Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 28 juin 2015

Paul Racine : "J'ai servi Pétain"


"Suivez-moi, gardez votre confiance en la France éternelle."
Philippe Pétain          






Pourquoi, en novembre 1942, Pétain refuse-t-il de partir en Algérie ? Pourquoi, dès le début, le Maréchal croit-il à l’entrée en guerre des Américains et à leur victoire probable ? Pourquoi, finalement, accepte-t-il de cautionner par sa présence une politique qui s’enfonce tous les jours un peu plus dans la soumission ? Qui sont les hommes qui composent, au fil des ans, son entourage ? Et ceux qui, à l’intérieur du régime, vont aider et basculer dans la Résistance ? Et lui, Paul Racine, patriote laissé presque mort sur le champ de bataille lors de l’offensive allemande de juin 1940, animé par une hostilité constante à l’occupant, pourquoi a-t-il fait le choix de servir le maréchal Pétain ? Paul Racine entre en 1941 au secrétariat particulier du chef de l’État français. Il s’y occupe, entre autres, des prisonniers de guerre. Quatre années durant, il vivra au rythme des intrigues, des conflits, des soubresauts de Vichy. Il y partagera le quotidien de Pétain et y croisera toutes les figures de la collaboration, de Laval à Darlan. Il y rencontrera aussi, fait plus surprenant, de nombreux acteurs engagés dans la résistance tels l’Alsacien Paul Dungler ou le colonel Groussard mais également des personnalités qui, comme François Mitterrand dont il instruira le dossier de francisque, marqueront la vie politique de l’après-guerre. Dans une atmosphère crépusculaire, il assistera, les armes à la main, au départ forcé de Pétain en août 1944. Paul Racine, aujourd’hui âgé de 100 ans, est le dernier témoin du cabinet du maréchal Pétain durant l’occupation nazie en France. Souvenirs recueillis par Arnaud Benedetti, professeur associé à l’université Paris-Sorbonne et auteur d’Un préfet dans la Résistance (CNRS éditions).


Paul Racine : à 100 ans, l’ancien secrétaire de Pétain sort de son silence


Ancien combattant, blessé de guerre, Paul Racine fut le secrétaire particulier de Philippe Pétain. À 100 ans, il publie « J’ai servi Pétain » avec l’historien Arnaud Benedetti et ne renie rien de ses engagements envers le régime de Vichy. Il est aujourd’hui l’un des derniers témoins de cette période de l’histoire.


L'imbécillité du siècle : "la France est née avec la République"… Fillon confirme !…


Quand Fillon confirme… Marion Maréchal Le Pen dément :
"La France n’est pas que la République. C’est un régime politique, et il y a des monarchies qui sont plus démocratiques que certaines républiques. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France."
Marion Maréchal Le Pen


Extrait de Présent n°8382 daté du 25 juin 2015

Ci-après les références d'un article venimeux, tout aussi stupide que les propos de Fillon rapportés par Présent, un article écrit par des journalistes soumis à l'idéologie moutonnière Charlie, un article qui utilise encore le vocable "extrême droite" pour diaboliser encore et encore ! Les royalistes catholiques ont été les premiers résistants à l'invasion nazi, et sont justement tout le contraire d'une extrême droite, terminologie de la terreur révolutionnaire !!! La véritable extrême droite vient de la république, du socialisme et de la franc-maçonnerie ! La véritable extrême droite c'est le libéralisme esclavagiste et franc-maçon, c'est Valls, Macron et sa clique soumis au nouvel ordre mondial ! Les cathos sont bien au contraire partisans de l'Amour et de la Fraternité, LA VRAIE ! Que Marion rejoigne les royalistes voilà un signe fort de la Providence pour notre Sainte France :

Challenges : Marion Maréchal-Le Pen, la sombre tentation catho-royaliste


samedi 27 juin 2015

Charlotte d’Ornellas : mensonges et manipulations étrangères à propos de la Syrie…






Les médias l’affirment… à longueurs de journaux et d’articles : la Syrie est en guerre civile. Est-ce sûr ? Depuis le début de la guerre il y a plus de trois ans, les médias français ne cessent de parler du régime de Bachar al-Assad comme d’un régime tyrannique, oppressant, martyrisant sa population.

Le rôle de la presse dans la manipulation internationale

De nombreux médias ont même parlé des « prisons de l’horreur » que renfermerait le pays. Cette « campagne de communication internationale », cette campagne médiatique fonctionne à ce point qu’elle semblerait avoir acquis l’adhésion des populations étrangères. S’il est certain que le président syrien n’est pas un parangon de vertu, qu’il a mis en place un régime « fort », il n’est sûrement pas le dictateur, le tortionnaire que l’on dépeint dans la presse. Ni plus ni moins que ne l’étaient Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi (reçu en grand apparat par le président français de l’époque faut-il le rappeler, Nicolas Sarkozy en 2011) ou l’ayatollah Khomeiny.

Charlotte d’Ornellas interroge les Syriens sur la « guerre civile »

Pour s’en convaincre, il suffit d’interroger les Syriens eux-mêmes ; ceux qui vivent sur place, et non les Syriens qui ont quitté leur pays il y a 40 ans et que l’on entend régulièrement dans les médias français. Aller à la rencontre des Syriens, c’est ce que Charlotte d’Ornellas fait régulièrement, depuis plusieurs années. Cette journaliste professionnelle âgée de 27 ans connaissait la Syrie avant la guerre ; elle y est retournée à plusieurs reprises depuis le déclenchement du conflit et doit repartir sur place au mois d’août prochain. Là-bas, elle y a noué des relations, des amitiés fortes avec des habitants de la ville d’Alep, et ceux de Maaloula notamment, la ville « martyre », prise par les combattants de l’État islamique avant d’être reprise par l’armée syrienne. Charlotte d’Ornellas est également membre de l’association SOS Chrétiens d’Orient. Un témoignage de vérité, pour la vérité.

Un entretien réalisé par Armel Joubert des Ouches



Lettre ouverte au Monde Diplomatique à propos du "Traitement de l’affaire syrienne"


Lettre ouverte à Monsieur le Directeur de la Rédaction
LE MONDE DIPLOMATIQUE




Objet : traitement de l’affaire syrienne par Le Monde Diplomatique

Guy MARTIN
83310 Grimaud
FRANCE

Grimaud, le 20 juin 2015

Monsieur le Directeur,

J’ai reçu il y a quelques jours ma convocation à l’assemblée générale des Amis du Monde Diplomatique qui se tiendra le 27 juin 2015, et je souhaite expliquer à la rédaction du journal pourquoi je ne m’y rendrai pas.

Depuis mars 2011 en effet, j’attends vainement d’un journal dont c’est la raison d’être un dossier de fond, une analyse objective, historique, sociologique, géostratégique, d’une affaire internationale qui constitue sans doute le problème diplomatique le plus important de ces dernières années – puisqu’il a vu, entre autres, les flottes américaine et russe à deux doigts de s’affronter directement en Méditerranée, et la manifestation la plus démonstrative de la situation géostratégique internationale en ce début de XXIème siècle.

Le Monde Diplomatique a plusieurs fois, depuis 2011, expliqué comment les États-Unis d’Amérique agissent sur la scène internationale. Comment ce pays, corrompu par les intérêts militaro-pétroliers ou de l’agro-alimentaire, fomente depuis des années une nouvelle forme de coups d’État « populaires ». Ce mois de juin, Le Monde Diplomatique révèle encore les agissements de « La main noire de Washington de Santiago à Caracas ». En août 2014, Maurice Lemoine expliquait comment est advenue « En Amérique latine, l’ère des coups d’État en douce » ; comment de faux policiers, de faux manifestants tirent dans une foule pour déclencher une émeute sanglante et déstabiliser un État indocile.

Mais pour l’indocile Syrie, en mars 2011, la dérive sanglante des manifestations aurait été « normale » ? La question n’a pas même été posée par Le Monde Diplomatique. Alors que Le Canard-Enchaîné publie régulièrement depuis quatre ans des informations mettant en évidence le jeu des vassaux américains sous la scène syrienne, au premier rang desquels le Qatar, Le Monde Diplomatique est resté étrangement taisant. Il est vrai que, quelques mois à peine après le début de ce qui présente les caractéristiques d’un « coup d’État en douce » en Syrie (coup d’État qui aurait pu se dérouler en Bolivie, en Équateur ou au Venezuela), Le Monde Diplomatique accueillait, en septembre 2011, tout un supplément publi-rédactionnel sur « La diversification au Qatar ». Est-ce que cette manne publicitaire était bienvenue étant donné son origine et à ce moment-là ? Il ne me semble pas, en tout cas, avoir lu par la suite un développement sur la peine de prison à vie infligée le 29 novembre 2011 par le régime qatari à un écrivain, Ibn al-Dhib, pour un simple poème. Pas un mot sur les sources de financement des extrémistes que combattent les soldats français au Mali… Ni sur la tentative de manipulation relative à l’usage d’armes chimiques par l’armée nationale syrienne, démasquée par la procureure Carla Del Ponte, ni sur le prétendu bombardement du camp palestinien de Lattakié par des canonnières syriennes. Pas un mot sur les prétendues manifestations de masse anti Bachar et les chiffres fantaisistes qui ont été publiés à ce sujet - par Le Monde notamment, d’ailleurs.

On pouvait attendre du Monde Diplomatique qu’il resitue cette affaire syrienne dans le cadre de la géostratégie internationale, sur une cartographie des grandes voies de transit depuis les grands gisements pétroliers et gaziers de l’Asie centrale et du Proche-Orient, ou sur la feuille de route affichée par les États-Unis d’Amérique pour le Proche et le Moyen Orient.

On aurait pu trouver dans le Monde Diplomatique un dossier replaçant l’affaire syrienne actuelle dans l’histoire de cette région du monde depuis deux siècles. Les émeutes de Damas de 1860 auraient pu y être rappelées, et le rôle qu’y joua l’Émir Abd-el-Kader – qui lui valut la Légion d’Honneur et le nom d’une rue à Paris. Cette mise en perspective historique eût été une façon d’aborder dans Le Monde Diplomatique l’histoire de la Syrie au XXème siècle, les conditions que l’Occident a ménagées à ce pays pour que s’y épanouisse la démocratie… L’existence ancienne dans ce pays d’une société multiculturelle, laïque, et le statut de la femme syrienne jusqu’à ce jour. Le choc qu’a été pour cette société l’orientation du pays vers un système économique néolibéral, et les raisons premières des manifestations, pacifiques, de mars 2011. Et malgré la mise en œuvre de ce qui apparaît comme un classique des opérations de déstabilisation d’un pays par l’extérieur – avec destructions systématiques des réserves alimentaires, sources d’approvisionnement en eau, énergie, médicaments, les gigantesques manifestations pro Bachar qui ont eu lieu en Syrie, le soutien du parti communiste syrien - dont le meneur a fait de la prison sous Hafez el-Assad (le communisme était interdit en Syrie jusqu’il n’y a pas si longtemps), de l’opposition interne, du clergé tant musulman que chrétien, sans compter les innombrables manifestations, toujours pro Bachar, à travers le monde.

Pour que l’opinion soit éclairée autrement que par les communiqués de l’OTAN, l’on aurait dû trouver dans Le Monde Diplomatique une explication au fait que l’État syrien a pu résister quatre années à la conjugaison des forces attachées à le détruire, et en premier lieu celle d’une prétendue révolution populaire. L’on aurait pu esquisser dans ce journal l’idée que cet État a sauvegardé et encouragé le mode de vie syrien, pays où une multitude de confessions et de philosophies cohabitent depuis des millénaires dans des conditions enviables au regard de ce qui se passe dans la plupart des pays du Proche Orient qui sont les alliés de l’Occident. Une approche par le genre de la société syrienne aurait pu suggérer que cet État laïque permet à une moitié de la population syrienne, les femmes, de vivre en tant que citoyennes à part entière, à égalité avec les hommes. Un bilan de quatre ans de résistance à la montée du chaos aurait pu conduire à constater que l’État syrien est, aujourd’hui, constitué par un Parlement, un chef de l’État, le Président Bachar el-Assad, et des représentants régionaux, élus à la suite des réformes constitutionnelles réalisées depuis 2012, un gouvernement d’union nationale, ainsi qu’une armée et une administration qui, si elles n’étaient pas fortement soutenues par la population syrienne, auraient été volatilisées depuis longtemps.

Depuis déjà longtemps la rédaction du Monde Diplomatique disposant des exemples de l’Iraq, de l’Afghanistan, de la Libye, des pays de la Corne de l’Afrique mais aussi du démantèlement de la Yougoslavie, aurait pu mettre en évidence, en débat sur la place publique, la catastrophe humanitaire qui se produirait inexorablement si l’État syrien venait à être détruit. Lancer l’alarme à propos des massacres de masse, des crimes contre l’Humanité qui se perpétueraient longtemps dans le chaos qui suivrait : les conditions propices à de tels crimes sont beaucoup plus manifestes aujourd’hui en Syrie que dans les mois qui ont précédé le massacre de Srebrenica en ex-Yougoslavie.

Au nom des valeurs universelles que Le Monde Diplomatique défend depuis ses origines, l’on aurait pu entendre sa voix exiger avec force argumentation et insistance :

- Que cessent immédiatement les manœuvres visant la destruction de l’État syrien,

- Que soient levées les sanctions qui ne font qu’aggraver les souffrances du peuple syrien,

- Que soit respectée en Syrie la charte de l’Organisation des Nations Unies qui garantit à tous les peuples le droit de s’autodéterminer à l’abri de toute intervention étrangère.

J’espère encore que la rédaction saura pallier cette absence particulièrement décevante et inquiétante. Et que l’affaire syrienne sera enfin traitée avec l’attention dont est capable un journal qui a pour nom Le Monde Diplomatique.

Mais d’ici-là, en tant que « lecteur engagé »je ne peux plus être un ami de ce journal-là, car je n’accepte pas ce qu’apparemment il accepte.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations distinguées.

Signé : Guy Martin


Source : Lettre ouverte de Guy MARTIN - Traitement de l’affaire syrienne par Le Monde Diplomatique




vendredi 26 juin 2015

Madagascar célèbre sa fête nationale à Bangkok… en oubliant le drapeau malagasy


Comment concevoir que soit célébrée la fête nationale d'un pays en oubliant…
son drapeau, symbole de la Nation ?…




Comment célébrer la fête nationale d'un pays en oubliant…
de chanter, à un moment donné son hymne national ?



Ces deux seules précédentes observations devraient suffire à dire quel gâchis a été cette fête mal-gâchée… Pas de drapeau… Pas d'hymne national… Au-delà de ces oublis malheureux, disons qu'aucune des promesses faites n'était au rendez-vous… Maigres et insignifiants objets dits d'artisanat malagasy proposés à la vente… Triste et pauvre ravitoto insipide… Un trio incongru proposant un bruit d'enfer plutôt que de la musique… Faut croire que nul n'est prophète en son pays… Désolant que de telles prestations prétendent alors s'envoler représenter Madagascar à l'extérieur… Bref, quelle fête tellement peu malagasy ! Pourtant l'affluence était là… Bien nombreux sont les Bangkokois qui avaient répondu à cette invitation… Et pas seulement des Bangkokois, certains avaient même fait spécialement le déplacement d'aussi loin que Chiang Maï ou Chiang Raï… Et puis il y a ce cadre étriqué de cette nouvelle Alliance française de Bangkok, cadre dans lequel nul ne peut se sentir à l'aise lors d'une manifestation recueillant un tel succès… Il y avait pourtant de l'espace pour aménager de splendides jardins… Songeons à cet immense no man's land à franchir en touk-touk pour y accéder depuis l'avenue de la Radio… Puisque l'on nous promet une réédition de cette manifestation, espérons que les organisateurs sauront tirer les leçons de cette première expérience…

*   *   *

L’Alliance française de Bangkok promettait d'être en fête ce 26 juin 2015 pour une soirée malagasy festive, de "qualité exceptionnelle"… Le 26 juin c'est la fête nationale malagasy… Une soirée donc organisée par le Consulat de Madagascar en partenariat avec l’Alliance française de Bangkok et le Kudéta de Tananarive.



Pour ce 26 juin était annoncée une délégation parmi le "meilleur" de la scène artistique et gastronomique de Madagascar pour un rendez-vous à Bangkok. L’événement, organisé par le consul de Madagascar en Thaïlande, Daniel Delevaux, en collaboration avec l’Alliance Française, se voulait aussi une célébration de la culture malagasy et son mélange magique avec celles d’autres pays francophones.

Était annoncé l'atterrissage à Bangkok d'une équipe "haut en couleurs" composée de chefs de cuisine, musiciens et chanteurs, stylistes et artisans en provenance de la grande île de Madagascar.

Le 26 juin, fête de l’indépendance de l’île Rouge, cette équipe devait animer une soirée à l’Alliance Française qui aurait débuté par un riche dîner, suivi d’un élégant défilé de mode, d’une exposition et vente de produits d’artisanat et photographies du pays, alors qu’un groupe rock-jazz se produirait sur scène. Parfums français, sonorités new-yorkaises, tissus cambodgiens et africains… ingrédients mêlés de plusieurs contrées étaient espérés…

Au menu du dîner devaient être proposées des gourmandises signées par le "prestigieux Kudéta de Tana", sur le podium des restaurants de la capitale. Promesse d'une réelle expérience ultra sensorielle : ravitoto à la malagasy et émincé de zébu aux trois baies, ou encore "spécialités françaises enrichies des parfums de la cuisine malagasy" tel ce foie gras, pourtant excellente production devenue spécialité de Madagascar !…

Ensuite, ce fut l'instant de se laisser assourdir par le bruit insupportable du rock de Silo et son "power trio" (clavier/voix, basse, batterie). De prétendus morceaux du jazz et rock classiques reprenant un nouveau rythme avec les arrangements de l'artiste, qui puiserait dans ses influences locales malagasy et ses tournées à New-York, dans l’océan Indien, ou encore dans les jazz clubs parisiens… Fut particulièrement choquante cette ridicule chanteuse (ou chanteur) ébouriffée afro…






Une soirée attendue "unique"… comme "unique" serait chaque création du styliste malagasy Éric Raisina. Soie, raphia, mousseline, Éric Raisina mélange les tissus et les textures de ses trois continents : sa native Grande Île, l’Europe et Paris de ses études, l’Asie qui l’aurait adopté voilà une douzaine d’années.

Sa maitrise de la "haute texture" lui aurait valu, nous dit-on, plusieurs collaborations avec l’Olympe de la mode parisienne (Yves Saint Laurent, Christian Lacroix), et son atelier basé à Siem Reap près d'Angkor serait devenu un temple pour tous les amoureux de la création textile. Ses vêtements seraient une fusion "parfaite' de cultures et styles différents. Présentés lors du défilé, ils ont ensuite été proposés aux amateurs.

Un événement annoncé comme idéal pour tous les francophiles qui souhaitaient mieux connaître Madagascar. Ce pays membre de la communauté francophone peaufinerait son rayonnement pour ce XVIème Sommet international de la francophonie qui se tiendra sur la grande île Rouge en 2016. "Mais ce rendez-vous à Bangkok deviendra une rencontre annuelle", assure Daniel Delevaux, efficacement secondé par sa fille, Nathalie, elle-même vice-consul de Madagascar. "Il s’ouvrira bientôt à d’autres pays d’Asie : Laos, Cambodge, Vietnam. Leur rapprochement est attendu déjà à partir de l’année prochaine," promet-il. Le consul serait un ardent promoteur de la culture malagasy en Thaïlande, autant que du développement de collaborations économiques entre les deux pays. La soirée était naturellement ouverte aux sociétés souhaitant importer l’artisanat de Madagascar, dont les créations étaient en vente sur place.


Étaient annoncés au programme de cette soirée :

• défilé de mode par le couturier-designer Éric Raisina ;
• concert dansant du groupe Silo Malagasy ;
• gastronomie malagasy présidée par le chef du Kudéta Tananarive ;
• DJ Marisa.

Consulate of The Republic of Madagascar Bangkok - Thailand

Alliance française de Bangkok : Madagascar à l'honneur

Facebook : 26 juin Madagascar Celebration !

Lepetitjournal.com : Madagascar célèbre la francophonie à Bangkok le 26 juin

Fête nationale : une soirée spéciale malgache à Bangkok 



mercredi 24 juin 2015

Depuis Alep, en ce début de Ramadan, message des Maristes Bleus…


Maristes Alep - المريميّون في حلب

Lettre d’Alep n° 22 du 21 juin 2015

Aujourd’hui, le 19 juin 2015 est le premier vendredi du Ramadan… Ce matin, les rues étaient presque désertes. Tout le monde dormait encore. Les musulmans qui jeûnent ont veillé tard la nuit pour pouvoir déjeuner avant la prière de l’aurore qui annonce le début du jeûne.

Nous avons distribué, aujourd’hui, le panier alimentaire mensuel aux familles déplacées dans le cadre du projet « le Panier des Maristes Bleus ». La maman de Douha n’est pas venue. En fait, la petite Douha de 5 ans est à l’hôpital Saint-Louis depuis dimanche, soignée dans le cadre du projet « Civils blessés de guerre ».




Elle a été touchée gravement à la tête et à la main par des éclats d’obus. Sa famille habite dans un des quartiers les plus chauds de la ville. Ils sont pauvres. Ils n’ont pas beaucoup de moyens. En fait, ils n’en ont pas du tout. Ce quartier est le moins cher. La dernière maison qu’ils habitaient jusqu’à dimanche matin est la maison de la tante. Ces derniers trois mois, Ils s’étaient déplacés deux fois, toujours dans ce même quartier, à haut risque… À chaque obus qui tombait et qui détruisait une partie de la maison, ils devaient se réfugier ailleurs. Douha devra retourner au quartier et vivre dans les mêmes conditions d’insécurité !

Pour elle et pour tant d’enfants comme elle, nous avions lancé le projet éducatif « Je veux apprendre ». Comme elle, plusieurs enfants de nos différents projets sont menacés quotidiennement, ainsi que leurs parents, par les tirs. Je pense à Hiba qui va se retrouver avec toute sa famille de huit personnes à la rue. Chez toutes ces familles, nous retrouvons… les mêmes peurs… les mêmes menaces… les mêmes inquiétudes… surtout quand elles sont attisées par les rumeurs… « Ils vont entrer… Ils ont déjà occupé tel quartier, telle rue… Nous les avons vus, nous avons vu leur drapeau, nous avons entendu leur cri… Nous les avons vu passer »… Mais ce ne sont que des rumeurs annoncées par des prophètes de malheur…

Eh oui, voilà Alep, une ville qui baigne dans les rumeurs d’une possible invasion par les groupes armés. Comme s’il ne suffisait pas aux gens de vivre sous la menace des tirs d’obus et de mortiers et qu’il fallait aussi vivre l’inquiétude du lendemain…

Faut-il chercher une réponse ? Faut-il ne pas créer de panique ? Faut-il s’inquiéter et alarmer les gens ? Que faire, comment agir, quelle parole dire ? Quel acte traduirait la confiance ? Quel geste ?

Plein de questions qui nous obligent à nous, les Maristes Bleus, à être porteurs d’Espérance.

Quand, vous, les amis du monde entier, vous prenez contact avec nous pour avoir de nos nouvelles ou pour montrer votre solidarité et votre appui, nous respirons, nous reprenons des forces, nous nous encourageons à continuer le chemin aussi dur soit-il…

Ce soir, je pense à tous nos amis musulmans pour qui le jeûne est la période de retour à Dieu et à l’homme, à tout homme, surtout le plus défavorisé, le plus pauvre. C’est le temps du « Zakat », l’aumône… C’est le temps où toute personne a droit à « l‘iftar », le repas qui met fin au jeûne.

Je pense à mes amis musulmans pieux qui prient et convertissent leurs cœurs. Durant le « Ramadan », tout le rythme de vie est changé. Tous les commerces, toutes les activités culturelles et ludiques tournent autour du Ramadan… 29 jours où la vie se transforme en culte et foi.

En Syrie, le « Ramadan » est une occasion de partager, de s’ouvrir à l’autre : les voisins, les parents, les amis… J’ai toujours été édifié par toute personne qui jeûne … La maman de « Kosai », cinq ans, est venue me supplier de le convaincre de ne pas jeûner. Un accord est conclu : un jour sur deux…

Dans la tradition de l’Orient, pour souhaiter au musulman un bon Ramadan, nous leur disons : « Mabrouk Alikoum » [مبروك عليكم] « Que Dieu bénisse votre obéissance ». C’est le temps de régler son rythme de vie au rythme de sa foi… Un exemple… un modèle en ce troisième millénaire.

Nos amis musulmans ont toujours respecté que leurs compatriotes chrétiens ne jeûnent pas. Rien n’est imposé aux chrétiens… Ces derniers sont libres de vivre leur vie et leur foi dans la pure tradition chrétienne, sans aucune menace ou impôt à payer.

Nous étions loin du fanatisme qui impose une seule vue, un seul regard, une seule voie… Comme nous sommes loin de ce monde extrémiste étranger à notre histoire et notre tradition culturelle… Nous avons toujours respecté la foi, la culture et les traditions de l’autre.

Aujourd’hui, on veut nous convaincre que l’autre est un ennemi. On veut nous convaincre que vivre, c’est exclure l’autre, ne pas lui laisser de place… On veut nous convaincre que la diversité ne devrait pas exister… Une seule doctrine, une seule vision, une seule loi et tous ceux qui n’y adhèrent pas sont menacés, persécutés, exclus et tués.

Dans ce grand monde qui cherche un sens, proposer Dieu, vivre de sa Foi et s’engager pour l’homme sont un témoignage éloquent des valeurs qui donnent sens.

Notre Frère Emili, Supérieur Général, a voulu présenter les Maristes Bleus comme modèles de présence évangélique aux frontières. Nous lui avons dit que nous ne sommes pas des héros et que notre choix répond à un appel intérieur.

La maison des maristes est pleine d’activités pour les enfants, les jeunes et les adultes. Nous ne chômons pas. Les vacances sont l’occasion pour ouvrir nos portes, lancer des activités en plein air… permettre aux moniteurs de faire l’expérience de l’autre et permettre aux enfants de respirer la joie et l‘amitié.

Nous voulons partager avec vous un nouveau projet dont nous avons été les initiateurs et dont nous sommes les responsables. En coordination avec les 19 autres associations caritatives chrétiennes d’Alep, nous avons lancé le projet « goutte de lait ». Plus de 3 000 enfants chrétiens de moins de 10 ans profitent depuis deux mois d’une distribution mensuelle de lait en poudre ou de son équivalent pour les enfants de moins d’un an.

Les autres projets continuent. Le dernier programme du MIT comprendra 4 sessions de formation.
Nous préparons des paquets d’habits neufs pour les 200 familles qui célèbreront la fête du Fitr.
Plusieurs blessés par des mortiers et par des balles sont soignés à l’hôpital Saint-Louis.
Les paniers alimentaires sont distribués régulièrement. Tous ceux qui en profitent apprécient la quantité et la qualité.
Je profite de l’occasion pour remercier tous nos amis et tous nos bienfaiteurs sans qui nous n’aurions pas pu soutenir les plus démunies des familles d’Alep.

En vous quittant, je vous laisse ce texte de notre ami le P. Jean Debruynne tiré des « Trois filles de la Sagesse », un jeu scénique écrit pour les Guides d’Alep : « Ce sera peut-être aujourd’hui, ce sera peut-être demain, qu’un jour nouveau nous dira oui et nous ouvrira ses deux mains…. Écoutez voir, j’entends un pas. Il viendra cette nuit peut-être Celui que l‘on n’attendait pas. Nous allons le voir apparaître ».

Notre espérance ne défaille pas !
Bonnes vacances à vous tous. Gardez Alep et ses habitants présents dans vos prières.

Frère Georges Sabe
Pour les Maristes Bleus


Nabil Antaki : « À Alep les rebelles nous coupent l’eau, l’électricité, tout… »


Pour l’envoi de dons aux Maristes d’Alep prière de contacter : nabilantaki@hotmail.com

Martin Peltier : "20 bonnes raisons d'être anti-américain"




« Malgré les apparences, la "crise", le "danger islamiste", "l’invasion", etc., la principale menace pour nos libertés, notre prospérité et notre identité vient d’outre-Atlantique. Le rêve américain est devenu le cauchemar de la planète. Les États-Unis ne sont pas seulement un ennemi qui vise à l’hégémonie mondiale, un supermodèle dont la façon de vivre infantilise l’univers, ils sont aussi la patrie du mondialisme, les parrains des nouvelles normes qui subvertissent le globe pour l’asservir. "20 bonnes raisons d’être antiaméricain" va jusqu’à la racine religieuse de la chose : la théocratie américaine est judéo-maçonne et protestante, et cela en fait un monstre très semblable à l’islamisme radical qu’elle prétend combattre. »


Extrait de Rivarol n°3194 daté du 25 juin 2015






À la Librairie Française : Martin Peltier : "20 bonnes raisons d'être anti-américain" - Éd. DIE, 2015.

Tony Cartalucci (ATN) : Thailand: Anti-Coup "Activists" Celebrate Coup


mardi 23 juin 2015

Éteignons la fête de la musique… allumons les traditionnels grands feux de la Saint-Jean…


La fête de la Saint-Jean

Fête païenne chez les premiers peuples civilisés, la Saint-Jean, avant la naissance du Christ, est un rituel destiné à la bénédiction des moissons. Fête de la fertilité et de l'abondance, fête du solstice d'été plus précisément, un peu partout à travers le monde, on se rassemble pour souligner ce moment en érigeant de grands feux purificateurs qui symbolisent la lumière qu'apporte l'été. Il semble que l'origine de cette célébration provienne de cultes celtes et germaniques. Mais nous savons que Phéniciens et Syriens la célèbrent aussi depuis un lointain passé.

En terre slave, dans la Russie païenne notamment, on raconte que la nuit de la Saint-Jean prenait le nom de la nuit d'Ivan Koupalo. Il s'agissait d'un dieu fort important, responsable des fruits de la terre et l'on célébrait sa gloire autour de feux gigantesques dans lesquels l'on jetait des herbes. Alors, tous les habitants de l'endroit se mettaient à chanter et à danser avant de se livrer à des actes d'amour jusqu'au petit matin.

La Saint-Jean, c'est le christianisme qui la récupéra, une centaine d'années environ après l'exécution du prophète Jean le baptiste, afin de commémorer sa nativité. Cousin de Jésus, Jean était un ascète rigoureux, pratiquant le jeûne fréquemment ou encore ne se nourrissant que de sauterelles et de miel. Il était le plus fervent des prêcheurs de la venue d'un messie. Sa naissance est attribuée, à l'instar de celle du Christ, à une intervention divine et fut annoncée par l'archange Gabriel. En l'an 27 de notre ère, Jean campa sur les rives du Jourdain et se mit à baptiser dans ses eaux les gens venus écouter ses prêches. Bientôt, il se retrouva avec de nombreux disciples, jusqu'à ce que Jésus le rejoigne. Malgré qu'il se sentit bien indigne de cet honneur, il baptisa le Christ, sur lequel descendit alors l'Esprit Saint, le reconnaissant comme le fils de Dieu. Jean exigea dès lors de ses disciples qu'ils suivent désormais Jésus.

Jean le baptiste avait certes un pouvoir oratoire sur les foules. Ses aptitudes dans la conviction lui attirèrent bientôt des ennemis. Surtout qu'il n'hésitait pas à juger les plus grands pour leurs actions immorales. C'est ainsi qu'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, le fit jeter au cachot pour avoir critiqué son mariage illégitime avec Hérodiade (v. 15 av. J.-C. - après 39 apr. J.-C.), l'épouse de son demi-frère Hérode Philippe. La légende veut que ce soit Salomé (m. vers 72 apr. J.-C.), la fille d'Hérodiade qui demanda sa tête en guise de présent pour l'anniversaire de sa mère. Mais la décapitation de Jean serait plus vraisemblablement le fruit d'une décision politique, compte tenu de l'influence grandissante qu'exerçait le prophète dans la société d'alors. Le christianisme prenant une ampleur inquiétante, Juifs et Romains choisirent d'en finir avec cet orateur redoutable.

Depuis, on célèbre la fête de Jean le baptiste en ce jour du solstice d'été. Pour la nouvelle religion (christianisme), cette récupération marquait l'opportunité d'en finir avec un autre rite du paganisme sans pour autant priver le peuple d'une célébration qui prenait tout son sens pour lui.

En France, la nuit de la Saint-Jean devint rapidement un symbole de grâce divine et de surnaturel. Longtemps, dans la nuit du 23 au 24 juin, c'était le roi de France lui-même qui allumait le célèbre feu de la Saint-Jean. Certains rituels s'y greffaient, tels que de conserver les cendres de ces feux, réputés pour préserver de la foudre et des orages et protéger les animaux. Souvent, on épandait ces cendres dans les sols à ensemencer car ils constituaient des engrais efficaces. Enfin, les amoureux étaient encouragés à sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean afin que cet acte extraordinaire garantisse chaque année la flamme de leur amour.

Plus tard, après la conquête de la Nouvelle-France, les Français importèrent cette fête en Amérique et on la célébra dès 1636. Cependant, c'est en 1834, à l'instigation de Ludger Duvernay (1799-1852), que la Saint-Jean devint un véritable symbole de nationalisme pour les francophones du Canada. Dans la province de Québec, la Saint-Jean représente aujourd'hui la grande célébration de l'identité distincte des Québécois. Des parades et défilés, des activités dans les rues, des spectacles en plein air et des feux de joie se déroulent partout au cœur de la province et les drapeaux fleurdelisés montrent fièrement leurs couleurs…

Notons enfin que ces manifestations nationalistes par le biais de la fête de la Saint-Jean trouvent également écho dans certaines villes de Belgique, d'Espagne, de France et du Portugal, entre autres. Peut-être que Jean, dans son obstination à croire à l'avènement de l'impossible, représente-t-il un porte-flambeau idéal pour la revendication identitaire...



Le feu de la Saint-Jean est une tradition typiquement catalane. Il s'agit d'une soirée de fête qui se déroule une fois par an, le 23 juin, le jour du solstice d'été. La flamme du Canigou, symbole de la Saint-Jean en Catalogne, est avant tout un message de fraternité et d'amour.
Tout commence à la nuit tombée. Quelques jours auparavant le sommet du Canigou a été l'objet d'intenses activités : on y amène des fagots de sarments, des ceps, des bûches pour préparer un bûcher. Ce feu est allumé la nuit du 23 juin, et sa lueur est le signal d'allumage des feux du Roussillon : Dans chaque village, un feu identique est embrasé, si bien qu'en peu de temps c'est une myriade de lumières qui brillent un peu partout dans la plaine.
Cette fête est accompagnée du bouquet de la Saint-Jean, un bouquet composé de quatre herbes spécifiques cueillies le matin du 23. La tradition veut que se soit une feuille de noyer, une autre de millepertuis, une troisième d'immortelles et de l'orpins. Ces bouquets sont parfois encore accrochés aux portes des habitations pour attirer la chance et le bonheur dans la maison. Nombreux sont les catalans qui en confectionnent encore, bien que la véritable "recette" soit quelque peu oublié. On retrouve cette tradition durant les soirées de la Saint-Jean avec la vente de petits bouquets simples dotés d'un ruban "sang et or" : c'est le reste de la tradition du bouquet.


Site du Jour : La fête de la Saint-Jean

Fête de la Saint-Jean 2015, 2016 et 2017 - Date et origine

Les feux de la Saint Jean : une tradition qui n'existe pas qu'en Catalogne

Le 21 juin, une fête traditionnelle avant d’être confisquée par la fête de la musique