sur le sentier de l'âne… "qui ne risque rien n'est rien"…
"on ne le dit pas assez mais un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi,
ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances".

dimanche 29 mai 2016

En cette fin de mois marial, la France célèbre toutes les Mères du Monde…



De Nazareth, d'Égypte ou de Syrie aujourd'hui, l'amour d'une Mère est resté immuable,
dût-elle offrir en sacrifice le fruit de ses entrailles

Rappelons à ceux qui voudraient l’ignorer que c’est le Maréchal de France Philippe Pétain, chef de l'État français, qui a pour la première fois, en France, fait inscrire cette fête des Mères aux calendriers officiels…





À quand l'interdiction de la Fête des Mères en France ?

La Mère… Un authentique film syrien projeté à Paris… l'évènement cinématographique !



La Mère… Un authentique film syrien projeté à Paris… l'évènement cinématographique !



Facebook : La Mère - الأم‎ de ‎Basil Alkhatib - باسل الخطيب‎




À l'occasion de la fête des Mères,

la Communauté Syrienne de France présente le film

"La Mère" du réalisateur syrien Basil Al-Khatib…

Un film sur la Syrie tel que vous n'en verrez sûrement pas aujourd'hui sur les écrans du réseau commercial, ni à la télé…

Histoire de la Syrie, récit d'une Mère, réalité d'une Terre…

"La Mère", un thème universel, en voici la version syrienne :





Dimanche 5 juin 2016 à 15 heures
entrée libre
Bourse du Travail
9/11 rue Génin
93200 Saint Denis
Métro ligne 13 : Porte de Paris

Ce film "La Mère" est inspiré de faits réels au cœur des évènements tragiques qui ravagent la vie quotidienne des Syriens et voudraient détruire leur Patrie. C'est l'histoire d'une mère et de ses enfants face à un destin imprévisible, à des défis douloureux… Le film "La Mère" est un voyage empli d'embuches et de choix dramatiques.

(Affiche conçue par l'artiste syrien Imad Tayeb)


Tout Paris en parle et attend cette projection !
À la pause café…


… et aussi dans les taxis !



Extraits de l'article original de Fayçal Métaoui, publié par El Watan Culture le 12 juin 2015

Solitude, colère… propagande ?… Pour les réalisateurs syriens présents au 8e Festival international du film arabe d’Oran, parler de cinéma, aujourd’hui, c’est parler de leur pays en guerre. Le cinéma syrien tente de résister à la guerre. Le pays produit quatre à cinq longs métrages par an. Boycotté par les télés arabes, le drama syrien a, parallèlement, retrouvé sa place. De nombreux feuilletons syriens seront sur le petit écran durant le Ramadhan 2015. « De nombreuses télés arabes ont compris qu’on ne peut pas se passer du drama syrien. Actuellement, la Syrie produit 25 feuilletons par an. Le marché pour ces produits est assuré », explique Bassel Al Khatib, présent au 8e Festival international du film arabe d’Oran (FIFAO), qui s’achève ce soir, pour présenter son dernier film Al Oum (La Mère). Il s’est déplacé avec les comédiennes Sabah El Djazaïri, qui interprète le rôle de la mère dans ce film, et Soulaf Fawkhardji, une star montante du 7e art et de la télévision en Syrie.

(العربية) الأم : باسل الخطيب


Al Oum est le deuxième long métrage d’une trilogie que Bassel Al Khatib, cinéaste syro-palestinien, dédie à la femme syrienne face à la guerre. Une trilogie qui a commencé avec Mariam sorti en 2012 et primé au festival d’Oran. Elle se poursuivra avec Al Souriyoun (Les Syriens) qui sera sur les écrans en septembre 2015. Al Oum, projeté mercredi soir à la salle Maghreb, est une histoire d’apparence simple. Une mère vit isolée dans un village en montagne. Village où les amandiers fleurissent mais où les murs sont gris et les visages fermés et tristes. La solitude pour cette mère est une douleur qui ne guérit pas. Elle reproche à ses enfants de l’avoir abandonnée. Elle part retrouver Faten (Soulaf Fawkhardji), sa voisine, pour lui demander pardon pour un conflit familial ancien et se réconcilier avec elle.

Réconciliation : tout le film de Bassel Al Khatib, connu pour ses positions pro-Bachar Al Assad, est construit autour de cette idée de réconciliation intersyrienne. « Nous n’avons pas de rapport avec le régime. Nous disons qu’il faut oublier nos différences. Ouvrons nos cœurs et faisons confiance à l’être humain qui est en nous. Nous sommes condamnés à vivre ensemble », a déclaré Soulaf Fawkhardji après la projection du film. « Nous plaidons pour une réconciliation humaine. La réconciliation politique est un autre débat », a repris le cinéaste.

À la mort de la mère, les enfants éprouvent beaucoup de difficultés à rejoindre le village pour assister à l’enterrement. La route est dangereuse en raison de la présence d’hommes armés portant des cagoules et qui peuvent faire penser à des groupes rebelles. « Cette histoire est inspirée de faits réels. Ce n’est qu’une infime partie des souffrances du peuple syrien. Un artiste ne peut pas vivre éloigné de ce qui se passe autour de lui. Tout cinéaste a l’obligation de s’intéresser aux douleurs des gens et à leur drame. La guerre en Syrie n’a pas d’égale dans l’histoire », a soutenu Bassel Al Khatib. 

Le cinéaste assume le choix d’avoir usé d’un discours direct pour évoquer la situation actuelle en Syrie. Al Oum critique, parfois de manière maladroite, les Syriens partis à l’étranger. Cela est clairement montré avec la scène d’une musicienne arrêtée à la frontière libano-syrienne au seul motif d’avoir quitté son pays…

La mère abandonnée par les enfants est également une parabole sur ces Syriens qui ont choisi l’exil, laissant la Patrie à feu et à sang. Le cinéaste a choisi de montrer une chorale d’enfants interprétant Mawtini, un chant patriotique. Une musique qui suscite et intensifie l’émotion : « Parfois, au cinéma, nous avons besoin de dire les choses clairement et ouvertement. Il n’y a pas de propagande dans ce film. Nous n’avons condamné personne. Moi, comme Sabah El Djazaïri ou Soulaf Fawkhardji avons choisi de rester en Syrie. Nous ne pouvons pas tourner le dos à notre patrie. Le thème du film a imposé la forme artistique. Dans Al Oum, nous avons évité les complications dramatiques et abordé l’histoire sous un angle simple et clair », relève Bassel El Khatib. 

« Damas subit une guerre terroriste. Les conditions de tournage sont éprouvantes. Comme le sont les conditions de vie en général. Mais le Syrien s’adapte. Ceux qui ont visité Damas ont bien vu que la ville, malgré la guerre, renaît à chaque fois de ses cendres, comme le phénix »

Pour Bassel Al Khatib, chaque jour de tournage en Syrie était une véritable aventure. « Une aventure qui commence le matin et on ne sait pas comment et quand elle se termine. On sort pour travailler, mais on n’est jamais sûr de renrer le soir à la maison. Après cinq ans de crise, l’homme syrien a compris une chose : il faut continuer à vivre. Et notre film est un message au monde entier pour dire que le peuple syrien est vivant, bien vivant », a-t-il confié…

« Je serais honoré de travailler avec les Algériens. L’Algérie a toujours eu des positions honorables concernant les grands dossiers arabes et surtout le dossier syrien », a estimé Bassel Al Khatib.


Facebook : Basil Alkhatib - باسل الخطيب





Syrie : le vrai problème c'est la Turquie !



Tant que la Turquie ne sera pas directement frappée nul ne pourra arrêter l'agression contre la Syrie. Frapper la Turquie serait entrer en conflit direct avec l'Otan, avec tous les dangers d'extension directe du conflit entre les États-Unis et la Russie. Les seuls alliés objectifs de la Turquie et du président Bachar al-Assad seraient alors les Kurdes. Au prix de concessions territoriales car les Kurdes ont initialement majoritairement pris position contre le régime de Bachar al-Assad mais reconnaissent que le pseudo-État islamique est un mal incomparablement plus grand. Il serait intéressant qu'un débat soit ouvert à ce sujet…





Al-Nusra Front in Syria gets daily weapons supplies from Turkey - Russian military

jeudi 26 mai 2016

Un trou du cul peut-il être "chef" ?





Sa Majesté Trou-du-Cul 1er : "Moi Je, Je suis dans l'Histoire"




Une belle empreinte dans l'Histoire !





La crise institutionnelle est-elle enfin ouverte en France ?…

Non, vous ne rêvez pas : François Hollande désigné « Homme d’État mondial » 2016 !

"La Fabrique de l'histoire", France Culture - François Hollande : "Je suis dans l'Histoire"



FIGAROVOX - « J'ai constaté au cours de ces quatre années, que la tragédie venait s'installer dans le récit. […] Aujourd'hui je suis dans l'Histoire », a déclaré mardi le président de la République sur France Culture. Éloïse Lenesley déplore un tel cynisme à l'heure où le pays est en crise.

Un article signé Éloïse Lenesley

Une indescriptible pagaille s'est abattue sur l'Hexagone depuis l'émergence de la mouvance Nuit debout et le passage au forceps de la loi El Khomri. Huit raffineries se retrouvent bloquées, un tiers des stations-essence accusent une pénurie ; les cheminots débrayent les mercredis et jeudis, la CGT envisage un appel à la grève reconductible à la SNCF chaque jour dès le 31 mai, tandis que la RATP pourrait connaître le même sort à compter du 2 juin. Sur les ports et les docks, un arrêt du travail est prévu les 26 et 27 mai. Pour le secteur aérien, ce sera du 3 au 5 juin. Des barrages filtrants sévissent dans plusieurs régions, ainsi que de nouveaux blocages sur le pont de Normandie. Cerise sur le gâteau, les centrales nucléaires pourraient se joindre à la fête, occasionnant des perturbations de la production électrique, voire l'immobilisation de deux réacteurs à Nogent-sur-Seine. Mais tout cela n'est que menu fretin comparé à l'événement essentiel de ces derniers jours, dont l'impact dépasse allègrement nos modestes frontières : François Hollande est « entré dans l'Histoire ». Oui madame. L'Histoire, la vraie, celle avec un grand H, le même qu'il a dû fumer pour qu'une telle idée lui effleure les deux neurones d'intelligence que lui a prêtés Nicolas Sarkozy pour cinq ans. Reconductibles, comme les grèves.

François Hollande est donc « entré dans l'Histoire » en scooter avec sa petite boîte à outils, sous la pluie, la cravate espiègle, le costume froissé, l'exemplarité rapiécée de tous les côtés, la courbe du chômage en bandoulière. Et il est content, l'animal, parce que « ça va mieux ». Tellement mieux que l'attractivité de la France patauge en queue de peloton alors que celle des 42 pays d'Europe s'envole, avec un record de 5 089 implantations internationales, d'après l'enquête mondiale EY. En cause, la fiscalité et la rigidité du Code du travail. Nul doute que le joyeux foutoir cégétiste pastoral ne va pas arranger nos petites affaires. L'indice PMI manufacturier, lui, se contracte en mai à 48,3 points. La dette publique caracole à 96,2% du PIB. Le chômage, qui dénombre 6,5 millions d'inscrits, ne désenfle qu'au compte-goutte grâce aux manipulations statistiques, aux radiations intempestives, aux contrats subventionnés, aux emplois précaires et à l'essor de l'intérim (+10% sur un an). Les entreprises retrouvent certes un peu d'oxygène, du fait de la baisse de leur facture énergétique. Cette même facture qui a dopé la consommation des ménages, et par ricochet la croissance, au premier trimestre -  les températures hivernales les incitant à se chauffer davantage. Huit millions de Français se noient sous le seuil de pauvreté. Selon une étude en date du 24 mai, 43% des citoyens renoncent à se soigner, faute d'argent, ou découragés par des délais d'attente toujours plus longs.

François Hollande est « entré dans l'Histoire » avec pertes et fracas. Mécano de la grève générale, fossoyeur de la cohésion sociale. Instigateur d'un mariage gay qui, quoi qu'on en pense, a clivé la population et monopolisé le débat parlementaire durant des mois, au détriment de sujets plus urgents. Initiateur d'un laxisme débraillé, laissant les racailles saccager le Trocadéro et les Champs-Élysées en 2013 après un match du PSG (on se gausse à l'avance des réjouissances « en marge » qui émailleront l'Euro), fermant les yeux devant les scènes de guérillas urbaines du 14-Juillet ou du Nouvel an, observant mollement l'enracinement sur le pavé des activistes ultra-violents d'extrême gauche adeptes du « poulet rôti ». Rouleau compresseur de notre mémoire et de nos racines, méprisant les « Français de souche » lors d'un dîner du Crif ; piétinant les cadavres de Verdun d'un racolage multiculturaliste musical ; demeurant lymphatique face à la déferlante migratoire ; s'agenouillant devant les desiderata européens et américains ; anéantissant l'enseignement scolaire : l'Histoire, notre Histoire. François Hollande est bel et bien entré dedans, par effraction, expurgeant ses manuels d'un passé pas assez bobo-compatible, falsifiant le récit national. Enfumeur de l'opinion, s'emparant à bras raccourcis d'une émotion post-attentats susceptible de réanimer son baromètre de popularité en hypothermie, tentant de faire oublier qu'il a favorisé le communautarisme, qu'il n'a pas su prendre les mesures qui s'imposaient après la tragédie de Charlie, qu'il a fait mine d'ignorer pendant la première partie de son mandat la prolifération du djihadisme dans les banlieues, qu'il a orchestré un laborieux cafouillage démocratique avec le stérile projet de déchéance de nationalité et qu'il a instauré le seul état d'urgence au monde où des agitateurs anarchistes peuvent tout démolir sur leur passage et où des syndicalistes peuvent paralyser le pays.

François Hollande est « entré dans l'Histoire » et il le fait savoir. Entré dans l'Histoire comme [après DeGaulle] le pire président de la Ve, celui qui aura semé le désordre, la discorde, les anaphores, la paupérisation, la déculturation, la honte d'être Français. Entré dans l'Histoire par une porte de service qu'il ne nous a pas rendu. Une porte qui claque à la figure de tous les laissés-pour-compte. La France, elle, attend son issue de secours. [Hollande, clone politique en malfaisance de l'infâme DeGaulle : réussira-t-il à en être encore pire. La tâche sera rude mais il en serait capable le bougre pour le plus grand malheur de la France. Sera-t-il capable d'aller au-delà de l'égorgement de 300 000 Harkis ?… Pour ce qui est de l'exil hors d'une terre française de plus d'un million de nos compatriotes l'on n'en est pas loin !]


mardi 24 mai 2016

Nous entrons en résonance… Bibendum est sur le point d'exploser… Socialauds aux abris !


La crise institutionnelle est enfin ouverte en France…

Un séisme ? … … le Système entre en résonance !!!
"Toutes les oppositions, de gauche, de droite, d’extrême gauche, d’extrême droite entrent en résonance, quels que soient leurs rivalités, leurs dissensions, leurs éloignements idéologiques. Ils se détestent tous ? Peu importe. Le système s'est mis tant à tanguer qu’il va se disloquer,  exploser,  s’effondrer."



En 1850, une troupe traversant au pas le pont de la Basse-Chaîne, pont suspendu sur la Maine à Angers, provoqua la rupture du pont, pourtant parfaitement solide, par résonance, et la mort de 226 soldats. Pourtant, le règlement militaire interdisait déjà de marcher au pas sur un pont, ce qui laisse à penser que ce phénomène était connu auparavant. Tous les élèves de terminale S ont étudié ce phénomène physique. Essayons de l’expliquer. Une troupe au pas engendre des vibrations d’une certaine fréquence. Pas grave, sauf si ces vibrations entrent en résonance avec la fréquence intrinsèque du pont. Dès lors, les vibrations ne vont pas s’additionner, mais se multiplier, se démultiplier, jusqu’à ce que le pont s’effondre. Il y a quelques années, c’est aussi un pont qui s’effondra aux États-Unis, sous l’effet d’un vent relativement modeste. Les images, impressionnantes, peuvent être vues sur Internet.

Quel rapport avec le Bibendum déguisé en pingouin ? Flanby, plus avarié qui jamais, vit une situation absolument redoutable qui va nous mener à l’effondrement du Régime. Toutes les oppositions, de gauche, de droite, d’extrême gauche, d’extrême droite sont désormais en résonance, quels que soient leurs rivalités, leurs dissensions, leurs éloignements idéologiques. Ils se détestent tous ? Peu importe. Le système s'est mis tant à tanguer qu’il est prêt se disloquer, à exploser, s’effondrer.



lundi 23 mai 2016

Alep, que s'est-il vraiment passé ?


وثائقي ألماني عن مدينة حلب السورية قبل الحرب




دار المسنين بحلب في حي الفرقان
Les maisons de retraite, elles aussi, ne sont pas épargnées…

Alep, que s'est-il vraiment passé ?

"La Communauté Syrienne de France" est ravie que la vidéo-conférence organisée ce samedi 14 mai par l'association  ait  suscité l'intérêt d'un aussi grand nombre de participants et remercie chacun d'eux pour sa présence et l'animation de cette manifestation exceptionnelle de contact direct entre la Syrie réelle et la France qui refuse les manipulations médiatiques.




"La Communauté Syrienne de France" remercie monsieur Kamal El Jaffa à Alep pour son intervention illustrée par des vidéos donnant ainsi une image réelle de la situation à Alep où aucun quartier n'a été épargné. Le plan de destruction de la ville suivi par les "rebelles modérés" n'est en rien un plan de factions armées mais bel et bien un plan établi selon une tactique et une stratégie militaires. Ce qui prouve que ces barbares sont dirigés et téléguidés par différents pays.

"La Communauté Syrienne de France" remercie également madame Sonia Kaprielian, intervenue sur Skype, pour apporter le témoignage courageux d'une mère de famille alépine. En direct depuis Alep, madame Sonia Kaprielian, a fait le récit de la vie au quotidien de toutes ces mères de familles alépines qui luttent avec courage et affrontent la difficulté de vivre dans une ville dévastée. Mais, en dépit de tout ce que l'étranger leur fait subir, elles proclament bien fort à tous leurs agresseurs et leurs complices occidentaux et autres qu'elles ne quitteront jamais "leur Alep"…



En direct depuis Alep, le témoignage courageux d'une mère de famille alépine…



“Bonsoir les amis,

Pour me faire présenter je m’appelle Sonia Kaprielian une citoyenne syrienne d’origine arménienne amoureuse de mon pays et surtout de ma ville d’Alep car je ferai de mon mieux pour ne pas la voir une pièce de valeur entre les mains des étrangers…

En cas la Syrie est mon cœur, Alep est mon esprit.

Et maintenant, je vous parle de la partie ouest de la ville d’Alep.

C’est ridicule non ? Est et ouest ??…

La ville d’Alep, une ville de huit millions d’habitants, depuis cinq ans est divisée en deux parties.

La partie est a été attaquée et occupée par les rebelles militants. Là-bas se trouvent leurs parents, leurs familiers et partisans. La plupart sont des gangs et de mercenaires étrangers… Et pour votre information dans cette section se trouvent les pompes d’eau qui font boire la ville d’Alep et aussi la génératrice d’électricité occupée par les insurgées… Alors le sort du peuple d’Alep reste à leur merci. L’occupation été bien étudiée pour la dépendance de la ville où les négociations seront à l’avenir selon les caprices des grandes puissances.

Et pour cette raison, la Commission Gouvernorat a creusé des puits artésiens pour palier la pénurie de l’eau. Et pour l’éclairage, le système d’ampères pour des de la lumière aux logements et aux commerces. Toutes ces étapes successives ont été en constante évolution avec le temps et la souffrance du peuple pour des exigences de base.

Les moyens de communication, les médias ce sont eux qui nous font la guerre. Ils manipulent les images de notre quotidien parce qu’ils sont activé par la volonté des grandes puissances qui manipulent les batailles sur les tables de leur pays et le peuple syrien et surtout l’Alepin c’est le seul perdant, parce qu’ils ont bien travaillé pour faire montrer les événements à l’envers.

Les sections contrôlées par les rebelles militants de Al Nousra les soi-disants “opposition modérée “… sont celles qui nous offrent chaque jour à nous qui sommes sous la protection de l’État, des missiles, des pots de gaz d’Enfer et depuis quelque temps ils ont eu des armes plus dangereuses et efficaces car l'engin se fragmente lors de l'impact. Et ça parce que nous n’avons pas mis en même rang avec l'illusion des mercenaires multinationales en contre de notre patrie… Le pillage des richesses, du pétrole, les monuments historiques, pillage des usines, des hôpitaux d'État et le secteur privé aussi pour les transporter en Turquie.

La présence des "snipers" faisaient la vie du citoyens aleppin insupportable car is chassent quoique ça soit… les enfants sur le chemin de l’école, des personnes âgées, jusque les animaux ils ont eu leur part.

Tout ça c’est le quotidien de la section ouest qui sont sous la protection de l’État. Et au cas où l’armée du Gouvernement défendait la zone par avion ou par les soldats ils disent que le régime d’Assad tue son peuple. Si le Gouvernement n’est pas présent pour défendre le peuple contre l'agression de qui nous attendons l'aide ?? De l’OTAN ? Jamais !!!!!!!

Les gens ne portent pas des armes les uns contre les autres et pour votre connaissance c’est un grand mensonge si on vous fait croire que notre guerre est une bataille civile. Chaque fois que des gens fuient les zones des militants et viennent se cacher chez nous, nous les aidons parce que nous croyons que nous somme pareils comme toujours frères du même terrain et ce qu’il passe c’est de la manipulation, une guerre mondiale pour chasser notre patrie.

Chaque fois que l’armée nettoie la zone des insurgés, le jour suivant nous vient de passer par la frontière de la Turquie des nouveaux caractères avec de nouvelles munitions…

L’insécurité à Alep et la survie de la population dans des maisons délabrées fut grand raison pour la migration des numéros de familles à l'étranger ou à autres provinces de Syrie en formant une grande diaspora syrienne. C’est pas seulement des chrétiens ou des arméniens aussi des musulmans mais le fait que les chrétiens sont de la minorité la vide qu'ils laissent indique plus grande catégorie.

Aujourd’hui ce n’est pas de secret pour tout le monde qu'il y avait un programme systématique de migration des jeunes à l'étranger pour évacuer la patrie de l’élément jeunes… Un plan infernal et systématique.

Mais avec tout ça ne nous dérange pas les activités quotidiennes pour activer la formation humaine et l'amélioration de celle-ci. Je forme part de la commission des dames dans la Chambre d’Industriel d’Alep où nous travaillons dur et faisons notre mieux par des cours pour permettre aux femmes des méthodes de travail et de marketing pour aider dans leur vie quotidienne.

Aussi avec les jeunes gens. Nous travaillons avec les étudiants pour leur diriger comment choisir leurs préférence dans les études universitaires pour les aider dans l’avenir.

À peu près dix jours il a eu des grandes attaques pendant une semaine de la part des militants, les combats était terribles, les bâtiments où je vis trembler comme jamais… les obus et les roquettes volaient partout. Des balles qui tombaient… Les bâtiments ont été détruits par les coups puissants de coquillages…. aussi ils avaient comme objectif les hôpitaux. L’université et les gens ordinaires ceux qui sont aux écoles, dans la rue ou dans leurs maisons. C’était comme la fin du monde chaque aspect civilisée il devrait être endommagé ou détruit par des ordres de leurs maîtres. Il y avait des centaines des martyrs et de blessés plus d’un millier y compris ceux qui ont perdu des membres et ont été mutilés par des obus…

Quelles sont les implications des grandes puissances ?? Une état sans civilisation et peuple ?? Et à qui serve ça ??

Mais non, nous sommes un peuple qui choisit de vivre en paix et sur notre territoire la Syrie complet sans des nouvelles subdivisions et voulons que tout le monde sache ce qui ce passe à Alep et reste en solidarité avec notre pays, la Syrie et le peuple syrien confiés à sa bonté et sa générosité. Que les solutions soit aux tables politiques car le peuple alepin ne veut pas la guerre et je vous demande solidarité pour contre la guerre sur notre territoire.

Merci.“






"La Communauté Syrienne de France" remercie enfin monsieur Thierry Meyssan qui nous a accordé plus d'une heure d'entretien sur Skype à partir de Damas. Thierry a tracé un aperçu de la situation globale en Syrie et l'évolution des évènements depuis le début du conflit jusqu'à présent, mettant en évidence des exemples de sources fiables. Puis il a répondu à toutes les questions posées par l'assistance à la satisfaction de tous.

"La Communauté Syrienne de France" remercie encore madame Ayssar Midani qui a animé cette conférence posant des questions aux intervenants de Syrie et répondant par la suite aux questions de la salle.

Vive le peuple syrien,
Vive les amis de la Syrie,
Vive la Syrie SOUVERAINE.

Battle for Aleppo – the End of Erdogan’s Ottoman Dream in Syria

vendredi 20 mai 2016

Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)… Un intrus dans les temples bouddhistes ?



Un arbre d'origine brésilienne chez les bouddhistes !




La fête la plus importante dans la tradition bouddhique theravāda est célébrée le jour de la pleine lune du mois Vaisakha, sixième mois lunaire, qui généralement a lieu en mai… En cette année 2016, c'est ce vendredi 20 mai.  Visakha Pucha commémore tout à la fois chacun des trois moments majeurs de la vie de Bouddha, la naissance du prince Siddhârta en 623 avant J.C., son illumination en 588 avant J.C. et l'accession du Bouddha au Nirvana, à l'âge de 80 ans. Ces évènements sont tout trois survenus lors la pleine lune du mois Vaisakha. À chacun de ces trois évènements est intimement associé un arbre :
- La forêt d’Ashoka (ต้นอโศก) [Saraca indica (Linnaeus) ou Saraca asoca [(Roxb.) de Wilde 1968] - famille des Caesalpiniaceae ou Fabaceae] dans laquelle sa mère accoucha ;
- Le Pipal ou arbre de la Bodhi (Ficus religiosa de la famille des Moraceae) [familièrement appelé en Thaïlande : โพศรีมหาโพ Pho see ma haa pho (au Centre) ; ปู Puu (en Issan et en Khmer) ; โพ Pho, ย่อง Yong (Shan-Mae Hong Son) ; สลี Salee (au Nord)] sous lequel il connut l’Éveil ;
- et surtout le Sal (สาละ) [Shorea robusta (C.F. Gaertn) - famille des Dipterocarpaceae] sous lequel il s’éteignit.

Le Pipal tient toujours une place privilégiée dans tout lieu dédié au bouddhisme. Il est connu de tous sans jamais aucune confusion… Sa feuille est particulièrement remarquable…

La feuille du Pipal ne souffre d'aucune confusion possible…

L’arbre d’Ashoka quoique très répandu en Thaïlande est moins connu, surtout des étrangers… Quant au Sal il y est pratiquement totalement inconnu, même dans le Nord où le climat ne pourrait permettre la rencontre que quelques très rares spécimens… Donc un arbre très présent dans la tradition,  représenté sur les fresques des temples mais dans leur environnement toujours absent de leur flore sacrée…  Était-ce suffisant pour que naissent de graves confusions, notamment pour le Sal ? Quelle a été l'incidence de l'acclimatation tardive dans la région d'un bel et spectaculaire arbre ?… Arrivé du Sri Lanka ?

L'arbre d'Ashoka (ต้นอโศก), l'arbre sous lequel naquit le prince Siddhārtha Gautama… cet arbre tombé amoureux du dieu de l'Amour, Kâma…

Saraca indica [Linnaeus] - synonyme : Saraca asoca [L., 1767]
Famille : Caesalpiniaceae (ex Fabaceae ou Leguminosae)
Nom vernaculaire thaï (ชื่อสามัญ) : Ashoka
Appellations locales (ชื่อพื้นเมือง) : โสก Sok (Centre) ; โสกน้ำ Sok nam (Surat Thani) ; กาแปะห์ไอย์ Ka-pae-ai (Malay-Yala) ; ชุมแสงน้ำ Chum saeng nam (Yala) ; ตะโดลีเต๊าะ Ta-do-li-to (Malay-Pattani) ; ส้มสุก Som suk (North)

Une fouille à Lumbini sur le lieu présumé de naissance du prince Siddhārtha Gautama a récemment conduit…
à la découverte d’une structure de bois inconnue !

L'arbre d'Ashoka (ต้นอโศก) (Saraca indica [Linnaeus] ou Saraca asoca [(Roxb.) de Wilde 1968] - famille des Caesalpiniaceae ex-Fabaceae) est un arbre remarquable aux fleurs spectaculaires… Si la floraison principale est en saison sèche, d'avril à mai, l'arbre porte des fleurs toute l'année. C'est l'arbre sous lequel serait né le prince Siddhārtha Gautama, à Lumpini au VIe siècle avant J.-C. Un spécimen est généralement présent dans chaque temple bouddhiste, en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande et partout ailleurs… C'est aussi, pour les Hindouistes, l'arbre consacré à Kâma, le dieu de l'amour [cf. Kâmasûtra]. Des extraits de son écorce sont utilisés en gynécologie.

Signalons une découverte récente sur les lieux présumés de la naissance du prince Siddhārtha Gautama : les fouilles auraient révélé la présence d'un bois d'espèce inconnue !… Alors l'arbre d'Ashoka est-il bien l'arbre de la naissance du prince Siddhārtha Gautama ? Gageons que quelles que soient les découvertes archéologiques, la tradition l'emportera bien longtemps encore…

… Plus tard quand la reine Maya était en route pour la maison de son père afin de préparer la naissance, elle fit arrêter son chariot dans le jardin de Lumbini et s'appuya sur une branche d'arbre pour se reposer. À cet instant, tandis que les divinités brahmaniques faisaient pleuvoir des pétales de fleurs sur elle, Siddhartha sortit de son sein droit sans aucune aide. L'enfant marcha sept pas dans les quatre directions, et des fleurs de lotus surgirent là ou son pied touchait terre. Alors l'enfant déclara, "Je n'aurai plus de vie futures à endurer, ceci est ma dernière incarnation. Maintenant puisse je détruire et arracher les racines cause de la souffrance des renaissance successives." Sept jours plus tard la reine Maya mourut. Mahaprajapati, la sœur de maya s'occupa de Siddhartha. Le roi Shuddhodana, son père, évita à Siddhartha toutes les formes de souffrance. Quand siddhartha eu 20 ans, il épousa Yasodhara, la fille de l'un des ministres, et un an après ils eurent un fils nommé Rahula (ce qui signifie "entrave" ou "empêchement")…






L'arbre d'Ashoka (ต้นอโศก) est à présent proposé par les pépinièristes, tel Nana Garden, sous de nombreux cultivars :

Fleur de l'un des cultivars de l'arbre d'Ashoka (ต้นอโศก) proposé par Nana Garden

D'autres magnifiques cultivars sont présentés sur le site Magnolia Thailand


Mythe d'origine tamoule sur le dieu Kâma


Le Sal, l'arbre du Parinirvāṇa de Bouddha

Shorea robusta C.F.Gaertn
famille des Dipterocarpaceae
Nom vernaculaire thaï (ชื่อสามัญ) : สาละ Saa la (Bangkok)… l'arbre n'étant pas présent en Thaïlande, il ne connaît aucune appellation régionale. Sa zone de distribution s'étend principalement au Bhoutan, au centre et au nord-est de l'Inde, au Népal, au sud de la Chine (sud-est Xizang), en  savanes et forêts ouvertes jusqu'à une altitude de 800 m.


À Kusinara…
Alors le Béni du Ciel s'adressa au Vénérable Ananda, en disant : "Allons, Ananda, traversons de l'autre côté de la Hiraññavati, et allons au Bosquet de Salas des Mallas, aux environs de Kusinara."
"Qu'il en soit ainsi, Seigneur." … …
Et le Béni du Ciel, ainsi qu'une grande compagnie de bhikkhus, partit de l'autre côté de la Hiraññavati, au Bosquet de Salas des Mallas, aux environs de Kusinara. Et là il s'adressa au Vénérable Ananda, en disant :
"Je t'en prie,, Ananda, prépare moi une couche entre deux arbres sala jumeaux, avec la tête au nord. Je suis fatigué, Ananda, et je veux m'étendre."
"Qu'il en soit ainsi, Seigneur." Et le Vénérable Ananda fit comme le Béni du Ciel lui demandait de faire.
Alors le Béni du Ciel s'étendit sur son côté droit, dans la posture du lion, un pied posé sur l'autre, et ainsi disposé lui-même, attentif et en état de comprendre clairement.
À ce moment, des arbres sala jumeaux s'épanouirent les fleurs, quoique ce ne fut pas la saison de leur floraison. Et les fleurs plurent sur le corps du Tathâgata et tombèrent et s'éparpillèrent et saupoudrèrent leurs pétales jaune crème en vénération pour le Tathâgata… …
Et le Béni du Ciel s'adressa au Vénérable Ananda, en disant : "Ananda, les arbres sala jumeaux sont en pleine fleur, quoique ce ne soit pas la saison de leur floraison. Et les fleurs pleuvent sur le corps du Tathâgata et tombent et s'éparpillent et sont étalées sur lui en vénération pour le Tathâgata"… Extraits du Maha-parinibbāna Sutta - « Les Derniers Jours du Bouddha »

Sal (Shorea robusta)

Fleur du Sal (Shorea robusta)


Une espèce de Shorea, le Shorea roxburghii est toutefois très présente en Thaïlande…

Shorea roxburghii G.Don พะยอม synonyme : Shorea Floribunda Kuzz
Noms vernaculaires thaïs (ชื่อสามัญ) : พะยอม Phayom, สุกรม Su krom (Central); กะยอม Kayom (Chiang Mai); ขะยอม Kha-hom (Laos); ขะยอมดง Khayom dong, พะยอมดง Phayom dong (Northern); แคน Khaen (Loei); เชียง Chiang, เซี่ยว Siao (Karen-Chiang Mai); พะยอมทอง Phayom thong (Prachin Buri, Surat Thani); ยางหยวก Yang yuak (Nan)

Le Shorea roxburghii ou Phayom (พะยอม) est présent en Thaïlande


Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)… Un intrus dans les temples bouddhistes ?

"Macacarecuia" ou "Abricó de macaco"
Couroupita guianensis Aubl.
Noms vernaculaires thaïs (ชื่อสามัญ) : สาละลังกา Sala langkaa (Bangkok) ลูกปืนใหญ่ Luuk puen yai (Chon Buri)

Le Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)… comme son nom vernaculaire thaï le laisse entendre semble effectivement être arrivé du Sri Lanka… mais pas avec le bouddhisme theravāda ! Le Sala Langkaa est un arbre de la famille des Lecythidaceae… Une famille ne comprenant que des espèces endémiques des régions sub-tropicales à tropicales d'Amérique, de Madagascar, des Comores et d'Afrique de l'Est… Une espèce est surtout connue par le populaire "Macacarecuia" ou "Abricó de macaco" du Brésil… de son nom universel Couroupita guianensis… Comment donc un arbre brésilien est-il venu se mêler et se confondre avec les arbres indiens ? Eh bien, cette confusion semble émaner des bouddhistes du Sri Lanka. Les Cinghalais - comme la plupart des Thaïs - n'ont bien sûr jamais vu un arbre Sal (สาละ) car celui-ci ne pousse pas en climat tropical. Frustrés ? Ils sont cependant rapidement devenus familiers avec le "Macacarecuia", introduit au Sri Lanka par les Portugais. Le "Macacarecuia" n'offre pas seulement de belles et extravagante fleurs allant du blanc au rose jusqu'au mauve intense et au parfum irrésistible, mais aussi dans le cœur de la fleur se niche un petit nodule blanc crème évoquant un petit stupa. Il n'en fallait pas davantage pour que chez les Cinghalais naissent la légende du "Macacarecuia". Le Bouddha est mort entre deux Sal et ses restes ont été insérés dans un stupa : l'arbre "Macacarecuia" a un stupa dans sa fleur,  donc l'arbre "Macacarecuia" doit bien être l'arbre Sal. La présence anglaise au Sri Lanka a fait que le "Macacarecuia" des Portugais a perdu son magnifique nom chantant pour devenir le trivial acculturé "arbre aux boulets de canon"… "Elephant's balls tree", c'eût assurément été moins stupide… plongeant dans l'imaginaire animiste, honorant tout à la fois l'éléphant sacré du Sri Lanka et ses vertus… Continuons sagement à l'appeler, comme les Thaïs, Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)… ou de ses noms portugais "Macacarecuia" et "Abricó de macaco"… ou de son nom universel scientifique Couroupita guianensis…

Un grand et bel arbre, empreint de mystère, spectaculaire tant par son port que par ses grandes fleurs variant du rose au mauve intense… des fleurs hermaphrodites, larges souvent de plus de 10 cm, aux pétales charnus rouge-rose-mauve à fond jaunâtre magnifiant de longs épis aérés jaillissant à profusion au bout des branches mais principalement flanquant le tronc de leur enchevêtrement… des fleurs, le soir tombé, visitées par les chauve-souris pollinisatrices… des fleurs qui alors dégagent un parfum suave intense… des fleurs éphémères se renouvelant toute l'année et qui produiront des grappes d'énormes fruits ronds et denses pouvant peser de 6 à 8 kg après une maturation de huit à neuf mois…

… un tel arbre ne pouvait que connaître un immense succès auprès des bouddhistes… mais aussi chez les hindouistes. Car la fleur de cet arbre, en plus d'abriter un stupa, évoquerait aussi un Nâga… Très planté dans les temples en Inde, cet arbre est appelé l'arbre Nagalingam en tamoul. Il est considéré comme sacré par les hindous puisque sa fleur ressemblerait à un Shiva mukha lingam surmonté d'un Nâga. Ainsi, à présent un spécimen se rencontre, non seulement dans les temples shivaïtes mais aussi dans la plupart des temples bouddhistes du Laos, du Cambodge, de Thaïlande moins souvent, semble-t-il, en Birmanie ou au Vietnam… Et les Thaïs oubliant délibérément les origines lointaines sud-américaines de l'arbre l'ont adopté et baptisé : Sala Langka (ต้น สาละลังกา) !

Le wat Phra Non Jaksi Voraviharn, dans la province de Singburi, est allé jusqu'à décider que Sala Langka (ต้น สาละลังกา) est l'arbre sous lequel la reine Maya a donné naissance au prince Siddhārtha Gautama… L'anachronisme est un concept ignoré dans cette région du monde… … Et, en toute saison, chaque pèlerin pourra y acheter un jeune plan de l'arbre devenu sacré…

Wat Phra Non Jaksi Voraviharn, province de Singburi :
623 av. J.C., la reine Maya donne naissance au prince Siddhārtha Gautama
dans les jardins de Lumpini… sous un Sala "Langkaa" (ต้น สาละลังกา),
selon la mise en scène du Wat Phra Non Jaksi Voraviharn

Et alors le Sala langkaa, que Bouddha n’a manifestement jamais rencontré, est-il vraiment un intrus dans les temples bouddhistes ?

Il est vrai que le wat Phra Non Jaksi Voraviharn, dans la province de Singburi ose une présentation non conventionnelle de la naissance du prince Siddhārtha Gautama… Une présentation que l’on pourrait comprendre si on la cadre dans l’effort de promotion du Sala langkaa pratiqué par les œuvres de ce wat… De nombreux Sala langkaa sont plantés dans les environs et chaque pèlerin peut y acquérir de jeunes plants… Nulle part ailleurs nous n’avons rencontré la naissance du prince Siddhārtha Gautama ainsi associée au Sala langkaa…

C’est essentiellement avec le Sal du Parinirvāṇa qu’une confusion règne… Certains bouddhistes seraient peut-être frustrés de ne pas rencontrer le véritable Sal de la tradition chez eux ?… Mais en réalité la confusion, la vraie, la seule, ne règne que sur l'Internet où se répercutent en toute liverté erreurs et confusions… Copier-coller… Quant à la présence du Sala langkaa dans les lieux de culte bouddhiste, il est remarquable que celle-ci est généralement maîtrisée… Sauf l’exception mentionnée, et encore concernant la naissance et pas l’extinction du Bouddha, la Sala langkaa reste toujours en périphérie, près de l’enceinte de temple, voire à l’extérieur comme à Vientiane au wat Si Muang ou dans les jardins comme au wat Rong Khon de Chiang Raï…

Couroupita guianensis (famille des Lecythidaceae)
ou Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)

Wat Rong Khon (วัดร่องขุ่น) ou Temple Blanc à Chiang Raï (20 juillet 2555)
Couroupita guianensis (famille des Lecythidaceae)
ou Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)

Wat Klang Wiang (วัดกลางเวียง) à Chiang Raï (22 juillet 2555)

Fleur de Couroupita guianensis (famille des Lecythidaceae) ou Sala Langkaa (ดอกสาละลังกา)
Wat Phra Singh Woramahaviharn (วัดพระสิงห์วรมหาวิหาร) à Chiang Raï  (22 juillet 2555)


Couroupita guianensis (famille des Lecythidaceae)
ou Sala Langkaa (ต้น สาละลังกา)

Wat Si Muang, site du Pilier de la ville de Vientiane (1er janvier 2556)
Couroupita guianensis (famille des Lecythidaceae)
ou Sala Langkaa (ดอกสาละลังกา)

Vientiane, Wat Si Muang… 1er janvier, les fruits ont fait place aux très rares fleurs









































Monastère Kyaug Seindon Mibaya à Moulmein
- là où se réfugia la reine Seindon après la chute du roi Mindon -
Omniprésent au Laos et en Thaïlande, l'arbre reste très rare en Birmanie
(photo prise le 16 octobre 2013 à Moulmein)

Linh Sơn Viên : HV-22 : Hoa Sala tháng hai

Linh Sơn Viên : HV-21 : Hoa Sala – Loài hoa nơi cửa Phật

Merveilleuse Chiang-Maï : COUROUPITA GUIANENSIS AUBLET

Lecythidaceae : Couroupita guianensis

Couroupita guianensis

Un site permettant de trouver les correspondances scientifiques  avec les noms vernaculaires en thaï :
http://village.haii.or.th/botanical/index.php


Une liste de vidéos : Popular Couroupita guianensis vidéos




L'arbre ashoka (Saraca indica ou - synonyme - Saraca asoca)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_ashoka
http://en.wikipedia.org/wiki/Saraca_asoca


L’arbre minéralisé qui redéfinit la date de naissance du bouddha

Plantes et botanique - Dipterocarpaceae : Shorea roxburghii


À l'exemple de la Thaïlande, le Sri Lanka protège ses arbres par ordination bouddhiste…