Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 5 mars 2017

Comment éliminer radicalement le terrorisme wahhabite ?…



Voulez-vous savoir comment les États-Unis pourraient éliminer 
le terrorisme islamique mondial et la faim dans le monde ?





Si cela semble absurde et contraire à l’éthique ─ « les États-Unis ne vont pas passer à l’offensive et voler les ressources naturelles d’autres peuples, surtout ses alliés ! » ─, considérons certains faits.

Tout d’abord, quiconque considère ISIS comme un cancer sur la terre qui doit être éradiqué ─ et la plupart des Américains, y compris le président américain Donald Trump, ont cette opinion ─ doit également voir l’Arabie saoudite en des termes semblables. Car le royaume désertique applique le même genre d’islam qu’ISIS – avec toutes les intolérances religieuses, les décapitations, les crucifixions, les mutilations et la misogynie que nous associons aux terroristes.

Pire encore, ce pays dépense une somme astronomique de 100 milliards de dollars annuellement ─ soit des milliers de milliards depuis des décennies ─ pour soutenir et diffuser la forme la plus vile de l'Islam (wahhabisme / salafisme) dans le monde. Pratiquement toute la littérature radicale, les mosquées radicales, les sites radicaux et les programmes satellitaires radicaux ─ qui créent tous ces musulmans radicaux ─ sont financés par l’Arabie saoudite. En d’autres termes, si vous suivez la « radicalisation » des musulmans ─ y compris vos anciens voisins et collègues qui sont soudainement devenus très pieux, se sont fait pousser la barbe ou ont enfilé un voile, puis se sont fait tuer en martyrs dans un attentat-suicide ─, l’argent saoudien sera presque toujours au bout de la ligne.

Cela empire encore : le royaume islamique n’est pas seulement le principal exportateur d’idéologies radicales ; il est aussi le principal financier et soutien matériel des pires groupes terroristes. ISIS et al-Qaïda n’existeraient pas sans l’Arabie saoudite et les largesses des autres États du Golfe.

Alors, comment l’Arabie saoudite est-elle en mesure d’alimenter ce djihad polyvalent et global ? Entièrement avec ses réserves de pétrole sous la péninsule arabique.

Maintenant, dans un monde équitable, les Saoudiens devraient sûrement garder les ressources naturelles de l’Arabie, même si c’est l’Occident qui a découvert et créé la technologie pour utiliser le pétrole. Mais lorsqu’ils utilisent ouvertement cette richesse pour répandre la haine, la tourmente, le terrorisme et le massacre d’innocents dans le monde, la communauté internationale est sûrement en droit de répondre ─ en l’occurrence, en saisissant l’arme de leurs mains, c’est-à-dire les puits de pétrole.

Certains pourraient soutenir que, quels que soient les mérites de cet argument, il n’y a aucun moyen pour les dirigeants américains de vendre une telle guerre au peuple américain. En fait, ils le pourraient ─ très facilement ; et tout ce qu’ils auraient à faire, c’est dire au peuple américain la vérité pour obtenir une volte-face.

Rappelez-vous, l’establishment s’est déjà comporté de manière plus « spectaculaire », y compris en passant à l’offensive contre plusieurs dirigeants arabes ─ en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Dans tous les cas, les vrais motifs de guerre étaient cachés au public, probablement parce qu’ils ne servaient pas et ne servent pas les intérêts américains (d’où la raison pour laquelle ISIS est maintenant enracinée dans l’Irak « libéré », ou à la Syrie « libérée »). Tous ce que les dirigeants américains et les médias avaient à faire, c’était de présenter Saddam, Kadhafi et Assad comme des « monstres » persécutant leur propre peuple. C’était assez pour la plupart des Américains pour acquiescer à ces guerres, si ce n’était pas de les soutenir de tout cœur.

Dans le cas de l’Arabie saoudite, l’establishment n’aurait pas à tromper le public : le régime saoudien est un monstre. Comme dans les territoires détenus par ISIS, les femmes ne sont guère mieux loties que des biens ou des meubles ; les blasphémateurs, les apostats et les homosexuels sont persécutés et parfois exécutés ; tous les non sunnites ─ des hindous aux chiites ─ sont des sous-humains infidèles à traiter en conséquence ; les églises sont fermées, les bibles et les crucifix confisqués et détruits, et les chrétiens pris en flagrant délit d’adoration en privé, jetés en prison et torturés. L’Arabie saoudite est sans doute encore plus arriérée qu’ISIS : les femmes peuvent encore conduire à Mossoul et Raqqa, alors qu’elles en sont interdites à Riyadh ; et le gouvernement saoudien a son propre département spécial consacré à traquer et exécuter les sorcières et magiciens.

La sauvagerie saoudienne ne se limite pas non plus à la péninsule. Le régime a publié une fatwa, ou un décret sanctionné par l’islam, toujours disponible en ligne pour que tous puissent voir, en appelant les musulmans du monde à haïr tous les non-musulmans (c’est-à-dire plus de 99% des Américains ; voici ce que « nos amis et alliés » pensent vraiment de nous).



Bref, d’un point de vue libertarien ou humanitaire ─ et c’est le point de vue qui a été utilisé pour justifier la guerre en Irak, en Libye et en Syrie ─, la tyrannie de Saddam, de Kadhafi et d’Assad est bien pâle par rapport à celle des dirigeants saoudiens.

Dans ce contexte, comment arrêter cela ? Disons que le Conseil de sécurité de l’ONU ─ l’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, toutes nations qui ont souffert de la radicalisation et du terrorisme financés par l’Arabie saoudite ─ enverrait une coalition militaire pour saisir et internationaliser les puits de pétrole d’Arabie ? En quoi cela serait-il différent de la saisie des avoirs d’une organisation terroriste, que ce régime représente ? Il n’y aurait même pas de « guerre », certainement rien à l’échelle de l’invasion américaine de l’Irak.

Le pétrole peut être partagé à parts égales, des prix internationaux justes peuvent être établis et, pour apaiser toute culpabilité occidentale, les revenus ─ y compris les 100 milliards dépensés annuellement de parrainage du radicalisme islamique et de la terreur ─ peuvent aller aux pauvres et aux nécessiteux du monde. Les Arabes péninsulaires pourraient encore recevoir une riche allocation ; ils peuvent garder la Mecque et Médine et, s’ils le désirent encore, pratiquer la charia pour eux-mêmes sans être une menace pour le monde civilisé en général.

Un deal gagnant-gagnant pour tous les pays concernés ─ le monde développé, le monde sous-développé et même les Arabes péninsulaires contents de pratiquer l’islam entre eux. Même les musulmans du monde, dont on nous dit qu’ils sont extrêmement modérés, devraient accueillir avec joie la libération de leurs lieux sacrés.


La complicité avec l'Arabie saoudite exportatrice du wahhabisme ne date pas d'aujourd'hui… DeGaulle s'y est, lui aussi, complu



Les seuls qui vont perdre sont ceux qui s’engagent à utiliser la richesse pétrolière pour répandre les idéologies islamiques radicales et le terrorisme dans le monde.

Si cette proposition semble encore trop « irréaliste », rappelez-vous : nous avons déjà eu des précédents où les États-Unis se sont comportés de façon plus spectaculaire. En 2003, l’administration Bush a accusé Saddam Hussein d’être derrière le 11-Septembre, de développer des armes de destruction massive et d’avoir commis des violations des droits humains sans précédent. Parce que ces accusations étaient fausses ou exagérées ─ même les violations des droits de l’Homme étaient souvent menées contre des types d’ISIS ─, la plupart des nations du Conseil de sécurité ont rejeté la guerre contre l’Irak. Néanmoins, les États-Unis ont envahi et conquis l’Irak ; et l’Américain moyen était assez d’accord.


Barack Hussein Obama et Salmane ben Abdelaziz al-Saoud… copains comme cochons !


Alors, qu’est-ce qui empêchera les États-Unis de remettre le couvert seuls ou en coopération avec tous ou certains membres du Conseil de sécurité ─ peut-être un effort commun Trump / Poutine ─ pour couper la lignée du terrorisme mondial ? Ce n’est pas la realpolitik, les théories de « l’équilibre du pouvoir » ou les normes éthiques qui empêchent les États-Unis de défaire la tête du serpent djihadiste. Si les États-Unis ont pu aller à l’encontre de l’opinion internationale et envahir l’Irak sous un certain nombre de prétextes faux / douteux, pourquoi ne peuvent-ils pas faire de même avec une nation qui est coupable de soutenir et de disséminer le radicalisme et le terrorisme dans chaque coin du globe ? Par ailleurs, à la différence de Saddam Hussein, les dirigeants saoudiens ─ pour ne rien dire des 15 terroristes du 11-Septembre sur 19 ─ étaient effectivement impliqués dans les attentats du 11-Septembre, au cas où les Américains seraient encore intéressés de se faire payer cette facture.


Impensable que ce président, si niais soit-il, n'ait pu saisir l'allégeance au wahhabisme découlant d’un tel acte…



Un président tout ravi de brandir un cimeterre, l'épaule couverte du drapeau de l’Arabie saoudite,
le drapeau vert wahhabite frappé de l’inscription de la cha'ada associée à un sabre,
symbolisant la soumission consentie ou non à la charia et au wahhabisme.


Le prince wahhabite héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, ministre de l'Intérieur du royaume,
est décoré de la Légion d'honneur vendredi 4 mars 2016 par Hollande


Pourquoi cette proposition n’a-t-elle pas été mise en œuvre ? Parce que les Saoudiens savent mieux que quiconque quelle est la vulnérabilité de leurs activités terroristes et qu’ils ont acheté, il y a longtemps, des politiciens, des institutions, des universités et des médias occidentaux influents ─ en un mot, l’establishment. Autrement dit, la richesse saoudienne n’est pas seulement consacrée au djihad offensif, à la propagation d’idées et des groupes radicaux à travers le monde, mais au djihad défensif. Cela consiste à « donner » des milliards à des éléments occidentaux clés, qui à leur tour blanchissent ce pays devant le public américain ─ vous savez, notre « allié indispensable dans la guerre contre le terrorisme ».


Et, est-ce qu'en France cela changerait avec la Marine ?
La Marine, au Liban les 19 et 20 février 2017, a rencontré Hariri, cet homme d'affaires étroitement lié à l'Arabie saoudite donc au wahhabisme…
Encore une qui ouvertement mange au même râtelier que les terroristes takfiris wahhabites…
avec, comble du mensonge et de l'hypocrisie, un prétendu soutien aux Chrétiens d'Orient !


"Plus puissante que l'épée"… ou de l'art de tromper tout le monde…
La Marine a fait son cinéma en croyant humilier le Grand Mufti du Liban…
Pas de voile devant le Grand Mufti mais le fric wahhabite dans la poche !
Ce qu'elle ne dit pas c'est qu'auparavant elle a rencontré le président du Conseil des ministres Saad Hariri homme d'affaires né à Riyad et étroitement lié à l'Arabie saoudite donc au wahhabisme propagateur de l'idéologie mère du terrorisme à travers le monde… Pas de voile devant le Grand Mufti mais le fric wahhabite dans la poche ! Comment donc paiera-t-elle sa dette vis à vis des wahhabites qui, soyons-en certains, ne l'oublieront pas… Comment fera-t-elle payer sa dette par les Français ?
Mais la Marine n'aura reçu que des miettes… les patrons wahhabites des Hariri ont misé sur un autre canasson. Shiacity veille… et nous livre cette info que et Macron et l'Arabie saoudite auraient voulu occulter :

À Paris le 4 mars 2016, François Hollande, a décoré de la Légion d’Honneur le prince Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur, pour son action… dans la lutte contre le terrorisme ! Emmanuel Macron alors ministre de l'Économie accueillait le prince à Roissy.[Saudiarabiatoday]
Bruxelles le 24 février 2017, Emmanuel Macron rencontre Abdulrahman S. Alahmed, ambassadeur de l’Arabie saoudite à Bruxelles accompagné de Philippe Close, membre du Parti socialiste (PS) en Belgique. Philippe Close souligne que l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Paris, Al-Ankary et Emmanuel Macron se sont rencontrés à plusieurs reprises. Et Philippe Close ajoute : « Riyad soutient Emmanuel Macron à la présidentielle 2017. Le Royaume d’Arabie Saoudite a décidé de financer plus de 30% de la campagne d’Emannuel Macron pour l’élection présidentielle 2017. » [shiacity.fr]



Le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ambassadeur du wahhabisme, débarque dans l'Est de l'Asie…



L’establishment a un autre travail plus subtil : conditionner les Américains à croire que l’idée même de saisir le pétrole saoudien est aussi irréaliste et absurde que… eh bien, de voir Donald Trump devenir président.

Mais les temps changent et les vieux paradigmes se brisent ; des choses jadis dédaignées par l’establishment comme « impossibles » et « ridicules » arrivent. Au fait, il y a un nouveau gouvernement américain en ville, dirigé par quelqu’un dont l’immense richesse l’immunise contre les pots-de-vin saoudiens ─ celui qui promet de drainer le marais. L’une des choses les plus grossières qui seront sûrement trouvées, collées autour du trou de drainage et ayant besoin d’être éradiquées, c’est l’alliance impie entre l’Arabie saoudite et l’establishment.

Raymond Ibrahim

Note du Saker Francophone

Voici un nouvel auteur trouvé en papillonnant sur le web, donc l'article est à prendre avec des pincettes mais l'idée générale fait son chemin. Il n'est pas le premier à en parler. Si on veut être taquin, il faut se dépêcher, sinon les puits seront à sec.

Si on surveille attentivement la toile, on peut peut-être aussi relier cet article à une étonnante minute de vérité d'Éric Denécé du Cf2R sur la situation en Syrie devant un Yves Calvi « faussement » étonné.

Le site Stratpol (site d'analyses politico-stratégiques) vient d'ailleurs de publier une série de vidéo d'un colloque du Cf2R (Centre français de Recherche sur le Renseignement) sur le thème de l'idéologie wahhabite dont voici les vidéos mises en ligne. Juste au moment où Trump arrive au pouvoir ? Assiste-t-on à un revirement géopolitique dont les Saoudiens vont faire les frais ?


Sources :

- Le Saker Francophone - Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux


- Article original (en anglais) : Raymond Ibrahim - Seize Saudi Oil, Solve World Problems

Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) : La menace mondiale de l’idéologie wahhabite

Aux origines du terrorisme : "L'idéologie wahhabite, une menace mondiale"

Wayne MADSEN - Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient (25 octobre 2011)

Le terrorisme n’est pas un ennemi mais un moyen de faire la guerre, tous les États l'utilisent

Catherine Shakdam : A History of Wahhabism and the Hijacking of the Muslim faith


4 commentaires:

  1. Soulignons les incohérences de la Marine qui - simplification populiste obligeant - par son incapacité à désigner clairement l'ennemi : le wahhabisme, s'en fait la complice. Plutôt que d'attaquer indistinctement "un" islam, quand consentira-t-elle à comprendre que l'islam qu'elle prétend combattre est tout aussi divers et complexe que l'est le christianisme ?

    Marine Le Pen, en refusant les exigences d'un protocole, a transformé en coup d'éclat médiatique l'annulation de sa rencontre initialement sollicitée avec Abdellatif Deriane, le Grand Mufti de la République libanaise… Irresponsable, aura-t-elle contribué à jeter de "l'huile sur le feu" dans une région où les heurts interconfessionnels restent latents quand ils ne sont pas aigus ? C'est peu probable. Ce qui est certain c'est qu'elle n'en sortira pas grandie, ayant fait la démonstration par son incapacité à se plier à un protocole de son inaptitude à exercer toute fonction représentative des institutions républicaines françaises auxquelles elle prétend accéder au plus haut grade…

    Après tout la personne de la Marine n'a que très peu d'importance… Plus intéressant est le contexte dans lequel est venue se prendre les pieds dans le tapis la Marine…

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  2. Abdellatif Deriane a été choisi voilà trois ans par le Président du Conseil des ministres, le sunnite et homme d'affaires Saad Hariri né à Riyad. Comme Saad Hariri, le Grand Mufti Abdellatif Deriane reste l’homme des Saoudiens, même si son titre et sa parole modérée lui valent un respect local certain. Les Hariri sont indéniablement pro-saoudiens par leurs intérêts financiers dans le Royaume wahhabite. Objectivement, d'autres clans majeurs, tels ceux de Walid Joumblatt [communauté druze, Parti socialiste progressiste (PSP), ou des Gemayel et Samir Geagea [Forces libanaises] (rencontré par la Marine) sont proches des Saoudiens indépendamment de leurs idéologie ou religion.

    Tout cela sans oublier les intérêts qataris…

    Cette "saoudisation" du Liban s'est intensifiée avec l’alliance anti-syrienne de 2005… Dans ce contexte, les chiites du Hezbollah, défenseurs de la frontière face à Israël, s'imposent comme les garants les plus crédibles contre cette "wahhabisation", ce qu'a parfaitement intégré le nouveau Président de la République libanaise, Michel Aoun.

    Plus globalement, la population du Liban subit une tentative de "saoudisation", autrement dit de "wahhabisation", par une propagande subversive visant les Sunnites contre laquelle résistent les groupes - principalement chiites - qui se battent en Syrie et Iraq contre Daesh, Al-Qaïda et toute une nébuleuse de groupuscules affiliés.

    Ainsi prévaut toujours dans la région - de l'Iraq au Liban -, aujourd'hui orchestrée par l'Arabie saoudite et le Qatar, une lutte contre les Chiites… à laquelle l'Occident apporte aveuglément un soutien inspiré par Israël… Lutte manifestement plus géopolitique que religieuse.

    Apparaît ainsi toute la fragilité du Liban malgré une union de façade de la majorité de sa classe politique. Seul le maintien du président Bachar al-Assad et la résistance du Hezbollah préservent aujourd'hui le Liban d'un embrasement et du déchaînement du terrorisme wahhabite - auquel répondrait un contreterrorisme - sur son sol…

    Équilibre fragile… tant qu'Américains et Israéliens modèrent leurs velléités d'agression conte l’Iran… et la Russie.

    Menaces dans la continuité d'une politique américaine ayant déjà sévi et échoué deux fois, dans la guerre contre l’Iran demandée à Saddam Hussein puis lors de la tentative de mainmise sur la Géorgie. À ces menaces répond le retour des Russes sur la scène moyen-orientale et leur soutien aux Chiites, Alaouites et tout autres populations agressées par le takfirisme wahhabite.

    Ainsi se perpétue dans la région une Guerre froide nourrie de la volonté hégémonique saoudienne… Guerre véritable avec tous ses malheurs en Syrie et au Yémen… sans exclure qu'elle ne se propage dans un avenir pas si éloigné au Liban…

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  3. Quand Marine Le Pen veut exporter son laïcisme au Liban

    sur Boulevard Voltaire, un article de Arnaud Guyot-Jeannin

    http://www.bvoltaire.fr/arnaudguyotjeannin/marine-pen-veut-exporter-laicisme-liban,315682?mc_cid=50f04cc1c0&mc_eid=b9739fc4f3

    Le Liban est un pays multiconfessionnel depuis les origines. « […] La culture libanaise est née en même temps des chrétiens et des musulmans » » a reconnu Marine Le Pen lors de son voyage à Beyrouth. La présidente du Front national, candidate à l’élection présidentielle, a tenu ces propos après son refus de se voiler devant le grand mufti de la République libanaise Abdellatif Deriane, le mardi 21 février. N’y a-t-il pas là une contradiction ? Marine Le Pen n’élargit-elle pas son laïcisme hexagonal aux dimensions d’un Liban pluriel ? « À Rome, fais comme les Romains », affirmait justement Ambroise de Milan en son temps. C’est là une conception chrétienne de la laïcité qui est le contraire du laïcisme univoque.

    Ce voyage commença sous les meilleurs auspices dans le sens du dialogue constructif, des bonnes relations internationales et de la diplomatie intégrée. À cet égard, la présidentiable Marine Le Pen a rencontré les représentants chrétiens et musulmans libanais importants : le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le ministre des Affaires étrangères Gebrane Bassil, le douteux patron des Forces libanaises Samir Geagea (emprisonné depuis onze ans après la guerre civile pour un attentat à l’explosif dans une église qui a fait onze morts), le chef du parti Kataëb Samy Gemayel et le patriarche maronite Mgr Bechara Raï. En revanche, elle n’a pas voulu rencontrer un représentant chiite du Hezbollah, mouvement politico-religieux musulman non négligeable qui soutient – comme elle – la Syrie de Bachard el-Assad contre l’État islamique. Pas plus, donc, que le grand mufti Abdellatif Deriane !

    Marine Le Pen s’en est expliquée devant les journalistes : « J’ai indiqué, hier, que je ne me voilerais pas. Ils n’ont pas annulé le rendez-vous.
    J’ai donc cru qu’ils accepteraient que je ne porte pas le voile […] Je ne me voilerais pas. Ils ont cherché à m’imposer cela, à me mettre devant le fait accompli. Eh bien, on ne me met pas devant le fait accompli. » L’institution sunnite Dar al-Fatwa, dirigée par le grand mufti, a répliqué dans un communiqué de presse en jugeant l’attitude « inconvenante » de la députée européenne face à « une règle bien connue ». En effet, Marine Le Pen inverse les rôles. N’est-elle pas présomptueuse et peu respectueuse des coutumes d’un pays qui l’accueille ? À défaut du voile qu’on lui proposait, ne pouvait-elle pas se couvrir la tête d’un foulard à la façon des femmes qui rencontrent le pape ? N’a-t-elle pas tenté un passage en force amateur qui, en réalité, n’avait aucune chance d’aboutir ? Alors, n’est-ce pas un coup médiatique de la candidate à l’élection présidentielle ? Des questions qui resteront probablement sans réponse de sa part.

    En réagissant de la sorte, Marine le Pen fait preuve de démagogie électoraliste et de court-termisme balbutiant. Elle a peur d’une photo qui pourrait déplaire à ses électeurs en France. Pourtant, la France n’est pas le Liban. On peut imaginer, également, qu’elle refuserait d’entrer dans une mosquée en se déchaussant. Elle ne respecte pas la religion et l’identité/altérité d’un pays. Elle revendique la singularité nationale en France, mais la rejette lorsqu’elle se trouve au Liban. Le vice-président du FN, Florian Philippot, peut commenter aussitôt dans un élan solennellement décalé : « Un magnifique message de liberté et d’émancipation envoyé aux femmes de France et du monde. » En réalité, une déclaration grandiloquente qui mêle un féminisme libertaire à un ethnocentrisme occidental représentant un universalisme négateur de la pluralité du monde. Un voyage qui se termine (volontairement ?) mal.

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  4. MLP m'a une nouvelle fois déçu avec cette affaire. Elle me donne l'impression qu'elle n'a pas la stature, notamment diplomatique, pour assumer la fonction de chef d'Etat. Si elle est allérgique aux coutumes musulmanes, pourquoi est-elle allée au Liban plutôt qu'en Hongrie? et, surtout, pourquoi y avoir rencontré des religieux. Que je sache, un politique doit traiter avec des politiques, pas avec des curés, des imams ou des popes. En second lieu, elle donne aussi l'impression de s'être rendue en terre d'islam en militante anti islam. Que ce soit à des fins de politique intérieure est encore plus irresponsable. Après, on s'étonne que les islamistes nous traitent de '"croisés". Les croisades s'est terminée. Nous n'avons pas à vouloir imposer notre modèle de société aux autres, comme les autres n'ont pas à vouloir nous imposer le leur chez nous. Je pense qu'elle a peut être ravi une partie de son électorat la plus "basique" et je pèse mes mots, mais sur le plan international, elle a certainement perdu en crédibilité. Les relations internationales, ce n'est pas du tractage sur le marché du coin.

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