Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 8 avril 2018

Myrna Nabhan… Noël Quidu …  "En rentrant d'un pays en guerre, on relativise"

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Raconter la guerre c’est aussi se détourner un instant des salves des mitraillettes, du tourbillon de folie meurtrière et des statistiques macabres de victimes anonymes, pour donner la parole et montrer les visages de toutes les autres victimes dont on ne parle pas assez. Ceux qui continuent de vivre et de faire vivre ce pays, cette société à bout de nerfs épuisée par cette guerre qui n’en finit pas mais qui tente désespérément de préserver ce qui lui reste d’espoir.

Facebook : Damas, là où l'espoir est le dernier à mourir






Myrna Nabhan a grandi entre la Belgique, la Syrie et et le Maroc. Suite à l'éclatement du conflit en 2011, elle retourne à Damas. Elle veut comprendre ce que les médias étrangers ne montrent pas. Témoin privilégiée, enfant du pays, Myrna se met à écrire et à partager en images le quotidien des Damascènes. Réalisatrice d'un documentaire sur Damas, auteur de nombreux articles pour le Huffington Post, et bientôt auteur d'un livre sur Damas, Myrna nous invite à poser un autre regard sur la Syrie… et relativiser !



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"En rentrant d'un pays en guerre, on relativise"

Noël Quidu est le photographe qui a accompagné Régis Le Sommier dans la Ghouta : « Quand on rentre d’un pays en guerre on relativise »... ou retour dans « le minuscule ».






Régis Le Sommier : Syrie: après l'enfer, l'exode








2 commentaires:

  1. Qu'il aille dire çà aux familles des victimes des attentats de Paris, du Bataclan, de Nice, de Marseille, de Carcassonne et Trèbes… La guerre a déjà débuté et va bientôt éclater en France et en Europe dans très peu de temps, donc oui, relativisons!!! J'en reviens à la SNCF, si les cheminots veulent des vies de ministres (comme j'ai entendu un conducteur de TGV aux infos le dire, ils n'ont qu'à faire de la politique. Pour moi un conducteur de TGV qui touche 3000 à 3500 euros par mois en ne faisant que 3 week-end soit 6 jours dans le mois et qui se plaint de pas pouvoir voir ses enfants alors qu'il a toutes les semaines de libre + un week-end, c'est du foutage de gueule pour les autres français qui travaillent pour que dalle tous les jours et qui dorment dans leur voiture ou à la rue, c'est honteux. Honte aux Cheminots! Françaises, Français ne payez plus vos tickets SNCF tant que la grève n'est pas finie. Faut arrêter de prendre les français pour des bonnes poires.

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  2. Merci infiniment pour cette contribution qui confirme, si besoin était, combien sont dérisoires les lamentations au creux des lits d'individus loin d'un pays en guerre. Individus qui le plus souvent sont très loin de pouvoir imaginer ce qu'est réellement une situation de guerre…
    Encore merci pour ce message hautement significatif : vous mentionnez quelques attentats commis en France, attentats dont vous étiez éloignés autant dans l'espace que par un lien quelconque avec au moins l'une des victimes… Tout un discours consacré à ce qui vous dérange dans votre routine quotidienne : une attente un peu plus longue que d'ordinaire pour trouver un moyen de transport !… Dérisoire colère… de plus teintée d'un brin de jalousie envers un corps de métier dont vous oubliez les servitudes.
    Vous parlez d'attentats… en en mentionnant une liste exhaustive pour la France… Réalisez-vous votre bonheur ? Pouvoir mentionner une à une toutes ces exactions sans en oublier aucune… Imaginez-vous qu'en une seule journée, chaque jour depuis plus de sept ans, la Syrie agressée par l'Occident déplore plus de victimes que celles de l'attentat le plus sanglant ayant frappé le sol français ?…
    Merci encore - infiniment - d'avoir contribué à une nécessaire "relativisation" !

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