Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 18 janvier 2017

À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant…





21 janvier 1793, assassinat du roi Louis XVI
par les terroristes de la République...

Pardonne, Dieu puissant ; dans ta colère auguste,
Tu laissas quelquefois couler le sang du juste ;
Mais du meilleur des Rois quand tu proscris les jours,
A nos larmes du moins permets un libre cours.
L’instant fatal approche ; Exécrable journée !
La Victime à l’autel en spectacle amenée...
D’une honteuse mort les horribles apprêts...
Un échafaud... les lys couverts d’un noir cyprès...
Est-ce un Songe cruel dont l’erreur me tourmente ?
Non, je veille. Que dis-je ? une tête sanglante...
Barbares ! c’en est fait, et Louis ne vit plus.
Inutile douleur et regrets superflus !
Il ne vit plus : son âme, et si pure et si belle.
A quitté pour jamais sa dépouille mortelle.
Et d’une sombre nuit l’épaisse obscurité
Ne nous a pas des cieux dérobé la clarté !
Et la main du bourreau, qui dut trancher sa vie.
A pu, sans se glacer, consommer l’œuvre impie !
Et la terre n’a pas englouti dans ses flancs
Ce chef des assassins dont les ordres sanglants,
Grâce aux accents bruyants d’un instrument complice.
En étouffant sa voix, hâtèrent son supplice !
Il ne vit plus ! Quel crime avait-il donc commis ?
Indigne d’un pouvoir par ses Aïeux transmis,
Courbait-il ses sujets Sous un sceptre arbitraire ?
Hélas ! il en était moins le roi que le père.
Monarque vraiment sage et vertueux époux,
On ne le vit jamais, infidèle en ses goûts,
Faire, au mépris des lois de la morale austère,
De son lit nuptial une couche adultère ;
D’impudiques trésors, gages de ses soupirs,
Payer le faste abject de ses honteux plaisirs.
De la religion soutenant l’édifice,
Par son exemple seul il combattit le vice ;
Du trône il dédaigna les honneurs orgueilleux ;
Il borna sa grandeur à faire des heureux.
De toutes les vertus, modèle vraiment rare,
Du sang de ses sujets quel roi fut plus avare ?
Au sein de ses malheurs, de chagrins accablé,
« Dites-moi que l'on m’aime et je suis consolé, »
S’écriait-il. Enfin, son indulgence extrême
Ne l’abandonna point à son heure suprême.
En recevant la mort, d’un air fier et soumis,
Il pardonna sans peine à tous ses ennemis,
Fit grâce à l’injustice, oublia la vengeance,
Et son dernier moment fut un trait de clémence.
France, pleure un forfait, dont l’éternel affront
Jusqu’à ton dernier jour fera rougir ton front.
Les siècles à venir contre toi se soulèvent ;
Leurs redoutables voix dès à présent s’élèvent,
T’accusent, et du ciel sur ta postérité
Appellent le courroux trop longtemps arrêté.
Vois l’Europe déjà conspirant ta ruine,
Sur tes débris fumants la guerre, la famine,
Tous les fléaux ensemble exerçant leurs fureurs,
Tes propres enfants même abreuvés de tes pleurs,
Insultant à tes maux, méconnaissant leur mère,
Des torrents de ton sang baignant au loin la terre.
Et Vous dont les écrits, par malheur trop fameux,
Corrompant du Français le naturel heureux,
Précipitaient ses pas dans le sentier du crime,
Téméraires Penseurs, mesurez donc l’abîme
Où l’a jeté l’erreur de vos principes vains.
Étalez maintenant vos superbes dédains ;
D’une religion peignez-nous la chimère ;
Allez défier Dieu jusqu’en son sanctuaire ;
Et recueillez le prix de vos rares leçons.
De vos livres, plutôt, tarissent les poisons !
Périssent vos écrits, et leur coupable gloire !
Et pour en effacer jusques à la mémoire,
Que leurs feuillets, livrés à des feux dévorants,
Soient en vile poussière abandonnés aux vents !
Pour moi qui, dans ces jours et de honte et d’alarmes,
Comprimant ma douleur, dissimulant mes larmes,
Prêt à quitter vingt fois et crayon et pinceau,
Osai de nos malheurs esquisser le tableau,
Si de la vérité, trop fidèle interprète,
Au glaive inquisiteur je dévouais ma tête,
Si trahi dans mes vers, surpris dans mon secret,
D'un tribunal de sang je dois subir l’arrêt,
J’irai, de mes bourreaux je braverai la rage ;
Et loin que l’échafaud étonne mon courage,
Je vois sans pâlir, j'y monte sans effroi,
Trop heureux de périr comme à péri mon Roi.

Louis Jean-Baptiste Étienne Vigée
Procès et mort de Louis XVI,
fragment d'un poème sur la Révolution française






"Pie Jesu" du Requiem de Charles Gounod chanté par la Maîtrise des Hauts de Seine, direction Francis Bardot


 Notre Bon Roi Louis XVI a été assassiné le 21 Janvier 1793 par les crapules révolutionnaires. Du Ciel où Il est Il prie pour nous et pour la France. Que son Précieux Sang injustement versé ne retombe pas sur nos têtes !


« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s'achève ce qu'on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c'est un répugnant scandale d'avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l'assassinat public d'un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s'en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du Roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu'ici, se mêlait à l'histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n'y a plus de Roi. Il n'y a donc plus qu'une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l'Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s'est pas encore relevé. Il semble vraiment que l'exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s'est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s'accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu'il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s'identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu'il soit bien dit que l'attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l'incarnation divine, et non la chair effrayée de l'homme. Son livre de chevet, au Temple, est l'Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l'échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n'est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d'une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu'à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »
 Albert Camus, L'homme révolté, La Pléiade, p. 528-529


Lettre autographe signée de Louis XVI datée du 20 janvier 1793 (veille de son exécution)

20 janvier 1793

Je demande un délai de trois jours pour pouvoir me préparer à paraître devant la présence de Dieu. Je demande pour cela de pouvoir voir librement la personne que j’indiquerai aux commissaires de la Commune, et que cette personne soit à l’abri de toute inquiétude et de toute crainte pour cet acte de charité qu’elle remplira auprès de moi. Je demande d’estre délivré de la surveillance perpétuelle que le Conseil Général a établi depuis quelques jours.

Je demande dans cet intervalle à pouvoir voir ma famille quand je le demanderai et sans témoins. Je désirerois bien que la Convention Nationale s’occupât tout de suite du sort de ma famille, et qu’elle lui permit de se retirer librement et convenablement où elle le juge utile à propos.

Je recommande à la bienfaisance de la Nation toutes les personnes qui m’étoient attachées, il y en a beaucoup qui avoient mis toute leur fortune dans leurs charges, et qui n’aient plus d’appointements doivent estre dans le besoin, et mesme de celles qui ne vivoient que de leurs appointements. Dans les pensionnaires il y a beaucoup de vieillards de femmes et d’enfants qui n’avoient que cela pour vivre. 

À la Tour du Temple le    janvier 1793.

Louis


*   *   *


Voici le texte de l’allocution prononcée ce dimanche 24 janvier 2016 par Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Louis XX, après la Sainte Messe célébrée, selon la tradition, le dimanche le plus proche du 21 janvier, à la Chapelle Expiatoire, à Paris.

Chers Amis,

Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après les évènements n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette Messe à laquelle nous venons d’assister, et pour laquelle je remercie les desservants, est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de Messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommage au Roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature.

Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que, comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu’elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

Elle est destructrice. Elle a crée un vide dans nos vies, dans nos coeurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un Etat, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme le besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas pour des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays, de la Grande Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps de leur histoire.

La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les républiques aux républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de la Royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue.

C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leur racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison des pages d’écritures à son fils et lui enseignant la géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du Roi apparait aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France.

Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs voeux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint Martin dont on commémore cette année le 1700ème anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci.

Louis, duc d’Anjou
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Liste des Messes 2017 pour le repos de l'âme du Roi Très-Chrétien, Martyr,
Louis XVI le Bienfaisant et les Martyrs de la Révolution et le Salut de la France.


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À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant [2016]…

À Notre Bon Roi Très-Chrétien et Martyr, Louis XVI le Bienfaisant [2015]…



lundi 16 janvier 2017

À Alep, avec la Communauté syrienne de France et Horizon de l'Espoir…



Hello vous tous… des pétromonarchies… d'Occident… de Turquie… barbus and co… Ici Alep !


La Communauté Syrienne de France, forte de l'expérience de cinq voyages de "Solidarité avec le peuple syrien" organisés depuis mars 2015 proposait en cette fin octobre et début novembre 2016 un nouveau voyage dans le cadre de son  projet "Solidarité Syrie". Le dynamisme de son animatrice, Rima, apte à saisir immédiatement toute opportunité a assuré à ce nouveau voyage, effectué encore dans des conditions très différentes de tous les précédents un plein succès… Un voyage orienté vers de nouveaux horizons… Ainsi les participants à ce sixième voyage avec la Communauté Syrienne de France ont eu le privilège de se rendre et séjourner à Alep-Ouest et de visiter Palmyre libérée…

Programme intense… Aucune perte de temps… Dès le lendemain notre arrivée en Syrie, tôt le matin, notre petit groupe réuni par la Communauté syrienne de France prend la route d'Alep… Un visite tant attendue… Une destination qui n'avait pu être atteinte auparavant dans aucun des précédents voyages…


@deSyracuse Syria civil war (2 November 2016) par deSyracuse — Pour accéder à la carte interactive, cliquer  ICI
Un voyage en petit groupe nous a permis d'emprunter des transports collectifs publics dans la première partie de notre séjour. Cette carte montre notre itinéraire à partir de Homs pour rejoindre Alep, puis de Alep vers Hama, de Hama à Masyaf, de Masyaf à Tartous. Entre Homs et Alep la route principale n'était toujours pas sécurisée et les véhicules contraints d'emprunter un couloir dans lequel Daesh à l'Est, al-Nusra à l'Ouest n'étaient souvent pas très éloignés.

L'effectif de ce dernier groupe, ayant été délibérément voulu par la Communauté Syrienne de France un peu moins nombreux que les précédents, a permis d'innover quant au choix des moyens de transports… Pour la première fois, avec la Communauté Syrienne de France, un groupe a pu voyager en dehors de Damas et sur de longues distances en empruntant des transports en commun… Une solution proposée par notre organisatrice qui s'est révélée et la plus simple et la plus opportune… Voyage comme des Syriens ordinaires… par un des nombreux bus assurant régulièrement la liaison entre Damas et Alep… Chacun s'est allégé de ses bagages, gros sacs et valises ont été laissés en consigne à notre hôtel de Damas, reste le minimum nécessaire pour quelques jours…

Était ainsi offerte aux membres du groupe une occasion unique de contacts libres et proches de la population, celle des voyageurs, et à l'occasion des nombreuses haltes de contrôle, de détente, de restauration…



Notre bus, du grand confort… service parfait à bord

Vendredi 28 octobre… Nombreux contrôles sur la route… mais très vite l'information de notre présence dans le bus est répercutée sur les contrôles suivants… et en définitive un trajet prévu ordinairement pour 10 heures n'a été effectué qu'en 8 heures, pour la plus grande satisfaction de nos compagnons de voyage syriens. En fait il n'y a eu aucun laxisme dans les contrôles - et nous ne pouvons que nous en féliciter. Notre bus a simplement eu la priorité dans les files d'attente à chaque checkpoint. C'est dire combien sont appréciées les visites d'étrangers - même français - perçus authentiquement amis de la Syrie. Personne en Syrie ne confond l'imbécillité criminelle du gouvernement d'un pays asservi à des intérêts qui ne sont même pas les siens et la démarche personnelle de citoyens de ce même pays.

Halte restauration, la dernière peu avant notre arrivée à Alep


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Chacun d'entre nous était déjà très sensibilisé à la situation d'Alep, par ses recherches personnelles d'informations sur les réseaux sociaux, et hors des grands médias de la propagande occidentale… La Communauté Syrienne de France avait eu l'heureuse initiative, le samedi 14 mai dernier d'une vidéo-conférence simultanément depuis Alep et Damas. Contact direct avec la Syrie réelle, cette vidéo-conférence avait suscité l'intérêt d'un grand nombre de participants unanimement conscients de l'incrédibilité de grossières manipulations médiatiques. Le souvenir de cette manifestation exceptionnelle habitait chacun de nous… en particulier le témoignage courageux de Sonia Kaprielian cette mère de famille alépine ainsi que la magistrale intervention de Kamal El-Jaffa illustrée de vidéos donnant une image de la situation à Alep où aucun quartier n'a été épargné.  
Pourtant, installés pour la nuit à Alep-ouest, dans le quartier Al-Shahba [الشهباء] nous avons d'abord l'impression de découvrir une ville qui semble vivre presque normalement, quoique au ralenti. Dans ce quartier, nous pouvons circuler seuls, à pied, de nuit pour nous rendre au restaurant dans un autre quartier relativement éloigné… Quelques rares détonations entendues dans la soirée.
Malheureusement dans la nuit les déflagrations redoublent d'intensité… Nos premiers contacts au matin nous confient que jamais depuis plus de deux ans Alep-ouest n'avait subi une attaque d'une telle intensité. À l'approche des élections présidentielles américaines et pour ne pas alimenter la propagande perverse du camp états-unien le plus belliciste, l'Armée arabe syrienne et ses alliés avaient minimisé leur pression sur les groupes armés soutenus par l'étranger… Bien plus une trêve avait été unilatéralement décidée… Les groupes armés takfiris agents de l'étranger ont alors profité d'une moindre pression subie pour mener une vaste offensive contre Alep-ouest…







Malgré tout nous maintenons notre programme de visites… Dès le matin nous lisions la gravité de la situation sur les visages de nos interlocuteurs… Malgré leurs devoirs sur le terrain, malgré leurs préoccupations pour la sécurité de leurs familles tous ceux que nous avons rencontrés se sont toujours montrés disponibles, nous ont accueillis et guidés dans les meilleures conditions possibles compte tenu d'un état d'alerte élevé… Nous devons les remercier infiniment, souligner leur courage et leur détermination face à l'adversité…  Nous sommes d'abord accueillis pour un petit-déjeuner dans la maison de l'un de nos amis… 


Vue sur le quartier Al-Shahba [الشهباء] depuis la maison de nos hôtes


Petit déjeuner, quartier Al-Shahba [الشهباء],  nos hôtes


Le quartier Al-Shahba [الشهباء] vu depuis la maison de nos hôtes


Le quartier Al-Shahba [الشهباء]… 


Puis rencontre avec les responsables de la Chambre des industries textiles d'Alep… L'un des membres de la direction de la Chambre des industries textiles d'Alep, dont nous avions déjà fait connaissance à Damas en mars dernier à l'occasion d'une exposition de leurs productions à l'hôtel Dama Rose, M. Moustafa Kawaia nous reçoit au siège de la Chambre à Al-Shahba El-Djadida [الشهباء الجديدة], puis nous conduit sur le site d'Al-Layramoun  [الليرمون] des usines détruites par les agresseurs étrangers et dont les équipements ont été systématiquement démontés et transférés en Turquie… [Ce blog a publié un article spécial avec photos sur cette rencontre.]

En fin de matinée, visite de l'hôpital universitaire où déjà le matin affluent de nombreux blessés… Nous sommes longuement reçus par le Dr. Ibrahim Hadid, neurochirurgien, doyen de la faculté de médecine et directeur du CHU, en présence de nombreux membres de son équipe. Le Dr. Ibrahim Hadid nous présente la situation de la ville d'Alep assiégée, agressée et partiellement occupée depuis plusieurs années et tous les problèmes rencontrés face à cette situation par les équipes médicales, leur immense courage et abnégation malgré des conditions de travail très difficiles… alors que les patients affluent, plus de 4 000 les trois derniers mois.
Le Dr. Ibrahim Hadid nous rappelle que la Syrie est sous un embargo… En détruisant son économie, cet embargo détruit les entreprises. En détruisant les entreprises, cet embargo met les gens au chômage, en mettant les gens au chômage, cet embargo les pousse au désespoir… Ainsi, dans le désespoir, certains ont-ils pu en échange d'une paye rejoindre les groupes islamistes… Mais cet embargo touche aussi les médicaments et les pièces détachées des appareils d'imagerie médicale tels les scanners. Le directeur du CHU nous explique combien ses confrères ont été obligés d'improviser, réparant eux-mêmes leur matériel.


Le 7 janvier 2017, Nicolas Dhuicq, Thierry Mariani et Jean Lassalle, représentants du peuple français
étaient reçu au CHU d'Alep par son directeur, le Dr. Ibrahim Hadid…

Nicolas Dhuicq annonce avoir déposé à l'Assemblée Nationale française
une résolution demandant la levée de l'embargo par la France.

Répondant au désir unanime des membres du groupe de faire un geste de solidarité, le directeur préfère nous diriger vers une association qui œuvre directement sur le terrain en faveur des victimes du terrorisme, l'association humanitaire "Al-Ihssan"…
Nous nous rendons donc au siège de l'association humanitaire "Al-Ihssan Charity" [جمعية الإحسان الخيرية التنموية بحلب]‎ au quartier Al-Mougambou [الموغامبو]. Kamal El-Jaffa nous a rejoint, il nous expose la situation présente à Alep tandis que les responsables d'Al-Ihssan nous présentent les nombreuses missions de l'association et les défis auxquels elle doit faire face à cause de cette guerre. Comme ils en avaient manifesté l'intention, chacun des membre du groupe a remis au comptable de l'association un modeste don de l'équivalent d'environ 100 €, au profit des enfants victimes du terrorisme.











Puis, pour répondre aux besoins urgents suscités par les nombreuses blessures liées aux combats, certains ont tenu à faire un don du sang au  Centre de transfusion sanguine de  "Nadi El Djalaa" [نادي الجلاء]…


Point de distribution d'eau de la Croix rouge, quartier Nadi El Djalaa [نادي الجلاء],
dans le fond on aperçoit le bâtiment du centre de transfusion sanguine


Quartier Nadi El-Djalaa [نادي الجلاء] -  tout proche, enflammé, le quartier El-Hamdanya [الحمدانية], sur le front avec l'Est
En fin d'après-midi, à la tombée de la nuit, le chauffeur mis gracieusement à notre disposition par l'Hôpital Universitaire nous conduit au carrefour Al-Shihanne.  Un rond-point stratégique entre plusieurs quartiers, Al-Ashraffia [الأشرفية] celui de notre chauffeur,  El-Hamdanya [ الحمدانية] le front enflammé avec Alep-est, Bény Zayd  [بني زيد]. C'est là que nous rencontrons un groupe de personnes fuyant devant la recrudescence des combats El-Hamdanya pour tenter de trouver un abri à Bény Zayd…  Béni Zayed est ce quartier dont Sonia Kaprielian, cette mère de famille alépine, nous avait longuement parlé le samedi 14 mai dernier lors d'une vidéo-conférence simultanée depuis Alep et Damas.  Béni Zayed d'où longtemps ont été envoyés des missiles sur Alep-ouest n'a été libéré que récemment, à la fin de l'été, et n'était pas encore encore totalement déminé en ce début novembre… Quartier toujours dangereux donc provisoirement interdit à un retour des populations. Aussi l'Armée postée au carrefour n'a pas autorisé cette malheureuse famille à y accéder… Leur désarroi se lit sur le visage de ces pauvres gens ne sachant plus où se réfugier la nuit venue…



Carrefour Al-Shihanne, ils ont fui Nadi El-Djalaa [نادي الجلاء] et auraient voulu se mettre à l'abri au quartier Béni Zayd [بني زيد]


Carrefour Al-Shihanne, aux portes du quartier Beni Zayd…


Carrefour Al-Shihanne…


Carrefour Al-Shihanne…


Carrefour Al-Shihanne…


Point d'eau, carrefour Al-Shihanne, tout près d'autres personnes - enfants ou mère de famille - ont d'autres
préoccupations que ces pauvres gens bloqués dans leur pickup et ne sachant plus où se réfugier cette nuit…


Carrefour Al-Shihanne, en direction de Beni Zayd [بني زيد]


Point d'eau, carrefour Al-Shihanne

 *   *   *



Notre hôtel, face à l'hôpital universitaire… Quartier animé, l'atteste le nombre de cafés et restaurants.
Notre préféré : le café "C'est la Vie" [سيلافي كافيه -  شارع وضاح اليمن]. 
Pour agrandir cette carte, naviguer dans le quartier et aussi découvrir les autres quartiers d'Alep cliquez : ICI

Lors de notre arrivée à Alep-ouest nous avions cru découvrir une ville semblant vivre presque normalement, quoique au ralenti. Nous avons circulé seuls, à pied, de nuit pour nous rendre au restaurant dans un quartier relativement éloigné… De nombreux restaurants restent ouverts, et accueillent des convives jusque tard dans la nuit… Nous savons par expérience, et nous le réalisons une fois de plus, combien en temps de guerre pour les peuples - et celui d'Alep le confirme - il est une nécessité vitale d'affirmer sa force en maintenant ses activités habituelles, et notamment malgré tout des activités festives. Chacun ne sait de quoi demain sera fait… Malgré la gravité de la situation aucun d'entre nous n'a le droit de sombrer dans la morosité… C'est cela aussi affirmer sa solidarité avec un peuple qui se bat.

Nous réalisons combien une situation de guerre est faite de contrastes… Lutte des extrêmes entre la vie et la mort… Tout combattant ne peut qu'être habité par une extraordinaire force de vie pour affronter victorieusement l'adversaire… De même chacun… - tous les autres - se doit de garder une volonté constante de goûter pleinement à la vie quels que soient les malheurs… Affirmer une joie de vivre c'est vaincre la mort qui rode. Tout au moins garder l'espérance constante en une vie meilleure…









*   *   *


Gare routière, départ d'Alep vers Hama


Gare routière, nombreux étaient les départs ce matin-là,
mais l'affluence était à peine supérieure à l'ordinaire malgré l'intensité des combats…


En route, encore tout près d'Alep… les combats ne sont pas loin

Nous quittons Alep…  Joie d'avoir découvert, même rapidement, Alep malgré toutes les difficultés annoncées pour y accéder.  Scandalisés par la constatation de visu des méfaits du "bon boulot" et de la guerre voulus et appuyés par l'imbécillité criminelle des gouvernants de la France... Colère et consternation face à la misère de ceux qui, aujourd'hui alors que les combats ont atteint une intensité inconnue depuis plus de deux ans, n'ont pu jusqu'à présent que fuir d'un quartier à l'autre...
Pourtant tous ceux avec qui nous nous sommes entretenus ont manifesté la quasi certitude d'une victoire prochaine et d'un contexte international plus favorable… Un immense bonheur nous habite alors croyant fermement venue l'heure de la bataille finale contre les forces du mal de l'OTAN et des pétromonarchies...
C'est dans une ambiance apocalyptique que nous avons pris la route pour Hama. Des mortiers détonnent toutes les dix secondes. Des fusées telles des étoiles filantes illuminent un horizon jamais lointain. Des avions grondent dans le ciel puis des traînées blanches noires et des bâtiments perdus dans une fumée épaisse. Parfois des tirs de Kalachnikov derrière une colline… Imperturbable, notre bus fait sa route…

Croisées des colonnes de véhicules, tanks, camions transportant du matériel de lourd durant des kilomètres. Des soldats syriens, iraniens, le Hezbollah, les milices afghanes sur le pied de guerre… Tous montent vers Alep…

Malgré un fol espoir qu'arrive le combat final personne ne peut s'empêcher de penser en ce moment à ceux qui vivent toujours en craignant peut-être encore le pire dans les murs d'Alep assiégée...


Vive la Victoire !

Mère Agnès Mariam de la Croix :
"Entre Syriens, il n'y a que des solutions… aucun conflit.
Le conflit vient de l'extérieur de la Syrie."
Cela est clairement démontré dans la libération d'Alep-est des multiples bandes armées de mercenaires ralliées à l'islamisme salafiste sous le commandement du Front al-Nosra (al-Qaïda), entretenues par l'OTAN et les pétromonarchies du Golfe. Une victoire qui n'est pas seulement militaire. C'est une victoire géostratégique contre toutes les agressions du bloc OTAN-pétromonarchies du Golfe... Une victoire contre leurs sanctions économiques visant à affamer un pays, contre la désinformation de campagnes médiatiques mensongères, contre l'humanitarisme armé de prétendues ONG financées par des gouvernements. Tout un dispositif mis en échec par la libération d'Alep… et des populations qui y étaient prises en otage.


Alep, que s'est-il vraiment passé ?

26 Pics Avant et après la guerre révèle ce qui a fait en Syrie

Alep : "Il n'y a pas des tueurs plus humains que d'autres"

Dans les premiers bus vers Alep-Est, des habitants entre joie et effroi

En Syrie, la zone industrielle détruite d'Alep croit en une seconde chance


Des voyages d'avant c'est avec des cartes postales que l'on revenait…
La citadelle d'Alep… souvenir aujourd'hui encore très provisoirement inaccessible


Des voyageurs d'antan des cartes postales l'on recevait…


La Chambre d'Industrie d'Alep accueille la Communauté syrienne de France…



Le "Khan de la Soie" revivra…

Facebook : Aleppo Chamber of Industry
La Chambre d'industrie d'Alep a invité le groupe de la Communauté syrienne de France à visiter son exposition "Khan de la Soie" consacrée à la mode aux tissus dans les salons de l'hôtel Dama Rose, les 6, 7 et 8 mars 2016 à Damas. Nous avons pu à cette occasion apprécier l'extraordinaire résistance de la population d'Alep et sa volonté de faire face à la fois aux massacres, aux destructions, aux pillages orchestrés par la Turquie et la communauté dite "internationale"… Une exposition riche de nombreux produits de qualité… L'occasion de nombreux achats…


Affiche de l'exposition "Khan de la Soie" [خان الحرير] à l'hôtel Dama Rose de Damas en mars 2016

Alep ne meurt pas… Les nombreux exposants "Khan de la Soie" dans les salons de l'hôtel Dama Rose de Damas nous en donnent un magistral témoignage. En dépit de toutes les difficultés de la vie quotidienne, insécurité, pénurie d'eau, coupures d'électricité, malgré toutes les épreuves la ville d'Alep s'affirme comme un bastion de la résistance… L'exhibition "Khan de la Soie" évoque le prestige millénaire d'Alep, porte principale et carrefour stratégique sur la Route de la Soie entre la Chine et l'Europe.

"Khan de la Soie" est la première exposition de la Chambre d'industrie d'Alep à Damas, après quatre années de guerre, de destruction d'entreprises, de pillage de facteurs de production… 

C'est M. Moustafa Kawaia, représentant le conseil d'administration de la Chambre d'industrie d'Alep, qui reçoit le groupe de la Communauté syrienne de France rappelant tout d'abord que le "Khan de la Soie" est ce lieu historique de concentration de l'industrie et du commerce des textiles au cœur de l'ancienne cité d'Alep.

Capitale de la soie pour tout le Moyen-Orient, capitale industrielle de la Syrie, malgré cendres et pillages, Alep tient à affirmer avec orgueil et prouver au monde entier qu'elle ne meurt pas ! Que l'industrie d'Alep ne périra jamais.

Hommes et femmes d'Alep se comportent aujourd'hui en héros face à l'agression de leur patrie. Leur volonté et leur détermination leur assurent une confiance inébranlable en la victoire. Foi en la victoire et la reconstruction, alors que la plupart des participants à cette exposition ont leurs installations dévastées et encore occupées par les groupes terroristes et ne peuvent y accéder. Ils se sont donc réinstallés ailleurs.

L'ennemi détruit. L'ennemi vole et pille. À ceux-là et tous leurs complices et commanditaires, les Alépins répondent : "Allez vous faire foutre… Nous sommes une civilisation ancrée dans les temps les plus anciens de l'Histoire… Nous ne mourrons pas… Notre avenir nous appartient… Nous conquérons des jours meilleurs."

Cette exposition se veut ainsi un défi au gouvernement turc d'Erdogan et à ses agents qui ont voulu la mort de l'industrie d'Alep par la destruction de ses usines et le vol de leurs équipements, butin de guerre transféré en Turquie… sans que ces pillards imbéciles aient les compétences pour mettre en fonction les équipements volés ! 

M. Moustafa Kawaia nous assure que cette manifestation n'est que la première d'une série d'expositions répondant à la ferme détermination de la Chambre d'industrie d'Alep d'appuyer l'industrie textile et de la soie afin de retrouver le plus rapidement possible la meilleure place sur le marché. Une industrie importante dans l'économie nationale syrienne et qui génère de nombreux emplois. La réputation et le prestige de l'industrie textile d'Alep sont garants d'une reconquête rapide des marchés mondiaux


































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En ce début novembre, nouvelle rencontre avec les responsables de la Chambre d"industrie d'Alep, mais cette fois chez eux, à Alep au siège de la Chambre à Al-Shahba El-Djadida [الشهباء الجديدة] !… C'est encore M. Moustafa Kawaia, avec qui nous avions déjà fait connaissance à Damas en mars dernier à l'occasion de l'exposition "Khan de la Soie" à l'hôtel Dama Rose qui nous reçoit au nom du conseil d'administration de la Chambre…  Ensuite M. Moustafa Kawaia nous conduit sur l'un des sites industriels, à Al-Layramoun [الليرمون]… champ de ruines, usines détruites par les agresseurs étrangers… équipements systématiquement démontés et transférés en Turquie… Nous ne pouvons nous attarder à Al-Layramoun. Les combats tout proches font rage… Nous nous replions vers Al-Shahba… Malgré tout, malgré les inquiétudes, la gravité qui se lit sur les visages, nos hôtes ne cessent d'affirmer leur confiance en l'avenir…




















Témoignage de la vitalité d'Alep et du dynamisme de sa Chambre d'Industrie… l'annonce sur son site Facebook, parmi de très nombreuses autres activités, d'un prochain "Salon de l'Emploi" dans les locaux de la faculté d'Architecture !…




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Aleppo industry exhibition in Damascus

http://www.aci.org.sy/