Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 7 janvier 2018

Mahardeh, ces enfants de 3 à 6 ans qui n'ont encore connu que la guerre… avec la Communauté syrienne de France, octobre 2017



Bonheur de se ressourcer lors d'un nouveau séjour à Mahardeh [محردة]… Retrouvailles avec notre amie Nena Awadmosa, qui déjà avait reçu deux fois la Communauté syrienne de France en 2015, qui d'autres fois alors qu'elle jugeait que la situation à Mahardeh était trop dangereuse pour que nous osions nous y aventurer était néanmoins venue à notre rencontre lors de notre passage à Hama…
En ce mois d'octobre 2017, Mahardeh connaissant une belle accalmie, Nena nous a conviés habiter en sa demeure. Toujours aussi discrète qu'efficace, Nena nous a aussi accompagnés dans toutes nos visites de Hama à Mahardeh.
Merci à la directrice de la crèche Rouna Zahlouk ainsi qu'à toutes les éducatrices et enfants de la crèche Martyr Karim Faracha de Mahardeh qui nous ont fait vivre des instants inoubliables d'intense émotion… Nous leur offrons quelques jouets collectés avant notre départ de France… Bonheur de voir se dessiner une joie non feinte sur le visage de ces enfants. C'est pourtant avec une profonde tristesse que nous songeons que ces bambins âgés de 3 à 6 ans n'ont encore connu que la guerre… Quel sera leur futur ?





Avant cette visite de la crèche, le soir de notre arrivée nous avions rendez-vous avec la comédie au Centre culturel de Mahardeh… Une comédie musicale "Gens de papier" ["#ناس_من_ورق"] inspirée de Fayrouz [فيروز]… Une belle représentation donnée par des artistes de talent… Des chansons qui vont droit au cœur de chacun, Syriens comme visiteurs… Merci à tous ces artistes exprimant face à la guerre pas encore vraiment terminée cette volonté de vivre quoi qu'il advienne… Notre présence est remarquée. En ces temps où les visiteurs étrangers se font rares, en ces temps où l'Occident est plutôt réputé pour son hostilité, cette seule présence ne peut qu'apporter un brin de réconfort à nos hôtes ici et, comme nous le constaterons, partout ailleurs…


Il était plus prudent d'acheter ses billets à l'avance
au très fréquenté Café Shop EMOJI de Mahardeh
















Les membres  du groupe "familiers" de Mahardeh ne peuvent ce soir-là que se remémorer cette nuit d'août 2015 pendant laquelle jusqu'au petit matin nous avions participé à une fête de mariage… Nous savions que pendant que les uns s'adonnaient à la fête, mangeaient, buvaient, chantaient, dansaient… d'autres, comme aujourd'hui,  prenaient leur tour de garde territoriale près des rives de l'Oronte à moins de deux kilomètres de là, sur l'une des multiples lignes de front de Syrie… Au théâtre ou de garde, tous, hommes ou femmes, auront sans doute participé dans la journée à de longues heures d'entraînement au maniement des armes… autant qu'ils auront peut-être répété avec la chorale de l'église…


Tard, après le spectacle Mahardeh reste encore animée, ici au Café Shop EMOJI



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À la maison la Défense nationale de Mahardeh [الدفاع الوطني في محردة]
veille (discrètement) à notre sécurité…



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L'accueil et le sourire de Rouna Zahlouk, la directrice de la crèche…






Sourires d'enfants… source d'énergie et détermination au combat… source de solidarité et fraternité…






































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En remerciement envers la Communauté syrienne de France pour sa visite, les enfants ont confectionné une décoration affectueusement remise à chacun des membres du groupe…


Jean-Claude reçoit sa décoration des mains d'un enfant…







Simon Aw Wakil, chef de la Défense nationale de Mahardeh [الدفاع الوطني في محردة] nous a accompagnés pendant toutes nos visites…











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Un abri, aménagé avec le soutien de la Communauté syrienne de France, où se rassembleront les enfants en cas de bombardement…


Ne jamais perturber les enfants… Ne jamais troubler la joie de vivre des enfants…
Toute descente dans l'abri devient un moment de fête et de jeux !

En sous-sol un abri a été aménagé, avec le soutien de la Communauté syrienne de France, où les enfants sont rassemblés lorsque les sirènes annoncent des bombardements en cours… Les enfants y sont conduits sans affolement, tout est fait pour leur épargner la peur… Dans l'abri ils seront invités à des jeux et à chanter… Un moment de danger sera ainsi mué, autant que possible, en instant de joie enfantine…


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À Mhardeh [ محردة ], malgré la guerre, la vie ne perd jamais ses droits…
Mhardeh, ville chrétienne à la merci d’Al-Nosra

Cities and towns during the Syrian Civil War 


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Autres étapes du 8ème voyage de "solidarité avec le peuple syrien"
de la Communauté syrienne de France, octobre 2017





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