Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

samedi 15 février 2025

Dernière version du Schmilblick : trouvez le sexe à Brigitte !




2017, MACRON :
UN COUP D’ÉTAT POUR UN PANTIN IMMATURE
MANIPULÉ PAR LA FINANCE MONDIALE


https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/

« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisis, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance » Louis Calaferte

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Comprendre ce qui nous arrive, ce qui nous est arrivé… Tel est l’enjeu de ce livre. Avec les outils des sciences sociales et de la psychanalyse, le sociologue Marc Joly, spécialiste de la sociologie du pouvoir et de la violence morale, décrypte avec précision et efficacité la crise démocratique que nous vivons à partir d’un cas, celui du président Macron.
À la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024, nombre de commentaires ont fleuri sur la « folie » d’Emmanuel Macron, « artisan du chaos ». Le ressentir et le dire est une chose ; analyser en quoi consiste précisément cette pathologie au pouvoir en est une autre. C’est tout l’enjeu du patient travail de Marc Joly. Tenant d’une véritable articulation de la sociologie avec la psychanalyse (en particulier à partir du travail et des concepts forgés par le psychiatre et psychanalyste Paul-Claude Racamier), prolongeant une vaste enquête consacrée à la catégorie de « perversion narcissique », il dévoile ce qui est effectivement en jeu : une folie narcissique que colmate une perversité accomplie et qui, en conséquence, rejaillit sur tout un peuple.
Pour mettre des mots (et du savoir) sur le décervelage que provoque la personnalité d’un président usant sans la moindre considération éthique de toutes les prérogatives que lui offre la Constitution de 1958, l’auteur perce à jour les différentes dynamiques et relations sociales à l’œuvre : crise de la violence symbolique ; « folie à deux » ; masculinité toxique et capitalisme prédateur ; fantasme monarchique de la Ve République.

 






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AVERTISSEMENT

Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-dropping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez-vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. À ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toute critique à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurrence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégie politique ? Les relais d’influence sont-ils réels ? Les médias et les instituts de sondage sont-ils indépendants ? etc. Ce sont les questions centrales du débat.

Propos liminaires

Cet article est long, prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez-le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie. L’heure est grave.


Macron, intelligent mais immature, un tantinet imbu de sa personne, 
inculte politiquement… donc  - pensent ses traitants - facilement contrôlable…
Le candidat idéal pour ce coup de force !

Avant-propos

En 2005, vous avez, pour certains d’entre-vous, participé au référendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Vous avez applaudi son rejet par 55% des Français ? Vous avez protesté contre la transformation du TCE en Traité de Lisbonne adopté par le Parlement réuni en Congrès en 2012 ? Vous avez hurlé au déni de démocratie ? Un coup porté à la voix du peuple… Un véritable coup d’État ?

Eh bien c’est, à peu de chose près, ce qui se passe aujourd’hui pour faire élire un candidat choisi par la même oligarchie, par les mêmes élus de gauche et de droite, par les mêmes médias et pour les mêmes objectifs. Exactement les mêmes. De Valéry Giscard d'Estaing à Cohn Bendit en passant par Hollande et Bayrou, de TF1 à Libération, du Monde au journal Les Échos, les Pineau, Arnault, Bolloré, tous participent à la promotion d’un seul et même vœu… le « oui » pour Emmanuel Macron.

Dans « Macron ciblé par la CIA » publié sur ce même blog (article qu'il vous est conseillé de lire avant cette publication) il a été démontré comment ce jeune banquier-énarque a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes.

Aujourd’hui, il est l’heure pour ces gens-là de passer à la phase opérationnelle. Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces élections présidentielles peut être qualifié de coup d’État, tant les séquences collent exactement à la définition qu’en font des spécialistes.

Par la manipulation de l’opinion publique et la maîtrise des structures de l’État, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, des élus et des journalistes véritables mercenaires au service des patrons de grandes entreprises multinationales et de la finance internationale tentent de soumettre le peuple français à un destin qu’il ne s’est pas choisi. De gauche à droite, du PS au Centre, contre le restant de l’échiquier politique une minorité s’apprête à prendre le pouvoir en France.

Lisez attentivement ce qui est écrit. C’est édifiant !

EN GUISE D’INTRODUCTION

La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?
Un article signé Bruno Roger Petit, dans le numéro de « Challenges » du 15 mars 2017 et titré « Mélenchon et sa constituante : l’inquiétante promesse d’un coup d’État permanent… » raconte : « Depuis des mois, sous prétexte de renouveau démocratique, Jean-Luc Mélenchon promet une assemblée constituante pour aller à une VIe République. En apparence, c’est démocratique, mais si l’on y regarde de plus près, ce projet du futur Mélenchon s’apparente à un coup d’État populiste ».

Cet article est, en vérité, un contre-feu. Il est l’arbre qui cache la forêt.

Après s’en être pris, sur le même registre, à Fillon et à Le Pen, Bruno Roger Petit qualifie, avec une mansuétude consternante, la candidature de Macron de « 18 Brumaire de la bienveillance ». Mansuétude ? Pas tant que ça. L’employeur de ce journaliste n’est autre que Claude Perdriel, patron de presse et… soutien actif de Macron.

L’observation est cocasse dans la mesure où c’est en France, à l’occasion du 18 Brumaire, que naît l’expression « coup d’État », celui de Bonaparte…

Ce journaliste serait-il assez pervers pour nous suggérer de façon subliminale ce qui est en train de se tramer dans cette élection ? Après l’analyse, pour le moins farfelue, de la constituante de Mélenchon (que dire alors de la Constitution de 1958 !?!), voyons si la candidature de Macron est un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

AUTOPSIE D’UN COUP D’ÉTAT

D’un point de vue historique – y compris dans l’époque contemporaine – le coup d’État a été l’un des moyens les plus fréquemment utilisés pour accéder au pouvoir. D’ailleurs selon les spécialistes plus de la moitié des gouvernements du monde le seraient devenus grâce à ce procédé.

On peut décrire de manière assez précise les techniques opératoires, violentes ou non, de la prise de pouvoir. Ainsi, observe-t-on qu’il s’agit d’abord, pour les auteurs, de s’emparer des structures de l’État, de s’assurer de la maitrise de l’opinion publique, de veiller à une synergie avec le contexte international avant de légitimer le processus, soit par la force, soit par des élections.

Nous allons dans cette publication analyser tous ces points, un par un, en cherchant, à chaque fois, à valider l’hypothèse avant de conclure sur la dangerosité de l’avènement de ce pouvoir en France.


1) S’emparer de l’appareil d’État

La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.

Qui sont les commanditaires ?

Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.

Hollande et Jouyet sont amis depuis 35 ans, des bancs de l’ENA jusqu’à l’Élysée. Les deux hommes se rencontrent à 23 ans. Ils viennent de réussir le concours de l’École nationale d’Administration et doivent effectuer leur service militaire ensemble, à Coëtquidan, où ils partagent leur chambrée avec Michel Sapin. Les trois jeunes-gens se lient d’une forte amitié qu’ils entretiennent sur les bancs de l’ENA (promotion Voltaire). Hollande déborde d’initiatives, et souvent, Jouyet accepte de le seconder dans ses projets. À la sortie de l’ENA, lors des affectations, François Hollande, classé 8e, laisse le dernier poste accessible à l’Inspection générale des Finances à Jean-Pierre Jouyet.

Leur amitié n’a jamais été mise à mal. Quand en 2014, Jouyet prend les fonctions de secrétaire général de l’Élysée, il déclare : « c’est l’aboutissement de ma vie publique et d’une vie avec lui ». Et de préciser : « Pendant les réunions, je suis secrétaire général, après je redeviens le copain, on sépare ce qui est public et privé de façon plus simple que ce que je croyais ». Il promettait alors pour conclure : « Je suis là pour le servir, pas pour le gêner. Je l’ai gêné une fois, cela n’arrivera plus ».

La gêne dont parle Jouyet, c’est quand il a accepté d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, au poste de secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. François Hollande l’aurait très mal pris. « Mal pris » étant sans doute un peu fort…

Pour quel scénario ?

Hollande et Jouyet sont loin d’être des tendres, il faut que ce soit bien clair pour tous les lecteurs. Ce sont de fins observateurs – et acteurs – de la vie politique. Ils en connaissent les rouages, les stratégies, les us et coutumes, les trahisons et les fidélités.

Médias et journalistes sont les instruments de leur stratégie politique et ils ont fait l’objet de manipulations constantes qu’ils ont parfois du mal à déjouer, tant leur connivence est forte et parfois incestueuse avec le pouvoir. C’est un jeu que maîtrisent parfaitement les deux amis. Pour Hollande et Jouyet (et d’autres qui leurs sont proches) ce n’est pas l’économie qui est en crise, mais le système politique.

Chez nos concitoyens, la rancœur est à son comble. « Cela fait plus de 40 ans que le libéralisme est au pouvoir, plus de 40 ans qu’on leur demande de se serrer la ceinture, ceux-là promettant des jours enchanteurs sans jamais qu’ils arrivent. 1000 milliards de déficit public en 10 ans (Sarkozy / Hollande cumulé) disent-il, 10 millions de chômeurs et précaires, des pauvres de plus en plus pauvres, des riches de plus en plus riches ». Ils sont au bord de l’explosion et ne trouvent leur salut que dans des discours qui consistent à tirer un grand trait sur le passé. Force est de constater que nous sommes arrivés, aujourd’hui, à un point de rupture.

Les deux amis en sont, évidemment, conscients et pour eux, l’heure est grave. Il apparait, dès lors, trop dangereux de ne pas intervenir sous peine de laisser les « populismes renverser la table ». Il faut agir vite, trouver l’antidote et résoudre la crise.

Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Selon eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.

La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps : c’est Emmanuel Macron ! Hollande n’est pas chaud. Il doute de la fiabilité du jeune banquier.
Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les Américains, les Anglais et les Allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. Gageons qu’il n’a pas fallu longtemps pour convaincre Macron.

Ce fut un peu plus difficile pour Hollande. Mais après l’avoir rassuré, Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…
Et Valls ? Tout comme Hollande, Valls est, pour l’instant, mort politiquement. Il le sait, les sondages ont parlé. Sa désignation comme candidat ferait perdre le camp libéral. Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. Mais pas seulement. La présence de Valls va aussi permettre d’estimer la force du camp libéral du parti et donc celle de la solidité de la colonne vertébrale du futur « mouvement centriste », car sans eux, le nouveau parti ne serait qu’une coquille vide.

Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qui règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais, dans le doute, ils vont miser sur Hamon. Pourquoi ? Encore une fois, l’élection de Valls serait contre productive. Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré. Comme prévu, c’est ce qui va se passer.

Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron. Et Valls lui-même ne tardera pas. Le PS sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins. Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.

La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy / Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. Et au besoin, on peut en fournir d’autres. Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchaîné. On connaît la suite. L’Histoire nous dira qui était à l’origine de cette affaire. Mais, avec un peu de perspicacité, si ce ne sont pas les deux dont il est question ici, puisqu’ils démentent, il ne fait nul doute qu’un de leurs aficionados, ayant compris le sens de l’Histoire, s’est chargé de la basse besogne. L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors-champ.
Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.
Les socialistes et les « populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen / Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite… c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron.
Hollande et Jouyet ont dû discrètement échafauder ce scénario, un soir, autour d’un verre de champagne (Taittinger, épouse de Jouyet oblige) au cours de leurs vacances d’été car depuis de nombreuses années les couples Hollande et Jouyet se fréquentent régulièrement et partent en vacances ensemble. Petite précision qui n’est pas sans intérêt parce qu’elle situe bien la proximité de ces deux personnages. On ne part pas en vacances avec n’importe qui.

Vous pensez que ce sont des élucubrations ? La réponse est contenue dans une autre question : peut-on naïvement penser que ces deux-là n’ont pas mis en commun leurs cerveaux pour monter cette opération ? Pour ceux qui sont éloignés de ce milieu peut être, mais pour les autres, les acteurs et observateurs politiques avisés, eux, savent qu’ils en sont parfaitement capables et qu’ils l’ont fait.

Et pour ceux d’entre vous qui en doutent encore, la lecture des faits, présents et à venir, devra suffire à attester, à peu de chose près, la véracité du propos.


Les théoriciens… Qui sont-ils ?
C’est Aquilino Morelle qui va dévoiler le pot-aux-roses. C’était en avril 2014, cet ex-conseiller de François Hollande (il était l’une des plumes des discours présidentiels) venait de quitter l’Élysée après la révélation de ses liens présumés avec l’industrie pharmaceutique et de sa passion pour les chaussures bien cirées. Dans la presse, il accusait l’entourage du chef de l’État d’avoir monté toute l’affaire pour l’éliminer politiquement parce qu’il était trop à gauche. « Les Français ont voté pour le discours du Bourget, pas pour le programme des Gracques, dit il, ce sont leurs idées qui sont aux commandes tout simplement ! Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, en est membre. Emmanuel Macron, je n’en sais rien, peut-être. Mais il n’a pas besoin d’y adhérer ; il est totalement en symbiose avec eux ». Et de conclure : « Oui, c’est bien leur programme qui est appliqué aujourd’hui. Un programme pour lequel les Français n’ont pas voté ».

Mais qui sont ces gens dont parle Aquilino Morelle ? Le nom « Gracques » a été donné à deux frères et hommes d’État romains Tiberius et Gaius Gracchus renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain (espérons que leurs contemporains aient le même succès !)

« Les Gracques » d’aujourd’hui, c’est un petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels qui s’activent depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir pour convertir la gauche française au libéralisme. Pour la plupart, ils occupent des postes haut-placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement. Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Anciens du PS, pour beaucoup d’entre eux, ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Kahn. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre (ah ! le pantouflage !) le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, ils sont dans les coulisses du pouvoir et ils ont des ramifications qui vont jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Il est quasiment certain que c’est Jean-Pierre Jouyet qui a cofondé ce groupe semi-clandestin. L’ASPEN et la NED ont déterminé son cadre idéologique (lire « Macron ciblé par la CIA ? »). Voici ce qu’il dit à propos de l’action des Gracques à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012 et ensuite. Lisez bien, car c’est tout simplement époustouflant :

« L’approche des Gracques entre les deux tours, celle d’un rapprochement des réformistes et des sociaux-démocrates, était préconisée aussi par Ségolène Royal. Elle n’a pas fait l’unanimité au PS. J’en ai pris acte. Nicolas Sarkozy m’a demandé de m’occuper de l’Europe. J’ai constaté que ce n’est un enjeu ni de droite ni de gauche, mais qu’il répond à un impératif national. J’observe qu’il s’est lancé dans une politique de réforme que les Gracques appelaient de leurs vœux. (!!!) Je remarque que l’homme a l’énergie nécessaire pour les mener à bien et qu’il est loin de la caricature de l’ultralibéral qu’on avait dessinée de lui ». Jouyet laudateur de Sarkozy !

On y trouve des gens comme Roger Godino, Guillaume Hannezo, Gilles de Margerie, Ariane Obolenski, François Villeroy de Galha, Erik Orsena, Denis Olivennes directeur général d’Europe 1 et Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb), Matthieu Pigasse, responsable-monde des fusions acquisitions (fusac) et du conseil aux gouvernements de la Banque Lazard dont il est directeur général délégué en France. Il est propriétaire et président des Nouvelles Éditions Indépendantes qui contrôlent le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova et actionnaire du groupe Le Monde et du Huffington Post. Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’Assurance regroupant la Fédération française des sociétés d’assurance et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside également le Pôle International et Europe du MEDEF. Mathilde Lemoine, macro-économiste Group Chief Economist chez Edmond de Rothschild Group et membre du Haut Conseil des Finances Publiques… et il y en a d’autres du même calibre.

Et qui participent aux travaux des Gracques ? Cohn Bendit et… Macron  !


Les économistes


Ce sont les mêmes que ceux de François Hollande !

Les économistes qui conseillent Macron aujourd’hui, sont les mêmes, exactement les mêmes, que ceux qui conseillaient Hollande en 2012. Ils faisaient partie du premier cercle et se nommaient le « groupe de la Rotonde ». Il y avait Jean Pisani-Ferry , le boss, Philippe Aghion, Élie Cohen, Gilbert Cette, Jean-Hervé Lorenzi, les porte-flingues et… Emmanuel Macron.

On ne change pas une équipe qui gagne. C’est tout naturellement que l’Élysée demande à Pisani-Ferry, en janvier 2017, de prendre en charge le programme et les idées du mouvement de Macron. Et ce sont les mêmes fantassins qui vont l’épauler : Cohen, Cette, Lorenzi, Aghion.

Mais, arrêtons-nous, un instant, sur Pisani-Ferry, l’alpha du groupe, pour bien comprendre la doctrine et les enjeux.

Jean Pisani-Ferry n’est pas n’importe qui et son influence sociale libérale européiste est grande dans le milieu. Il est un fervent défenseur d’un gouvernement mondial de l’économie au même titre que Jacques Attali. Il a été commissaire général de France Stratégie (ex-commissariat au Plan) de mai 2013 à janvier 2017. Auparavant il a été directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales, conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, président délégué du Conseil d’analyse économique mis en place par Jospin, expert pour la Commission européenne et… le FMI. Autant dire qu’il est calibré.

Cependant, on ne peut cerner correctement cet économiste sans citer le cercle de réflexion « Bruegel » qu’il a cofondé il y a quelques années…

Le think-tank Bruegel (sis à Bruxelles) est un centre de recherche qui couvre l’ensemble du champ des politiques économiques. Il est dirigé et financé sur la base d’un système de gouvernance associant des États membres de l’Union Européenne et des multinationales dont Areva, Deutsche Bank, Deutsche Telekom, EDF, Ernst et Young, Erste Bank Group, GDF Suez, Goldman Sachs, Google, Microsoft, Novartis, Pfizer, Renault, Samsung, Syngenta, etc. Président actuel Jean-Claude Trichet ex-président de la BCE. Membre d’honneur d’Aspen France (Jouyet en est le président d’honneur), membre du comité de direction du groupe Bilderberg et président en exercice du groupe européen de la commission Trilatérale. Il est membre du conseil d’administration de EADS où il représente… les actionnaires. Pour l’universitaire Frédéric Lebaron, Jean-Claude Trichet « est le plus célèbre et le plus influent d’entre tous » les experts issus de l’inspection des finances, le vivier de Jouyet. Président d’Honneur Mario Monti, ex-commissaire européen et ex-président du groupe européen de la Commission Trilatérale. La boucle est bouclée. Nous sommes ici au cœur du réacteur des idées que Hollande et Macron ont puisées pour définir leur politique économique.


Les soutiens


Les grandes fortunes de France choisissent Macron.

« Je lui ai fait rencontrer des milieux d’affaires, on a eu des réunions en Angleterre et il y aura des contacts directs entre Emmanuel Macron et la présidence des États-Unis » disait son mentor le richissime rocardien feu Henry Hermand.

Mais Macron va aussi être présenté au « Tout-Paris » par Jean-Pierre Jouyet, son parrain, qui dispose d’un carnet d’adresse aussi gros qu’un Larousse. Jouyet a épousé en seconde noce Brigitte Taittinger (le champagne), ex-PDG des parfums Annick Goutal et actuellement directrice de la stratégie de Sciences-Po. Les témoins du mariage furent François Hollande et feu Christophe de Margerie, le PDG de Total. 12ème patron du CAC 40. Quand on saura que Jouyet a été nommé en 2008, par Sarkozy, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et que tous les patrons du CAC 40 sont venus le voir dans son bureau, on aura tout dit…
Parmi les dix personnes les plus riches de France, quatre soutiennent officiellement Macron : Bernard Arnaud (1ère fortune de France), François Pinault (4ème), Patrick Drahi (5ème), Xavier Niel (9ème). Seul Serge Dassault (3ème) ne s’est pas prononcé officiellement mais il encense Macron et Le Drian, ministre de la Défense. Et pour cause. Il a un business à faire tourner. À ceux-là, il faut ajouter, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Arnault Lagardère et ceux dont on ne connaît pas le nom car Macron ne souhaite pas publier la liste de ses donateurs. On comprend pourquoi.
Le choix du candidat
 « Macron, c’est entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie – il sait ce qu’il me doit – mais une question de loyauté personnelle et politique » François Hollande – avril 2016.

Dans une publication précédente (« Macron ciblé par la CIA ») il est décrit avec précision comment cet homme a été choisi et porté au cœur de l’appareil d’État par des membres de l’oligarchie politique et affairiste en moins d’une dizaine d’années. Mois après mois, il a été façonné pour répondre exactement au calibrage des idées politiques de ses parrains, des « sociaux libéraux internationalistes » disent-ils avec pudeur… en fait des néo-conservateurs mondialistes conformes à l’idée que se font les États Unis de ce que doivent être les démocraties occidentales.

Macron a été amené à devenir secrétaire général adjoint de l’Élysée, l’un des plus proches conseillers du chef de l’État. Puis ministre de l’Économie. Son recruteur et mentor politique, Jean-Pierre Jouyet est aujourd’hui secrétaire général de l’Élysée, autant dire le cœur de l’appareil d’État.

Cette ascension, pour le moins épique, rappelle étrangement la pièce de théâtre : « La Résistible Ascension d’Arturo Ui » de Bertolt Brecht… (à voir ou à lire impérativement !).
Macron, intelligent mais immature…

Le profil psychologique et physique du candidat est très important pour ce projet. Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer.

Feu Henry Hermand, son mentor (lire « Macron ciblé par la CIA) , le connaît bien. C’est lui qui lui a mis le pied à l’étrier en politique. Voici ce qu’il en dit en septembre 2016, il y a donc 7 mois : « Il n’a jamais pris une décision importante sans m’en parler. Sur le plan politique, Emmanuel est trop jeune, il a besoin d’être recadré sur des connaissances historiques. Son épouse, est très présente à ses côtés. Elle a orienté ses lectures, joué un rôle dans ses cercles d’amis, veillé à ce qu’il ne se disperse pas ».

Hermand l’infantilise, et de façon anecdotique, il raconte un peu agacé : « Ce désir qu’il a de serrer toutes les mains qui se présentent à lui, même de ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, est regrettable. Avec sa femme, on veut freiner ses tentatives de trop convaincre, on lui dit de se calmer ! ». Et il conclut en soulignant sa dépendance financière et psychologique (?!).

C’est ce qu’en pense aussi l’entourage de Hollande qui le connaît bien : « Macron apparaît comme un homme sous influences multiples ». Espérons qu’il ne se perde pas…

La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quadragénaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet.

Pour conclure ce chapitre, écoutons encore une fois ce que dit Henry Hermand : « Il incarne une tendance, il ne faut pas que ce soit personnalisé, il ne faut pas que ce soit M. Macron, il n’a pas d’expérience politique. Je demande qu’on mette en place un comité politique et non pas un comité de parrainage. Macron ne sera candidat que s’il a un mouvement d’opinion suffisamment fort avec des appuis politiques importants et il ne fera déclaration de candidature que s’il dispose d’appuis suffisants »

2) Le contrôle des médias

Justement. Le candidat dispose maintenant d’un bon encadrement politico-économique, il faut susciter un mouvement d’opinion autour de lui. D’aucuns vont s’attacher à le provoquer.

Si la quasi totalité des médias est acquise à la cause, c’est bien sûr parce que la dizaine de milliardaires qui soutient Macron en est propriétaire à 90%.

Voici ce qu’en dit Daniel Schneidermann (Arrêt sur Image) : « S’agissant de Macron (…) Xavier Niel et Pierre Bergé, copropriétaires du groupe le Monde, lui ont plus ou moins publiquement déclaré leur flamme. Rien, dans ce que l’on sait de lui, et du peu que l’on sait de son programme, n’est de nature à effaroucher MM. Dassault, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré ou Drahi. Ce qui ne signifie pas que les oligarques français soient pendus au téléphone chaque matin pour commanditer des unes, des éditos, ou des sondages favorables. Simplement, par capillarité intellectuelle, ils ont nommé à la tête des rédactions de « leurs » médias des journalistes macrono-compatibles, éventuellement macrono-indifférents, en tout cas jamais macrono-opposés, encore moins macrono-hostiles ».

Macron ne laisse rien au hasard. Il a organisé sa communication privée.

« Les politiques sont devenus un bon filon pour la presse people » analyse Marion Alombert, rédactrice en chef de ‘Voici’. « En ce moment, les Macron ont le vent en poupe. Leur couple intrigue, accroche. Et ils ont compris qu’une exposition bien gérée est une publicité efficace. »

Et Sylvain Fort, un porte-parole « d’En Marche », de rajouter : « Il y a un contrat d’exclusivité moral avec Bestimage (agence people des stars). Cela permet de mieux maîtriser leur image, le choix des photos qui circulent sur eux. Quand ils sont victimes de paparazzi, ils font appel à un photographe de l’agence, ils sont sûrs, ainsi, d’avoir des clichés plus avantageux. »

Résultat : en un an, dix couvertures de « VSD », quatre de « Paris Match », deux de « Closer » une de « Voici ». Quand on constate un tel matraquage médiatique autour de ce candidat, il n’y a plus rien à ajouter.

Petite précision : Michèle Marchand la directrice de Bestimage, fait partie du staff communication de la campagne…


3) Le contrôle de l’opinion publique

Il est utile de rappeler ici les recherches du sociologue Patrick Champagne sur les sondages. Son travail s’est articulé autour du problème central, en science politique, de l’analyse des formes de légitimation de la représentation politique.

D’une critique des logiques qui sont au principe de la mesure de l’opinion publique par les sondages, on est passé à une réflexion qui tente d’appréhender les effets, sur le champ politique, de la croyance en ces instruments. Cette évolution, qui se veut proche de l’évolution même de l’influence des sondages d’opinion sur les pratiques politiques, constitue le centre de la problématique du sociologue qui prend au sérieux les professionnels des sondages, même ceux qui sont peu sérieux scientifiquement, en les prenant au moins comme objet.

Champagne démontre que la croyance dans l’efficacité des sondages à exprimer « l’opinion publique » est indissociable d’une transformation des règles du jeu politique et particulièrement de l’importance croissante qu’ont prit les journalistes et les spécialistes en communication. Ainsi, s’est mise en place la croyance selon laquelle « faire de la politique » c’est, notamment grâce à « une bonne communication », se situer le plus haut possible dans les cotes de popularités ».

On y est quand Macron ne déclare avoir nul besoin d’expérience politique et encore moins de programme pour être candidat. Il suffira pour lui d’avoir une bonne cote de popularité. Jouyet et Hollande l’ont bien compris. Ce sont eux et les économistes qui réfléchissent pour lui. Seule l’image compte, car si on entre dans le dur du programme, on s’apercevra rapidement de quels ventriloques Macron est le nom.

Et en voici la parfaite illustration :

Macron est intégré pour la première fois dans un sondage pour les élections présidentielles en janvier 2016. Le Monde titre : « Sondage : Emmanuel Macron préféré à Manuel Valls ou François Hollande pour 2017 » et en sous titre « Un sondage Odoxa pour « Le Parisien/Aujourd’hui en France » estime que le ministre de l’économie pourrait devancer le premier ministre et même le président ». Il est placé d’entrée de jeu à 22%.

Mais qui sont les commanditaires de ce sondage-test ?

Sans aucun doute le staff de Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire du « Parisien/ Aujourd’hui en France ». Signalons que Nicolas Bazire, proche de Sarkozy, est l’un des administrateurs de LVMH en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild… Il connaît très bien Macron avec qui il a travaillé dans la même banque. Quant à Odoxa, les deux fondateurs sont d’anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et… le fond d’investissement Rothschild ont été actionnaires.

Ce sont donc des proches de Macron qui l’ont mis en selle. On se doute bien à la demande de qui.

Curieusement sa côte moyenne était de 17% dans les sondages tout au long de l’année 2016. Elle a bondi de 7 points en janvier 2017, à 24% pour arriver à 26% des intentions de vote en mars, le plaçant en tête de tous les sondages. Et comme on sait que les élections se jouent dans les trois mois qui précédent les élections, on comprend mieux ces scores…

Il en sera de même, bien sûr, pour Marine Le Pen, challenger indispensable à la réussite du coup d’État. Elle est créditée de 25% des intentions de vote. Normal.
En cherchant un peu on constate que plus de 80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Autant vous dire que, celui là, il connaît la musique.
Dans un article de l’inénarrable  « Décodeur » du quotidien le « Monde », soutien inconditionnel de Macron, des journalistes dénoncent les accusations qui sont portées à l’encontre de Macron quant à sa proximité avec les instituts de sondage. Selon eux, les informations publiées sur le sujet sont fausses, erronées ou ne sont plus d’actualité. C’est possible, mais la majorité des instituts de sondage appartient à des milieux financiers (fonds d’investissement, grandes entreprises, publicitaires, etc.) dont est issu Macron et dont la proximité politique, elle, ne fait pas de doute.

4) Le contexte international

L’important, pour s’assurer de la réussite d’une prise de pouvoir c’est de ne pas froisser ses alliés. En tous les cas, il faut leur donner des gages de non agression. Dans le cas contraire les auteurs s’exposent à une déstabilisation. Il faut donc que les planètes soient alignées. Pour Macron, ses parrains ont rassuré tout le monde. Le candidat reste bien dans l’orbite assignée : atlantiste et européiste, deux points d’un équilibre indispensable.

5) La régularisation du coup d’État

Enfin, il s’agira de valider la démarche par les élections. Ce sera relativement simple. Si le scénario arrive à son terme, Marine Le Pen sera en face d’Emmanuel Macron. Les commanditaires joueront sur la fibre républicaine et rafleront la mise.

CONCLUSION PROVISOIRE

En analysant chaque phase, nous pouvons dire maintenant, sans l’ombre d’une hésitation, si l’on s’appuie sur les paramètres donnés par les experts, qu’il s’agit bien d’un coup d’État, ou pour l’heure, d’une tentative de coup d’État… Dans l’intérêt de nos concitoyens et celui de notre pays, il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son terme…

Il est essentiel de laisser la parole à Hervé Kempf, le rédacteur en chef de Reporterre qui est l’auteur d’un ouvrage remarquable sur l’oligarchie et qui connaît donc bien le sujet :
« Les conditions d’un bon exercice de la démocratie sont largement altérées. La délibération libre est viciée par le fait que les médias sont massivement contrôlés par l’oligarchie. Le choix majoritaire est tronqué par le poids des lobbies voire, parfois, par le déni pur et simple du choix populaire, comme lors du référendum de 2005 sur l’Europe. Mais aujourd’hui, le capitalisme ne considère plus la démocratie comme indispensable à son existence, il la rejette même de plus en plus nettement puisqu’elle conduit logiquement à la remise en cause des pouvoirs en place.

Le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques est bafoué au nom des politiques anti migratoires. Le pouvoir politique est subordonné aux puissances financières.

En fait, les classes dirigeantes nous font entrer dans un régime oligarchique, où un groupe de personnes contrôlant les pouvoirs politique, économique et médiatique, délibèrent entre eux puis imposent leurs choix à la société.

Or l’oligarchie actuelle cherche avant tout à maintenir sa position privilégiée. À cette fin, elle maintient obstinément le système de valeurs organisé autour de la croissance matérielle et de la surconsommation – un système qui accélère notre entrée dans la crise écologique. »

L’heure du choix de société a sonné !…



Références :
  • « L’opinion publique n’existe pas », Pierre Bourdieu, Les Temps modernes, n°318, 1973
  • « Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique », Patrick Champagne, Paris, Minuit, coll. « Le sens commun », 1990
  • L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Hervé Kempf Seuil, Paris, 2011,
  • Edward Luttwak Le Coup d’État : manuel pratique, Paris, Éd. Robert Laffont, 1969
  • Louis Calaferte Droit de Cité, Paris, Éd. Gallimard 1999

Source : 2017, LE COUP D’ÉTAT

Sur ce blog :


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Dernière version du Schmilblick :
trouvez le sexe à Brigitte !




Brigitte Macron est-elle née homme ? Serait-elle aussi, tant qu’à faire, le père biologique du président de la République, comme en circule depuis peu l’hypothèse sur les réseaux sociaux ?… … Dénoncer la caste à travers ses excès, ses déviances, ses bacchanales, réelles ou supposées, est un ressort ancien de la résistance des peuples…

La question du sexe de Brigitte a commencé à être posée en 2021, après que le macronisme a révélé son véritable visage : orgueil démesuré et déconnecté, mépris de caste et de classe, pillage de la France et de ses ressources au profit d’intérêts opaques, répression brutale, pour ne pas dire sanguinaire, des Gilets jaunes, qui ne réclamaient qu’un peu de justice et de considération, oppression sanitaire de tout un peuple à qui un pouvoir déréglé venait d’imposer un enfermement démentiel, à grands coups d’injonctions martiales et paranoïaques. Comment s’étonner dès lors que la rumeur ait enflé, jusqu’à devenir irrésistible, que certains puissent y croire, que d’autres s’en amusent ou s’en délectent, que chacun en parle ?…


L'ascension programmée de Macron, le nouveau messie français, instrument de l’hégémonie américaine

MACRON CIBLÉ PAR LA CIA ?





Prochaine révélation de Julian Assange : Macron ciblé par la CIA ?


Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusionniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments. Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat !) que les cyber-attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les Russes sauraient-ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia : “Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex-secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (Centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?
Peut-être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des Russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est-elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs : tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite-gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque ? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définie par les États-Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de Macron, le nouveau messie français

Le contexte 

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des États-Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite ?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think-tanks dans le monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la Centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant. Rassurez-vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre « les populismes » (tiens, tiens,) et les « extrêmes ».

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think-tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think-tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « non » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les Américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les « extrêmes » pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont façonné, jour après jour, en « leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

Macron entre dans la cour des grands

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarchés. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, (relation de Hermand ?), est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think-tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

  1. 1. La formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi ? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain ? Il n’y a aucun doute. À l’Inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux États-Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant ! Laurent Wauquiez, Jérôme Guedj, Olivier Ferrand, Cécile Duflot, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Vincent Placé sont les membres les plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise directe avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et huitième fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg, au travers de « Bloomberg Philanthropies », travaille depuis de nombreuses années en partenariat avec l’Institut Aspen.


Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielle 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche-droite entre Royal et Bayrou. Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est…

  1. 2. La formation économique : la mondialisation de l’économie de Jacques Attali

Cette même année 2007, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « Commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints du libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).
Quel est l’objectif de Jacques Attali ? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles !), il pense, en postulat, que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un Parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaires proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde), pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présentent Macron à François Henrot ami de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild. Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les États Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant les heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux États-Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont nés en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux États-Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive : Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut-Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde)… Côté américain : Bill et Hillary Clinton… Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la Présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think-tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République. Beau parcours, non ?

Le 16 avril 2014, Jean-Pierre Jouyet deviendra secrétaire général de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République. C’est un véritable coup d’État ! Soft, certes, mais un coup d’État !

Macron a-t-il été ciblé par la CIA ? 

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans un courriel d’Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie » est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant, aussi, devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ? Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son ministre de l’Économie deux ans plus tard)…
Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel ? Au moment de la rédaction du courriel, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Élie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani-Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour composer le futur gouvernement. Et au moment de l’envoi de ce courriel, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait en haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton ? La CIA via les interceptions de la NSA ou quelqu’un d’autre ?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque ? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, ce courriel n’est pas adressé à n’importe qui, mais à Hillary Clinton alors secrétaire d’État d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande ?
 

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Mediapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012 ?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais, la NSA a affirmé que ces interceptions de sécurité n’avaient jamais touché les chefs d’État, mais leur entourage.

Macron a-t-il été placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée ? Et si oui, les États-Unis cherchaient-ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence ? Y-a-t-il eu collusion entre les États-Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron ? À la vue de son parcours, la réponse est oui !

Une preuve ?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite-gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, « progressiste » et européiste soutenu par les milieux politico-financiers. Toute cette stratégie repose sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.


On comprend mieux l’inquiétude des Russes qui se retrouvent avec un scénario à l’ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe. Un président français choisi directement par les américains ?

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la Toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires ! Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think-tanks de gauche » La Vie des Idées  numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon (financement Henry Hermand).
  • À propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.
  • À propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
  • À propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Économiste - n°1385 - du 26 avril au 2 mai 2007.
  • À propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés.
  • À propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017.

Source : Macron ciblé par la CIA ?

Sur ce blog, la suite de cet article :

jeudi 26 décembre 2024

26 décembre 2004… notre vocabulaire s'enrichit : Tsunami !



26 décembre 2004… Ao Nang… 8:00 Bateau pour Koh Phi Phi… … Arrivée sans incident en rade de Koh Phi Phi, quoique nervosité de l'équipage… même si en mer absolument rien d'anormal de détecté par les passagers… Rade de Koh Phi Phi : mer calme jonchée de détritus, des blessés sur certaines pirogues… Foule de bateaux affluant sur Koh Phi Phi depuis Phuket et d'ailleurs en attente… toujours plus de bateaux… nous ne débarquerons pas… Longue indécision…




Que s'est-il vraiment passé ? J'évoque un tremblement de terre et un raz-de-marée, je me fais traiter de con par un touriste canadien qui m'explique qu'un tremblement de terre soulève en pleine mer d’énormes vagues… Ce n'est qu'en milieu d'après-midi qu'ordre est donné d'un retour vers le continent, à Krabi… Notre bateau récupère autant qu'il le peut des touristes à évacuer de Koh Phi Phi… Arrivée à Krabi d'où un bus nous renvoie à Ao Nang… Sur la plage de Ao Nang, longue attente de ceux qui ont disparu… des corps seront ramenés sur la plage des jours après… Les gens de Ao Nang outre pleurer leurs morts ne pourront que constater les dégâts du tsunami. J'avais enrichi mon vocabulaire d'un mot nouveau : je ne connaissais jusqu'alors que des raz-de-marée !
Voilà, en cette fin d'année 2024, vingt ans que je vis en Thaïlande… et je ne suis jamais retourné dans le sud du pays, a fortiori à Ao Nang ou Koh Phi Phi…































































































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Médecin urgentiste des pompiers de Paris, Bruno Lartigue est en vacances à Phuket le 26 décembre 2004, lorsque le tsunami frappe les côtes thaïlandaises. Parti plonger avec sa famille, il échappe à la catastrophe et organise les secours sur place.

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Séisme et tsunami de 2004 dans l'océan Indien

Séismes et tsunami à Phuket

Il y a 15 ans, le tsunami faisait 5400 victimes en Thaïlande

jeudi 19 décembre 2024

Palestine, Syrie, Liban, Moyen-Orient face aux agressions étasuniennes et sionistes…


 

Avec un aplomb surprenant, la presse internationale nous assure que nous n’assistons pas à un changement militaire de régime en Syrie, mais à une révolution renversant la République arabe syrienne. La présence de l’armée turque et des forces spéciales états-uniennes nous est cachée. On nous abreuve avec une propagande plusieurs fois démentie sur les crimes imputés à « Bachar ». On transforme des égorgeurs cannibales en respectables révolutionnaires. Encore une fois, la presse internationale, consciemment, nous ment…

Les clés pour comprendre ce régime dépendent d’une solide culture historique que tant les médias que le système scolaire dissimulent désormais avec beaucoup de méthode et d’obstination. Cette expansion de l’ignorance favorise les manipulations diverses, dont les manipulations occidentales, qui se fondent largement sur un effacement de la mémoire.

 

Meyssan passe à table sur les méthodes de Bachar El-Assad

Thierry Meyssan : Comment Washington et Ankara ont changé le régime à Damas



Le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTC ou en anglais HTS pour Hayat Tahrir al-Sham) du Syrien au nom de guerre Abou Mohammed al-Joulani (fils du Golan) est un groupe nationaliste ayant renoncé à un djihâd qui se voudrait sans frontières, cela malgré tous les antécédents de son chef. Encore faudrait-il bien préciser si Hayat Tahrir al-Cham signifie « Organisation de libération du Levant » ? libération de Bilad al-Cham, la Grande Syrie ? Ou doit-on entendre par Cham, el-Cham soit Damas ? La réponse semble évidente. Mais pourquoi cela n’est-il pas affirmé plus clairement ? Une affirmation franche lèverait bien des risques de divisions et d'affrontements au sein du peuple syrien. Comprenons bien sûr aussi une nécessité de réserve momentanée à l’égard de malicieux occupants et illusionnés marionnettistes dont les capacités de nuisance restent pour encore un certain temps malheureusement immenses…

Communiqué du président Bachar el-Assad (Moscou, le 16 décembre 2024)

Réseau Voltaire : Le jihadiste Mohammed al-Bachir, nouveau Premier ministre syrien


Radio France internationale (RFI)  nous offre un article inespéré ! Saluons-en l’opportunité et le parallèle implicite ici osé ente islamisme et sionisme, deux religions dévoyées vers d’identiques fins subversives. Islamisme et sionisme sont, constatons-le, tout autant porteurs d’une haine de l’autre engendrant une sauvagerie visant bien sûr la vie et l’intégrité physique des peuples étrangers à leur obédience mais peut-être encore plus la culture de ces peuples…
Constatons ce judicieux rappel de la destruction des bouddhas de Bâmiyân par les talibans en 2001 ainsi que la destruction de 14 des 16 mausolées de Tombouctou par les djihadistes maliens en 2012.
Notons que l’islamiste Ahmad Al Faqi Al Mahdi, principal responsable des destructions de Tombouctou a été condamné par la Cour pénale internationale (CPI) tout comme le sioniste Netanyahu fait aujourd’hui l’objet d’un mandat d’arrêt de cette même CPI. Comment mieux souligner cette communauté de gènes entre sionisme et islamisme ?


Un marionnettiste imbu d'illusions…


Le patrimoine religieux, autre victime de la guerre d'Israël à Gaza et au Liban


Par : Anne Bernas

Le monde entier se souvient de la stupeur internationale face à la destruction des bouddhas de Bamyan ou des mausolées de Tombouctou. Dans la bande de Gaza, en Cisjordanie occupée et au Liban, à côté des plus de 44 000 morts rien que dans l'enclave palestinienne, les destructions et profanations de sites religieux sont massives, et les réactions timides. 

 

Dans les décombres d'une mosquée après un bombardement israélien
à Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 17 juillet 2024.
© Eyad Baba / AFP


« À Gaza aujourd’hui, Dieu est sous les décombres », affirmait en décembre 2023 le pasteur de Bethléem Munther Isaac. Début octobre 2024, soit un an après le déclenchement de la guerre, le ministère des Affaires religieuses de Gaza a annoncé que 814 mosquées avaient été rasées et 148 endommagées, et que trois églises avaient été anéanties dans l’enclave assiégée. Parmi ces édifices, en décembre 2023, la célèbre mosquée d’Al-Omari, la plus grande et plus ancienne mosquée du territoire, autrefois temple romain puis église, fondée il y a plus de 1 400 ans et qui couvrait une superficie de 4 100 m². Son minaret avait été détruit quelques semaines auparavant.

Quant à l’église orthodoxe Saint-Porphyre de Gaza, son annexe a été ciblée dès octobre 2023. Elle était la plus ancienne église active dans la ville. Construit en 1150, ce lieu de culte grec orthodoxe censé abriter la tombe de l’ancien évêque de Gaza, Porphyre, canonisé pour avoir christianisé la cité au début du Vᵉ siècle, était devenu un lieu refuge pour les habitants de la ville de Gaza. Le patriarche orthodoxe de Jérusalem avait alors qualifié l’attaque de « crime de guerre », rappelant que les églises servent d’abri « pour protéger les citoyens innocents ». L’ONG américaine Justice For All a soumis fin avril une requête auprès de la Cour pénale internationale (CPI) visant à faire reconnaître le bombardement de l'église Saint-Porphyre de Gaza comme un « crime de guerre ».
Au Liban, depuis un an, mais surtout durant octobre et novembre 2024, le nombre de sites religieux détruits ou abimés par l’armée israélienne s’est accru, plus de trente mosquées ont été bombardées. Le 16 novembre dernier, Israël a dynamité le sanctuaire chiite de la ville de Chamaa, attribué à l’apôtre chrétien Saint-Simon ; un site du XIᵉ siècle, vénéré par les communautés chiites et chrétiennes. Des bombardements dans le quartier chrétien de Haddad, au sud de Beyrouth, ont, entre autres, affecté le 17 novembre l’hôpital Saint-Georges et une église. À l’entrée du temple de Baalbek, les églises maronite Saydet al-Mounet et l’orthodoxe Mar Gerios ont également été abimées lors de bombardements.

Dans le désert du Neguev aussi, l’armée israélienne a chassé de son village le mois dernier une communauté bédouine et détruit tout ce qui pouvait l’être, dont une minuscule mosquée.

Partout, la liste des destructions s’allonge. « Quand on a une place pour l'adoration de Dieu, pour la vénération, c'est quelque chose de bien pour l'humanité, témoigne Hanna Rahme, évêque maronite de Baalbek. Si on fait bombarder ces lieux, c'est le déracinement d'une société, d'une civilisation ou d'une communauté. C'est très dangereux. On ne peut pas accepter tout ce qui se passe au Liban ou en Palestine. Israël va au-delà de tout. »

De multiples profanations
Détruire les édifices religieux, mais aussi les profaner. De nombreux cimetières l’ont été depuis quatorze mois partout où les soldats israéliens ont opéré. Les édifices sacrés ne sont pas en reste. À l’été 2024 par exemple, des soldats israéliens se sont filmés en train de profaner la mosquée Bani Saleh, au nord de la bande de Gaza, et de déchirer des exemplaires du Coran.

Autre exemple en décembre dernier : des images montraient des soldats israéliens à l'intérieur d'une mosquée, dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, utilisant ses haut-parleurs pour réciter le Shema Yisrael, une prière majeure du judaïsme. À la fin de la vidéo, des éclats de rire alors que les troupes sortent de la mosquée et qu'un chant de Hanouka est diffusé, toujours via haut-parleur. Un comportement qui risque « d'entraîner la région dans une guerre de religion », avait affirmé le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina. À Hébron en septembre 2024, l’agence de presse Wafa rapportait qu’une centaine de colons avaient profané la mosquée des Patriarches de la vieille ville, enchaînant des danses talmudiques au rythme d'une musique forte. Le tout sous la protection de l’armée israélienne.

Au Liban en novembre dernier, des soldats se sont filmés simulant un acte sexuel et se moquant de la Sainte-Vierge dans une église du sud du pays.

Une volonté d’effacer toute trace de christianisme et d’islam
« Je pense que c'est moins la question religieuse que la question du nationalisme, la question historique, analyse l’historien Bernard Heyberger, spécialiste du Proche-Orient. Il y a dans la droite ou l'extrême droite israélienne la volonté de marquer que le territoire est un territoire juif depuis les temps de la Bible, qu’il y a une espèce d'antécédent. C'est donc une légitimité fondée sur l'histoire. Si on efface les monuments religieux aux musulmans et aux chrétiens, c'est une façon d'affirmer davantage la légitimité juive sur le territoire. » Pourtant, en 1974, Yasser Arafat ne déclarait-il pas à la tribune des Nations unies : « Nous luttons pour que les juifs, chrétiens et musulmans, puissent vivre dans l'égalité, bénéficier des mêmes droits et assumer les mêmes devoirs, sans discrimination raciale ou religieuse. »

Ce 30 novembre, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a ordonné à la police de définitivement confisquer les haut-parleurs des mosquées qui violent la « loi Muezzin », interdisant depuis 2017 l’utilisation de haut-parleurs pour les appels à la prière tard le soir et à l’aube.

Pour le Libanais Mohammed Nokkari, juge dans un tribunal islamique sunnite, effacer toute trace de l’islam et du christianisme est ce que cherche Israël. « Israël n’a pas de respect pour ces lieux de culte qui appartiennent à d’autres religions. Comme il voulait déjà le faire pour la grande mosquée de Jérusalem. À chaque fois, des Israéliens pénètrent à l’intérieur de la mosquée et se moquent et frappent les gens, et Israël veut y construire le temple à la place de la mosquée. Des choses pareilles sont condamnables. »

Des lieux protégés par le droit international

Israël détruit les sites religieux, mais aussi une immense partie du patrimoine, arguant que ces sites sont des caches de membres ou de matériel du Hamas ou du Hezbollah. Le fait de cibler des sites religieux est pourtant considéré comme un crime de guerre en vertu du droit humanitaire international, notamment la Convention de La Haye de 1907, la quatrième Convention de Genève de 1949.

« Je ne sais pas où est la morale, la conscience morale de la communauté mondiale, des Nations unies, s’interroge l’évêque de Baalbek. Ce n’est pas permis de laisser Israël détruire à ce point-là. » Le 24 mars 2017, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2347 portant sur la protection du patrimoine culturel, notamment la destruction de sites et d'objets religieux. « Personne ne lève la voix pour dire “arrêtez cette guerre” depuis un an, déplore de son côté Mohammed Nokkari. Quand il s’agit de lieux de cultes pour les musulmans, on se tait. Pareil pour les églises. Mais quand il s’agit d’attaquer une synagogue ou d’autres lieux de culte, on soulève la voix et on proteste. Il y a un deux poids deux mesures très fort. »


Cette combinaison d'images montre :
- la mosquée Omari de la ville de Gaza le 5 janvier 2024,
la plus ancienne mosquée de Gaza, endommagée par les bombardements israéliens
au cours des combats entre Israël et le mouvement palestinien Hamas (G)
- et une photo d'archive d'un Palestinien lisant le Coran dans la cour de la même mosquée
le premier jour du mois sacré musulman du Ramadan, le 23 mars 2023.
AFP - -,MOHAMMED ABED


En 2016, la CPI a condamné un jihadiste malien à neuf ans de prison pour son rôle dans la destruction des mausolées de Tombouctou. « Quand je pense à Gaza, je pense d'abord aux personnes avant de penser aux ruines, insiste l’historien Bernard Heyberger. Mais si on détruit des monuments, on détruit le témoignage de quelque chose qui a existé. »







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Thierry Meyssan : Sous nos yeux
Du 11-Septembre à Donald Trump




Thierry Meyssan - Courrier des Stratèges :
"Netanyahou a financé le Hamas et menti à son peuple" 29 11 2024





Thierry Meyssan - Courrier des Stratèges : Alep, Moyen-Orient,  04 12 2024



Thierry Meyssan - Courrier des Stratèges : Après Bachar al-Assad, 11 12 2024




Thierry Meyssan : Ce qui change au Moyen-Orient (Réseau Voltaire, 3 décembre 2024)


Il y a huit ans… François Hollande recevait le « maire al-Qaïda » d’Alep-Est à l’Élysée, 
le « Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’état de droit » était décerné à une délégation de Casques blancs !…

Thierry Meyssan : Alep-Est & Mossoul, Réseau Voltaire, 6 décembre 2016

Où l'on retrouve la Khazarie :

Al-Manar : Les groupes ukrainiens Loups blancs et Khimika assistent les extrémistes d’al-Qaïda en Syrie  Le "Groupe de Khimika" est un élément de la Direction du renseignement ukrainien (GUR). Le GUR pourrait être considéré comme un équivalent de la CIA des États-Unis ou du MI6 de Grande-Bretagne, faisant du groupe Khimika l'une des nombreuses unités analogues au Centre d'activités spéciales de la CIA. À ce titre le GUR a pour mission de viser les intérêts russes à tout moment n'importe où dans le monde, y compris en Syrie.

Les «Loups blancs», une unité des services secrets ukrainiens

Al Mayadeen : Ukraine's White Wolf joins Hay'at Tahrir al-Sham against Syrian army

Al Mayadeen : Ukrainian special services training terrorists in Syria


Arrêt sur info : L’unité ukrainienne des « Loups blancs » combat aux côtés des extrémistes en Syrie

The Cradle : Ukraine’s ‘White Wolves’ unit fighting alongside extremists in Syria: The Ukrainian special operations unit has been aiding armed groups fighting Damascus with the use of sophisticated drones

Al-Manar : Syrie - Le ministère de la Défense nie avoir retiré ses forces de Homs. les FDS se déploient à Deir Ezzor. Jolani dit vouloir renverser le président Bachar al-Assad
 

Maquilleurs, anglo-saxon et sioniste, aux petits soins 
autour du terroriste islamiste Ahmad al-Chareh dit Abou Mohamad Jolani

Al-Manar : D’Abou Mohamad Jolani à Ahmad al-Chareh… Qui tente de blanchir son image ? La complicité des USA et des autorités sionistes se démasque sans aucune ambigüité : ce vendredi 6 décembre, la chaine américaine CNN a consacré à Ahmad al-Chareh dit Abou Mohamad Jolani un “entretien exclusif” dans un lieu tenu secret en Syrie. Le chef extrémiste a déclaré que son objectif est de renverser le président Assad et le gouvernement syrien, objectif de longue date des États-Unis et d’Israël. Jolani a affirmé que sa stratégie consiste à créer un gouvernement basé sur des institutions et un “conseil désigné par le peuple”.


Al-Manar : Le poste frontalier de Joussé entre le Liban et la Syrie hors service après une nouvelle agression israélienne


Al-Manar : Syrie - Les groupes armés ont conquis Damas après Homs. Le sort d’Assad inconnu. Le Premier ministre supervise les institutions étatiques

Al-Manar : Le ministère russe des AE : Bachar al-Assad a quitté la Syrie après des négociations avec les parties du conflit et a donné des instructions sur la nécessité d’un transfert pacifique du pouvoir

Voyage à Edleb : Entretien avec Wassim Nasr, journaliste, France24, mai 2023



Craig Murray : Vers la fin du pluralisme au Moyen-Orient et son remplacement par le suprémacisme religieux ? - traduit par Olivier Demeulenaere

Craig Murray : The End of Pluralism in the Middle East Beirut (6 December 2024)

Aux origines du terrorisme : "L'idéologie wahhabite, une menace mondiale"

Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient

Les Dönmeh : comment une secte juive a infiltré l'islam…