Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

samedi 6 février 2016

Vers la fin du schisme survenu en 1054 entre le monde catholique et le monde orthodoxe



François et le Patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople s'embrassent
au cours d'une célébration œcuménique en l'Église du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 25 mai 2014



François et le Patriarche œcuménique Bartholomée à leur arrivée sur le Mont des Oliviers
et la résidence d'été de Sa Béatitude le Patriarche Theophilos III au Petit Galilée, le 26 mai 2014

À l’occasion du message adressé au patriarche œcuménique, le 30 novembre, pour la saint André, le pape François a notamment souligné : “Même si toutes les différences entre les Églises catholique et orthodoxe n’ont pas été abolies, il existe maintenant les conditions nécessaires pour cheminer vers le rétablissement de « la pleine communion de foi, de concorde fraternelle et de vie sacramentelle qui exista entre elles au cours de premier millénaire de la vie de l’Église » (Déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras Ier, 7 décembre 1965).

Ayant restauré une relation d’amour et de fraternité, dans un esprit de confiance, de respect et de charité mutuels, il n’y a plus d’empêchement à la communion eucharistique qui ne puisse être surmonté par la prière, la purification des cœurs, le dialogue et l’affirmation de la vérité. En effet, là où l’amour est présent dans la vie de l’Église, sa source et sa réalisation doit toujours être trouvée dans l’amour eucharistique. De même, le symbole du baiser fraternel trouve sa plus profonde vérité dans le baiser de paix échangé dans la célébration eucharistique.”

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Nous nous acheminons, après la rencontre prévue le 12 février 2016 à Cuba entre le Pape François et le Patriarche Cyrill de Moscou, vers la réunification qui mettra fin au schisme survenu en 1054 entre le monde catholique et le monde orthodoxe.

L'Église de l'Unité a été créée à Paris le 8 mai 2015 (en plein accord avec le Pape François) sous l'égide de Monseigneur Jean Abboud, de l'Église grecque melkite catholique, et de Sa Sainteté Nicolas 1er, Patriarche du Patriarcat Orthodoxe des Nations sis à Paris.

Le jour de Noël, Mgr Abbdoud a adressé au Très Saint Père François, un message par lequel sont annulées les excommunications réciproques prononcées en 1054 par les deux légats du pape Léon IX (au nom de celui-ci alors qu'il était déjà mort !) et par le Patriarche Michel Cérulaire pour la partie orthodoxe.

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Facebook : Mgr Jean Abboud





Très Saint Père,

En cette nuit où La Lumière Éternelle du Verbe se rend visible et dissipe les ténèbres de la foi, je viens vous annoncer la naissance de l'Église de L'Unité.

C'est la première fois depuis le mois de juillet 1054 que le clergé orthodoxe et catholique dans l'Église de l'Unité concélèbre ensemble et communie ensemble au Corps et au Sang du Christ.

C'est la première foi qu'une Église décide l'annulation judiciaire des excommunications de 1054.

En effet, par arrêt du 17 décembre 2015 notre Cour Suprême a lu publiquement ce qui suit ;

"Attendu que depuis 1054 jusqu'à nos jours les Églises Orthodoxes et Catholiques se sont séparées sur base des excommunications nulles et de nul effet ;

Que la mort du Saint Pape Léon IX est intervenue le 19 avril 1054 et que de ce fait aucun décret d'excommunication ne peut être valablement fait ni prononcé pour lui et en son nom à partir de ce jour ;

Que la mission et l'excommunication opérées par les légats Humbert de Moyenmoutier et Pierre d'Amalfi sont nulles et de nul effet puisque l'une et l'autre ont illégalement opéré malgré la mort du Saint Pape le 19 avril 1054 ;

Que l'excommunication prononcée au mois de juillet 1054 par le Patriarche Michel Cérulaire à l'encontre du Saint Pape Léon IX, décédé le 19 avril 1054, est également nulle et de nul effet ;

Que les relations tendues entre Rome et Constantinople n'ont pas permis aux juristes des deux Églises de rendre cet arrêt ;

Que se fondant sur l'adage "mieux vaut tard que jamais", moi, Jean de Marie Abboud, Premier Président de la Cour Suprême de l'Église de l'Unité, je confirme la nullité des deux excommunications rendues au nom et contre un pape mort.

Cet arrêt est non susceptible d'aucun recours et s'impose aux Églises Orthodoxe et Catholique conformément au canon numéro 2 du Code de Droit Canonique de l'Église de l'Unité."

Je ne peux que me réjouir de l'accueil de nos évêques et prêtres de l'Église de l'Unité par leurs confrères catholiques romains ainsi que de leur collaboration avec nos officialités et particulièrement avec la Cour Suprême de Bruxelles.

Avec ces bonnes nouvelles, je vous présente tous mes vœux d'un Joyeux Noël et d'une bonne et heureuse année 2016 pleine de grâces et de bénédictions divines pour votre pontificat ainsi que pour l'Église catholique dont celle de sa représentation au sein de l'Église de l'Unité.

Fait à Bruxelles le 25 décembre 2015

++ Son Éminence Jean de Marie ABBOUD

Archevêque du BENELUX et Premier Président de la Cour Suprême de l'Église de l'Unité






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