sur le sentier de l'âne… "qui ne risque rien n'est rien"…
"on ne le dit pas assez mais un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi,
ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances".

dimanche 7 février 2016

Boris Le Lay - Arrestation du Général Piquemal à Calais : L'heure du réveil est venue



"Il ne faut pas perdre l'utilité de son malheur"
Saint-Augustin




Et voilà que Flanby emboîte le pas à DeGaulle, quand celui-là faisait exécuter ou emprisonner les meilleurs des soldats de France… On frémit alors en pressentant les malheurs qui pourraient s'abattre sur la France. Sauf sursaut.

samedi 6 février 2016

Honneur au Général Piquemal, ancien commandant de la Légion Étrangère…









Un chef, un vrai ! bravo mon général… on vous suit…





Le Général de Corps d’Armée (2s) Christian PIQUEMAL,
Président du Cercle de « Citoyens-Patriotes »
Ancien président de l'Union Nationale des Parachutistes
Commandant de la Légion Étrangère de 1994 à 1999

a été arrêté à Calais lors d’une manifestation interdite par le gouvernement socialiste français.

Vétéran du Tchad et de la Bosnie, président de l’influente Union Nationale des parachutiste, le général Piquemal a été le conseiller de trois chefs de gouvernement (Rocard, Cresson, Bérégovoy).

Dans un entretien accordé au journal Présent (source), en 2010, il déclarait :

Un pays multiculturel, multiracial, métissé, ne peut l’être que si les personnes qui constituent la France depuis l’origine ne deviennent pas minoritaires. Nous sommes en train d’évoluer vers cette France ouverte à tous. Notre pays a peur de son passé, de son histoire. On recule devant tout, nous sommes dans un état de repentance permanente. La fierté disparaît au profit de la génuflexion. Les repères ont disparu, la société est déliquescente et les médias qui font l’opinion arrivent à conditionner le pays et à orienter la politique de nos dirigeants. Le pouvoir médiatique façonne les esprits, les mentalités et les plus hautes autorités de l’État sont dépendantes de la presse.

L’arrestation d’un des chefs de file des paras français est un geste éminemment politique sur fond de tensions accrues au sujet de l’invasion migratoire islamique.










Le général Piquemal sort du silence en venant à Calais malgré l’interdiction de la manifestation


L’armée sort du bois, le Général Piquemal à Calais, le Général Martinez à Rungis…

À propos de Calais

Le général Piquemal et 20 autres arrêtés à Calais lors d’une réunion interdite de PEGIDA (VIDEO)

Heurts à Calais lors d'un rassemblement anti-migrants à l'appel de Pegida

Calais : une centaine de personnes présentes au rassemblement Pegida




Vers la fin du schisme survenu en 1054 entre le monde catholique et le monde orthodoxe



François et le Patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople s'embrassent
au cours d'une célébration œcuménique en l'Église du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 25 mai 2014



François et le Patriarche œcuménique Bartholomée à leur arrivée sur le Mont des Oliviers
et la résidence d'été de Sa Béatitude le Patriarche Theophilos III au Petit Galilée, le 26 mai 2014

À l’occasion du message adressé au patriarche œcuménique, le 30 novembre, pour la saint André, le pape François a notamment souligné : “Même si toutes les différences entre les Églises catholique et orthodoxe n’ont pas été abolies, il existe maintenant les conditions nécessaires pour cheminer vers le rétablissement de « la pleine communion de foi, de concorde fraternelle et de vie sacramentelle qui exista entre elles au cours de premier millénaire de la vie de l’Église » (Déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras Ier, 7 décembre 1965).

Ayant restauré une relation d’amour et de fraternité, dans un esprit de confiance, de respect et de charité mutuels, il n’y a plus d’empêchement à la communion eucharistique qui ne puisse être surmonté par la prière, la purification des cœurs, le dialogue et l’affirmation de la vérité. En effet, là où l’amour est présent dans la vie de l’Église, sa source et sa réalisation doit toujours être trouvée dans l’amour eucharistique. De même, le symbole du baiser fraternel trouve sa plus profonde vérité dans le baiser de paix échangé dans la célébration eucharistique.”

*   *   *

Nous nous acheminons, après la rencontre prévue le 12 février 2016 à Cuba entre le Pape François et le Patriarche Cyrill de Moscou, vers la réunification qui mettra fin au schisme survenu en 1054 entre le monde catholique et le monde orthodoxe.

L'Église de l'Unité a été créée à Paris le 8 mai 2015 (en plein accord avec le Pape François) sous l'égide de Monseigneur Jean Abboud, de l'Église grecque melkite catholique, et de Sa Sainteté Nicolas 1er, Patriarche du Patriarcat Orthodoxe des Nations sis à Paris.

Le jour de Noël, Mgr Abbdoud a adressé au Très Saint Père François, un message par lequel sont annulées les excommunications réciproques prononcées en 1054 par les deux légats du pape Léon IX (au nom de celui-ci alors qu'il était déjà mort !) et par le Patriarche Michel Cérulaire pour la partie orthodoxe.

*   *   *


Facebook : Mgr Jean Abboud





Très Saint Père,

En cette nuit où La Lumière Éternelle du Verbe se rend visible et dissipe les ténèbres de la foi, je viens vous annoncer la naissance de l'Église de L'Unité.

C'est la première fois depuis le mois de juillet 1054 que le clergé orthodoxe et catholique dans l'Église de l'Unité concélèbre ensemble et communie ensemble au Corps et au Sang du Christ.

C'est la première foi qu'une Église décide l'annulation judiciaire des excommunications de 1054.

En effet, par arrêt du 17 décembre 2015 notre Cour Suprême a lu publiquement ce qui suit ;

"Attendu que depuis 1054 jusqu'à nos jours les Églises Orthodoxes et Catholiques se sont séparées sur base des excommunications nulles et de nul effet ;

Que la mort du Saint Pape Léon IX est intervenue le 19 avril 1054 et que de ce fait aucun décret d'excommunication ne peut être valablement fait ni prononcé pour lui et en son nom à partir de ce jour ;

Que la mission et l'excommunication opérées par les légats Humbert de Moyenmoutier et Pierre d'Amalfi sont nulles et de nul effet puisque l'une et l'autre ont illégalement opéré malgré la mort du Saint Pape le 19 avril 1054 ;

Que l'excommunication prononcée au mois de juillet 1054 par le Patriarche Michel Cérulaire à l'encontre du Saint Pape Léon IX, décédé le 19 avril 1054, est également nulle et de nul effet ;

Que les relations tendues entre Rome et Constantinople n'ont pas permis aux juristes des deux Églises de rendre cet arrêt ;

Que se fondant sur l'adage "mieux vaut tard que jamais", moi, Jean de Marie Abboud, Premier Président de la Cour Suprême de l'Église de l'Unité, je confirme la nullité des deux excommunications rendues au nom et contre un pape mort.

Cet arrêt est non susceptible d'aucun recours et s'impose aux Églises Orthodoxe et Catholique conformément au canon numéro 2 du Code de Droit Canonique de l'Église de l'Unité."

Je ne peux que me réjouir de l'accueil de nos évêques et prêtres de l'Église de l'Unité par leurs confrères catholiques romains ainsi que de leur collaboration avec nos officialités et particulièrement avec la Cour Suprême de Bruxelles.

Avec ces bonnes nouvelles, je vous présente tous mes vœux d'un Joyeux Noël et d'une bonne et heureuse année 2016 pleine de grâces et de bénédictions divines pour votre pontificat ainsi que pour l'Église catholique dont celle de sa représentation au sein de l'Église de l'Unité.

Fait à Bruxelles le 25 décembre 2015

++ Son Éminence Jean de Marie ABBOUD

Archevêque du BENELUX et Premier Président de la Cour Suprême de l'Église de l'Unité






Commémoration du 6-Février… Robert Brasillach, le poète assassiné : La mort en face…



Robert Brasillach, le poète assassiné
Robert Brasillach, lors de son procès

6 février 1945

Si j'en avais eu le loisir, j'aurais sans doute écrit le récit des journées que j'ai vécues dans la cellule des condamnés à mort de Fresnes, sous ce titre. On dit que la mort ni le soleil ne se regardent en face. J'ai essayé pourtant. Je n'ai rien d'un stoïcien, et c'est dur de s'arracher à ce qu'on aime. Mais j'ai essayé pourtant de ne pas laisser à ceux qui me voyaient ou pensaient à moi une image indigne. Les journées, les dernières surtout, ont été riches et pleines. Je n'avais plus beaucoup d'illusions, surtout depuis le jour où j'ai appris le rejet de mon pourvoi en cassation, rejet pourtant prévu. J'ai achevé le petit travail sur Chénier que j'avais commencé, j'ai encore écrit quelques poèmes. Une des mes nuits a été mauvaise, et le matin j'attendais. Mais les autres nuits, ensuite, j'ai dormi bien calmement. Les trois derniers soirs, j'ai relu le récit de la Passion, chaque soir, dans chacun des quatre Évangiles. Je priais beaucoup et c'est la prière, je le sais, qui me donnait un sommeil calme. Le matin, l'aumônier venait m'apporter la communion. Je pensais avec douceur à tous ceux que j'aimais, à tous ceux que j'avais rencontrés dans ma vie. Je pensais avec peine à leur peine. Mais j'essayais le plus possible d'accepter.
Robert Brasillach, Poèmes de Fresnes




Au berceau de l’enfant Honneur
On a vu deux fées apporter
Deux présents pour l’enfant Honneur
Le courage avec la gaieté.

- A quoi, dit-on à la première,
Sert un présent comme le vôtre ?
– Presqu’à rien répond la première
A donner du courage aux autres.

- L’autre, dit-on à la seconde,
N’est-il pas de trop pour l’Honneur?
– Un enfant, répond la seconde,
A toujours besoin d’une fleur.

Robert Brasillach (30 janvier 1945)



Pierre Fresnay


Robert Brasillach, « Poèmes de Fresnes » dits par Pierre Fresnay 1/3


Robert Brasillach, « Poèmes de Fresnes » dits par Pierre Fresnay 2/3


Robert Brasillach, « Poèmes de Fresnes » dits par Pierre Fresnay 3/3

Le 6 février 1945 Robert Brasillach était fusillé, victime des vagues de l'Épuration… L'avocat général Philippe Bilger retrace le parcours de Robert Brasillach ainsi que son procès dans son livre : "20 minutes pour la mort, Robert Brasillach : le procès expédié" publié aux éditions du Rocher.

Un procès qui n'a duré que 6h et dont le délibéré a pris 20 minutes (du jamais vu) pour aboutir à la sentence de mort. 20 minutes pour tout revoir, tout peser, tout analyser. Bref, 20 minutes pour rien, car tout était déjà décidé bien avant l'heure :
"… rien, jamais, ne parviendra à justifier cette froide résolution mise en œuvre par une cour d'exception et validée par un général de faire disparaitre un esprit, une âme, une vie de la surface de la France."







Régis Chamagne : « Où va la Défense de la France ? »





Régis Chamagne, ancien colonel de l’Armée de l’air, présente sa conférence « Où va la Défense de la France ? » Nous comprenons ici le démantèlement de notre Défense militaire aux profits de puissances étrangères et donc notre perte de souveraineté nationale.

Conférence organisé par l’association « Comprenons l’Europe » et l'« Alliance pour une France libre ».

Le général Didier Tauzin sur Bistro Libertés





Martial Bild et ses sociétaires - parmi lesquels un petit nouveau : Piette Gentillet - reçoivent le général de division Didier Tauzin, ancien commandant du 1er RPIMa. Depuis plusieurs années, Didier Tauzin a pour volonté de rebâtir la France. C’est avec humour et bonhomie qu’il s’est plié aux règles de Bistro Libertés qui aborde 4 grandes questions :
Hollande est-il hors jeu ?
La France doit-elle quitter l’OTAN ?
France Télévisions : pourquoi un tel chambardement ?
Et les élections américaines : existe-il un phénomène Trump ?

vendredi 5 février 2016

0rthographe sacrifiée : lettre aux académiciens à propos d'une imbécillité…







La particularité historique du français est d’avoir été développé, et codifié, par des institutions d’intellectuels indépendants. La Pléiade d’abord. Ensuite, l’Académie française depuis 1635. Applicable dès la rentrée prochaine, la réforme de l’orthographe a été votée il y a 26 ans par cette même Académie française. La réforme modifiera l’orthographe de 2400 mots et ne fera malheureusement qu’appauvrir un peu plus notre langue. Les manuels de français porteront même un macaron indiquant que leur orthographe est à jour…

Je suis assez circonflexe quant à l’utilité de cette réforme, pardon circonspect. J’irais même jusqu’à dire que cette réforme va dénaturer profondément notre langue. À partir du mois de septembre prochain, écrire « nénufar » ne sera plus considéré comme une faute d’orthographe, l’« ognon » sera privé de son « i » et les accents circonflexes sur les u et les i seront voués à l’oubli. Nous avons évité le pire, le mot « jeûne » n’est pas concerné par la réforme pour l’instant. Cela aurait pourtant pu donner lieu à des écrits cocasses comme : « Je suis en train de me faire un petit jeune pour retrouver la forme ».

L’accent circonflexe d’un mot est ce que la moustache est à l’homme. Une particularité irritante pour certains mais charmante pour d’autres. Abîme, aîné, chaîne, chaînon, cloître, dîme, dîner, flûte, fraîche, gîte, huître, maîtrise, piqûre, traîne et voûte s’écriront prochainement sans accent circonflexe. Le français prend le chemin de l’anglais. La langue se simplifie, s’abandonne à l’air du temps, s’abîme dans un abîme que l’on nomme parfois déclin. Les préfixes et suffixes en « ph » nous rappelaient nos racines grecques, l’accent circonflexe nous rappelait nos racines latines. En s’attaquant à l’orthographe, les obsédés de la réforme s’attaquent à notre identité, à notre héritage commun. Qui se souviendra demain que Philippe vient du latin Philippus, lui-même issu du grec ancien Phílippos qui se traduit en français par « celui qui aime les chevaux » ?

Maîtriser l’orthographe de notre langue est un exercice qui nécessite de la patience et du travail. L’apprentissage de la langue dure toute une vie. Une vie passée à lire et à écrire sans relâche. La connaissance de la langue nous permet d’appréhender le monde car le langage est le véhicule des idées qui ont traversé l’histoire pour parvenir jusqu’à nous. Une chauve-souris prend un trait d’union parce que les chiroptères ont d’abord été pris à tort pour des rongeurs. On écrira désormais « chauvesouris » comme si le mot était entier alors qu’il est composé de deux mots. Idem pour le « millepatte », le « tirebouchon » ou le « portemonnaie ». Supprimera-t-on demain l’usage du subjonctif, trop complexe pour les « jeunes » ?

S’engager pour la langue française n’est pas un combat d’arrière garde. L’avenir se conjugue au présent et prend racine dans le passé. « Apprendre plusieurs langues, c’est l’affaire de peu d’années ; être éloquent dans la sienne, c’est l’affaire de toute la vie. » disait Voltaire. Il semble que plus personne n’ait le courage de passer sa vie à améliorer sa maîtrise de la langue. Il faut donc la détruire méthodiquement jusqu’à n’en laisser la maîtrise qu’aux castes les plus cultivés. Les sans-grades, les modestes et les moins chanceux devront-ils se contenter d’une langue phonétique ? C’est là tout un pan de l’inconscient collectif qui leur sera arraché. Notre langue n’est pas qu’un outil, elle est une somme de sensations.

Académiciens, ressaisissez-vous. Vous, gardiens du français, amoureux des belles lettres, ne pouvez rester insensibles à ce massacre. Il y a peu, Alain Finkielkraut publiait « L’identité malheureuse », comment pourrait-il se réjouir de cet oubli de notre identité culturelle nationale ?

Gabriel Robin

Source : Tribune libre pour le Collectif Culture Libertés et Créations


Je menje pas donion mdrrrrr… Je rêve… Quel abîme de bêtise ! Quand bien même l'on me taxerait d'idolâtrie, têtu tel un âne, corps et âme, je défendrai les saintes icônes, héritage d'un âge révolu, le nôtre sûr… Quel que puisse en être le dû… Quoiqu'il m'en coûte !













L’Académie française valide enfin "ils croivent" et "faut qu’on voye" !





C’est un véritable coup de tonnerre qui a eu lieu hier soir dans le cercle très fermé des « Immortels». En effet, après un long débat de sept heures et trente-cinq minutes, l’Académie a enfin accepté et validé définitivement deux formes de conjugaison inhabituelles mais pourtant couramment utilisées à l’oral : « ils croivent » et « qu’on voye ».


« On dit bien "ils boivent" alors il était assez injuste de considérer "ils croivent" comme une faute de français » observe à juste titre Jean d’Ormesson. Cette décision de l’Académie française découlerait ainsi d’une volonté de faire évoluer la langue vers sa forme utilisée quotidiennement par ceux qui la pratiquent. Simplifier, clarifier, dépoussiérer la langue française fait partie intégrante des missions salutaires que mène de front l’Académie.

Alain Finkielkraut en maître d’œuvre


C’est sous la houlette du dernier membre de l’Académie en date, le philosophe Alain Finkielkraut, que l’exploit a pu être réalisé. En effet, coutumier de ces conjugaisons, « il s’est battu bec et ongles et a réussi à mobiliser une majorité de membres derrière lui » commente admiratif Xavier Darcos.


Ces formes de conjugaison seront acceptées au même titre que les anciennes, afin de ne pas créer de changement trop brutal dans les méthodes d’enseignement. « Faudrait qu’on voye à ce qu’on fait la même chose avec "comme si que" » a déclaré un Max Gallo épuisé mais satisfait au sortir du débat.


Source : Le Gorafi.fr


jeudi 4 février 2016

Louis-Ferdinand Céline : lieux de mémoire urbains et virtuels… Céline en phrases…

" Il n'y a pas d'écrivains maudits, il n'y a que des écrivains en avance "

À ce jour, seule la maison d'Henri Mahé à Camaret, en Bretagne, est ornée d'une plaque commémorant le passage de Céline dans le lieu. De façon générale, les municipalités liées à la vie de Céline entretiennent des rapports ambigus avec l'auteur de Voyage au bout de la nuit. Si certaines s'enorgueillissent d'avoir compté un illustre écrivain parmi leurs administrés, à ce jour, aucune d'entre elles n'a franchi le pas en baptisant du nom de Céline un morceau de leur voirie. C'est en vain que le lecteur cherchera une "rue Louis-Ferdinand Céline" à Courbevoie, Paris, Bezons, Argenteuil, Clichy, ou Meudon...


Document du Dr Alexandre Gentil





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C'est à Sauveterre de Comminges, près de Saint-Gaudens, que je lus pour la première fois Mort à crédit. Expédié en tout début de carrière, pour relancer l'activité et le développement commercial du bureau de Poste de ce village de 720 habitants, les soirées, en solitaire, y étaient particulièrement longues. Voyage au bout de la nuit puis les "pamphlets" vinrent rapidement rejoindre Mort à crédit me permettant ainsi de pénétrer l'univers célinien. Sa poétique, son lyrisme, son esthétique, ce style "du langage parlé dans le domaine de l'écrit " devaient me séduire, mais ce qui alors m'attirait encore davantage, c'était surtout son individualisme forcené. Son parcours personnel, ses expériences aussi bien en 14/18, à la SDN, qu'au Canada ou à Londres, ses certitudes, ses refus du conformisme, son rejet de toutes les idéologies passaient à mes yeux, avant le génie de son écriture...

" Je refuse la guerre... Seraient-ils neuf cent quatre-vingt quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tort ".

Plus tard, la poursuite de ma carrière m'ayant entraîné à Nice... un homme exceptionnel compléta (et de quelle manière !...) ma connaissance de l'ermite de Meudon. Ce merveilleux et si talentueux personnage... c'était Pierre Monnier.

Il avait été son éditeur, l'avait visité deux fois sur les bords de la Baltique au Danemark, avait fait la liaison avec Gaston Gallimard pour son contrat à son retour d'exil... il connaissait Nimier, Arletty, Marcel Aymé, Brasseur, Michel SimonI, Albert Paraz, Sacha Guitry et bien sûr Lucette qui l'avait reçu en compagnie de Renée son épouse, des quantités de fois Route des Gardes...
Ainsi Michel Mouls nous confie sa passion pour Céline et nous présente son blog celineenphrases.fr… Un blog où les amoureux de Céline pourront passer des heures à fureter pour toujours découvrir des témoignages, des anecdotes sur la vie de cet immense écrivain… Merci Michel Mouls pour cette mine dans les profondeurs de laquelle nous aurons toujours plaisir à nous perdre à la recherche de nouveaux trésors…

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Passage des Bérésina, entrée nord par l'ancien porche de l’hôtel de Gesvres, rue Saint-Augustin (photo juillet 2011)


Passage des Bérésina, direction sud, vers la rue des Petits-Champs
Louis-Ferdinand Destouches, né en 1894, y vécut son enfance…
L'éclairage électrique a, aujourd'hui, remplacé le gaz !


Arcade n°67, devenue l'entrée des artistes des Bouffes-Parisiens
  Entre 1899 et 1904, s'y trouvait la boutique de Mme Destousches



Arcade n°64, entre 1904 et 1907, Mme Destouches y tenait une boutique de "nouveautés"…
La famille vivait confinée au troisième étage, seulement accessible par un étroit escalier en vrille (photo juillet 2011)

Louis-Ferdinand Céline parle du passage et de son enfance (extraits) : Passage Choiseul
« Pour parler de notre Passage Choiseul, question du quartier et d’asphyxie : le plus pire que tout, le plus malsain : la plus énorme cloche à gaz de toute la Ville Lumière !… trois cents becs Auer permanents !…  l’élevage des mômes par asphyxie ! » (D’un château l’autre)

« Moi, j’ai été élevé au passage Choiseul dans le gaz de 250 becs d’éclairage. Du gaz et des claques, voilà ce que c’était, de mon temps, l’éducation. J’oubliais : du gaz, des claques et des nouilles. Parce que ma mère était dentellière, que les dentelles, ça prend les odeurs et que les nouilles n’ont aucune odeur. » (Cahiers Céline 2, p. 62)

Michel Mouls : www.celineenphrases.fr

Faufilez-vous dans ces passages parisiens du 2ème arrondissement

Christian Vancau : Biographie de Louis-Ferdinand Céline, le Maudit