Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

lundi 12 décembre 2011

La Ve République en bref… Paroles mémorables de présidents d’une République à l’agonie


DeGaulle : « Je vous ai compris. »   Mensonge, haute trahison préméditée, mépris criminel du peuple, des Français, de la France, des amis de la France. L’infâme criminel compulsif DeGaulle… celui dont le jugement des tribunaux de la Nation reste tant attendu… pour l’apaisement de la France.
Pompidou :  Rien. Bouche cousue, on n’a fait qu’attendre une disparition non annoncée.

Giscard : « Au revoir… »   Impuissance, il n’est jamais revenu.

Mitterrand : « Les yeux dans les yeux… »  Roublard, joueur… mépris assuré de tout politicien.

Chirac : « Abracadantesque… »   Brouillard sur un passé sans gloire. Immobilisme, évoque avec grandiloquence des riens dont personne ne se souvient… Dérisoire… Chirac n’est qu’un politicien. En tant que tel il a trahi tout le monde… Chaban en 1974, Giscard en 1976 puis 1981, puis Balladur… Il n’a su s’entourer que des plus piteux conseillers, Juppé, Villepin… Il a dénaturé par référendum (merci !) la constitution de DeGaulle… Il est a présent condamné pour magouilles politiciennes… On s’en fout, c’est mesquin… François Mitterrand avait très bien jaugé le personnage… pour à la fois le mépriser et le considérer (!)…

Sarkozy : « Casse-toi, pauv' con ! »  Consacre l'avilissement du président. Il devient clair, avec lui, que la Ve République n’a désormais plus de président… y'a plus de République… "Sarko m'a tuer"… Sarko faudra bien le juger aussi… pour avoir dit des gros mots… (à chacun son niveau).

Hollande ?   On s’en fout… y'a plus de président… y'a plus de République…

François Bayrou ?   Peut-être… pour de nouvelles institutions…


*   *
*


AVANT LE COUP DE GRÂCE À LA Ve RÉPUBLIQUE…
un article signé Alexandre Gerbi :

Lire l'article sur le site "Fusionnisme" : Tandis que la présidentielle approche...   Chute de la IVe République : Ni « archaïque », ni « débilitante », juste blanciste ou Explication d’un contresens historique d'Eric Zemmour et consorts


"Tandis que la présidentielle approche..."
 

 Voilà un excellent récapitulatif historique à l'approche de cette élection, dont l'intérêt réside davantage dans le débat ouvert à cette occasion que dans le choix qui sera fait d'un des pâles postulants…

Au-delà d'une crise économique financière sociale et des problèmes conjoncturels (à court ou moyen termes) se posent bien des questions fondamentales, institutionnelles :

1- la Constitution française (la Ve République est à l'agonie, le cesaraccio Sarko l'a définitivement discréditée : "Sarko m'a tuer") ;

2- autre problème majeur, dans quel ensemble viable insérer la France : quelle Europe ? la Méditerranée ? l'Afrique ? avec la Russie ? avec le monde arabe ? avec le bloc Syrie, Irak, Iran ? … …

Malheureusement dans la quête d’un maximum de voix, un discours sérieux orienté sur l’essentiel, donc le long terme - c’est ce qui devrait prévaloir dans une élection présidentielle - ne "paie" pas…

DeGaulle tenait un discours populiste qui l’a conduit au mensonge, à la haute trahison préméditée, au mépris criminel du peuple, des Français, de la France, des amis de la France (ayons une pensée pour le désespoir du colonel Robert Jambon)… les postulants à sa succession, s’ils ne l’égaleront jamais dans le crime et la trahison, n’échapperont jamais au populisme inhérent aux institutions promues par l’Infâme.



dimanche 11 décembre 2011

Quelques uns des airs de musique parmi les plus écoutés cette année 2011 en Thaïlande…



เพลง : ไม่ชอบอยู่คนเดียว - ศิลปิน : PREEN



เนื้อเพลง : เหตุผลที่จะทน...เหตุผลที่จะไป - ศิลปิน : JEASMINE



เนื้อเพลง : แฟนดีดี - ศิลปิน : เนย ซินญอริต้า



เพลง : เพื่อนใหม่ที่ไม่สนิท - ศิลปิน : MIN (มิณทร์ ยงสุวิมล)



เนื้อเพลง : รักไม่เท่าเข้าใจ - ศิลปิน : ZEE



เพลง : ฉันนอกกาย เพราะเธอนอกใจ - ศิลปิน : FLAME



เพลง : TOUCH - ศิลปิน : BLACK VANILLA



เพลง : ลมหายใจ... แผ่ว แผ่ว - ศิลปิน : SUNSHINE



เพลง : รักคงยังไม่พอ - ศิลปิน : ปาน ธนพร (PARN)



เพลง : เรื่องคืนนี้ - ศิลปิน : Black Jack











samedi 10 décembre 2011

10-Décembre, jour de la Constitution : เพลงชาติไทยฉบับดั้งเดิม



Le Phleng Chat Thaï (เพลงชาติไทย) est l'hymne national de la Thaïlande

L'hymne a été composé quelques jours avec le coup d'état de 1932, et a été diffusé pour la première fois en juillet 1932. Les paroles originales sont de Khun Wichitmatra. En 1939, quand le Siam changea de nom pour devenir la Thaïlande, un concours fut organisé pour créer de nouvelles paroles et celles de Luang Saranuprapan (1896-1954) furent plébiscités. L'hymne fut officiellement adopté le 10 décembre 1939. La mélodie a été composée par Peter Feit (1883-1968) dont le nom thailandais est Phra Jenduriyang, un fils d'immigrant allemand et conseiller royal pour la musique.

Le premier ministre Phibunsongkhram décréta que l'hymne serait joué tous les jours à 8h et à 18h et que tout le monde devrait se lever pour montrer le respect envers la Nation. Cette loi est toujours en vigueur aujourd'hui et l'hymne national peut être entendu sur les radios et télévisions tous les matins à 8 heures et soirs à 18 heures. Il est également joué dans les lieux publics.




Paroles en écriture thaïe :
ประเทศไทยรวมเลือดเนื้อชาติเชื้อไทย
เป็นประชารัฐ ไผทของไทยทุกส่วน
อยู่ดำรงคงไว้ได้ทั้งมวล
ด้วยไทยล้วนหมาย รักสามัคคี
ไทยนี้รักสงบ แต่ถึงรบไม่ขลาด
เอกราชจะไม่ให้ใครข่มขี่
สละเลือดทุกหยาดเป็นชาติพลี
เถลิงประเทศชาติไทยทวี มีชัย ชโย
Paroles en transcription phonétique :

Prathet Thaï Rouam Leuatt Neua Tchaatt Tcheua Thaï
Pen Pra Tcharatt Pha-Thai khaung Thai Thouk Suan
Yoo Damrong Khong Waï Daï Thang Mouann
Douay Thai Louan Maaï Raksa Makkhi
Thai Ni Rak Sangop Tae Theungrop Mai khlaatt
Ekaratt Ja Mai Haï khraï khom Khi
Sala Leuatt Thouk Yaat Pen Tchaat Phli
Thaleuang Prathett Tchaat Thaï Thawimi Tchaï Tchaiyo
Traduction française :

La Thaïlande est faite de la chair et du sang de ses citoyens
Le sol de la mère patrie appartient à ses enfants
Et demeure leur soutient permanent sans exception
Tous les Thaïs sont résolus à rester unis
Ils chérissent la paix, mais n'ont pas peur de combattre
Ils ne laisseront jamais personne les soumettre
Ils sacrifieront chaque goutte de sang pour la Nation
Et garantir au pays une éclatante victoire

vendredi 9 décembre 2011

Hitler, un modèle toujours vivant… pour ceux qui préparent la prochaine guerre mondiale ?


Sur son excellent blog, Serge Adam propose une vidéo : « Comment le fascisme conquit le pouvoir », de la série Apocalypse diffusée sur France 2 au dernier trimestre 2009. Ce documentaire de plus de cinq heures, en six épisodes, sur la seconde guerre mondiale a connu une très large audience : six à sept millions de téléspectateurs ont en effet regardé cette série, précédée d’un très fort battage médiatique… Une série documentaire qui suscite de nombreuses critiques… Celles de Serge Adam ou encore de Philippe Schmet, « Apocalypse » ou la négation de l’esprit critique, ou de Lionel Richard, « Apocalypse » ou l’histoire malmenée

Mais l’intérêt majeur de cette vidéo réside dans l'invitation à une confrontation au contexte international présent, de crise économique sans issue prévisible, de faillite annoncée des principales économies occidentales et en premier lieu des États-Unis d’Amérique, de guerres larvées engagées par ces pays occidentaux vacillants contre des pays souverains... au nom d’une idéologie, de prétendus droits de l’homme, de l'humanitaire… Populistes, idiots-utiles du sionisme… La montée de l'islamophobie étant la manifestation la plus éclatante et la plus imbécile de cette nouvelle croisade…

Il suffit d’écouter, avec un minimum d’autonomie intellectuelle, n’importe quel journal télévisé dit d’information pour se convaincre que ces journaux ne sont pour l’essentiel faits que de propagande… et d’ingérence dans les affaires intérieures de pays souverains… Ces tout derniers jours : critique du déroulement d’élections en Russie et campagne de presse ciblée pour affaiblir Vladimir Poutine… prétendues informations sur la Syrie, l’Iran… dénonciation du concept de crime de lèse-majesté en Thaïlande… [On mesurera tout le pathétique et le ridicule d’une telle dénonciation, lorsque cette démarche est le fait de Français et de la presse française, quand on sait qu’en France c’est le Président qui de lui-même s’avilit en proférant des propos bassement orduriers à l’encontre de provocateurs toujours impunis, tel le célèbre : « casse-toi pauvre con »  (labellisé par Wikipédia !)] … … Mais on occultera volontiers les drames quotidiens vécus par les Palestiniens… Voire la misère qui gagne les peuples d’Europe…

Les années 30, le contexte actuel : de grandes similitudes… à méditer…




"Comment Hitler s’attaqua au chômage et relança l'économie allemande", traduction française sur le blog de Henri-Émilien De Thulé « France Éternelle »  de l'article de Mark Weber : "How Hitler Tackled Unemployment and Revived Germany’s Economy".


Joachim Fest, éminent journaliste et historien allemand, a passé en revue la vie de Hitler dans une biographie renommée et exhaustive :
« Si Hitler avait succombé à un assassinat ou à un accident à la fin de 1938,
peu hésiteraient à le reconnaître comme l’un des plus grands hommes d'État allemands, bienfaiteur de l'histoire allemande. »

Ainsi, dans le contexte actuel, Hitler deviendrait une référence majeure incontournable… Pour tous, certes pas dans les mêmes intentions et se fondant sur les mêmes aspects de son action…
- Le racisme et l’élimination : référence perfidement inavouée, parfois inconsciente, en arrière plan mais bien toujours présente chez les populistes, chez tous ceux qui agitent l’épouvantail islamiste, ceux qui veulent instaurer cet Ordre sioniste mondial…
- Son action au service du redressement national de l'Allemagne : référence qui, dans le contexte de crise économique et sociale actuel, commence à s’imposer chez ceux qui réalisent les méfaits de ceux-là et s’emploient à se battre pour la survie des libertés, le respect de la diversité, et d’abord lutter contre la misère qui gagne notre Europe…

*   *
*


Document venant étayer et confirmer les analyses précédentes

Louiza Hanoune à la Conférence internationale d'urgence « Contre les guerres d’occupation, contre l’ingérence dans les affaires internes des pays, en défense de l’intégrité et la souveraineté des nations » :
Les interventions des participants à la Conférence internationale d'urgence intitulée « Contre les guerres d’occupation, contre l’ingérence dans les affaires internes des pays, en défense de l’intégrité et la souveraineté des nations » organisée ce 10 décembre à Alger, reflètent la vision diplomatique algérienne dans le dossier des révolutions des pays arabes et l'ingérence étrangère dans ces pays. Affirmant que l'ingérence étrangère dans les pays arabes sous divers prétextes est un prélude pour organiser le pillage des richesses, la secrétaire du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, a affirmé lors de son intervention à l'ouverture de la conférence tenue conjointement avec l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à l'hôtel Safir (ex-Aletti) que cette intervention est un « prélude » au droit des grandes puissances d'intervenir militairement.
Plus explicite, elle a affirmé que l'ingérence humanitaire sous divers prétextes est le prélude au droit pour les grandes puissances de s'immiscer dans les affaires internes des pays, d'intervenir directement sous couvert de l'OTAN pour organiser le pillage systématique des richesses naturelles et ressources des peuples et garantir de nouveaux marchés aux multinationales. Selon la secrétaire générale du PT, l'ingérence dans les affaires internes des pays réside en outre dans l'attitude de la première puissance mondiale, les USA qui, en niant les souverainetés populaires et l'histoire de chaque pays, « décrète que les peuples du Maghreb et du Moyen-Orient doivent s'inspirer du modèle islamique turc ». Pour Mme Hanoune, le message des grandes puissances qui « prétendent diriger le monde » est que « aucune nation n'est à l'abri ».
Elle s'est interrogée justement sur la possibilité de l'existence du processus d'« afghanisation » de plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient. La conférencière a déclaré que l'Amérique, avec le soutien de la France, a réussi à faire des régions du Maghreb et d'Orient un modèle de l'islamisme turc.

Le mouvement islamique, a-t-elle ajouté, n'aurait jamais pu l'emporter en Égypte, en Tunisie et au Maroc, sans le soutien de l'impérialisme américain. La leader du PT a affirmé que l'Algérie s'est lancée aujourd'hui dans un processus de reconstruction démocratique. Le pays enregistre à cet effet une nouvelle dynamique de revendications sociales, mais de manière pacifique.

L'intervenante a relevé que l'Algérie a adopté une politique provocatrice envers les pays occidentaux, qui sont obligés d'appliquer une politique d'austérité pour servir les intérêts de certains groupes privés. L'Algérie a affiché ses objectifs pour relancer l'industrie du pays en se basant sur des politiques avantageuses comme celle adoptée dans les accords de partenariat avec des investisseurs étrangers, et qui limite leurs actions à 49% contre 51% pour les partenaires locaux.

La politique algérienne dérange les impérialistes

Ces mesures prises par l’État algérien, a affirmé Mme Hanoune, dérangent beaucoup les intérêts des pays européens et de l'Amérique, particulièrement après le refus de l'Algérie de l'établissement de la base d'Africom qui constitue selon elle « un danger et un risque d'intervention étrangère ».

La première responsable du PT est revenue sur l'intervention étrangère dans plusieurs pays arabes et africains, notamment au Soudan, qui s’est soldée par une division du pays en 2010, la Somalie qui crève dans la misère, et l'Irak devenu un gisement de richesses naturelles pour l'Amérique.

Dans le même sillage, elle revient sur le « malheur » du pays voisin, la Libye. L'ingérence étrangère dans ce pays a été initiée à cause de ses richesses naturelles. Les pays de l'OTAN ont détruit toutes les institutions importantes du pays et font croire que leur reconstitution nécessite des budgets non négligeables afin de profiter du pétrole et des richesses de ce pays, comme ce fut le cas en Irak.

« Le peuple irakien a payé très cher l'intervention militaire des pays de l'OTAN », renchérit-elle. Évoquant le dernier triomphe du courant islamique dans les pays arabes, Louiza Hanoune est convaincue que c'est la nouvelle méthode trouvée par l'impérialisme américain pour s'incruster dans les affaires de ces pays, qui constituent une cible.

Pour sa part, la secrétaire générale de l'UGTA a souligné que c'est la première fois que les militants du PT et les adhérents à l'UGTA organisent ce genre de rencontre pour dire qu'il y a des forces qui refusent cette forme de colonisation, ajoutant que « les Occidentaux appliquent ce qui les arrange et rejettent ce qui ne les arrange pas ».

À rappeler que cette rencontre d'envergure a regroupé des responsables politiques et syndicaux, des universitaires des pays du Maghreb et du Sahel, ainsi que des pays participant à l'offensive des interventions militaires étrangères. Les intervenants des 105 pays participants ont partagé les positions du PT vis-à-vis de l'intervention étrangère dans les pays arabes.

jeudi 8 décembre 2011

L'âme russe réfractaire à l’idéologie de l’Ordre mondial… des élections qui marquent un rejet clair et massif de l’Occident


Un article signé Xavier Moreau publié sur le site Réalpolitik.tv… Tout n’est pas désespéré pour ceux qui rejettent les diktats et l’idéologie de l’Ordre mondial… Dans cette résistance la Russie s’affirme comme un bastion fort… Et pourquoi pas par ailleurs l'affirmation d'un axe Syrie-Irak-Iran…

« Les élections législatives marquent à n’en pas douter, un ancrage définitif de la Russie dans un modèle de développement démocratique autonome, éloigné des influences occidentales. La baisse de Russie Unie était prévisible tant le résultat de 2007 fut exceptionnel, avec plus de 60% des voix. Le parti au pouvoir conserve une confortable avance sur ses rivaux. L’importance de ces élections n’est pas dans cette baisse de Russie Unie, qui n’empêchera pas, de toute façon, Vladimir Poutine de gouverner pendant son prochain mandat. Ce qui compte avant tout, c’est le rejet massif de l’influence occidentale par le peuple russe. Les moyens engagés par les ONG américaines l’auront été en pure perte. Même à Moscou, le parti Yabloko, considéré comme le plus libéral, recueille à peine 10%. La nouvelle classe moyenne russe ou les milieux populaires, lorsqu’ils n’ont pas voté Russie unie (49,7%), ont voté communiste (KPRF : 19,15%), Russie Juste (parti proche de Russie Unie : 13,16%) ou pour les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinowski (LDPR : 11,7%). Au total, plus de 90% du corps électoral russe rejette l’influence occidentale.
La Russie semble définitivement guérie de son engouement pour le modèle occidental du début des années 90. Le modèle consumériste, si visible à Moscou, n’est pas venu à bout à bout de l’âme russe. Les trois millions de fidèles qui ont défilé devant la ceinture de la Vierge dans toute la Russie, attendant pendant des heures, la nuit et dans le froid sont là pour en témoigner. Les Russes, soutenus en cela par leurs élites reconstruisent leur identité autour du christianisme, ce qui est également une rupture nette avec l’Occident ou la laïcité militante est devenue religion d’État.
Absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes. Paradoxalement, c’est un modèle de développement qui pourrait inspirer les sociétés européennes enfoncées dans une crise autant économique que morale. »

mercredi 7 décembre 2011

Le colonel Robert Jambon dédie sa dernière cartouche à ses frères d'armes, les Hmongs


Le 27 octobre dernier, le colonel Robert Jambon a mis fin à ses jours au pied du monument aux morts d'Indochine de Dinan. Le colonel Robert Jambon entend ainsi dénoncer l'indifférence des autorités face au sort de la minorité Hmong au Laos, comme il a pu l'expliquer dans la lettre laissée avant son geste fatal. Cet officier qui avait passé quelques années dans les maquis Hmong des Hauts Plateaux, comme le commandant Denoix de Saint Marc, comme tous ceux qui ont versé leur sang pour la liberté des peuples d’Indochine, avait très mal vécu d’avoir abandonné ses compagnons de combat Hmongs.

Le colonel Robert Jambon avait été nommé officier de la Légion d'honneur à titre militaire le 12 août 1981 par le président François Mitterrand, et promu au grade de commandeur par Nicolas Sarkozy le 5 mai dernier.


Colonel Robert Jambon

Robert Jambon, 86 ans, s'est tué le 27 octobre d'une balle dans la tête devant le Monument Indochine de Dinan, « laissant un mot reliant son acte à ce qu'il avait vécu là-bas ». Dans cette lettre d'explication, l'ancien officier explique avoir tiré sa « dernière cartouche » pour exprimer sa « part de honte » devant « la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis » Hmongs.
Ancien des troupes de marine d'Indochine, le colonel Jambon avait tenté depuis plusieurs années d'attirer l'attention sur le sort des Hmongs, minorité chrétienne et pro-occidentale victime, selon lui, d'un « véritable génocide » depuis l'avènement de régimes communistes au Laos et au Vietnam en 1975.

Hmongs persécutés

Robert Jambon, qui avait combattu aux côtés de Hmongs durant la guerre d'Indochine (1950-54), s'est notamment indigné de la faible réaction de la France et des États-Unis à l'expulsion de Thaïlande vers le Laos, en décembre 2009, de quelque 4500 réfugiés hmongs qui avaient fui le Laos communiste. 

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait à l'époque déploré cette mesure « alors qu'existaient des solutions d'installation dans des pays tiers pour ces bénéficiaires du statut de réfugiés ». Dix-huit organisations de défense des droits de l'Homme, tel Human Rights Watch et Amnesty International, avaient demandé à ce que le sort des rapatriés puisse être garanti pas des observateurs étrangers. 

« Un acte de guerre » et non un suicide
 



Dans sa lettre, Robert Jambon a précisé que son geste n'était « pas un suicide mais un acte de guerre visant à secourir nos frères en danger de mort ». Il a choisi pour cela le Monument Indochine, élégant pagodon fabriqué au Vietnam, érigé en 2000 dans un square de la périphérie de Dinan par le Comité monument Indochine et inauguré par Jean-Pierre Masseret, alors secrétaire d'État aux Anciens combattants. 

« Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands « média » sans courage et vous, les « collabos » sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule ! »
C'est le jeudi 3 novembre 2011, qu'ont eu lieu à Riols (Hérault) les obsèques du colonel Robert Jambon, commandeur de la Légion d’Honneur.  Il s’est tiré une balle dans la tête le 27 octobre 2011 devant le monument aux morts indochinois à Dinan. Sa souffrance n’a trouvé que cet ultime exutoire pour, peut-être, dire son mépris aux grands de ce monde qui supportent sans sourciller – et dans le silence assourdissant des média – l’actuel anéantissement d’une race par un peuple voisin. Plus probablement, il a estimé que son honneur et la fidélité qu’il devait à ses hommes tombés à ses côtés exigeaient qu’il tombe à son tour et de la même manière à côté de leur mémorial. Il a laissé derrière lui cette forte et belle lettre, « Ma dernière cartouche »

MA DERNIÈRE CARTOUCHE
ULTIME COMBAT POUR UNE CAUSE ORPHELINE
 
Non ! Le Laos n’était pas une « colonie » comme les autres. Nous ne l’avions pas pris de force : il s’était donné à nous librement à la suite d’une sorte d’attirance réciproque nouée à l’occasion d’évènements dramatiques. « À la conquête des cœurs ! » écrivait Auguste PAVIE dont la personnalité attachante avait séduit le vieux Roi Oun KHAM qui avait placé son royaume sous la protection de la France pour échapper à la cruelle tutelle du voisin Siamois.
Non ! Les Laotiens ne sont pas un peuple comme les autres. Leur art de vivre, leur façon d’être heureux malgré, ou peut-être à cause, d’une extrême pauvreté ; leur aménité, leur nonchalance (parfois stigmatisée par leur laborieux voisin vietnamien), la bouleversante douceur de leurs femmes, la gentillesse de leurs enfants en font un peuple à part dans un monde dominé par la loi du profit. À l’exception notable de Hmong, victimes depuis 1975 d’un véritable génocide, ce ne sont pas de farouches guerriers mais ils savent, sans se plaindre, mourir au combat et ont le courage de se faire tuer en se portant au secours d’un frère d’armes.  C’est ainsi que, le 17 juillet 1950 vers 14 h, près de Ban Saka, le chasseur Ba LAN, mortellement frappé à mes côtés, ne prononce qu’un mot, thièp, pour me signaler qu’il est blessé ; il s’éteint, 10 heures plus tard, sans avoir une seule fois crié sa souffrance ! Et lorsque, le 7 juillet 1954, je me débats dans la Nam Hin Boun en crue sous les tirs d’une cinquantaine de Viêts, le sergent LIENE, qui a déjà traversé la rivière, fait demi-tour et se jette à l’eau pour me secourir ; il est tué d’une balle dans la tête à quelques brasses de moi ! Et le lendemain (8 juillet), alors que, blessé, j’étais dans l’incapacité de franchir une barre calcaire de plusieurs centaines de mètres de haut pour rejoindre les miens, de braves paysans lao m’ont littéralement porté par-dessus l’obstacle, et cela au péril de leur propre existence !
Non ! Les Laotiens n’étaient pas des amis comme les autres, ceux qui vous oublient lorsque viennent les épreuves et les dangers : quand les Japonais exécutèrent leur « coup de force » du 9 mai 1945 avec une traîtrise peu en rapport avec les principes du « bushido », il y eut, en de nombreux endroits, et notamment à Thakkek, une véritable chasse à l’homme blanc. Ceux qui étaient pris étaient souvent décapités. Monsieur Henri FRAISSE, sous-préfet à Mortagne-au-Perche en 1991, se souvient : petit garçon habitant Thakkek avec ses parents, lui et sa famille ont été sauvés par des Laotiens qui, au péril de leur vie, les ont emmenés, cachés et nourris jusqu’à ce que tout danger soit écarté. Et dans tout le pays, les Laotiens ont agi de même, au secours des Français menacés.
C’est dans ce contexte d’amitié partagée que la France, du temps de sa grandeur, a signé, après Dien Bien Phu dont le choix avait été dicté par le souci de protéger le Laos, trois traités garantissant la liberté et l’indépendance du Royaume du Million d’Éléphants et du Parasol Blanc. D’abord le traité de Genève de 1954 mettant fin à notre guerre d’Indochine. Ensuite, les Accords de Genève de 1962 garantissant la neutralité du Laos. Enfin le Traité de Paris de 1973 pour le respect et la reconnaissance de l’indépendance, de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume du Laos. Or, ces accords ont été violés, sans réaction notable des signataires, par la République Démocratique du Viêt Nam (devenue depuis République Socialiste du Viêt Nam) : dès le retrait précipité des Américains fin 1975, d’importantes forces armées nord-vietnamiennes ont envahi le Laos et permis aux maigres effectifs communistes lao de s’emparer du pouvoir par la force lors du « coup d’État » du 2 décembre 1975. Il faut savoir que les effectifs vietnamiens engagés à cette occasion ont été (officiellement) démobilisés sur place et convertis en ouvriers travaillant dans le cadre d’un projet de développement rural financé par les aides internationales. En réalité, ces aides ne font qu’entretenir une armée d’occupation vietnamienne abritée dans la Zone Spéciale Stratégique de Xay Somboun (au sud-ouest de Xieng Khouang), véritable Base de regroupement de soldats et cache d’armes lourdes (artillerie et blindés). Ces importantes forces vietnamiennes sont toujours prêtes à intervenir sans délai en cas de soulèvement populaire ou de coup d’État contre le gouvernement actuel, mis en place par Hanoï. C’est d’ailleurs dans cette zone qu’ont eu lieu les répressions les plus féroces contre les résistants Hmong désespérément accrochés au fameux massif du Phou BIA. En outre, il m’a été confirmé par différentes sources (dont certaines sont implantées au sein même du pseudo Gouvernement laotien), que le Viêt Nam avait procédé, depuis des années, à une massive colonisation de peuplement  en installant au Laos, sur les meilleures terres, 3 millions de Vietnamiens communistes bénéficiant d’avantages exceptionnels. De surcroît, on constate une mainmise des Vietnamiens sur les différents services artisanaux (coiffeur, menuisier, épicier, boucher etc.) au détriment des Laotiens.
Lorsque, fin 1975, les Américains se sont « désengagés » du conflit vietnamien, je n’ai pas compris que le Laos allait perdre son indépendance et qu’une inhumaine dictature communiste allait  lui être imposée par la force des armes. Nos gouvernants ont feint de croire qu’il s’agissait d’une affaire intérieure laotienne, ce qui les dispensait d’agir dans le cadre de nos engagements. Et lorsque le Père Jean-Marie OLLIVIER, oblat de Marie Immaculée, a voulu dénoncer, pour en avoir été témoin, cette ingérence d’une puissance étrangère dans les affaires intérieures d’un État indépendant, on lui a répondu… qu’on « ne voulait pas le savoir » ! J’ai d’ailleurs écrit à ce sujet un article contenant le récit détaillé du Père OLLIVIER sous le titre « Les lépreux de SOMSANOUK et le Missionnaire qui en savait trop ».
Par suite du mutisme complice des autorités françaises, je n’ai appris l’asservissement du Laos qu’en 1999, en lisant le témoignage terrifiant du colonel Khamphan THAMMAKHANTI, l’un des rares rescapés de ces goulags qui font partie de la « culture » communiste. Ce récit, intitulé « La vérité sur le camp-prison n° 01 ou camp de la mort au point 438-745 », m’a été transmis par SAR le Général Tiao SAYAVONG, ancien commandant de la 1° Région Militaire (Luang Prabang) et demi-frère du Roi Sri Savang VATTHANA. Ce Général, que j’avais connu lieutenant à Thakkek en 1954, avait lui-même passé 16 ans en « camp de rééducation ». Quelques temps après avoir témoigné, lui et le Colonel THAMMAKHANTI sont morts des suites des mauvais traitements qu’ils avaient endurés…
Avec une grande naïveté, j’ai pensé que nos « média » et nos gouvernants n’étaient pas « au courant ».  Il m’appartenait donc de dénoncer le crime. Ce que j’ai fait en m’adressant aux grands journaux, aux mouvements de défense des peuples opprimés, aux politiciens, à Mr CHIRAC puis à son épouse, à certaine vedette de la chanson, à Mr KOUCHNER, à Mr MENARD, à Mr d’ORMESSON, à Mr DEVEDJIAN, au candidat puis au Président SARKOZY et à son épouse. Les réponses sont allées du silence méprisant aux justifications minables ou mensongères. Et j’ai fini par comprendre qu’ils étaient tous « au parfum », un parfum de cadavres, et que tous participaient à cette conspiration du silence qui entoure les crimes communistes.
Et puis, au début de 2010, est arrivé l’inacceptable : 4200 Hmong enfermés depuis des décennies dans un « camp de regroupement » thaïlandais ont été livrés à leurs bourreaux lao-viêts afin d’améliorer les bonnes relations (commerciales) entre la République Démocratique Populaire Lao et le Royaume Thaïlandais. Survenant au moment où l’on « commémorait » la sinistre « rafle du Vél. d’Hiv. » commise pour des raisons ethniques sur des effectifs comparables, ce crime (connu avant d’être consommé) aurait dû  soulever une énorme vague d’indignation. C’était compter sans le pouvoir discrétionnaire des journalistes de tous bords qui ont littéralement escamoté l’évènement. À part deux ou trois brefs communiqués, que personne n’a repris mais qui pourront, plus tard, servir d’alibi et ce sont toutes « les belles consciences brevetées » qui sont restées muettes, enveloppant dans un linceul de silence les 4200 Hmong partis pour leur dernier voyage…
Après une période de découragement, j’ai décidé de jouer ma dernière carte, ou plus exactement de tirer ma dernière cartouche. Dans ma tête. En d’autres termes, je vais me faire « sauter le caisson » pour expier ma part de honte et protester contre la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis Lao. Ce n’est pas un suicide mais un acte de guerre visant à secourir nos frères d’armes en danger de mort. Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands « média » sans courage et vous, les « collabos » sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule !
Je demande pardon à tous ceux qui m’aiment pour le chagrin que je vais leur causer. 

Le Colonel Robert JAMBON
Retraité des Troupes de Marine 







- Au sujet du combat et de la tragédie des Hmong, lire l’article d’Hervé Cheuzeville : « La tragédie des Hmong du Laos », intégré dans son livre, « Chroniques d’un ailleurs pas si lointain – Réflexions d’un humanitaire engagé » (Éditions Persée, décembre 2010)
- Laos, la guerre oubliée
- Fonds Auguste-Pavie Cambodge Laos Viêt Nam
- Laos – Des diplomates se voient accorder un bref accès aux réfugiés hmongs (8 avril 2010) 
- Le Forum de la Mémoire  : "La Guerre en Indochine"
- Comité du Monument Indochine : "Les Bataillons Thaïs en Indochine (1946 - 1954)"
- Association Nationale des Anciens et Amis de l'Indochine (ANAI)
- Exposition virtuelle: "Auguste Pavie: l'explorateur aux pieds nus"


Laos en trahison ? "Lettre du colonel Robert Jambon, suicidé pour la France"

Le colonel Robert Jambon dédie sa dernière cartouche à ses frères d'armes, les Hmongs

Cyril Payen : Que le sacrifice du colonel Robert Jambon ne laisse pas dans l'oubli le sort des Hmongs





mardi 6 décembre 2011

Laurent Gbagbo à La Haye, livré par son pays, la Côte d'Ivoire, aux agents de l'ordre mondial

Contrairement aux coutumes les plus anciennes du droit international qui veulent que jamais un pays n'extrade ses citoyens, Laurent Gbagbo a été sournoisement livré aux agents de l'Ordre mondial par les plus hautes autorités de son pays… Est-ce par référence à une tradition tout aussi ancienne mais que l'on croyait tombée en désuétude qui faisait que sur ces terres africaines des prisonniers étaient livrés par d'autres Noirs aux agents négriers… Est-ce un retour à un commerce triangulaire ? Il n'est pas bien difficile d'en imaginer dans leur intégralité les nouveaux termes de l'échange…

lundi 5 décembre 2011

Longue vie à Sa Majesté…

Sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej, Rama IX, fête avec tous les Thaïlandais ce lundi 5 décembre son 84e anniversaire et la fin de son septième cycle de vie…




Dans son discours prononcé depuis le balcon du palais et retransmis en direct par les télévisions, le Roi a appelé à l'unité nationale : "C'est le devoir de tout le monde de résoudre les problèmes du peuple, en particulier des gens qui, en ce moment, souffrent des inondations La chose la plus importante est qu'il ne doit pas y avoir de conflits. Se soutenir les uns les autres est nécessaire pour parvenir aux objectifs au bénéfice du peuple et de la sécurité de la nation". Le Roi a également appelé à la mise en place de projets de gestion de l'eau. 

dimanche 4 décembre 2011

Bird Thongchai : ASA Sanook Encore Plus - เบิร์ด ธงชัย ชุด อาสาสนุก






Bird Thongchai - Asa Sanook
 - เบิร์ด ธงชัย ชุด อาสาสนุก
1. Yoo khon diew : อยู่คนเดียว
2. Rao ma Sing : เรามา Sing
3. Too Much So Much Very Much
4. Yark bork ruk : อยากบอกรัก
5. Takone wa ruk...wa ruk : ตะโกนว่ารัก...ว่ารัก
6. Yah tum yang nee mai wa kub krai...kao jai mai : อย่าทำอย่างนี้ไม่ว่ากับใคร...เข้าใจไหม
7. Rong hai tummai : ร้องไห้ทำไม
8. Chee nae : ชี้แนะ
9. Oak mee wai huk : อกมีไว้หัก
10. Alone
11. Lhok kong khon ngao : โลกของคนเหงา
12. Nub rueng dee dee : นับเรื่องดีๆ

Le site de Bird Thongchai