Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

samedi 21 janvier 2017

À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant…





21 janvier 1793, assassinat du roi Louis XVI
par les terroristes de la République...

Pardonne, Dieu puissant ; dans ta colère auguste,
Tu laissas quelquefois couler le sang du juste ;
Mais du meilleur des Rois quand tu proscris les jours,
A nos larmes du moins permets un libre cours.
L’instant fatal approche ; Exécrable journée !
La Victime à l’autel en spectacle amenée...
D’une honteuse mort les horribles apprêts...
Un échafaud... les lys couverts d’un noir cyprès...
Est-ce un Songe cruel dont l’erreur me tourmente ?
Non, je veille. Que dis-je ? une tête sanglante...
Barbares ! c’en est fait, et Louis ne vit plus.
Inutile douleur et regrets superflus !
Il ne vit plus : son âme, et si pure et si belle.
A quitté pour jamais sa dépouille mortelle.
Et d’une sombre nuit l’épaisse obscurité
Ne nous a pas des cieux dérobé la clarté !
Et la main du bourreau, qui dut trancher sa vie.
A pu, sans se glacer, consommer l’œuvre impie !
Et la terre n’a pas englouti dans ses flancs
Ce chef des assassins dont les ordres sanglants,
Grâce aux accents bruyants d’un instrument complice.
En étouffant sa voix, hâtèrent son supplice !
Il ne vit plus ! Quel crime avait-il donc commis ?
Indigne d’un pouvoir par ses Aïeux transmis,
Courbait-il ses sujets Sous un sceptre arbitraire ?
Hélas ! il en était moins le roi que le père.
Monarque vraiment sage et vertueux époux,
On ne le vit jamais, infidèle en ses goûts,
Faire, au mépris des lois de la morale austère,
De son lit nuptial une couche adultère ;
D’impudiques trésors, gages de ses soupirs,
Payer le faste abject de ses honteux plaisirs.
De la religion soutenant l’édifice,
Par son exemple seul il combattit le vice ;
Du trône il dédaigna les honneurs orgueilleux ;
Il borna sa grandeur à faire des heureux.
De toutes les vertus, modèle vraiment rare,
Du sang de ses sujets quel roi fut plus avare ?
Au sein de ses malheurs, de chagrins accablé,
« Dites-moi que l'on m’aime et je suis consolé, »
S’écriait-il. Enfin, son indulgence extrême
Ne l’abandonna point à son heure suprême.
En recevant la mort, d’un air fier et soumis,
Il pardonna sans peine à tous ses ennemis,
Fit grâce à l’injustice, oublia la vengeance,
Et son dernier moment fut un trait de clémence.
France, pleure un forfait, dont l’éternel affront
Jusqu’à ton dernier jour fera rougir ton front.
Les siècles à venir contre toi se soulèvent ;
Leurs redoutables voix dès à présent s’élèvent,
T’accusent, et du ciel sur ta postérité
Appellent le courroux trop longtemps arrêté.
Vois l’Europe déjà conspirant ta ruine,
Sur tes débris fumants la guerre, la famine,
Tous les fléaux ensemble exerçant leurs fureurs,
Tes propres enfants même abreuvés de tes pleurs,
Insultant à tes maux, méconnaissant leur mère,
Des torrents de ton sang baignant au loin la terre.
Et Vous dont les écrits, par malheur trop fameux,
Corrompant du Français le naturel heureux,
Précipitaient ses pas dans le sentier du crime,
Téméraires Penseurs, mesurez donc l’abîme
Où l’a jeté l’erreur de vos principes vains.
Étalez maintenant vos superbes dédains ;
D’une religion peignez-nous la chimère ;
Allez défier Dieu jusqu’en son sanctuaire ;
Et recueillez le prix de vos rares leçons.
De vos livres, plutôt, tarissent les poisons !
Périssent vos écrits, et leur coupable gloire !
Et pour en effacer jusques à la mémoire,
Que leurs feuillets, livrés à des feux dévorants,
Soient en vile poussière abandonnés aux vents !
Pour moi qui, dans ces jours et de honte et d’alarmes,
Comprimant ma douleur, dissimulant mes larmes,
Prêt à quitter vingt fois et crayon et pinceau,
Osai de nos malheurs esquisser le tableau,
Si de la vérité, trop fidèle interprète,
Au glaive inquisiteur je dévouais ma tête,
Si trahi dans mes vers, surpris dans mon secret,
D'un tribunal de sang je dois subir l’arrêt,
J’irai, de mes bourreaux je braverai la rage ;
Et loin que l’échafaud étonne mon courage,
Je vois sans pâlir, j'y monte sans effroi,
Trop heureux de périr comme à péri mon Roi.

Louis Jean-Baptiste Étienne Vigée
Procès et mort de Louis XVI,
fragment d'un poème sur la Révolution française






"Pie Jesu" du Requiem de Charles Gounod chanté par la Maîtrise des Hauts de Seine, direction Francis Bardot


 Notre Bon Roi Louis XVI a été assassiné le 21 Janvier 1793 par les crapules révolutionnaires. Du Ciel où Il est Il prie pour nous et pour la France. Que son Précieux Sang injustement versé ne retombe pas sur nos têtes !


« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s'achève ce qu'on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c'est un répugnant scandale d'avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l'assassinat public d'un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s'en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du Roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu'ici, se mêlait à l'histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n'y a plus de Roi. Il n'y a donc plus qu'une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l'Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s'est pas encore relevé. Il semble vraiment que l'exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s'est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s'accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu'il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s'identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu'il soit bien dit que l'attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l'incarnation divine, et non la chair effrayée de l'homme. Son livre de chevet, au Temple, est l'Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l'échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n'est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d'une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu'à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »
 Albert Camus, L'homme révolté, La Pléiade, p. 528-529


Lettre autographe signée de Louis XVI datée du 20 janvier 1793 (veille de son exécution)

20 janvier 1793

Je demande un délai de trois jours pour pouvoir me préparer à paraître devant la présence de Dieu. Je demande pour cela de pouvoir voir librement la personne que j’indiquerai aux commissaires de la Commune, et que cette personne soit à l’abri de toute inquiétude et de toute crainte pour cet acte de charité qu’elle remplira auprès de moi. Je demande d’estre délivré de la surveillance perpétuelle que le Conseil Général a établi depuis quelques jours.

Je demande dans cet intervalle à pouvoir voir ma famille quand je le demanderai et sans témoins. Je désirerois bien que la Convention Nationale s’occupât tout de suite du sort de ma famille, et qu’elle lui permit de se retirer librement et convenablement où elle le juge utile à propos.

Je recommande à la bienfaisance de la Nation toutes les personnes qui m’étoient attachées, il y en a beaucoup qui avoient mis toute leur fortune dans leurs charges, et qui n’aient plus d’appointements doivent estre dans le besoin, et mesme de celles qui ne vivoient que de leurs appointements. Dans les pensionnaires il y a beaucoup de vieillards de femmes et d’enfants qui n’avoient que cela pour vivre. 

À la Tour du Temple le    janvier 1793.

Louis


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Voici le texte de l’allocution prononcée ce dimanche 24 janvier 2016 par Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Louis XX, après la Sainte Messe célébrée, selon la tradition, le dimanche le plus proche du 21 janvier, à la Chapelle Expiatoire, à Paris.

Chers Amis,

Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après les évènements n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette Messe à laquelle nous venons d’assister, et pour laquelle je remercie les desservants, est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de Messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommage au Roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature.

Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que, comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu’elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

Elle est destructrice. Elle a crée un vide dans nos vies, dans nos coeurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un Etat, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme le besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas pour des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays, de la Grande Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps de leur histoire.

La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les républiques aux républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de la Royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue.

C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leur racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison des pages d’écritures à son fils et lui enseignant la géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du Roi apparait aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France.

Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs voeux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint Martin dont on commémore cette année le 1700ème anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci.

Louis, duc d’Anjou
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Liste des Messes 2017 pour le repos de l'âme du Roi Très-Chrétien, Martyr,
Louis XVI le Bienfaisant et les Martyrs de la Révolution et le Salut de la France.


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À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant [2016]…

À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant [2015]…



François Sentein : la monarchie ou la grâce de la gratuité


Le 2 mars 2010, décès à Paris de François Sentein. Ami de Jean Genet, il avait, à la demande de Jean Cocteau, mis au point le tapuscrit de Notre-Dame des Fleurs. Dans ses Nouvelles minutes d’un libertin (1942-1943) paru en 2000, il avait noté sa visite rue Amélie, le 15 juin 1943, au cours de laquelle Robert Denoël lui avait raconté qu'ayant pris le manuscrit de Voyage au bout de la nuit dans le train, en 1932, il s'était dit : « Tu vas au désastre… À Dijon, avait sauté au téléphone pour dire à l'imprimeur de tout arrêter. - Trop tard, lui avait-on répondu : c'est presque fini. »



Un grand ! Minutes d’un libertin, Nouvelles Minutes d’un libertin, Minutes d’un libéré… Quel bonheur cette lecture des Minutes de François Sentein, témoin disparu d'une époque furieuse, trois tomes du "brouillon" d’un journal de jeunesse écrit entre 1938 et 1944. François Sentein  est né le 20 avril 1920. Minutes, librement esquissées, la seule forme où l’insatisfaction et le désir de perfection ne viennent pas paralyser la création : « … Il faut lire celles-ci comme des esquisses, essais ou brouillons de l’article que l’on pourrait faire si… et que, le lendemain ou un demi-siècle plus tard, on retrouverait fixées pendant la nuit au marbre de la composition : choses vues, gens entendus, aventures vécues ou rêvées dans les rues d’une vie qui est une promenade – qu’on avait oubliées et qu’on lit comme des nouvelles ».

Quant au libertin, il faut aller en chercher la juste définition dans le Grand Larousse encyclopédique : « un homme sans ambition, occupé de cultiver son esprit et de se connaître soi-même ».

En cette occupation, le plaisir ne joue pas un petit rôle. Car Sentein ne vit jamais dans le plaisir l’ennemi de la vérité, qui est le vrai but que l’homme de qualité impose à sa liberté, mais son plus parfait accomplissement. Et de citer Vauvenargues : « La plus grande perfection de l’âme est d’être capable de plaisir », et Bossuet prêchant devant Louis XIV : « Ce plaisir sublime de soulager les misérables (…) Ah, que ce plaisir est saint ! Ah, que c’est un plaisir vraiment royal ! Sire, Votre Majesté aime ce plaisir. » François Sentein confesse que si Maurras l’a converti à la monarchie, ce n’est pas par le système abstrait en lequel on caricature trop souvent sa pensée, mais parce qu’elle était la seule, au contraire, à prendre en compte une chose aussi concrète que le plaisir, citant « la phrase, d’une simplicité évangélique », qui le décida pour lui : « Vous croyez que l’on fait des enfants, détrompez-vous : on embrasse sa femme ».

De même la monarchie le convainc-t-elle non par sa supposée perfection, mais par la place qu’elle laisse au hasard et au péché originel (« Le péché originel pour tous, voilà mon égalité, voilà ma démocratie »), qui fait d’elle une sorte d’« anarchie cohérente » qui, n’étant pas fondée sur la raison ni sur un principe abstrait, est le régime qui demande le moins d’adhésion à l’individu, et donc le laisse dans la plus grande liberté possible. Liberté qui est aussi celle du souverain, au rebours de l’élu ligoté par ses intérêts : « Qu’est-ce qu’un fils de roi, sinon quelqu’un qui n’a rien fait pour être roi ? Le seul en qui puissent être couronnées un jour, par hasard et par bonheur, des qualités d’intelligence, d’imagination, de sensibilité, de noblesse, de désinvolture, qui lui ôteraient, autrement, l’envie et lui interdiraient l’espoir de la moindre carrière électorale, du moindre sous-secrétariat d’État… Et nous nous prosternons devant ce miracle. Notre pensée politique monarchiste c’est l’intrusion de la grâce dans la société, qui est le domaine des droits c’est-à-dire en définitive du droit du plus fort. »

Ainsi, au fil de notations éparses, Sentein dévoile-t-il une philosophie de l’existence qui doit tout au réel et rien aux nuées, et qui trouve dans la tradition l’espace le plus large où déployer sa liberté, comme l’appui qui donne toujours une longueur d’avance : « ma politique : la tradition libératrice ».

De même, ce libertin exilé d’une religion catholique qui condamne sa sensibilité, et dont les Minutes ne dissimulent rien, ne cédant ni à l’impudeur, ni à l’hypocrisie, témoigne de l’admiration qu’il garde pour cette foi catholique dont il continue de défendre la justesse. Ce catholicisme qui, loin d’étouffer la liberté, la stimule, lui donnant ses raisons – chantant ainsi les anciens cantiques « avec leur appel de mystère qui étonne la raison et rend intelligent ».

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Pierre Van Ommeslaeghe présente le livre de David Van Reybrouck : "Contre les élections" :
"Le grand intérêt de ce livre est qu’il montre le sérieux et les avantages du tirage au sort pour nos pays. Loin d’être une idée issue d’esprits farfelus, le principe d’une représentation au moins partielle des citoyens fondée, comme pour les jurys populaires, sur le hasard est à prendre au sérieux…"

lundi 9 janvier 2017

Président Bachar el-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »



Ce 8 janvier, Charlotte d’Ornellas était à Damas où le Président Bachar el-Assad lui a accordé un entretien…

Dans cet entretien, le président syrien évoque la libération d’Alep, la guerre qui mine la Syrie depuis plus de cinq ans, la reconstruction, l’absence de relations avec la France. Il évoque aussi les promesses de François Fillon. 





Source : Boulevard Voltaire


dimanche 8 janvier 2017

Flanby a ignoré Noël dans ses vœux aux Français, ses amis "modérés" réparent cette omission à Alep !



"Un commanditaire ne devrait pas dire ça"…

Les amis "modérés" à Flanby adressent un message de Noël aux députés français, Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle venus à Alep célébrer la fête de la Nativité !…



Échec d'une opération "homo" contre trois députés français venus partager les fêtes du Noël orthodoxe avec les Alépins… Déceptions des médias en France… Tous les assassinats ciblés ne sont pas couronnés de succès !…
















mercredi 28 décembre 2016

"La Propreté est fille de la Foi " - "النظافة مِنَ ٱلإيمان "



"La Propreté est fille de la Foi" - "النظافة مِنَ ٱلإيمان"

النظافة مِنَ ٱلإيمان

La Propreté est fille de la Foi…
jusque dans les chiottes seront traqués les GI'distes


Dans Alep libérée, constat de la désolation semée par les GI'distes agents de l'OTAN




Cendres, ruines, tristesse, désolation… pourtant, images furtives : palmiers altiers, tels ces Syriens fiers face à la lâcheté de cette coalition manipulant le terrorisme… bouquets de bougainvilliers tentant encore de sourire, tels ces Syriens dont courage et espérance restent inébranlables. Invincible et immortelle Syrie !


dimanche 25 décembre 2016

Alep libérée, les Syriens affirment ici comme partout volonté de vivre et reconstruire…





مسيحيو حلب يحتفلون بعيد الميلاد
 



Les chrétiens d'Alep célèbrent Noël pour la première fois en cinq ans


Après la libération d'Alep, première messe ce dimanche 25 décembre, jour de Noël, en la cathédrale maronite Saint-Élias

Quatre ans durant la vieille ville d'Alep a été l'un des fronts les plus violents. Les "rebelles modérés" ouvertement soutenus par la France ont semé la désolation, en cette cathédrale comme partout ailleurs dans la vieille ville et les quartiers Est d'Alep. Trois jours seulement après la libération de la ville les fidèles sont revenus dans la cathédrale maronite Saint-Élie déterminés à  y célébrer la toute prochaine messe de minuit à Noël… Et d'abord il s'agissait de ressusciter malgré tout une crèche… Une volonté de vivre et de reconstruire partout affirmée en Syrie dès que l'agresseur a été repoussé…









Le toit de la cathédrale s'est effondré sous les bombardements des islamistes soutenus par la France















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Regardez cette vidéo tournée juste avant Noël : chacun sans exception est déterminé à s'engager dans la reconstruction… Reconstruire mieux que ce n'était avant !



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C'était le 26 avril 2015 : 

! انا مسيحي


Ce dimanche 26 avril, la cathédrale maronite Saint-Élie d'Alep, déjà plusieurs fois attaquée, a été totalement détruite par les terroristes de l'Armée syrienne libre. Les terroristes ont pu progresser vers la vieille ville loyaliste à partir d'un tunnel… Rappelons que l'Armée syrienne libre est inconditionnellement appuyée par la France et la Turquie ainsi que l'Arabie saoudite et le Qatar… Une haine des Chrétiens qui ne peut que rappeler les heures les plus sombres de la Révolution française et de la franc-maçonnerie… un acharnement contre la civilisation chrétienne aujourd'hui réactivé en France par la franc-maçonnerie… Les combats en Syrie nous concernent tous… et ne sont que les prémisses de ceux qui viendront en Europe.


Another success for the revolution and its Al-Qaeda allies: Aleppo's beautiful Maronite cathedral and a very large area...
Posted by Camille Alexandre Otrakji on dimanche 26 avril 2015








Depuis deux ans et demi, les habitants d’Alep, deuxième ville de Syrie, vivent sous les bombes. Ce calvaire s’est intensifié ces dernières semaines. Les islamistes dirigent précisément leurs tirs de missiles sur les quartiers chrétiens et les églises. Et cela, dans l’indifférence des politiques occidentaux !

Face à la détresse des chrétiens d’Orient, François Hollande fait le sourd. Nicolas Sarkozy reste aveugle. Pour Laurent Fabius, les fanatiques du front Al-Nosra, la banche syrienne d’Al-Qaïda à l’œuvre à Alep, « font du bon boulot ». C’est effectivement du très bon boulot. À Alep la cathédrale maronite et l’archevêché grec melkite catholique ont été détruits. Abandonnés de tous, les habitants en sont réduits à crier leur détresse sur les réseaux sociaux. Leurs photos montrent des cadavres et des immeubles éventrés, comme dans le quartier de Souleimaniyeh, où, il y a une quinzaine de jours encore, on sortait en famille presque sans crainte.

Ces gens sont impitoyablement massacrés en raison de leur appartenance à une religion et une communauté. Ils sont tués simplement parce qu’ils sont chrétiens. Cela se passe AUJOURD’HUI, au grand jour. Il s’agit d’un nouveau génocide. Il se déroule sous nos yeux, aux portes de l’Union européenne. Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas.

Allez-vous laisser mourir les chrétiens sans rien faire ? Allez-vous tranquillement attendre qu’il soit trop tard pour dénoncer un nouveau crime contre l’humanité ? Allez-vous laisser prospérer la base arrière de tous les terroristes désireux de frapper la France et de multiplier les attentats contre des innocents ?



SOS CHRÉTIENS D’ORIENT RÉCLAME :
- Un cessez le feu immédiat à Alep, pour que cesse le massacre des chrétiens ;
- L’obligation, pour la France, de suivre les résolutions 2161 et 2170 de l’ONU, interdisant de fournir des armes aux terroristes du Front Al-Nosra ;
- La levée des sanctions internationales et l’autorisation, pour les organisations humanitaires, de venir au secours des victimes du conflit.




Soldats de l'Armée arabe syrienne en prière avant le combat


Sources : This Is Christian Syria, La Syrie enchaînée, Fondation d'Alep, SOS Chrétiens d'Orient

Explosion de la cathédrale maronite d’Alep

Cathédrale Saint-Élie d'Alep

Alep : la cathédrale maronite d’Alep sérieusement endommagée lors des bombardements ciblés sur le quartier chrétien

Syrie: la situation critique des chrétiens à Alep


TVL : Benjamin Blanchard de retour de Syrie pour "SOS Chrétiens d'Orient"






Les chrétiens d'Alep célèbrent Noël pour la première fois en cinq ans


Avec la Communauté Syrienne de France, manifestation de soutien à la Syrie à Paris



وعادت حلب
أحتفالا بعودة الأمن والامان الى حلب خرج أبناء الجالية السورية في فرنسا وبمشاركة اتحاد الطلبة السوريين الى ساحة جوفرية بباريس يوم السبت 24 كانون الاول محيين الجيش العربي السوري لما فدمه من انجازات ووقفوا دقيقة صمت على أرواح الشهداء ورددوا هتفات يأكدون من خلالها تمسكهم وتأييدهم لسياسة حكومتهم لمحاربة الارهاب في كامل سورية، كما استنكروا السياسة الفرنسية في دعم المجموعات المسلحة والتزييف الاعلامي الممنهج لتدمير سورية ...مؤكدين فشل المخطط الامبريالي والصهيوني بانتصار سورية وعودة حلب لحضن الوطن




Alep de retour au sein de la Mère Patrie…
La Communauté Syrienne en France en partenariat avec l'Union des Étudiants Syriens s'est rendue, ce samedi 24 décembre, place Joffre à Paris pour manifester sa joie après le retour de la paix et de la sécurité à Alep… D'abord a été exprimée leur reconnaissance à la glorieuse Armée Arabe Syrienne pour sa bravoure et ses sacrifices. Une minute de silence a été observée pour le repos de l'âme des martyrs. Ensuite la foule a longuement scandé son soutien et sa confiance dans la politique du Gouvernement légitime de la Syrie dans sa lutte contre le terrorisme sur l'ensemble du territoire national. Également ont été condamnées la politique française de soutien aux groupes armés et la falsification systématique des informations en complicité avec le plan impérialiste sioniste de destruction de la Syrie… La victoire d'Alep et son retour au sein de la Nation inflige à tous ceux-là ennemis de la Syrie un cuisant échec !


La Communauté Syrienne de France et l'Union des Étudiants Syriens célèbrent la victoire d'Alep à Paris



Prise de parole d'Ali Ismaël et de Roueida Khoury…  entretien avec Bassam Tahhan,
place du Maréchal Joffre à Paris le 24 décembre 2016






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Vendredi 23 décembre, déjà une première manifestation de la Syrie authentique à Paris
en faveur du président Bachar al-Assad et de la Russie