévoué président de l'ADIMAD, Jean-François Collin déchu de la Légion d'honneur !

Toulon rend hommage au Général Raoul Salan, notre chef, commandant suprême de l'OAS
Pierre Descaves vient de nous quitter…

Rappel (partiel) des crimes de DeGaulle envers ceux qui servent la France

 

dimanche 5 juillet 2020

Oran 5 juillet 1962… les barbouzes et DeGaulle, parrain de gangs terroristes



Quand DeGaulle active des réseaux terroristes contre les Français d'Algérie, Lucien Bodart à propos des barbouzes : "La nouvelle force de choc anti-OAS sera importante. Cette force sera surtout composée de nouveaux : tous les as de l'espionnage, du contre-espionnage, de la guerre subversive, disponibles en France vont être envoyés en Algérie. Ce sont des gens sûrs, aux origines les plus diverses. L'expérience a en effet prouvé que l'on ne pouvait pas compter sur les Pieds-Noirs ni sur les Métropolitains installés depuis longtemps en Algérie… Cette force de choc sera indépendante… Les nouvelles formations anti-OAS ne feront partie d'aucune hiérarchie classique. Ce seront des organismes autonomes, sans sujétion à l'égard des autorités normales, agissant par leurs propres moyens et ne dépendant que des instances les plus hautes. Ils agissent largement en dehors de l'armée et de la police. Avant tout cette nouvelle force sera secrète. Un secret absolu couvrira les activités et surtout l'identité des membres des formations anti-OAS. Ils travailleront un peu à la façon des réseaux. On va assister à la lutte des réseaux secrets anti-OAS, contre les réseaux OAS."


Jean-François Galéa expose au Grand Palais : "Oran, génocide 5 juillet 1962"

Tableau de Jean-François Galéa : "Oran, génocide du 5 juillet 1962"… Comment ne pas être interpellé par cette composition ?… J'étais à Oran ce 5 juillet 1962. Chance de ne pas être pris, conduit témoin proche des atrocités commises… Si cela avait été je n'en serais très certainement pas sorti indemne pour témoigner… Plusieurs de mes parents, voisins, connaissances égarés dans les rues d'Oran, aux mauvais endroits, emmenés par de mauvaises rencontres ne sont jamais revenus… De nombreux témoignages nous sont cependant parvenus… égorgements en pleine rue, appartements envahis leurs occupants éventrés, émasculés, massacrés au couteau ou à la hache, d'autres conduits au Petit Lac torturés suspendus à des crocs de boucher… alors que certains autres auront été emmenés en esclavage soumis à la prostitution en des lieux qui seront révélés plus tard sans que rien ne soit entrepris pour mettre fin à leur supplice… Actes de barbarie, gratuits, effroyables… mais à notre connaissance nul témoignage de têtes exhibées au bout de piques… L'intention de Jean-François Galéa nous paraît claire - c'est du moins notre interprétation très personnelle… Comment ne pas voir un téléscopage dans l'horreur entre les débordements d'un 14 juillet 1789 et cette grande fête sanglante de l'Indépendance algérienne ? Puissant symbole que ce rapprochement de la tête tranchée du marquis de Launay et du drapeau du FLN… Point de bonnet phrygien mais une chéchia contemplant le trophée… Même cette fête de l'Indépendance restait bien française !… par ses déchainements, son horreur… et son environnement… L'armée française était bien présente, l'engagement avait été pris que "quoi qu'il arrive, la France protégera[it] ses enfants dans leurs personnes et dans leurs biens"… En dépit de cette promesse DeGaulle avait imposé de laisser faire, ordre scrupuleusement respecté par le général Katz qui consigna ses troupes dans leurs casernes…
Massacres du 5 juillet à Oran et comportement des troupes sous les ordres de DeGaulle qui ne peuvent être dissociés du terrorisme organisés par les agents du gaullisme dans les mois précédents… DeGaulle afin de briser la résistance des Français d'Algérie organisa avec ses barbouzes d'authentiques groupes terroristes… DeGaulle chef de gang terroriste ! Une lettre du général Raoul Salan adressée à Roger Frey alors ministre de l'Intérieur en témoigne… Plus tard des responsables parmi les plus importants de ces réseaux de barbouzes publieront une confession confirmant la teneur de cette lettre…


Une lettre datée du 9 février 1962 et signée par le général Salan mais qui aurait pu tout aussi bien être écrite par Jean-Jacques Susini, par ailleurs auteur de nombreuses lettres aux parlementaires, maires, etc. Cette lettre a été publiée sur le site  Facebook de l'Association des Amis de Raoul Salan


Monsieur,
La facilité et la flagrante mauvaise foi avec lesquelles vous incriminez l’OAS m’incitent à vous apporter quelques précisions.
Votre position vous donne tous les moyens de démentir et d’interdire à la presse d’exprimer librement son opinion. L’arbitraire qui est, maintenant, la règle du régime que vous servez, vous permet les plus vastes initiatives et aussi les plus basses malhonnêtetés.
Quant à moi, je me contenterai de vous dire ce que je pense, assuré d’être entendu par tous ceux dont vous n’avez pas encore étouffé le bon sens et la notion de la juste appréciation des choses.
Il est, certes, élémentaire et commode d’attribuer à l’OAS toutes les erreurs du moment. Il est, aussi, aisé de lui imputer toutes les exactions, même lorsque, par exploitation insidieuse de la situation, ce sont vos propres services qui les commettent.
Il n’est un secret pour personne que, du jour où contraint d’admettre votre impuissance, vous avez mis sur pied des groupes d’action dont les activités vous permettent de jeter des troubles supplémentaires dans les faits et dans les esprits.
Lorsqu’un État en est réduit à monter de tels systèmes, croyez-vous en sa viabilité et à ses possibilités de durer ? Il est vrai que de tels actes ont, toujours, été les vôtres et ceux de vos comparses.
Le pays est de moins en moins dupe. Chacun sait, maintenant, que les explosions qui troublent, quotidiennement, la Capitale et la province sont souvent, et dans un but que vous n’ignorez certes pas, l’œuvre de vos services et des partis d’extrême gauche que vous retrouvez, si volontiers, pour vos tristes besognes.
Au moment où le pouvoir se meurt, insensiblement, tous les moyens sont bons pour essayer de le sauvegarder. Vous partagez, parmi les tout premiers, la responsabilité de l’État révolutionnaire qui se crée.
Il est vrai qu’on ne peut pas exiger grand-chose, sinon que ruades et brutalités, de celui dont l’amiral Georges Thierry d'Argenlieu disait : « Il n’a jamais été capable d’être autre chose de plus que mon palefrenier. »
Vous savez, pourtant, que malgré le luxe des moyens que vous déployez, vous n’êtes pas parvenu à neutraliser les profondeurs de l’Organisation. À vos tortures, à vos exactions, à vos brutalités, nos combattants répondent par une foi et une détermination, exemplaires.
Vous avez créé, et cela sera une des principales hontes de votre régime, les barbouzes, (puisque c’est là leur nom). Pour ce faire, vous avez dû faire appel au parti communiste et quelques mercenaires sans morale.
Non seulement leurs actions n’ont pu atteindre le cœur de notre Mouvement, mais nous leurs avons porté des coups tellement sévères que, malgré les sommes fabuleuses que vous distribuez, la peur les a gagnés et vous les voyez s’échapper, aujourd’hui.
Nos méthodes ont, de plus, jeté un trouble certain dans les rangs du service d’ordre et de la police traditionnelle qui ont vite compris qu’un régime ne pouvant s’appuyer que sur des organisations parallèles se perdait, lui-même.
Lorsque vous dites à ces derniers qu’ils doivent se considérer comme mobilisés, dites-vous bien que ce n’est plus au service de votre cause qu’ils le sont, mais à celui de la Patrie et, partant, au nôtre car tous savent que nous combattons pour la juste cause, contre la trahison.
Ainsi, au poste que vous occupez, à la place que vous tenez dans le régime et dans le cadre des décisions publiques et secrètes que vous prenez, avec vos collaborateurs immédiats, vous revient la plus grande part de la responsabilité de l’état de guerre civile qui s’installe dans le pays.
Général Raoul Salan
Le 9 février 1962

*   *   *

Témoignages de reponsables des barbouzes :

- "1000 Jours à Matignon" écrit par Constantin Melnik, conseiller pour les affaires de sécurité et de renseignement de Michel Debré, alors Premier ministre ;

- "L'Histoire des Barbouzes" et "Nous étions tous des terroristes" écrits par Lucien Bitterlin "le bras armé" des barbouzes à Alger.
Si la lettre du général Raoul Salan ne fait qu'évoquer la présence à Alger des barbouzes, les publications de Constantin Melnik et Lucien Bitterlin en confirment les propos.


Constantin Melnik : Mille jours à Matignon
DeGaulle, l'Algérie, les services spéciaux



"Entre 1959 et 1962, Constantin Melnik fut le "conseiller technique" de Michel Debré, alors Premier ministre, pour toutes les questions de "sécurité et de renseignement". C'est dire que, dans une France bouleversée par la guerre d'Algérie, il fut l'éminence et l'homme de l'ombre du nouveau pouvoir. De la panique gaulliste pendant le putsch des généraux aux négociations clandestines avec le FLN, de la lutte contre l'OAS à la chasse aux trafiquants d'armes, Constantin Melnik - qu'on appelait alors "l'Empereur" - fut de toutes les affaires "réservées". Nous assistons aux premières années d'une Cinquième République vacillante ; nous découvrons ministres et chefs d'État, tels que la chronique évite souvent de les peindre. Au fil de ce témoignage sans concession se dégage enfin une certaine idée de la France et du pouvoir qui pourrait se ramener à trois questions : à partir de quel moment les services de police deviennent-ils des adversaires de la démocratie ? La classe politique française est-elle plus corrompue, ou plus incompétente, que les autres ? Le gaullisme, enfin, mérite-t-il toutes les vertus dont on le pare ? "

Lucien Bitterlin, administrateur de l'Institut du monde arabe de 1984 à 1986 :
Nous étions tous des terroristes, l'histoire des barbouzes contre l'O.A.S. en Algérie (1983)




Lucien Bitterlin : Histoire des "Barbouzes"


"Le 29 janvier 1962, la villa Andréa à El Biar, sur les hauteurs d’Alger, qui servait de PC aux barbouzes, est plastiquée par l’OAS. Bilan : 19 morts. Qui sont ces hommes, contre lesquels les commandos de Roger Degueldre, le chef des Delta se sont acharnés ? À quels services appartiennent-ils ? Où agirent-ils ? Qui les paie ? Qui les arme ? Pour la première fois, Lucien Bitterlin, qui fut à l’origine des barbouzes en Algérie, et qui les a commandés, répond à ces questions et raconte leur véritable histoire. Il relate comment, en tant que responsable politique, il a été amené à constituer un service de renseignements, à faire appel à des gardes du corps, à organiser des contre-plastiquages, à tenter de démanteler des réseaux OAS par son service Action. L’"Histoire des Barbouzes", c’est le récit de la guerre civile, entre Français, qui s’est déroulée en Algérie en 1961 et 1962, beaucoup de Barbouzes ont payé de leur vie le combat de la nuit. L’"Histoire des Barbouzes" balaie la légende et révèle une vérité difficile."

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Association les Amis de Raoul Salan
Dans son délire criminel, DeGaulle avait ourdi l'assassinat du général Raoul Salan
Midi Libre (12 févtrier 2019) : Jean-François Galéa expose au Grand Palais

Jf Galea, peintre - sculpteur né le 28 août 1944 à Alger



Michel de Laparre : Oran 1961-1962, Journal d'un prêtre en Algérie
Gravures de Jean-François Galéa, présentées par Jean Brune 


Oran… 5 juillet 1962, chronologie d'un massacre  : "Bien entendu et quoi qu'il arrive, la France protégera ses enfants dans leurs personnes et dans leurs biens", DeGaulle, 6 janvier 1961





Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan
Guillaume Zeller : "Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié"… une nouvelle Saint-Barthélémy

5 juillet 1962 : DeGaulle assume son appui indéfectible aux prémices de l'État islamique

5 juillet 1962, Oran… chronique d'un massacre annoncé


D'Algérie - Djezaïr - Mouvement de réconciliation - Massacre du 05 juillet 1962 à Oran : Témoignage de Louis Martinez

http://dalgerie-djezair.viabloga.com/p_cette_histoire_qui_nous_rapproche.shtml

Jean-Pierre Pister : Le massacre d’Oran 5 juillet 1962, une mémoire déchirée
L'orientation politique des Français d'Algérie avant le rapatriement l'exil
Le massacre d’Oran 5 juillet 1962, une mémoire déchirée - Un demi-siècle d’amnésie, une historicisation émergente
Pétition internationale lancée par le Collectif contre l'oubli volontaire du massacre du 5 juillet à Oran

Jean-Pierre Lledo : Comment faire reconnaître le massacre du 5 juillet 1962 ?

Jean-Pierre Lledo : Qui est l'auteur du massacre du 5 juillet 1962 à Oran ?

Jean-Pierre Lledo : Qui parle d'honnêteté sur le massacre à Oran en 1962 ?

Jean-Pierre Pister, Danielle Pister-Lopez (Cercle algérianiste de Reims) : Le Collectif à l'origine de la pétition sur les massacres d'Oran du 5 juillet 1962 explique ses motivations

http://www.seybouse.info/seybouse/infos_diverses/mise_a_jour/maj152.html







mardi 5 juillet 2011

Oran, le 5 juillet 1962… le "Mur des Disparus", Perpignan

"Le vrai tombeau des morts c'est le cœur des vivants"


Oran, le 5 juillet 1962…

Le 5 juillet 1962, a lieu à Oran une manifestation populaire organisée par le FLN (Front de libération nationale). C'est le jour anniversaire de l’entrée des troupes françaises en Algérie le 5 juillet 1830… et la fin de 132 ans de présence française. L’indépendance de l’Algérie est officielle depuis 2 jours !

En fin de matinée, en centre ville d’Oran, sans que l’on sache vraiment pourquoi, la manifestation populaire  dégénère. De très nombreux Européens, hommes, femmes, enfants de tous âges, sont pris à partie, lynchés et massacrés dans les rues, lieux et édifices publics où ils se sont réfugiés. D’autres, par centaines, sont pris en chasse et enlevés, souvent même à leur domicile. La majorité d'entre eux demeurent, près de cinquante ans après, portés disparus. 2500 à 3000 disparus…  Leur assassinat, leur asservissement ne font aucun doute, comme l’établissent tant les témoignages recueillis que les différentes archives consultées par les historiens.

La police et l’armée des nouvelles autorités algériennes, loin d’assurer la protection des Européens présents dans la ville, prennent souvent une part active aux rapts, rafles et massacres. De leur côté, se conformant aux ordres reçus de De Gaulle depuis Paris, les  troupes françaises stationnées à Oran, encore fortes de plus de 18000 hommes, s'abstiennent de toute intervention. Seuls quelques rares officiers assument courageusement, à titre individuel, la responsabilité de contrevenir aux instructions. Aujourd'hui encore, des centaines de famille n’ont aucune nouvelle des milliers disparus de ce 5juillet 1962. 

Ainsi, le 5 juillet 1962 à Oran, se confirmaient les pires craintes que suscitait le retrait de la France d’Algérie, mettant fin à la coexistence de populations de toutes origines et de confessions diverses, qui n'auraient demandé qu’à vivre ensemble. Abandonnés sans aucune protection, les Français d’Oran ont dû choisir entre l'exode ou la mort. Un exode définitif d'une  terre qui reste à jamais leur seule vraie patrie.

Perpignan, "Murs des disparus", ceux du du 5 juillet 1962 à Oran… et des plus de 150 000 Harkis aux noms "effacés" à jamais


"Murs des disparus" sans sépulture, 2616 noms connus…


"Mur des disparus", gros plan sur quelques noms…


Perpignan, 5 juillet 2011, près du "Mur des disparus" la messe dite par l'abbé Bruno Segondy



Perpignan : le "Mur des disparus", dans le cadre du couvent des Clarisses, transformé en prison par la Révolution en 1791… ce jusqu'en 1989



Témoignage ce 4 juillet 2011 sur le forum  "Chemin de Mémoire des Parachutistes" :
Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas.

… De la colonne qui avançait péniblement, une femme âgée tenant ses deux petits enfants par la main, leur disait d’un ton rassurant :
- Ne pleurez pas, mes chéris. Nous allons dans le paradis terrestre.
- Celui où vivent Adam et Éve, demanda naïvement la petite fille ?
- Le même, mes petits, car ce beau jardin, c’est ici qu’il existe…

La clameur se répercutait sur la ville durant tout le temps que dura le sinistre chemin de croix, jusqu’au lieu même du supplice. Au Petit Lac, un spectacle insoutenable, inhumain, vint briser ce qui leur restait encore de force.
Des hommes, des femmes, des enfants se jetaient les mains jointes aux pieds de leurs bourreaux, implorant leur pitié en pleurant. Mais aucune générosité n’était à attendre de la part de ces barbares. Les coutelas entrèrent alors dans une danse macabre, ouvrant les gorges, tranchant les têtes de leurs victimes, malgré les cris horribles des familles enlacées dans une dernière étreinte.

Cette boucherie n’était pas encore suffisante pour ces barbares assassins, il fallut montrer ces têtes en trophées à la populace qui hurlait sa joie en poussant des clameurs d’admiration sauvages telles que l’on entend au moment où le taureau, dans l’arène, fait glorieusement face au matador. L’instinct de férocité native s’était, chez tous, réveillé par le cruel supplice, et leurs yeux étincelaient d’ardeur de bêtes fauves assoiffées de sang. Alors, dans une bamboula furieuse, les démons exhibèrent sur des piques sanguinolentes en signe de victoire ces pauvres têtes aux traits crispés qui grimaçaient encore d’un rictus horrible de souffrance. Les yeux, restés ouverts, semblaient vouloir maudire les mains criminelles de leurs bourreaux.

Aux abattoirs, les Arabes pendaient les Européens, vivants, par le palais. D’autres étaient pendus par les pieds puis on leur ouvrait la gorge en laissant ruisseler le sang dans des cuvettes. Comment pardonner … 49 ans après … l’horreur de ce sang pleurant des viandes, ces bouts de cadavre que l’étal tenait suspendus à ses crochets ? Le crime est bien trop grand pour que nous n’en perdions jamais le souvenir.
Suivent de nombreux autres témoignages, pour les lire suivre le lien : "Chemin de Mémoire des Paras"

Pour témoignages sur d'autres sites, liens donnés par  "Chemin de Mémoire des Parachutistes" :
ORAN 5 JUILLET 1962 :  LES RESPONSABILITÉS
ORAN 5 JUILLET 1962 : LE GÉNOCIDE
ORAN 5 JUILLET 1962 : Témoignage (non démenti) d'un vieil Algérien militant FLN en 1962
 

La stèle dédiée aux Harkis au cimetière du Haut-Vernet, à Perpignan
(cette stèle devait être inaugurée le 25 septembre 2011, journée nationale des Harhis)

 

Cérémonie à l’Arc de Triomphe en hommage aux disparus du 5 juillet 1962 à Oran, aux Harkis et autres victimes tombées après le 19 mars 1962

Le 5 juillet 2011 à 18 h 30, à l’initiative du Comité de liaison des Associations Nationales des Rapatriés (CLAN-R), un émouvant hommage a été rendu à l’Arc de Triomphe aux victimes du 5 juillet 1962 et aux Disparus, ainsi qu’aux autres victimes civiles et aux Harkis tombés après le 19 mars.




Aux côtés de M. Denis Fadda président du CLAN-R et de M. Jean Fumaroli président de l'Association des Anciens du Lycée Lamoricière d'Oran (ALLO), de nombreuses personnalités étaient présentes parmi lesquelles Mme le député Jacqueline Irles et MM. les députés Eric Diard, Lionnel Luca, Patrice Calmejane, M. Jean-Pierre Berbérian adjoint à la mairie du 9ème arrondissement de Marseille. Les députés Claude Goasguen et Guy Tessier étaient représentés.

M. Renaud Bachy, Président de la Mission interministérielle aux Rapatriés, au nom de l’État, a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu.