sur le sentier de l'âne… "qui ne risque rien n'est rien"…
"on ne le dit pas assez mais un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi,
ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances".

jeudi 28 août 2014

L'évènement politique de la rentrée : Jean-Marie Le Pen accorde un entretien à Metamag




Métamag : L’évènement international concerne, outre les avancées de l’État islamique, l’Ukraine. Pour la majorité des médias et des hommes politiques européens, la Russie devrait respecter une « intégrité » territoriale du pays. N’est-ce pas faire fi de la géopolitique et de l’histoire de ce pays ?
Ne devrions-nous pas regarder, avant toute prise de décision, l’intérêt de notre pays, comme le font d’ailleurs les autres états européens et les États-Unis tout au long de leur histoire ? (vente de Mistral à la Russie par exemple).
Jean-Marie Le Pen : Bien sûr, nous avons un contrat de fourniture de bateaux, qui aurait été payé par avance, par conséquent, je ne vois pas comment nous pouvons nous soustraire à cette obligation. Je ne vois d’ailleurs pas de raison politique de le faire. Après tout entre l’Ukraine et la Russie, c’est une affaire de famille et, moins nous y mettrons le doigt et mieux cela vaudra alors que l’on sait très bien que les États-Unis ont largement poussé les gens de Maïdan à prendre une position hostile à la Russie de Poutine et l’on sait très bien aussi qu’il y a en Ukraine un bataillon de « volontaires » comme ceux d’ailleurs qu’emploie l’armée américaine en Afghanistan, en Irak et ailleurs qui sont des mercenaires venus des quatre coins du monde et qui sont payés pour combattre à la place des Américains. L’avantage pour les Américains est que leurs pertes ne figurent pas dans les chiffres de l’armée américaine.

RÉGIONALES : « NOUS PRENDRONS LA DIRECTION DE LA RÉGION PACA »

Métamag : En région PACA, les dernières élections européennes et municipales, notamment avec l’élection de David Rachline à Fréjus, laissent augurer de bons scores à la liste que vous mènerez aux Régionales et une possibilité d’avoir un élu aux sénatoriales du Var le 28 septembre. Concernant les Régionales, si le Rassemblement Bleu Marine arrive en tête en région PACA, allez-vous réclamer la Présidence de la région ? Pour vous ? Pour un membre du RBM ?
Jean-Marie Le Pen : Je pense qu’il y a une chance sérieuse de prendre la direction de la région en vertu du mode de scrutin qui, jusqu’à présent, nous a écarté mais qui peut se révéler maintenant comme un boomerang en notre faveur. Je crois que c’est possible aussi dans la région Nord-Pas de Calais et par conséquent, cela serait un élément fondamental du changement dans notre pays et nous allons donc essayer de gagner.

Métamag : Allez-vous négocier et éventuellement participer à un gouvernement de la Région sans exiger la présidence ? Si oui avec quel parti ?
Jean-Marie Le Pen :  Nous allons gagner probablement seuls, en tout cas en attirant sur notre liste des gens qui ne seront pas là, ès qualité des partis de la décadence comme l’UMPS mais qui pourront être des personnalités individuelles qui nous apporteraient leur soutien. Il faut aussi souligner l’espoir d’être élus avec les nôtres. Moi je crois que c’est possible et c’est en tout cas ce qui doit tenté d’être fait car que je pense qu’entre la France et le désastre il n’y a plus que le Front National. Par conséquent celui-ci doit acquérir le plus vite possible la force, l’expérience et la volonté de diriger le pays rapidement.

Métamag : Certaines informations laissent penser que Nicolas Sarkozy, par calcul électoral, ne serait pas candidat à la présidence de l’UMP pour être certainement candidat (primaire ou non) à la prochaine présidentielle de 2017. Que penser, Christian Estrosi souhaitant devenir président de l’UMP, d’un duel entre lui et vous-même sur la Région ?
Jean-Marie Le Pen :  Cela ne me gêne pas beaucoup. Pas plus que je ne crains la candidature de monsieur Sarkozy aux élections présidentielles, je ne craindrais la candidature de son séide monsieur Estrosi à la candidature aux régionales. Je ne crois pas que ce soit son projet, ni sa volonté. Il a d’ailleurs été apporté par la vague et il se retirera avec elle.

Métamag : Avez-vous eu, sur cette région PACA, qui est, en quelque sorte votre fief, des contacts avec des responsables politiques locaux en prévision de ces futures élections ? Sans les citer, des responsables de quelles formations ?
Jean-Marie Le Pen :  Non ! Pour l’instant Non. Mon objectif immédiat sont les élections sénatoriales et nous avons des espoirs pas seulement dans le Var mais aussi dans les Alpes-Maritimes et dans les Bouches du Rhône. Ce sont trois départements où il est possible qu’un certain nombre de grands électeurs non-inscrits ou de centre-droit qui n’appartiennent pas à l’UMP votent pour nos candidats.

IMMIGRATION : « IL FAUT ARRIVER A UNE IMMIGRATION ZÉRO »

Métamag : En 2050, plus de 40% des naissances mondiales auront lieu en Afrique, d’après un récent rapport de l’UNICEF. Cela semble être le problème crucial des 50 prochaines années. Comment, de façon réaliste, empêcher l’immigration qui en découlera avec ces problèmes (Ébola notamment) pour l’Europe ? Quel développement pour l’Afrique ?
Jean-Marie Le Pen : Il faut arriver à une immigration zéro ! Et même au retour d’un certain nombre d’immigrés qui sont chez nous et qui n’y ont pas leur place, qui n’ont pas de travail et qui constituent une charge considérable pour la France. On évalue à 120 milliards d’euros le coût global annuel de cette immigration. Cela est une culpabilité terrible pour les gens de droite et de gauche, qui nous ont gouverné depuis plus de trente ans. Cela doit s’arrêter.

Métamag : Comment l’Europe peut-elle contribuer à ce développement indispensable ?
Jean-Marie Le Pen : Pour cela il faut que nous sortions des disciplines européennes car ce sont elles qui nous ont fait supprimer nos frontières. Il faut retrouver la souveraineté de notre pays et le mettre en face de ses responsabilités. C’est du peuple français que va dépendre sa survie. Il faut qu’il le sache car personne d’autre ne viendra à son secours que lui-même.

ACTUALITÉ : « LA POLITIQUE AMÉRICAINE A RUINÉ LES NATIONALISMES ARABES »

Métamag : À Toulon, à l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement en Provence, vendredi 15 août dernier, François Hollande a déclaré : « le terrorisme islamiste, c’est l’ennemi que nous devons terrasser ». Alors pour vous, l’ennemi, c’est le terrorisme ou la finance ?
Jean-Marie Le Pen :  Ce sont les deux, mon général ! En l’occurrence je suis ravi d’entendre ces prises de position lucides de monsieur Hollande qui s’est jusqu’à présent trompé complètement. Je rappelle qu’il n’y a pas très longtemps, il voulait que l’on intervienne en Syrie contre le gouvernement du président Bachar El-Assad et que nous venions au secours des terroristes qui sont les adversaires du président Assad. Je constate que la politique américaine que nous suivons servilement avec les différents gouvernements de droite ou de gauche a consisté à ruiner les nationalismes arabes et laïques pour les remplacer par le chaos et l’anarchie qui font le lit de l’islamisme conquérant, porté par la vague démographique terrifiante qui est en train de se mettre en place.

Métamag : Autre phrase du président : « Les jeunes Français issus de l’immigration sont les héritiers de notre histoire ». Que vous inspire cette phrase au regard des manifestations communautaristes de cette immigration ? Une communauté, c’est quoi ? Comme Renan qui écrit : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses, qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ».
Jean-Marie Le Pen :  Encore faut-il que ce message soit porté d’abord par les gouvernants et que l’appareil social de l’État et son appareil d’éducation soient mis au service de cette cause. Ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent. Il est évident que le redressement est impossible avec les gens qui nous gouvernent car il va à l’inverse des politiques menées depuis plus de 30 ou 40 ans. Il n’y a qu’un parti, le Front National, qui porte ces valeurs depuis la même période et qui soit susceptible de recevoir la confiance des Français. Il ne faudra pas qu’il se trompe car nous avons quelques années devant nous, pas beaucoup plus.

SYSTÈME ÉLECTORAL : « UN SCRUTIN MAJORITAIRE EST PRÉFÉRABLE»

Métamag : Tous les commentateurs politiques et spécialistes de droit constitutionnel affirment que notre système électoral demande à être modifié par l’introduction d’une composante proportionnelle. François Hollande, après avoir envisagé une cohabitation, semble s’acheminer vers l’introduction d’une proportionnelle intégrale, par conviction autant que par opportunisme. François Mitterrand l’avait fait en 1986 permettant l’élection de 86 députés du Front National. Certes la gauche fut battue mais de peu. Une simulation montre que le FN aurait, en 2012, récolté 85 sièges. François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, dans la Croix du 24 janvier 2014 proposait d’appliquer le scrutin proportionnel aux prochaines élections législatives. Quelles conséquences voyez-vous pour la vie politique française ? Pour le RBM ?
Jean-Marie Le Pen :  On peut, à ce stade, hésiter parce que la proportionnelle intégrale aurait pour résultat, c’est vrai, de sauver le Parti socialiste du désastre comme il le sauva sous la présidence Mitterrand. Cela aurait comme avantage de passer le manche à la droite et de la laisser aux prises avec une situation inextricable dont elle est largement responsable aussi. Je me demande si ces « échappatoires » ne sont pas nuisibles à la cause de la France parce que si les choses doivent changer, pourquoi ne le seraient-elles pas avec un scrutin majoritaire. À ce moment là, il y aurait une majorité absolue en faveur du Front National et de la réforme générale de nos institutions alors qu’avec la proportionnelle, il y aurait une division qui nous obligerait à des accords avec des gens en partie responsables de la situation actuelle.

EUROPE : « ELLE NE PEUT SURVIVRE QU’EN S’APPUYANT SUR SES NATIONS »

Métamag : L’un des reproches fait au RBM, notamment par des courants d’idées qui vous soutiennent concerne votre position sur l’Europe. Jean de Brem, dans « Le Testament d’un Européen » écrivait : « Je sens peser sur mes épaules misérables, le poids démesuré du plus glorieux des héritages. À moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Taxez-moi de romantisme, qu’importe ! Pour moi, le trésor du monde, c’est une infante de Velasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de champagne ». N’y-a-t-il pas pour vous une culture européenne à défendre ? Au-delà des critiques légitimes et fondées adressées à cette Europe technocratique et sans âme, ne peut-on, dans ce monde qui deviendra multipolaire faire en sorte que l’Europe, notre Europe, devienne une Europe puissance rivalisant avec les futurs blocs en voie de constitution ? Ne peut-elle pas se concevoir avec des régions puissantes ?
Jean-Marie Le Pen :  Non ! Je crois au contraire que l’institution de régions puissantes aboutirait au démantèlement de la Nation française. Je suis convaincu que l’Europe ne peut survivre qu’en s’appuyant sur ses nations constitutives avec leurs particularités parce que l’Espagne n’est pas le Portugal, l’Angleterre pas l’Allemagne ni non plus l’Italie. Par conséquent il faut respecter l’Histoire, il faut respecter les peuples. Il faut qu’ils soient responsables vis-à-vis d’eux-mêmes. On n’a pas attendu le Parlement européen pour apprécier les sonates de Brahms, les symphonies de Beethoven ou les tableaux de Van Eyck. Tout cela fait partie bien sûr, d’un patrimoine commun auquel la France a apporté sa pierre dans un certain nombre de domaines en particulier la peinture, la littérature, la sculpture, la musique. Même si nous n’avons pas tous apporté le même poids car il y a par exemple l’Allemagne qui a apporté beaucoup plus que nous-mêmes dans le domaine de la musique, ou les Hollandais dans le domaine de la peinture. Cet ensemble a fait la culture et la civilisation européenne. Mais celle-ci ne peut survivre qu’en respectant la vitalité profonde et l’attachement charnel aux terres nationales. La Nation reste au XXIème siècle, la formule la plus efficace dans la défense des libertés, de la sécurité, de l’identité, de la prospérité, de la culture et de la langue des peuples. Ce n’est pas incompatible avec l’idée de Jean de Brem d’une civilisation commune et je me sens très à l’aise avec la culture européenne en étant un patriote et un nationaliste français.


Métamag : Peut-on encore sauver ce que nous sommes ?
Jean-Marie Le Pen :  Il nous reste peu de temps. Je dis souvent dans mes discours que toutes les courbes de notre activité vont dans le mur. Par conséquent, sur le papier, tout est foutu. Mais nous ne devons pas oublier que nous appartenons à un peuple qui, tout au long de son histoire, a connu des périodes de sursaut imprévues, improbables et pourtant qui se sont réalisées quelquefois même de façon providentielle. Par conséquent cela doit nous interdire de baisser les bras et de poser le sac. Nous allons continuer à nous battre avec l’espoir de réussir et de sauver notre pays.


Métamag : Le Rassemblement Bleu Marine est-il en train d’abandonner l’essentiel pour le mirage de la dédiabolisation ?
Jean-Marie Le Pen : Le RBM n’est qu’une formation électorale. La formation politique fondamentale, c’est le Front National. C’est le Front National qui doit porter la responsabilité et c’est lui qui a d’ailleurs 70 000 adhérents alors que le RBM doit avoir moins de 1 000 adhérents. J’ai fait aussi un Rassemblement National en 1986. Ce sont des formules destinées à élargir notre audience au moment des élections mais dans la bataille politique « normale », c’est le Front National qui est la formation des Français. Marine Le Pen est la présidente du Front national et il va y avoir un congrès du Front National


Entretien exclusif de Jean-Marie Le Pen à Métamag

mercredi 27 août 2014

Madagascar, île de naufrageurs : encore un Français assassiné par des cambrioleurs


Alors que Président de la République SEM Hery Rajaonarimampianina [sic] ouvre les "Premières assises nationales du Barreau de Madagascar sur la crédibilité de la Justice pour un État de Droit efficient" l'insécurité et les agressions de toute nature fleurissent de plus belle à Madagascar, indétrônable plus grande île de naufrageurs dont la funeste renommée ne se démentira pas de sitôt…

Malheur à ceux qui se laisseront séduire par les charmes d'Antananarivo ou d'ailleurs en la Grande Île…

L’insécurité continue de sévir tragiquement à Madagascar… Ampitatafika, quartier excentré d'Antananarivo a été le théâtre, ce mardi 26 août, d’un nouveau meurtre commis sur un ressortissant français, ainsi que sur le fils de sa compagne malagasy.

Des bandits ont fait feu sur ce Français et son beau-fils lors d’une attaque à main armée. Raymond Christian Jacques, un septuagénaire français a été tué sur le coup tandis que son beau-fils, Toky Ramaroson, 33 ans, grièvement blessé est décédé peu après à l’hôpital HJRA.

L’attaque, vraisemblablement une opération minutieusement préparée, a été déclenchée aux environs de minuit. Des témoins auraient dénombré sept à huit agresseurs armés de Kalachnikov, de pistolets ainsi que d'armes blanches.

Les bandits ont fait irruption au domicile de Raymond Christian Jacques, un Français, au quartier Malaza d’Ampitatafika en périphérie de la capitale Antananarivo. Ils ont escaladé la clôture puis fracturé la porte avec un pied-de-biche. Une fois à l’intérieur, les bandits ont envahi et exploré les lieux du rez-de-chaussée à l’étage. Le beau fils, alerté par tout le vacarme, a donné l’alarme…

En état de choc, la mère de Toky Ramaroson a expliqué que les assaillants ont passé à tabac son fils pour avoir déclenché l’alerte. Ils lui auraient tiré des coups de feu au niveau de la hanche, de la cuisse, du ventre. Raymond Christian Jacques qui se reposait dans sa chambre est alors sorti pour prêter main forte à son beau-fils. Les agresseurs lui ont alors tiré une balle en pleine tête, le tuant sur le coup.

Les bandits ont ensuite malmené les autres résidents de la maison sans les tuer. Venus pour de l’argent, ils ont fait main basse sur les objets de valeurs ainsi que sur de les billets de banque.

Les cambrioleurs ont pris soin d’effacer toute trace de leur passage emportant jusqu'aux douilles des balles tirées.


Meurtre suivi de vol à Ampitatafika : un Français et son beau-fils assassinés

Madagascar Mandritsara : meurtre odieux de Sœur Marie Emmanuel Helesbeux, 82 ans

Madagascar, funeste île de Naufrageurs… nouvel épisode tragique d'une série sans fin…

Madagascar… île des Naufrageurs… Défense de s'échapper…

Suicide, mode d'emploi… et pourquoi pas un millepatte…

Suicide, mode d'emploi… ne pas oublier les crocodiles…

Suicide, mode d’emploi : allez "vivre" à Madagascar !

Madagascar : Deux voleurs lynchés à mort par une foule en colère

Madagascar : Andohalo - Un voleur de voiture lynché par la foule

Farafangana : Quatre bandits lynchés à mort

86 voleurs de bœufs lynchés à mort à Madagascar



Sur ce blog jamais d'enfumage… banni le "politiquement correct" !!!






lundi 25 août 2014

C'est la rentrée… Un trou du cul peut-il être "chef" ?… Et deux trous de cul, ça fait quoi ?

Entrons en résonance !!!
"Toutes les oppositions, de gauche, de droite, d’extrême gauche, d’extrême droite sont en voie d’entrer en résonance, quels que soient leurs rivalités, leurs dissensions, leurs éloignements idéologiques. Ils se détestent tous ? Peu importe. Le système se mettra tant à tanguer qu’il s’effondrera."






Flanby : un portrait officiel pétant d'authenticité (photo Denis Charlet pour l'AFP Lille)






Rayonnante, tout comme le bonheur tant attendu…




samedi 23 août 2014

Dans les prisons communistes de Roumanie…


En prison, le rêve est une authentique liberté… C'est quasi unanimement confirmé.
La prière est aussi liberté. Encore plus, la prière en commun, lors des offices religieux…
Liberté d'un défi lancé à l'oppresseur.
C'était tout aussi vrai au goulag communiste que dans les geôles gaullistes.







Jilava, Roumanie : Hommage aux martyrs des prisons communistes










Monastère de Pantocrator à Melissohori

vendredi 22 août 2014

Entretien avec Sergei Glaziev, conseiller du président Vladimir Poutine


Pour un espace euro-asiatique de Lisbonne à Vladivostok…




Le monde aujourd’hui vit une série de crises cycliques qui se superposent.

La plus sérieuse est la crise technologique qui se combine avec des changements dans le domaine du développement économique. On est à une période où l’économie change de structure. La structure économique qui a produit la croissance économique de ces 30 dernières années s’est épuisée. Nous devons passer à un nouveau système technologique. Ce type de transition s’est malheureusement toujours fait par la guerre. Ça a été le cas dans les années 30 où la Grande Dépression a provoqué une course aux armements et conduit à la Seconde Guerre mondiale.

Cela a été le cas pendant la Guerre froide où la course aux armements spatiaux a engendré les technologies d’information et de communication complexes, qui servent de base à la structure de l’économie mondiale depuis 30 ans. Aujourd’hui nous sommes confrontés à une crise similaire : le monde évolue vers un nouveau système technologique. Le nouveau système est de nature humanitaire et on pourra peut-être éviter la guerre parce que les principaux facteurs de croissance dans ce domaine sont les technologies humanitaires. Elles incluent la santé et les industries pharmaceutiques basées sur les biotechnologies. Elles incluent aussi les technologies de la communication basées sur les nanotechnologies qui font actuellement une percée spectaculaire et elles incluent les technologies cognitives qui modifient la quantité des connaissances accessibles.

Si, comme le président Vladimir Poutine l’a constamment suggéré, nous mettions en place un programme de développement mutuel, une zone de développement général avec un régime commercial préférentiel de Lisbonne à Vladivostok, si nous nous entendions avec Bruxelles pour créer un espace économique commun, un espace commun de développement, nous pourrions développer un nombre suffisant de projets d’avenir, de la santé à la défense spatiale, qui permettraient de réaliser notre potentiel scientifique et technique et de générer une demande régulière de l’État, demande qui stimulerait le nouveau système technologique.

Mais les Américains font comme d’habitude : pour maintenir leur hégémonie sur la planète ils provoquent une autre guerre en Europe ; une guerre en Europe est toujours bonne pour les Américains. Ils ont même qualifié de bonne guerre la Seconde Guerre mondiale qui a fait 50 millions de morts en Europe et en Russie. Elle a été bonne pour les Américains parce qu’elle en a fait les maîtres du monde. La guerre froide qui s’est soldée par l’effondrement de L’Union soviétique a aussi été bonne pour eux. Aujourd’hui les États-Unis veulent maintenir leur hégémonie à nouveau aux dépens de l’Europe. Leur domination est menacée par la croissance rapide de la Chine. Le monde d’aujourd’hui commence un nouveau cycle, cette fois politique ; ce cycle dure des siècles et se combine avec des changements dans les institutions mondiales de régulation économique. Nous sommes en train de passer du cycle américain d’accumulation capitaliste à un cycle asiatique, ce qui est un nouveau défi à l’hégémonie américaine. Pour pallier la menace que fait courir à leur hégémonie la montée de la Chine et d’autres pays asiatiques, les Américains provoquent une guerre en Europe. Ils veulent affaiblir l’Europe, briser la Russie et soumettre tout le continent eurasien. Pour résumer : au lieu de la zone de développement de Lisbonne à Vladivostok qu’offre le président Vladimir Poutine, les États-Unis veulent déclencher une guerre chaotique dans toute l’Europe, déprécier le capital européen, effacer toutes les dettes qui écrasent les États-Unis, effacer leurs dettes envers la Russie et l’Europe, soumettre leur espace économique et prendre le contrôle des ressources du gigantesque territoire eurasien. Ils pensent qu’ils n’ont pas d’autre moyen de maintenir leur hégémonie mondiale et de supplanter la Chine.

Hélas pour eux, cette stratégie a un siècle de retard ! Elle date de l’époque de l’Empire britannique où la géopolitique se résumait à « diviser pour régner », c’est-à-dire monter les pays les uns contre les autres, générer des conflits et provoquer une guerre mondiale. Les Américains malheureusement croient que ces vieilles méthodes vont résoudre leurs problèmes. La Russie est la dernière victime de cette politique et l’arme choisie contre elle est l’Ukraine dont le peuple sert de chair à canon dans cette nouvelle guerre. À vrai dire les Américains n’ont jamais cessé d’essayer de séparer l’Ukraine de la Russie. Cette stratégie remonte à l’époque de Bismarck. C’est une tradition européenne anti-russe de vouloir séparer l’Ukraine de la Russie, de les impliquer dans un conflit pour prendre le contrôle de tout l’espace eurasien. C’est Bismarck qui en a eu l’idée, elle a été reprise par les Anglais et finalement par le grand politologue étasunien : Zbigniew Bzrezinski qui a souvent dit que la Russie ne pouvait pas être une superpuissance sans l’Ukraine et que semer la discorde entre la Russie et l’Ukraine profiterait à l’Amérique et à l’Occident. Depuis 20 ans les États-Unis nourrissent le nazisme ukrainien pour porter tort à la Russie. Comme vous le savez, ils ont recueilli ce qui restait des troupes de Bandera après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont emmené en Amérique des dizaines de milliers de nazis ukrainiens et en ont pris grand soin pendant toute la période qui a suivi la guerre. Ces nazis ukrainiens sont revenus en masse en Ukraine après l’effondrement de l’Union soviétique ; leur but est toujours le même : séparer l’Ukraine de la Russie.

La proposition de partenariat oriental a servi d’appât. Elle est venue des Polonais puis les Américains l’ont reprise. Le but de ce partenariat oriental, dont la Géorgie a été la première victime, l’Ukraine est la victime actuelle et la Moldavie la prochaine, est de couper les liens de ces pays avec la Russie.

Comme vous le savez, nous construisons l’Union douanière et un espace économique commun avec la Biélorussie et le Kazakhstan, que le Kirghizstan et l’Arménie vont bientôt rejoindre. L’Ukraine a toujours été notre partenaire. L’Ukraine est toujours dans le processus de ratification de cet accord avec la Russie et personne en Ukraine ne l’a encore annulé. L’Ukraine est importante pour nous car elle fait partie de notre espace économique depuis des siècles. Notre complexe scientifique et industriel a été conçu comme un tout ; par conséquent la participation de l’Ukraine à l’intégration eurasienne est aussi naturelle que vitale. Le partenariat oriental a été inventé pour empêcher l’Ukraine de participer au projet d’intégration eurasienne. Le but du partenariat oriental est de faire signer à l’Ukraine un accord d’association avec l’Union européenne.

En quoi consiste cet accord que Porochenko a signé avec les dirigeants européens ?

Cela fait de l’Ukraine une colonie ! En signant cet accord, l’Ukraine perd sa souveraineté ! Elle transfère le contrôle de son commerce, de ses douanes, de sa régulation technique et financière et de ses marchés publics à Bruxelles. L’Ukraine cesse d’être un État souverain économiquement et politiquement. Il est clairement stipulé dans l’accord d’association que l’Ukraine est un partenaire de second rang de l’Union européenne. L’Ukraine doit suivre la politique de défense et la politique étrangère de l’Union européenne. L’Ukraine est obligée de participer à la résolution de conflits régionaux sous l’égide de l’Union européenne. Porochenko fait de l’Ukraine une colonie de l’Union européenne et conduit l’Ukraine dans une guerre contre la Russie, guerre dans laquelle son peuple sert de chair à canon, dans le but ultime de mettre l’Europe à feu et à sang.

Grâce à l’accord d’association, l’Union européenne pourra imposer sa volonté à l’Ukraine dans le règlement des conflits régionaux : ce qui se passe dans le Donbass est un conflit régional armé !

Le but des États-Unis est d’y faire autant de victimes que possible. La junte des nazis ukrainiens n’est que leur instrument. Ils commettent des atrocités et des crimes épouvantables, bombardent des villes, tuent des civils, des femmes et des enfants et les forcent à s’enfuir dans le seul but de provoquer la Russie et d’attirer toute l’Europe dans la guerre. C’est la mission de Porochenko. C’est la raison pour laquelle Porochenko rejette toutes les propositions de négociation et bloque tous les traités de paix. Il interprète toutes les propositions de Washington sur la désescalade comme un ordre d’escalade. Tous les pourparlers de paix au plan international se sont soldés par un nouveau cycle de violence.

Il faut savoir que nous avons affaire à un État nazi qui a décidé d’entrer en guerre avec la Russie et a déclaré une mobilisation générale. Toute la population mâle de 18 à 55 ans est sous les drapeaux. Ceux qui refusent de se battre écoperont de 15 ans de prison. Ce régime nazi transforme toute la population ukrainienne en criminels.

Nous avons calculé que l’Union européenne allait perdre mille milliards d’euros à cause des sanctions imposées à la Russie par les Américains. C’est énorme. Les Européens commencent déjà à sentir les pertes. Il y a déjà une baisse des ventes de marchandises à la Russie. L’Allemagne perd environ 200 milliards d’euros. Nos amis des Pays baltes, les plus fanatiques adeptes des sanctions vont subir les plus grosses pertes. L’Estonie va perdre plus que son PIB total et la Lettonie environ la moitié de son PIB, mais cela ne les arrête pas. Les politiciens européens suivent les Américains sans se poser de questions. Ils font du tort à leurs propres pays en soutenant le nazisme et la guerre.

J’ai déjà dit que la Russie et l’Ukraine sont les victimes d’une guerre qui est fomentée par les Américains ; mais l’Europe est aussi une victime parce que la guerre a pour but de déstabiliser l’Europe et de détruire son niveau de vie. Les Américains espèrent continuer à ponctionner le capital et les cerveaux européens, c’est pourquoi ils veulent enflammer toute l’Europe. Il est donc très étrange que les leaders Européens suivent les États-Unis.

Parlons maintenant des pressions de l’Otan et de la vieille Europe. Les États-Unis exercent de fortes pressions sur les pays de l’Otan. La banque française a souffert. La Russie espère-t-elle que l’Europe Occidentale va résister à la pression et mener une politique indépendante ?

Il ne faut pas se contenter de l’espérer, nous devons travailler avec les dirigeants européens de la nouvelle génération qui ne sont pas soumis aux diktats états-uniens. Le fait est qu’une élite politique anti-soviétique s’est constituée pendant les années de guerre froide qui ont suivi la guerre en Europe. Elle est ensuite devenue anti-russe. En dépit de l’accroissement exponentiel des liens et des intérêts économiques mutuels entre l’Europe et la Russie, cette russo-phobie issue de l’anti-soviétisme continue à polluer l’esprit de nombreux politiciens européens. Il faudrait qu’une nouvelle génération de politiciens européens pragmatiques et plus conscients des intérêts de leurs pays arrive au pouvoir.

Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des politiciens qui prennent des décisions contraires à leurs intérêts nationaux. C’est largement dû au fait que l’Allemagne qui est le moteur de la croissance européenne est encore un pays occupé. L’armée états-unienne est toujours stationnée en Allemagne et tous les chanceliers allemands font allégeance aux Américains et promettent de suivre leur politique.

Cette génération de politiciens européens n’a pas réussi à se libérer du joug de l’occupation états-unienne. Bien que l’Union soviétique n’existe plus, ils continuent d’obéir servilement à Washington qui se sert de l’Otan pour mettre toujours plus de territoires sous son contrôle.

Bien que l’Union Européenne soit déjà « allergique » aux nouveaux pays membres de l’Est de l’Europe et qu’elle soit au bord de l’implosion, cela ne l’empêche pas de continuer son expansion agressive dans le territoire post-soviétique. Il faut espérer que la nouvelle génération sera plus pragmatique. Les dernières élections du Parlement Européen ont montré que tous les citoyens européens ne sont pas dupes de la cynique propagande pro-américaine et anti-russe, ni du flot continu de mensonges qui sont déversés sur la tête des malheureux européens.

Les partis traditionnels européens ont perdu les dernières élections européennes. Il faut dire la vérité encore et encore pour faire bouger les lignes, parce que ce qui se passe en Ukraine c’est la renaissance du nazisme. La seconde guerre mondiale a appris à l’Europe à reconnaitre les signes de la renaissance du nazisme. Il faut raviver cette mémoire historique pour que les Européens se rendent compte que les nazis ukrainiens qui sont au pouvoir à Kiev, sont les successeurs de Bandera, de Shukevych et d’autres collaborateurs nazis. L’idéologie des autorités ukrainiennes actuelles s’enracine dans l’idéologie des complices de Hitler qui ont des Juifs à Babi Yar, brûlé des Ukrainiens et des Biélorusses à Khatyn, et assassiné tout le monde sans distinction de race.

Ce nazisme renaît aujourd’hui. Les Européens doivent comprendre que leur vie est en jeu dans cette terrible confrontation. J’espère qu’à force de dire la vérité avec constance et de la diffuser le plus largement possible, nous parviendrons à éloigner la menace de guerre sur l’Europe.

Le plus important est de nous libérer des dépendances qui nous emprisonnent. Malheureusement le système financier russe est aujourd’hui très dépendant du capital étranger, pas étranger sur le fond, mais dans la forme. Comme notre économie est ouverte, nous nous sommes reposés au départ sur des capitaux étrangers et nos investisseurs ont fini par partir à l’étranger.

Nous avons pratiquement 100 milliards de dollars de perte d’impôts par an à cause des paradis fiscaux. Seulement une petite partie de l’argent qui sort de Russie prétendument pour s’investir à l’étranger revient dans le pays. Nous devons créer notre propre système financier et monétaire pour pouvoir nous reposer sur nos propres forces et disposer des ressources nécessaires à la croissance de notre économie.

Nous devons interrompre la fuite des capitaux et renforcer le contrôle bancaire et monétaire pour mettre fin aux dommages causés à l’économie par les paradis fiscaux.

Nous devons restaurer nos capacités de planning stratégique et de projection sur le long terme et surtout promouvoir un nouveau système technologique. Il faut prendre des mesures spécifiques pour stimuler l’innovation et les investissements dans la nouvelle structure économique. Le plus important est de créer le mécanisme financier de croissance économique dont j’ai parlé plus haut.

Nos hommes d’affaires pourraient lever des emprunts à long terme à des taux abordables en utilisant nos ressources nationales au lieu d’aller chercher de l’argent à l’étranger en hypothéquant leurs biens. Les banques étrangères révisent les conditions des prêts et à chaque étape de la crise la menace de confiscation des avoirs russes par des créditeurs étrangers augmente.

Afin d’éviter cela, nous devons bâtir une politique monétaire macro-économique souveraine.

Sergeï Glaziev

Traduction de Dominique Muselet, rédaction de Caroline Porteu pour vineyardsaker.fr

Afghanistan - Héritage néfaste des USA : les talibans encore plus forts au lieu d'être battus



Les profits tirés du trafic de drogue afghan sont utilisés pour financer les organisations terroristes dans la région


À l'automne l'opération de l'OTAN en Afghanistan aura 13 ans. Les experts qui dressent le bilan de la campagne reconnaissent son fiasco. Au fond, les talibans se sont renforcés au lieu d'être battus.

Au lieu de la paix et du développement promis à l'Afghanistan, la présence des troupes de l'OTAN a créé des problèmes supplémentaires. La Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) quitte le pays laissant derrière elle une économie ruinée par la guerre. Selon les experts, le taux de chômage s'élève à 80 %. Les simples Afghans se voient obligés de travailler dans les plantations d'opium ou de se joindre aux talibans pour trouver les moyens de subsistance arme à la main a déclaré l'ex-candidat à la présidence en Afghanistan Baz Mohammad Kufi :

« Cette année 280 000 hectares en Afghanistan ont été plantés en pavot à opium. Si le peuple a la possibilité de gagner son pain par un travail honnête, je vous assure qu'aucun Afghan n'optera pour le narco-terrorisme et ne ralliera les talibans ».

Les problèmes de l'Afghanistan sont ressentis dans les États voisins. Le problème majeur est la drogue. Sa production a triplé pendant la présence de l'OTAN sur le territoire afghan. L'Afghanistan est devenu, de fait, le numéro un mondial dans la production des opiacés livrés en Russie et en Europe via les pays d'Asie centrale. Le Tadjikistan est le pays qui a endossé le fardeau de premier obstacle dans la voie du trafic de drogue, estime le directeur de l'Agence de contrôle du trafic de drogue près le président du Tadjikistan Roustam Nazarov :

« Au Tadjikistan la situation relative au trafic de drogue dépend en direct de la situation en Afghanistan. Ces dernières années on y constate la croissance des plantations de pavot à opium et de la production d'opium. En outre, il y a actuellement davantage de plantations de cannabis ».

De l'avis des experts, le Tadjikistan n'est pas évidemment l'unique cible des groupes terroristes concentrés dans le nord de l'Afghanistan. Les analystes militaires reconnaissent que les profits tirés du trafic de drogue afghan sont utilisés pour financer les organisations terroristes dans la région. Celles-ci regroupent de nombreux originaires des pays d'Asie centrale. La multiplication des incidents sur la frontière afghano-turkmène en est un exemple.

La frontière entre le Tadjikistan et l'Afghanistan est longue de 1 344 km. À l'époque soviétique elle a été protégée par 25 000 militaires. Après la dislocation de l'URSS 19 000 gardes-frontières russes y ont été déployés pendant 14 ans. Vu les menaces éventuelles, Douchanbé compte sur l'aide des partenaires de l'Organisation du traité de sécurité collective.

Les observateurs estiment que la situation en Afghanistan pourrait se retrouver au centre des discussions du Conseil des chefs d'État de l'Organisation de coopération de Shanghai dont le sommet sera accueilli à l'automne par le Tadjikistan.

Tadjikistan : les rives de l'Amoudaria à proximité du temple de Takht-i-Sangin.
Si le temple de Takht-i-Sangin est situé au Tadjikistan, l'Afghanistan occupe les deux rives du fleuve Amoudaria.



La Voix de la Russie - Afghanistan : l'héritage laissé par l’Amérique



Arnaque au Tadjikistan : le tour-opérateur fantôme ou le zombi de Douchanbé




Témoignage de la désagréable aventure de deux Français au Tadjikistan, en ce mois de juillet 2014…

Arnaque au Tadjikistan. Une arnaque qui a pris son origine dans un contact par Internet. Mais une arnaque strictement isolée. Une arnaque qui ne peut aucunement mettre en cause l'hospitalité, l'honnêteté, l'honneur de ce pays… Que cela soit parfaitement clair : cette arnaque n'implique que son instigateur et, à des degrés divers, quelques complices… Toutes les autres personnes rencontrées au Tadjikistan, partout et en toutes circonstances, ont été exemplaires par leur sympathie et leur professionnalisme. Dans les difficultés l'aide reçue a été spontanée, efficace, désintéressée… avec une implication personnelle allant parfois bien au-delà de strictes obligations professionnelles, et sans aucune attente en retour…

Arnaque d'un minable qui fera que le Pamir, attrait majeur de ce voyage au Tadjikistan, n'aura été vu que depuis un avion…

Ce message vise un triple objectif :
- 1) un objectif général d'information, présenter à un large public le mécanisme d'une fraude prenant sa source sur Internet, et pouvant se produire n'importe où dans le monde…
- 2) un objectif ponctuel, contribuer à la neutralisation des agissements d'un escroc, Kamol Akramov, 47 ans, qui avec la complicité de sa sœur Nisso et des promesses trop séduisantes pour être tenues capte une clientèle au détriment autant de son ancien employeur TajikAviatour que de l'immense majorité des opérateurs honnêtes de son pays, le Tadjikistan ; une telle malhonnêteté porte atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation tadjik en jetant le discrédit sur tout un secteur économique, le tourisme ;
- 3) enfin, pourquoi ne pas présenter Internet comme un boomerang ?… Internet est devenu pour certains une arme privilégiée de l'arnaque. Mais Internet, par son ouverture sur un public immense et varié, permet aussi de retourner directement cette arme contre l'arnaqueur ; le confondre ; le neutraliser ; attirer sur lui les sanctions méritées ; fermer son accès à une activité frauduleuse… À bons entendeurs : que prennent garde les gens malhonnêtes ; que, malgré une possible complicité d'une police corrompue dans certains pays, leurs dupes éventuelles osent ne pas se taire !

Mécanisme de l'arnaque

L'arnaque décrite se fonde sur l'appropriation de la raison sociale d'un opérateur ayant officiellement cessé toute activité, ou dont le manager principal et reconnu se serait écarté… Des sous-fifres se seraient alors approprié la raison sociale, le site Web, les adresses courriel de cet opérateur… Les éditions des guides de voyage et de tourisme ne pouvant jamais être strictement à jour de toute cessation d'activité ou délégation de responsabilité, la publicité pour une telle agence-fantôme continue d'agir…

Kamol Akramov, l'opérateur zombi de Douchanbé, dont l'offre défie toute concurrence…

Il est ainsi possible à des agents peu scrupuleux dont les liens avec le voyagiste ont évolué de se donner des moyens frauduleux de capter les messages de prospects ignorant le nouveau contexte. Les offres malveillantes du zombi n'hésiteront pas alors à défier toute concurrence…

Le client hameçonné sera prié d'envoyer de l'argent à des personnes qu'il ne trouvera pas une fois rendu dans le pays… Ou alors, si de l'argent n'a pas été préalablement versé, l'escroc fera surgir et multipliera systématiquement des prétextes et obstacles dilatoires pour repousser la bonne exécution des prestations.
Dans le cas décrit, l'arnaqueur a bien été rencontré au pays. Ont alors joué des procédés dilatoires, ainsi dans le cas présent :
- repousser le plus attrayant du voyage, un séjour au Pamir ;
- repousser l'exécution de la prestation la plus onéreuse, la location sur toute une période d'un véhicule tout-terrain.

Deux axes qui, en fait, se combinent. L'attrait principal du voyage reste un séjour dans le Pamir… Le permis ne sera pas obtenu, voire - on peut le supposer - pas même demandé, ce séjour exigeant la location effective d'un véhicule tout terrain et les services d'un conducteur expérimenté. Donc prestation onéreuse. Des propositions fallacieuses de substitution seront tentées : entrer au Pamir depuis de Kirghizstan, au nord ; remplacer le séjour au Pamir par quelques jours en Afghanistan… Enfumage. Toujours, et encore du dilatoire… Entretenir l'espoir des "oiseaux pris au piège"… reculer autant que possible le moment où ils s'envoleront…

L'arnaque flairée, alors entre nos deux voyageurs s'est spontanément instauré un numéro de duettistes : le "gentil", celui qui voudrait encore croire en la bonne foi de l'arnaqueur Kamol Akramov ; le "méchant", celui qui dénonce fermement tous les manquements du soupçonné escroc… Face à ce jeu déstabilisateur, le pauvre Kamol Akramov se révèlera rapidement un piètre manipulateur. Un manipulateur manipulé. Orgueil et blessure d'amour propre le paralysent. Plutôt que de tenter de démonter soupçons et accusations du "méchant", il prend parti de l'ignorer. Ne lui adresse plus la parole. Ne lui répond plus. Ne le salue plus. Par contre il devient, un temps, de plus en plus doucereux et flagorneur à l'égard du "gentil". Comportement bien peu professionnel. Comportement bien peu propice à une belle carrière d'escroc. Manque flagrant d'envergure pour un escroc. Un escroc minable, incapable de maîtriser les pulsions d'un ego hypertrophié. Un escroc qui certainement ne réalisera jamais de grands coups… Un escroc que chacun bannira. Un escroc dont personne ne saluera les prouesses…

Scenario de l'arnaque

En vue d'un prochain séjour au Tadjikistan, principalement au Pamir, avec pour axes principaux d'intérêt les sites liés à la route de la soie, plusieurs mois avant le voyage prévu, contact est pris par e-mail avec plusieurs tours-opérateurs du Tadjikistan, ceux dont la présentation des services dans les guides consultés pouvait répondre à l'attente de nos voyageurs… Le mieux-disant tant par la souplesse des services offerts que par ses tarifs, fut l'agence TajikAviatour, au nom de laquelle se manifeste un dénommé Kamol Akramov… Une agence dont - nos deux voyageurs l'apprendront plus tard par l'Office de tourisme de Douchanbé - le manager principal cité dans les guides, Dmitry Melnichkov, se serait retiré depuis environ deux ans et qui aurait ralenti voire cessé toute activité déclarée… En fait un tour-opérateur mort-vivant, un zombi

De nombreux échanges d'e-mails suivront… Toutes les propositions d'itinéraire sont aisément et rapidement acceptées… Les prétentions financières sont discutées. De grosses concessions sont très facilement acceptées par Kamol Akramov… Les billets d'avion sont achetés, indépendamment de Kamol, auprès d'Air Astana. En vue du visa d'entrée au Tadjikistan et du permis pour le Pamir formulaires, photos, copies de passeport sont envoyés à Kamol Akramov… Kamol Akramov demande une avance de fonds personnelle par Western Union (et non sur le compte de son agence TajikAviatour). Cet envoi d'avance est refusé : Kamol Akramov n'insiste pas.

Malgré ce premier indice, Kamol ne suscite pas vraiment la méfiance puisque tous les échanges se font par l'adresse e-mail d'un opérateur supposé fiable puisque catalogué par la plupart des guides tant anglais que français, et aussi sur certains sites du tourisme au Tadjikistan même. Pas de méfiance : nos deux voyageurs, vieux routards imprégnés de culture méditerranéenne et d'une longue expérience du Maghreb et du Moyen-Orient, croient savoir ce que signifie et valent promesses et parole donnée dans ces contrées où jamais auparavant ils n'avaient connu le moindre problème alors qu'avaient pu être en jeu des intérêts bien plus importants.

Kamol Akramov peu assuré dans sa maîtrise de l'anglais se fait régulièrement assister dans sa correspondance par sa sœur Nisso présentée par lui comme agent d'Intourist. L'adresse de référence donnée à l'intention des autorités de police des frontières à l'arrivée est alors :

Pamir Peaks
Intourist Tajikistan
22 rue Shotemur à Douchanbé
[Nisso, tél. : (992) 918 24 83 29]

Une adresse liant deux organismes distincts et y associant une personne totalement étrangère à chacun de ces services. Abondance référentielle qui sans doute dans l'esprit des fraudeurs ne pourrait que mettre en confiance leurs dupes !…

Jamais l'adresse de leur agence [découverte a posteriori] telle que présentée sur le site pourtant toujours actif de Tajikaviatour n'a été communiquée :

http://www.tajikaviatour.tj/index.php?option=com_content&task=view&id=7&Itemid=7

МКЦ "Таджикавиатур" имеет в Таджикистане региональные отделения в Душанбе, Гиссаре, поселке Сомониен района Рудаки :

Душанбинское отделение:
Офис 24, Проспект Рудаки, д.31, стр.1 (Дом "Ромашка")
Душанбе, 734025, РТ
Телефон: IND (992-37) 221-69-79, 93-504-18-54
мобильный телефон : (992) 915 087 257 Факс: IND (992-37) 221-69-79
E-mail: tajikaviatour@mail.ru
Контактное лицо: Акрамов Камол


MCC "Tajikaviatour" possède des bureaux régionaux au Tadjikistan à Douchanbé… :

Bureau Douchanbé :
Bureau 24, Rudaki Avenue, 31, p.1 (House "Daisy")
Douchanbé, 734025, République du Tadjikistan
Téléphone : IND (992-37) 221-69-79, 93-504-18-54
Mobile : (992) 915 087 257
Fax : IND (992-37) 221-69-79
Courriel : tajikaviatour@mail.ru
Contact : Akramov Kamol


Nos deux voyageurs débarquent donc à l'aéroport de Douchanbé, un dimanche matin à 10 heures… Dès lors les indices d'une entourloupe ne feront que s'accumuler…

Alors que les formulaires et les pièces nécessaires au visa d'entrée ont été envoyés à Kamol, le service consulaire des visas à l'arrivée n'a reçu aucun dossier. Toutes les démarches doivent donc se faire ex-nihilo.

Les formalités de police malgré tout accomplies, sortie de l'aéroport… Kamol n'est pas présent parmi tous ceux qui attendent là. Grâce à une aide spontanée, on lui téléphone. En fait Kamol, accompagné de son fils et d'un de ses acolytes se présentant sous le prénom supposé de Ahmad [comptable de son agence ?], se tenait en retrait dans le parking. Craignaient-il de s'exposer et être reconnus par les représentants honnêtes de certaines agences ?

De l'aéroport nos voyageurs sont conduits directement dans un "homestay" (tenu par une dame russe au 64-48 Rudaki, puis au 64-39 où ils logeront). C'est dimanche, est-ce seulement pour cela que nos voyageurs ne sont pas invités à connaître les locaux de l'agence ?
Kamol et son acolyte le comptable Ahmad semblent vraiment avoir hâte de "discuter". Au point de négliger, un geste de courtoisie élémentaire. Pas même un verre d'eau ne sera offert à leurs hôtes. Bien sûr, c'est le mois de Ramadan. Mais Kamol n'observe pas le jeûne. Durant ce mois, au Tadjikistan, jamais la moindre manifestation de réprobation ne sera constatée tant envers les étrangers que les Tadjiks qui ne jeûnent pas. Alors ? Manque d'attention, négligence, voire marque de mépris auxquels ne seront pas insensibles nos voyageurs…
La "discussion" s'engage donc. La délivrance du permis pour le Pamir est toujours en "instance" alors qu'a débuté le voyage… Le programme du voyage doit donc être revu pour rejeter le plus attrayant, le séjour dans le Pamir, tout à la fin… Dilatoire. Dilatoire !!! Mais, très très vite, il est expressément question du "principal", d'argent. Une forte avance est demandée. Notamment pour la location d'une jeep pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours. Pas de reçu de paiement.

Ce dimanche, après que Kamol ait reçu son argent, puis toute la journée de lundi : visite libre de Douchanbé, sans accompagnement.

Rendez-vous a été pris pour le mardi afin d'accomplir les formalités d'enregistrement… Kamol se fait longuement attendre… Impatients, nos voyageurs décident alors de le rejoindre à son agence. Il se révèle alors que l'adresse donnée par Kamol - et sa sœur Nisso - n'est pas celle d'une agence dont il serait le représentant, mais celle de la direction générale d'Intourist, à l'hôtel Tadjikistan. Opportunité donc d'une rencontre inattendue avec la directrice générale d'Intourist, Mme Zarina Abdullaeva ! Pour apprendre que tant Kamol que sa sœur Nisso y sont totalement inconnus ! Énorme réprimande passée par la directrice générale d'Intourist à la dénommée Nisso ! La directrice générale d'Intourist informe clairement nos voyageurs que, si le Pamir a été fermé le mois précédent, son accès est à présent autorisé aux étrangers. Aussitôt Kamol et Nisso réagissent. Direction Pamir Peaks, 44 Rudaki bureau 191, au Ministère de l'Agriculture pour le permis. Rencontre avec la directrice de Pamir Peaks, qui témoigne n'avoir auparavant jamais rencontré Kamol ! Le permis pour le Pamir est promis et sera délivré. Kamol profite alors d'un moment de confiance pour prendre et photocopier les passeports et le visa de séjour au Tadjikistan. Prétexte, car l'enregistrement n'est plus exigé et ne sera pas fait. Dans la soirée, retournement de situation : on apprend que l'autorisation pour le Pamir n'est possible qu'aux risques et périls des voyageurs. Qu'a magouillé Kamol pour ce nouveau motif de remise à plus tard ? pas possible de le savoir vraiment.

Mercredi, départ pour Kurkan Teppe et le sud. Kamol a encore plus d'une heure de retard. La jeep louée pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours n'est pas là. Le voyage vers Kurkan Teppe et sa région se fera avec la voiture berline de Kamol. Il se révèle que Kamol n'a pas vraiment préparé son itinéraire et qu'il n'a pas repéré l'emplacement des sites où il sait depuis des semaines devoir amener ses clients. Toute la journée, tout en conduisant, Kamol ne cessera de téléphoner. Attendant ses clients visitant un musée, il téléphone encore… Ses clients de retour dans la voiture, il les ignore toujours malgré leur impatience manifeste. Mépris de ses clients qui lui vaudra un sec rappel à l'ordre… Pour la nuit, il retournera à Douchanbé, à plus de deux heures de route. Il a prévu d'abandonner ses clients sans moyen de déplacement dans un hôtel excentré et isolé, loin du centre de la ville et de toute possibilité de restauration. Nécessité de lui signifier que dans ces conditions un logement au centre ville, près du bazar, s'impose… Qu'en est-il de la location d'une jeep pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours ?


La berline personnelle de Kamol, pour une descente par une piste bien périlleuse vers la rive de l'Amoudaria…
Où est la jeep louée pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours ?…

Jeudi, nouveau grand retard de Kamol à son retour de Douchanbé, toujours sans la jeep louée pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours… C'est avec cette voiture berline que se fera le trajet périlleux et accidenté par une piste en très mauvais état vers l'Amoudaria et le site de Takht-i-Sangin. Ici encore, Kamol ignore les lieux et s'en va buter contre le poste frontalier tadjik qui affirme que le site est fermé. Les visiteurs sont refoulés loin des rives de l'Amoudaria. Retour à Kurkan Teppe où Kamol abandonne une fois de plus ses clients sans voiture pour rentrer à Douchanbé. Promesse pour le lendemain d'une jeep…

Vendredi pour prendre la route de Kurkan Teppe à Kulob un 4x4 arrive enfin conduit par un nommé Firouz [tél. (992) 918 103040] avec 10 minutes d'avance !… Contrairement à Kamol, Firouz se montre poli, prévenant, serviable, il aide ses clients à ranger de lourds sacs dans la voiture… Firouz porte un réel intérêt aux sites visités. Prend de nombreuses photos, pour lui-même. Sympathise et s'entretient longuement avec responsables de fouilles ou maîtres des lieux. Le voyage en compagnie de Firouz devient enfin agréable et détendu. Pourtant Firouz n'est pas vraiment parfait. En fin de matinée au programme est prévu un détour vers une montagne de sel, avant d'arriver à Kulob. Est-ce la crainte de n'être rendu à Kulob qu'après l'heure de la prière du vendredi ? Firouz affirme que l'accès à la montagne de sel est fermé… Arrivés à Kulob plus tôt que prévu, il est décidé de ne pas passer la nuit à Kulob et de rejoindre Douchanbé, pour tenter une démarche directement auprès d'Intourist pour la délivrance du permis d'entrée au Pamir. Il s'agit bien évidemment de court-circuiter Kamol dans cette démarche. Firouz aussitôt en informe Kamol à Douchanbé. La réaction ne se fait pas attendre. Dans les minutes qui suivent, coup de téléphone de Nisso qui affirme effrontément qu'enfin ce permis tant attendu est obtenu ! À Douchanbé, Kamol profite du prétexte du permis pour le Pamir pour entrer en possession des deux passeports… et de l'argent des droits de permis estimés à 140 TJS pour chacun (soit environ 56 USD qui ne seront jamais remboursés).

Samedi, aux environs de Douchanbé, avec un nouveau 4x4 et un nouveau chauffeur, visite du fort de Hissar et du parc national de Shirkent… De la formule d'une location d'une jeep pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours, il s'avère que nos voyageurs doivent faire leur deuil sans que pour autant Kamol ait oublié ses prétentions… Rendez-vous est pris dans la soirée avec Kamol qui doit restituer les passeports. C'est alors que, s'oubliant, Kamol jette le masque. Son comportement ne souffre désormais de plus aucune ambiguïté. C'est sans plus aucun doute un chantage. Il veut à nouveau de l'argent, contre remise des passeports. Il devient menaçant, voire violent : Give me money ! Sinon pas de passeports ! Toujours pas de reçu de paiement.


Gare des taxis, tout au nord de Douchanbé, Kamol embarque ses clients dans un taxi collectif vers Penjikent…
Où est la jeep louée pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours ?…

Dimanche matin, route pour Penjikent. Avec, cette fois un taxi collectif depuis la gare des taxis, près de la grande cimenterie, tout au nord de Douchanbé. Un taxi collectif seulement jusqu'à la porte de l'hôtel Saravshan à Penjikent vers midi. Le reste de la journée de dimanche nos voyageurs devront se débrouiller par eux-mêmes s'ils veulent se déplacer. Kamol ne couvrira donc ce dimanche, ni les frais de déplacement aux environs de Penjikent, ni la facture de l'hôtel Saravshan à Penjikent.


La berline d'un "ami" à Kamol dans laquelle il "promènera" ses clients une dernière fois, à Penjikent…
Où est la jeep louée pour une durée "ferme et incompressible" de 19 jours ?…

Lundi, le projet est de rejoindre Khujand après la visite du site de Sarasm. La plus grande confusion règne. Une voiture doit venir à l'hôtel. Elle ne viendra qu'après près de deux heures de retard sur l'horaire convenu. Une voiture, celle de Kafir un "ami" à Kamol, seulement pour la visite de Khujand et ses environs. Un taxi collectif conduira nos voyageurs à Ayni à l'intersection de la route vers Khujand, où attendra Kamol…

C'en est trop… …

Un SMS est envoyé à Nisso, lui signifiant que désormais nos voyageurs renoncent aux services de Kamol…

Nisso furieuse, mais qui aurait dû comprendre depuis longtemps qu'elle et son frère n'avaient pas affaire à des imbéciles indécrottables, dans un bref message d'adieu retrouve son naturel profond et livre ses pensées et ses sentiments par ce cri du cœur :

"Fucking crazies…"

Enfin libres et soulagés, malgré une sérieuse perte financière et l'amère déception de voir avorter l'essentiel de leur projet au Tadjikistan, nos deux voyageurs poursuivront encore quelque temps leur séjour… à la rencontre de personnes toutes plus sympathiques et agréables les unes que les autres. Et repartiront avec la ferme certitude que Kamol et Nisso ne sont en rien représentatifs des gens de leur pays, le Tadjikistan qu'ils trahissent lamentablement…

Quoiqu'il en soit, une prochaine fois, pour la préparation d'un voyage, nos deux Français choisiront une agence de référence hors du pays… en France, Allemagne, Suisse, Belgique… Paieront de préférence, service fait… en exigeant des reçus. S'imposeront la discipline de photographier systématiquement les instants cruciaux dans leurs relations avec les personnes avec lesquelles ils auront à traiter…

Arrivederci le Tadjiskistan et le Pamir… … …


Pour d'autres lectures et informations sur des situations voisines :

Top 10 Signs of a Possible Travel Scam
http://budgettravel.about.com/od/planningtoolsstrategies/tp/ten_scam.htm


Articles related to travel scam :
http://budgettravel.about.com/lr/travel_scam/5710/1/

Une recherche sur Google autour des mots clés "travel" "swindle" "scam" est particulièrement foisonnante !!!


Source : Travel and Scam