Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

vendredi 7 octobre 2016

Une Europe qui porte des fruits chrétiens : 7 octobre 1571… la bataille de Lépante…



Signe du Ciel : le 7 octobre est l'anniversaire de la bataille de Lépante - la plus formidable raclée jamais infligée aux Ottonans - mais aussi l'anniversaire de la naissance du président Vladimir Poutine ! Difficile de ne voir là qu'une simple coïncidence ! Ayons Confiance !

7 octobre 1571…  Bataille de Lépante… Le Monde chrétien, réunissant les flottes vénitiennes, espagnoles et papales autour de la Sainte Ligue, affronte l’Empire ottoman et sa puissante flotte…


La bataille de Lépante, imaginée par le peintre flamand Andries van Eertvelt en 1622
(Attaque de plusieurs galères turques contre une galéasse vénitienne)





La Basilique Notre Dame de la Victoire à Saint-Raphaël — devenue à présent Notre Dame du Rosaire — tout comme la fête liturgique instituée par le pape saint Pie X commémorent la victoire de Lépante.

Au XVI° siècle, le Souverain Pontife Pie V avait demandé aux catholiques de confier à la Vierge Marie l’issue de cette bataille navale. La victoire de Lépante, le 7 octobre 1571, est un jalon incontournable dans l’histoire de l’unité européenne.

Fort de ce patrimoine historique qui n’est pas sans résonance contemporaine, l’Association  les Amis de la Basilique Notre Dame de la Victoire, créée en 2010, veut développer une réflexion et une action sur divers thèmes afin d’apporter sa modeste contribution à la compréhension des enjeux culturels et religieux de l’Europe du XXI° siècle.


LA BATAILLE DE LÉPANTE


Cette bataille est la plus célèbre que les Chrétiens aient jamais gagnée sur mer. Elle fut donnée dans le détroit qui est entre les petites îles de Cursolari, autrefois les Échinades, et la terre ferme, environ à soixante milles du promontoire…

Les Turcs ayant mouillé à Lépante apprirent que les Chrétiens en quittant Corfou, venaient sur eux à pleines voiles. Ils avaient si mauvaise opinion de la flotte Chrétienne, qu’ils ne s’imaginèrent pas qu’elle eût assez de hardiesse pour leur présenter le combat.
Leurs généraux néanmoins alarmés par ce bruit, envoyèrent en diligence des barques dans tous les ports de ce golfe pour y chercher des matelots et des soldats, et firent embarquer ce qu’ils avaient de cavaliers. Bientôt après, on leur rapporta que la flotte Chrétienne avait déjà gagné au-dessus de l’île de Céphalonie. Les Turcs levèrent promptement les ancres, pour fermer le passage aux Chrétiens. La flotte Ottomane commandée par Ali Bâcha, était composée de deux cens galères, et de près de soixante-dix frégates et brigantins. Celle des Chrétiens était composée de deux cent dix galères, de vingt-huit grands navires d’équipage, et de six galéasses garnies de grosse artillerie. La fleur de la noblesse d’Italie était dans cette armée, et plusieurs d’entre eux s’étaient déjà signalés à la guerre…




D. Juan d’Autriche, frère naturel de Philippe II roi d’Espagne, était généralissime de l’armée ; et Marc-Antoine Colonne, général de la flotte du Saint-Siège, avec pouvoir de commander absolument en l’absence de D. Juan. Venieri était général de la flotte Vénitienne. Les Chrétiens sortirent du port Alexandrin le 2 du mois d’octobrev1571 et s’élargirent dans le golfe de Lépante. Les barbares qui avaient pendant la nuit gagné au-delà du golfe, mouillèrent à Galengo ; les Chrétiens qui s’étaient plus avancés, jetèrent les ancres entre Pelata et les îles Cursolaires. Les deux flottes quittèrent leurs postes au point du jour du lendemain, sans le savoir de part ni d’autre. Ainsi elles se trouvèrent engagées à donner bataille. Les Chrétiens partagèrent leur armée en quatre corps. L’aile droite était composée de cinquante-quatre galères, et commandée par André Doria. Augustin Barbarigo était à la tête de l’aile gauche, avec un pareil nombre de galères. D. Juan d’Autriche s’était réservé le corps de la bataille, composé de soixante-et-un vaisseaux, et avait à ses côtés Venieri. Le fils du duc d’Urbin joignit la capitane de la flotte du Saint-Siège, monté sur celle du duc de Savoie ; et Alexandre de Parme joignit celles des Vénitiens, sur la capitane de la république de Gênes. Pierre Justsniani, qui commandait les galères de Malte, et Paul Jourdain, étaient aux deux extrémités de cette ligne, Le marquis de Sainte-Croix avait un corps de réserve de soixante voilés, pour soutenir ceux qui plieraient les premiers. Jean de Cordoue précédait toute l’armée avec une escadre, de dix vaisseaux, pour aller à la découverte ; et les six galéasses Vénitiennes étaient une espèce d’avant-garde. Les deux armées se trouvèrent séparées par les îles Cursolaires à soleil levé. Quelque temps après les Infidèles parurent à peu près dans le même ordre de bataille, sinon qu’ils n’avaient point de corps de réserve, et qu’ils avaient plus étendu leur ligne, qui était, selon leur coutume, courbée en forme de croissant. Hali était au milieu de l’armée, monté sur la capitane opposée directement à celle de D. Juan d’Autriche. Pertau était à côté d’Ali sur une autre galère. Louchali et Siroch, qui commandaient les deux ailes, avaient en tête Doria et Barbarigo.




Les deux armées n’étant éloignées que de douze milles, D. Juan fit donner le signal pour combattre, en faisant arborer l’étendard qu’il avait reçu à Naples de la part de Sa Sainteté. L’image de Jésus-Christ sur la Croix, brodée sur cet étendard, ne fut pas sitôt déployée, que toute l’armée la salua avec de grands cris de joie. Alors tous les officiers donnèrent le signal de la prière, et toute l’armée à genoux adora l’image sacrée de Jésus-Christ. C’était un spectacle assez surprenant de voir tous ces soldats armés pour combattre, et ne respirant que le carnage, se prosterner devant le Crucifix, et demander à Dieu la grâce de vaincre les Infidèles. Cependant les deux flottes s’approchaient, et celle des Turcs était poussée par un vent favorable, mais qui tomba un peu avant qu’on eût commencé le combat. Aussitôt il se releva tant soit peu en faveur des Chrétiens, et porta la fumée de leur artillerie dans l’armée Ottomane : de sorte qu’on regarda ce changement comme une espèce de miracle, et comme un secours envoyé du Ciel. Le 7 d’Octobre les deux armées étant à la portée du canon, on fit un si grand feu de part et d’autre, que l’air fut tout obscurci. Après qu’on se fut vaillamment battu pendant trois heures avec un avantage égal, la victoire commença de favoriser l’aile gauche des Chrétiens, commandée par Barbarigo, qui coula à fond la galère de Sirocho, lequel fut tué en se défendant comme un lion. Sa mort jeta la consternation dans les galères qu’il commandait, qui vivement pressées par celles de Venise, s’enfuirent vers la côte. Le bruit de la victoire répandu dans l’armée des Chrétiens, parvint jusqu’à dom Juan d’Autriche, qui se battait contre le gênerai Hali, et qui commençait à remporter l’avantage. Les Espagnols ayant quelque jalousie de ce que les Vénitiens avaient donné le branle à la victoire, firent à nouveau feu sur la capitane, tuèrent Hali, montèrent dans sa galère, et en arrachèrent l’étendard. Dom Juan fit alors crier Victoire ; et ce ne fut plus là un combat, mais un horrible massacre des Turcs, qui se laissaient égorger sans se défendre. Dork qui commandait l’aile droite, n’ayant pas assez de vaisseaux pour faire un front égal à ceux de Louchali, gagna la mer avec toutes ses galères. Louchali le poursuivant, invertit quelques vaisseaux Vénitiens dont il se rendit maître, et voulut ensuite attaquer le gros de l’armée Chrétienne ; mais ayant aperçu que Doria et le marquis de Sainte-Croix s’efforçaient de tenir sur lui, il s’enfuit à toutes voiles suivi de trente galères : le reste de ses vaisseaux fut pris ou coulé à fond. Pertau, sans être connu, s’échappa dans un esquif au travers des galères Chrétiennes.

Les Turcs perdirent plus de trente mille hommes dans cette bataille, une des plus sanglantes pour eux qu’ils eussent donnée depuis le rétablissement de leur empire. Les Chrétiens firent cinq mille prisonniers, entre lesquels se trouvèrent les deux fils de Hali, et se rendirent maîtres de cent trente galères Ottomanes : plus de quatre-vingt-dix-sept se brisèrent contre la terre, ou furent coulées à fond, ou consumées par le feu. Près de vingt mille esclaves Chrétiens recouvrirent la liberté ; et le butin fut très considérable, parce que ces barbares venaient de piller les îles et de prendre plusieurs vaisseaux marchands. Les Chrétiens y perdirent huit mille hommes, dont le plus considérable fut Barbarigo, commandant de l’aile gauche, lequel après avoir enfoncé l’aile droite des ennemis, reçut un coup de flèche dans l’œil, dont il mourut quelque temps après. Le combat dura depuis cinq heures du matin jusqu’au soir. L’obscurité et la mer qui devint grosse, obligea les vainqueurs à se retirer dans les ports les plus proches, d’où on envoya des courriers au Pape, à la République de Venise, et à tous les princes Chrétiens, pour leur faire part d’une si heureuse nouvelle.

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7 octobre 1571 : bataille de Lépante,
les flottes espagnole et vénitienne anéantissent la flotte turque


Bataille navale de Lépante, à proximité du golfe de Patras en Grèce.

La Sainte Ligue composée de l'Espagne, de Venise et des États pontificaux du pape Pie V, et à une échelle moindre de Gênes et de d'autres États italiens, ainsi que des chevaliers de Malte, bat les turcs à Lépante, près de Corinthe. La flotte de plus de 200 navires est sous le commandement de Don Juan d'Autriche, frère du roi d'Espagne Philippe II et fils naturel de Charles Quint. Ce sont près de 100 000 hommes qui s'affrontent dans les deux camps. Les Turcs du Sultan d'Istanbul, Selim II Mast, sont écrasés. L'amiral Ali Pacha est fait prisonnier et décapité. Cette défaite marque un coup d'arrêt à l'avancée turque sur la Méditerranée. Un jeune soldat espagnol est blessé au combat et perd sa main gauche. Il s'agit d'un certain Cervantès.

Cette bataille marque un tournant dans la stratégie navale. En effet, c'est la première fois que les galères sont opposées (à grande échelle) à une flotte plus manœuvrante et armée de canons. La démesure de l'affrontement en fait un événement inouï : on dénombre 7 500 morts chez les chrétiens, 30 000 morts ou blessés et 8 000 prisonniers chez les Turcs, 15 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers ; 117 navires, 450 canons et 39 étendards sont pris aux Turcs.
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Paul Véronèse : Bataille de Lépante

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La fête catholique de Notre-Dame du Rosaire a été instituée pour célébrer la victoire à Lépante en 1571. Elle est fixée au 7 octobre depuis 1913.

Notre Dame du Rosaire est une des dénominations de la Vierge Marie, ce nom a été notamment donné à la Vierge Marie lors des événements de Fatima en 1917.

Le rosaire est une variante de chapelet utilisée par les catholiques. C'est un grand chapelet consacré à la Vierge. Il tire son nom du latin ecclésiastique rosarium, qui désignait la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée. Une légende veut que le rosaire ait été donné à Saint Dominique (1175-1221) par la Vierge Marie. Le chapelet utilisé est un collier composé de cinq dizaines de petits grains appelés Ave, précédées chacune d'un grain plus gros appelé Pater. Partant de l'un des grains plus gros, une branche terminale comporte trois petits grains (Ave), un gros (Pater) et un crucifix. Les appellations Ave et Pater correspondent au premier mot de la version latine des prières récitées.
Le roi d'Espagne Philippe II pratiquait beaucoup la dévotion du Rosaire, à laquelle il attribuait sa victoire contre les musulmans lors de la bataille de Lépante en 1571. À la suite de cette victoire, attribuée à l'intercession de la Vierge, la fête de Notre-Dame de la Victoire fut localement fixée au 7 octobre, date anniversaire de la bataille de Lépante. En 1913, le pape saint Pie X l'étendit à l'église universelle. Cette fête se nomme à présent Notre-Dame du Rosaire.




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