Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

samedi 24 octobre 2020

24 octobre 1870 : Décret Crémieux, mort inéluctable annoncée de l'Algérie française…

 

24 octobre 1870, une date funeste qui, rompant avec les projets visionnaires de Napoléon III, scellera irrémédiablement les rapports entre la France et l'Algérie… Scélérat décret Crémieux qui instaurera définitivement une rupture entre différentes communautés ethniques et religieuses qui sans lui auraient dû être appelées à vivre en harmonie… 24 octobre 1870, date effective de l'acte de décès de l'Algérie française.
Voici reproduit un excellent article d'
Hérodote concernant ce funeste décret Crémieux et ses dégâts irréparables… Fracture irréductible avec les communautés musulmanes ; les juifs, leurs origines, résurgence d'un antisémitisme qui restera définitivement ancré tant dans la communauté musulmane qu'européenne (préférons désigner les populations non indigènes par le terme "européennes" conforme à une origine quasi exclusive plutôt que par "colons" terme certes juste par son étymologie mais trop chargé de sens négatif)… Difficile de trouver meilleur article, remarquable par sa concision tout en couvrant l'ensemble du sujet, sur les conséquences de ce décret maudit.


24 octobre 1870, en pleine guerre franco-prussienne, un décret supprime le régime militaire sous lequel est placée l'Algérie. Dans une perspective d'assimilation, il lui substitue un régime civil et surtout donne la citoyenneté française aux 37 000 juifs d'Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte…) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont maintenus dans le statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés…
André Larané
L'une des premières décisions de la République

Le décret concernant les juifs d'Algérie est promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain. C'est le fils d'un commerçant juif de Nîmes.



Isaac Adolphe Crémieux est l'un des leaders républicains de l'époque et un farouche opposant à Napoléon III.
Fils d'un commerçant juif de Nîmes, il est l'un des rares personnages de son époque issu d'une classe populaire
qui parvint à accéder aux hautes sphères de l'État. Devenu juriste, il entra rapidement dans la franc-maçonnerie
qui l'aida à accéder au monde politique. En 1860, il participa à la création de l'Alliance Israélite Universelle
dont il fut également le dirigeant, et qui avait pour objectif de protéger les juifs à travers le monde, tout en créant
un réseau d'écoles francophones afin de favoriser leur ascension sociale. À l'aube de la IIIème République,
il parvint au poste de ministre de la justice et fut à l'initiative du décret qui porte son nom.



Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l'émotion soulevée par l'affaire Mortara, il a participé à la création de l'« Alliance israélite universelle » et a été porté à sa présidence, avec l'objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.



Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconisait l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de « roi des Arabes ».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : « L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France ». La nationalité fait d'eux des sujets français mais non des citoyens ; elle ne leur accorde pas le droit de vote.

Le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, qui abroge le senatus-consulte de 1865, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

- les juifs :

Une partie des juifs sont établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle av. J.-C. Ils sont à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéo-berbère. Les autres sont originaires d'Espagne d'où ils ont été chassés en 1492. De là leur appellation de juifs sépharades (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque).

La « francisation » des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d'Alger, avec le concours actif des israélites de la métropole et du Consistoire central de France. Celui-ci obtient dès 1832 le droit de fonder en Algérie des écoles mixtes, avec enseignement donné en français.

Suite à l'ordonnance du 9 novembre 1845, les juifs d'Algérie se font représenter par des consistoires, comme en France. La loi du 16 juin 1851 soumet aussi au droit français toutes les transmissions de biens les concernant.

- les musulmans :

Les musulmans, très majoritaires, sont issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restent globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

Le décret Crémieux offre la citoyenneté pleine et entière aux juifs d'Algérie sous réserve du renoncement à la loi mosaique et à ses prescriptions contraires au droit civil en matière matrimoniale (ce renoncement avait déjà été entériné sous le Premier Empire par les consistoires métropolitains).

Pétri de bonnes intentions et de préoccupations électorales moins avouables, notamment à Oran où les israélites sont nombreux, le décret s'avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les juifs. Pour ne rien arranger, le gouvernement suspend le 19 décembre 1870 un senatus-consulte de 1863 qui gelait le dépeçage des terres des tribus.

Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus kabyles contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d'une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Mokrani est tué le 5 mai 1871 par les troupes françaises, ce qui n'empêche pas un tiers de la population musulmane d'entrer en rébellion. La Kabylie ne sera enfin soumise que le 13 septembre 1871.

Constatant les dégâts du décret Crémieux, le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, en a proposé l'abrogation le 21 juillet 1871 mais son projet a été repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L'antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus.

Les colons européens d'Algérie se montrent plus réceptifs que quiconque aux discours antisémites. C'est ainsi qu'en 1898, en pleine affaire Dreyfus, ils élisent Édouard Drumont, éditeur du journal antisémite La Libre Parole et auteur de La France juive, comme député d'Alger.



Hérodote : 24 octobre 1870 - Crémieux francise les juifs d'Algérie

Hérodote : Pour vos recherches - Notices contenant : "décret Crémieux"

Hérodote : 240 av. J.-C. à 1962 - La difficile gestation de la nation algérienne
 
 
 

mardi 22 septembre 2020

Michael Lonsdale… "À voix nue", la foi du comédien




Mythique comédien, acteur singulier, artiste éclectique… les médias ont paru découvrir soudain Michael Lonsdale comme un continent ignoré. Or il est parmi nous depuis un demi-siècle, sur scène en compagnie de ceux qui inventèrent le théâtre présent de Beckett à Tchékov, de Duras à Koltès, au micro du lecteur, feuilletant nos plus précieuses bibliothèques ou traversant le cinéma contemporain comme on fait l’école buissonnière, en quelques 120 films qui vont de l’avant-garde des Hanoun, Rivette, Bunuel, Duras, à la cavalerie hollywoodienne des James Bond et des Spielberg, en passant par les vagues successives du cinéma français. Il était là, et certains ne le distinguaient pas, alors qu’il se faisait de plus en plus proche du public, discrètement, comme un oncle conteur de fable, ou un grand animal attentif, puissant, dont les humeurs seraient redoutables, peut-être, si on ne l’avait pour ami. Le rendez-vous de Tibhirine, par le succès inattendu du film « Des hommes et des dieux », est venu faire éclore au grand jour cet attachement secret en même temps que libérer en lui, chrétien, une parole pudiquement contenue. Il était grand temps, pour nous, de nous arrêter quelques heures en sa compagnie.

Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon, mi-mai 2011.


Dans ce premier entretien des "À voix nue", Michael Lonsdale se rappelle de ses débuts à l'âge de 13 ans dans des émissions pour enfants sur Radio-Maroc.

Je me rappelle très bien mon premier rôle, c'était Atchoum dans "Blanche Neige et les Sept Nains".

Enfant illégitime, il a été caché par sa mère qui ne voulait pas l'avouer à sa famille, il dit avoir été "la honte" de cette histoire familiale. Ils durent s'exiler sur l'île de Jersey pour ne pas déplaire au père. Il s'interroge sur la marque de cette illégitimité sur son inconscient et son devenir de comédien qui se montre et s'impose.

De ses cours chez Tania Balachova, il dit avoir apprécié tout particulièrement les exercices d'improvisation qui lui donnaient "la liberté d'exprimer, l'ouverture, l'invention". Il confie travailler très peu ses rôles, "pour moi c'est quelque chose d'imminent, tout de suite".

J'obéis aux metteurs en scène quand ils me disent quelque chose, bien sûr. Au début ils m'ont dit beaucoup de choses mais François Truffaut a été le premier à me laisser improviser. J'étais très mal au début, j'étais plus à l'aise au théâtre mais le cinéma j'y allais des fois comme un chemin de croix. J'avais un tel trac, j'étais mal, malhabile.

 

Première partie de la série "À voix nue" consacrée à Michael Lonsdale. Le comédien raconte ses souvenirs d'enfant illégitime, sa grand timidité, sa difficulté de se mettre en colère pendant les cours d'art dramatique, son attrait pour l'improvisation.



 


Dans ce deuxième volet d' "A voix nue" avec Michael Lonsdale, le comédien parle de son enfance cosmopolite entre Jersey, Londres et le Maroc à partir de 1939 où sa famille partie s'y installer pour six mois y est finalement restée dix années, bloquée du fait de la guerre. Là-bas il découvre le cinéma : "Chaque fois que j'allais au cinéma, pour moi c'était un événement. C'était des grandes émotions."

Moitié français et moitié anglais, pour Michael Lonsdale c'est "une difficulté, explique-t-il, les gens me disaient, mais vous êtes quoi ?" Ce à quoi il aime tout simplement répondre : "Je suis un mélange".

Je suis très curieux. Quand je suis en France, je souffre de ne pas être en Angleterre et quand je suis en Angleterre, je souffre de ne pas être en France. Donc, je suis bien quand je traverse La Manche.

Immense comédien, il n'a pourtant jamais joué de Shakespeare. Il a refusé ainsi la proposition de Patrice Chéreau au Théâtre de l'Odéon où, suite aux événements de mai 68 et l'exclusion de Jean-Louis Barrault, Roger Blin ayant prédit que celui qui ferait la réouverture de ce Théâtre serait "une lotte pourrie" ! Il n'a pas voulu prendre le risque...
Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

 

Deuxième partie de la série "À voix nue" avec le comédien Michael Lonsdale qui parle de sa jeunesse itinérante, de sa découverte du cinéma au Maroc dans les années 1940 et de sa recherche d'identité mi-anglais, mi-français.




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Michael Lonsdale, dans ce troisième entretien d' "À voix nue", se remémore ses premiers souvenirs de théâtre, sa rencontre avec Roger Blin, "c'était un maître à penser pour moi, une référence absolue". Dans ce métier, il dit "aimer la découverte" et ne cherche pas à jouer les rôles de répertoire, "aller jouer Tartuffe ou Alceste, ce n'est pas mon goût".

J'étais fasciné par le cinéma parce qu'au Maroc il n'y avait pas de théâtre. J'étais vraiment rempli de ces films quand on est rentré en France.

Michael Lonsdale a beaucoup travaillé avec Jean-Marie Serreau sur les pièces de Samuel Beckett. Il aimait ce renouveau théâtral.

Le monde de Beckett, ce qu'il donne au théâtre, ce ne sont que des misérables, des rejetés, des SDF, des gens fous, des gens dont la société ne veut plus. Alors, ça changeait un peu des rois et des princesses qu'on avait vus au théâtre pendant des siècles. Et voilà que tout le monde des pauvres débarquait. Il avait une compassion pour l'humanité incroyable, c'était un homme d'une générosité... c'était un être précieux, authentique.

Il évoque par la suite, le metteur en scène Claude Régy avec lequel il a créé une douzaine de pièces, "on a fait des choses inoubliables avec Claude". Il se souvient entre autres de la pièce La Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke : "Ou les gens étaient fous de ça et ils revenaient le voir sept ou huit fois, ou alors les gens disaient que c'était de la folie, que ça ne voulait rien dire... C'était une aventure merveilleuse !"

Pour conclure, il parle de ses pièces religieuses, "j'avais à cœur de montrer la sainteté de personnages comme ça" explique-t-il, comme Bernard de Clairvaux, Thérèse de Lisieux, Sœur Emmanuelle.

Les gens vont au théâtre pour se distraire les idées mais aussi pour se mesurer au monde, savoir ce qui est bien et pas bien, ce qui est condamnable ou non, ce que l'on prend en pitié. Ça fait réfléchir, ça remue les profondeurs, dans l'inconscient. Les gens vont se voir finalement.

Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Dans cette troisième partie d'"À voix nue", Michael Lonsdale convoque ses maîtres en théâtre que sont Roger Blin, Claude Régy, Samuel Beckett. Il s'explique sur ses choix de scène, attiré par la nouveauté plus que par le répertoire.





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Quatrième volet de la série "À voix nue" avec Michael Lonsdale qui passe en revue les cinéastes avec lesquels il a travaillé, comme Jean-Pierre Mocky, "j'aimais bien son côté fou et inventif, un peu moqueur" ; Marcel Hanoun, "je suis en face d'un cinéaste, un vrai". Il relate avec humour sa rencontre avec Orson Welles, au téléphone il dit avoir cru à une blague : "Ça m'a donné un choc d'abord, parce que Welles pour moi, c'est une espèce de demi-dieu !"

Quand j'ai vu le film [Le Procès], au générique il y a tous les noms puis en dernier de la liste des acteurs : "and Michael Lonsdale"... alors là j'étais ému quand même de dire : c'est moi qui ai travaillé avec Welles !


Michael Lonsdale poursuit ses souvenirs cinématographiques agrémentés d'anecdotes autour des figures de Fred Zinnemann, Luis Buñuel, Steven Spielberg, ou encore Marguerite Duras...

Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Dans ce quatrième entretien d'"À voix nue" avec Michael Lonsdale, il est question de sa carrière cinématographique à travers les grands réalisateurs qui ont jalonné son parcours de comédien, notamment des cinéastes américains.



 
*   *   *


Ultime entretien de la série "À voix nue" avec l'acteur Michael Lonsdale qui raconte l'histoire du film "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois. Après avoir accepté ce rôle, le cinéaste lui aurait confié "c'était toi ou personne".


Je regarde la télévision un peu le soir et ce sont des crimes sur les trois chaînes... C'est pas bon, c'est pas honnête de donner cela au peuple. Qu'est-ce-que ça veut dire, tous les jours de la violence, ça devient la cigarette de la vie, on a sa dose... Au lieu de parler de choses positives, de choses qui construisent la vie, non... le crime, le crime, le crime.

Michael Lonsdale dit regretter le rythme effréné de notre vie quotidienne. Il appelle à montrer plus souvent la bonté et la paix qui existe en nous. C'est justement le cas du film "Des hommes et des dieux", qui "correspond à quelque chose qui est positif dans l'être humain".

Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Cinquième et dernière partie d' "A voix nue" de Michael Lonsdale qui évoque le film "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois, l'occasion pour le comédien catholique de parler de sa foi et de son espérance.











vendredi 28 août 2020

Fêtons Saint Augustin !



Fêtons Saint Augustin, le plus grand, le plus célèbre, le plus intelligent, le plus pieux des Algériens, fondateur de l’Occident !




28 août 430
Hier c’était Monique sa maman, aujourd’hui l’Occident fête son enfant, son fondateur, le génie africain Saint Augustin. Aujourd’hui, c’est la fête du plus grand, du plus célèbre, du plus intelligent, du plus pieux des Algériens. Chateaubriand disait au sujet de cette fête : "Dommage que l’on n’ait pas fêté le jour de sa naissance le 13 novembre. Le fêter le jour de sa disparition, c’est quelque part fêter la mort de l’intelligence". Joyeuse fête, ami.

Merci à La Page Thagastoise

 

 




jeudi 27 août 2020

Moyen-Orient… Le Cri des Peuples - newsletter n° 2 - août 2020… références…



EMPIRE USAMERICAIN









AXE DE LA RÉSISTANCE






PALESTINE OCCUPÉE



VIOLENCES POLICIÈRES


3ème GUERRE MONDIALE


AFFAIRE EPSTEIN

ASSANGE


EUROPE


GUERRE DE 2006








vendredi 21 août 2020

Avec le professeur Didier Raoult : L'homme de science et les politiciens…



Socrate : « Je sais que je ne sais rien »… l'homme de science.
Raoult : « Nous sommes dans une situation dans laquelle, nous nous trouvons face à des gens qui ne croient pas aux recommandations qu’ils transmettent »… les politiciens.



Pr Didier Raoult: Invité à CNEWS (Entretien Intégral)

Pr Didier Raoult: Invité à CNEWS (Entretien Intégral)

Publiée par Planetes360 sur Mercredi 19 août 2020



[On notera que le Doliprane (ainsi que tous les médicaments contenant du paracetamol), dont la dangerosité est citée par le professeur Raoult, est fortement déconseillé par "Suicide, mode d'emploi" de Claude Guillon et Yves Le Bonniec, éd. 1982, page 225.]


*   *   *


Masques, 2e vague : le Pr Toussaint démolit les mensonges du Conseil scientifique

Masques, 2e vague : le Pr Toussaint démolit les mensonges du Conseil scientifique

Publiée par Planetes360 sur Vendredi 21 août 2020







mercredi 19 août 2020

Pierre Perret écrit-il l'Hisoire avec ses Confinis ?




Avec Georges Brassens au temps de l'Épuration, dans les lendemains de la "Libération"… ça avait bien plus de gueule !


Pierre Perret descend ces Confinis… pour notre plaisir d'aujourd'hui. Mais n'est-ce pas illusoire ? Une bêtise qui excuserait ? Stupidité qui exclurait toute culpabilité, toute future condamnation ? Au-delà de la rigolade on eût préféré davantage de mordant…
Chanson inédite : à l'occasion du confinement, Pierre Perret a sorti sa plume de poète et créé cette pépite : Les Confinis !!
Il la chantera lors de la nouvelle tournée : "Mes adieux provisoires", à Pleyel les 10 et 11 octobre ainsi que dans toute la France, Belgique, Suisse.
Son nouveau livre "Aphorismes and Blues" est en librairies depuis le 24 juin ! 





Comment aider ces pauvres gens qui agonisent
Qui attendaient qu'on leur vienne à la rescousse
Pendant qu'les infirmières mouillaient la chemise
Qu'les infirmiers faisaient suer l'burnous
Pendant qu'ils couraient tous dans la panade
Dans les couloirs encombrés de macchabées
Les cherchez pas pour soigner les malades
Tous les docteurs étaient à la télé

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu'on redoutait d'être in fine
Des cons finis

Il décrétèrent un jour qu'les vieux d'la vieille
Faut les achever à 70 balais
Disant l'contraire de c'qu'ils disaient la veille
Quand cette gripette les faisait bien marrer
D'un air savant y venaient faire des tirades
Remplis d'avis et d'conseils ampoulés
Pendant qu'l'hosto croulait sous les malades
Nos braves docteurs étaient à la télé

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu'on redoutait d'être in fine
Des cons finis

Y avait l'Raoult çui qui les enquiquine
Qui les traitait tous comme des Diafoirus
D'après lui y a guère que sa chloroquine
Qui pourra fout' les chocottes au virus
La porte-parole elle s'appelle Sibeth
Y'en a qui pensent qu'elle porte bien son nom
On sent bien qu'la moindre idée qui se pointe
Lui déclenche un ouragan dans l'citron

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu'on redoutait d'être in fine
Des cons finis

L'soir aux infos y a l'tondu, l'aut' sadique
Qui compte les morts et puis y a l'défilé
Des professeurs, des stars, des scientifiques
Et puis l'rouquin, l'Amerloque, le cinglé
Et en fin d'compte on a su pour les masques
Qui étaient gérés par une bande de couillons
Qu's'il en restait plus du tout c'était parce que
Ils en avaient détruit 600 millions

Ils nous ont tant confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Qu'on redoutait d'être in fine
Des cons finis

Les infirmières qui gagnent des clopinettes
Même pas au SMIC galèrent à tour de bras
On récompense nos courageuses Cosette
D'applaudissements, d'médailles en chocolat
Mes petits marquis vous devriez avoir honte
La dignité chez vous elle est en deuil
Pas une seule de vos promesses à la gomme
Ont un jour consolé leur portefeuille

Vous nous avez confinés
Puis déconfinés, puis reconfinés
Mais vous vous resterez pour la vie
Des cons finis

mardi 11 août 2020

Liban… Moyen-Orient… Le Cri des Peuples - newsletter n° 1 - août 2020… références…


Tout est dans cette carte : le Liban n'existe pas ! Il ne s'agit que d'une juxtaposition de communautés ethnico-religieuses voire de clans familiaux. Dès lors parler de corruption est un contresens. Il est dans la logique de cette structure que chaque communauté, chaque clan serve d'abord les siens…
De toute évidence, le problème est à l'origine français avec sa partition de la Syrie lors du Mandat, en favorisant indéniablement un groupe celui des Maronites aujourd'hui lui-même minoritaire et profondément divisé… Une solution ? Transcender ces divisions en incluant ce minuscule territoire dans un espace bien plus vaste…

 
EXPLOSION À BEYROUTH







HIROSHIMA & NAGASAKI



PALESTINE OCCUPÉE



AXE DE LA RÉSISTANCE





COVID-19 :





EMPIRE USAMERICAIN







AFFAIRE EPSTEIN


GUERRE DE 2006








lundi 10 août 2020

Beyrouth, lettre ouverte du père Élias Zahlaoui au pape François

 
Sainteté,
 
En ce jour du 4/8/2020, qui sera tristement célèbre dans les annales de ce Monde Arabe, déjà crucifié, je me permets, moi simple prêtre catholique de 88 ans, de vous faire un aveu, on ne peut plus douloureux pour moi, à la face du monde.
 
Ce soir, Beyrouth, capitale du Liban, vient d’être quasi pulvérisée par une explosion mystérieuse, qui a tout l’air de ressembler aux deux fameux champignons américains, qui avaient pulvérisé Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 de ce même mois, en 1945.
 
Serait-ce le prélude d’un cataclysme prochain, que l’Occident, les États-Unis en tête, préparerait contre le Monde Arabe, pour achever d’assurer la SURVIE de leur enfant chéri, Israël, parachuté en Palestine, à la suite des Accords Sykes-Picot, et de la Déclaration Balfour ?
 
Sainteté,
 
Jusqu’à ce jour, je m’étais astreint à m’adresser à vous, ainsi qu’à vos prédécesseurs, en prêtre, d’abord pour solliciter, ensuite pour arracher une déclaration en faveur de tous les opprimés de la Terre, avec lesquels Jésus-Christ, que vous êtes censé représenter, s’est littéralement identifié, jusqu’à mourir d’amour pour eux, sur la Croix.
 
Mais aujourd’hui, devant votre silence permanent, je trouve de mon devoir de prêtre catholique, de vous avouer à la face du monde, que j’ai perdu tout espoir de vous voir agir, face aux misérables ʺPuissantsʺ de ce monde, en véritable représentant de Jésus-Christ.
 
Faut-il désormais en conclure que l’Église – Institution, qui s’est totalement fourvoyée, depuis l’Édit de Milan, en 313, dans les dédales tortueux du Pouvoir Temporel, est devenue, en sa tête même à Rome, incapable de s’en libérer, pour redevenir une fois pour toutes, Colonne de Vérité, comme l’a si bien qualifiée le Grand Fils spirituel de Damas, Paul de Tarse ?
 
Sainteté,
 
Ici, laissez-moi vous rappeler le témoignage terrible d’un fils authentique de l’Église, l’Apôtre des lépreux, le français Raoul Follereau.
 
Voici ce qu’il écrivait dans l’organe officiel du Vatican, L’Osservatore Romano, en date du 5/2/1976, dans un article intitulé ʺCeux qui mangent et ceux qui ont faimʺ :
 
« Les pays qu’on appelle civilisés, disposent actuellement, pour anéantir l’espèce humaine, d’un stock de 15.000Kgr d’explosifs pour chaque habitant de la Planète... » (sic !)
 
Sainteté,
 
Jadis Jésus avait jugé nécessaire de chasser les vendeurs du Temple de Jérusalem. Que ne ferait-il pas aujourd’hui, devant ce qui menace de destruction totale et définitive, ce Temple grandiose de Dieu, qu’est la Terre ?
 
N’est-il pas temps donc, de libérer l’Église – Institution de cette millénaire et impardonnable hypothèque, qui la lie aux ʺPuissantsʺ de ce monde ?
 
Si vous n’êtes pas capable de vous comporter en un authentique Représentant de Jésus-Christ, qui seriez-vous ?
 
Sainteté,
 
Je ne puis oublier que l’Église célèbre dans deux jours, la fête de la Transfiguration du Christ, sur le Mont Thabor, en Palestine.
 
Puisse le cataclysme de Beyrouth, être le prélude d’un éclatant Thabor de Son Église à Rome même !
 
Sainteté,
 
Recevez l’assurance de ma prière.

Père Élias Zahlaoui
Damas, le 4/8/2020