Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mardi 30 avril 2013

Joyeuses fêtes de Camerone ! … 150 ans !



"Legio patria nostra"



La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au devant du convoi, une compagnie. La 3ème compagnie du Régiment Étranger fut désignée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.


Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.
Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.
Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, devant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.
À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et a mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.
L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Léonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »
« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes.
« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répond l’officier.
Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.
En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

ILS FURENT ICI MOINS DE SOIXANTE
OPPOSÉS À TOUTE UNE ARMÉE
SA MASSE LES ÉCRASA
LA VIE PLUTÔT QUE LE COURAGE
ABANDONNA CES SOLDATS FRANÇAIS
LE 30 AVRIL 1863
À LEUR MÉMOIRE LA PATRIE ÉLEVA CE MONUMENT











Construirán mausoleo en honor a Clement Maudet

Miguel Olvera Caballero
[El Sol de Córdoba, 30 de abril de 2013]

Huatusco, Veracruz.- Un mausoleo en honor al subteniente Clement Maudet, de la Legión Extranjera que murió en la batalla de Camarón de Tejeda, acontecida en 1863, construirá el Ayuntamiento de Huatusco para honrar su memoria y estrechar los lazos de amistad entre Francia y México.

Lo anterior lo anunció la síndica única del Ayuntamiento, Nadia Torres Demuner, en el marco de la conmemoración del 150 aniversario de ese enfrentamiento, donde participaron destacados huatusqueños, como Francisco y Manuel Marrero y cuya madre asistió al sub teniente que posteriormente falleció y fue sepultado en el templo de San Antonio.

Por su parte, el coronel ayudante al general de la Legión Extranjera, Le Cour Maison, destacó que la presencia de la delegación francesa y la conmemoración de la batalla que se desarrolló en Camarón de Tejeda fortalecen la amistad entre México y Francia, pues recuerda a ambas naciones la protección que en Huatusco se dio a los legionarios heridos en el enfrentamiento.

"Para la legión extranjera el nombre de mama Juana es muy importante por la acogida que dio al sub teniente y en la mente de cada legionario mama Juana está presente", remató el coronel de la Legión Extranjera.

Entre los invitados de honor se encontraron el coronel Le Cour Maison; la representante de la embajada francesa, Lygie De Schuyter; Joaquín Talavera Sánchez, presidente de la asociación Camarone, así como veteranos de la Legión Extranjera y funcionarios municipales e invitados como el cronista de la ciudad, Marcelino López Páez.

El evento se efectuó la mañana de ayer en los bajos del Palacio Municipal, donde se leyó una breve reseña de la batalla entre las fuerzas francesas y mexicanas el 30 de abril de 1863 y donde cayeron abatidos la mayoría de soldados franceses.

Posteriormente, la representación francesa, incluidos varios veteranos de guerra, escoltada por elementos de la Secretaría de Marina Armada de México, se trasladó al panteón municipal, donde se colocó la primera piedra del mausoleo en honor al subteniente Clement Maudet.

EL MITO DE CAMARÓN

Tan importante e impactante fue la batalla de Camarón de Tejeda para los franceses, en especial para la Legión Extranjera, que cada año se recuerda ese enfrentamiento de manera solemne. El relato oficial de "Camerone" se lee cada 30 de abril delante de las tropas en cualquier parte del mundo donde se encuentren.

La Legión tenía por misión asegurar en 120 kilómetros, la circulación y seguridad de convoyes. El coronel Jeannigros, que estaba al mando, se enteró que un gran convoy que llevaba 3 millones en efectivo, material de sitio y municiones está en camino hacia Puebla. El capitán Danjou le convenció de enviar una compañía, designándose la tercer Compañía del Regimiento extranjero. A falta de oficiales disponibles, Danjou tomó el mando y los sub oficiales Mauder, portabandera y Vilain, pagador, se unieron al grupo voluntariamente.

El 30 de abril, a la una de la madrugada, la tercera compañía con tres oficiales y sesenta y dos hombres, se puso en marcha y cerca de las siete de la mañana, cerca de Palo Verde, se detuvieron para tomar café. En ese momento el enemigo se desplegó y se inició el combate inmediatamente. El capitán Danjou hizo cerrar el cuadrado y batiéndose en retirada, rechazó victoriosamente varias cargas de caballería, infligiendo al enemigo unas primeras pérdidas graves.

Al llegar a la altura de la posada de Camerone, amplio edificio que contenía un patio rodeado de un muro de tres metros de alto, decidió pertrecharse allí para inmovilizar al enemigo y retrasar de esa forma durante el mayor tiempo posible el momento en que este pudiera atacar al convoy.

Mientras sus hombres organizaban con celeridad defensa de esta posada, un oficial mexicano, haciendo valer la enorme superioridad numérica intimó al capitán Danjou para que se rinda. Este hizo contestar, "tenemos cartuchos y no nos rendiremos". Luego, levantando la mano, juró defenderse hasta la muerte y hace prestar a sus hombres el mismo juramento. Son las diez y desde esa hora y hasta las seis de la tarde, esos sesenta hombres, que no habían comido ni bebido desde la víspera, a pesar del sofocante calor, el hambre y la sed, resistieron a dos mil mexicanos, ochocientos de ellos jinetes y un mil doscientos infantes.

A medio día, el capitán Danjou murió a causa de una bala en medio del pecho. A las dos, el subteniente Valían cayó por una bala en la frente, en ese momento, el coronel mexicano consiguió prender fuego a la posada. A pesar del calor y el humo que venían a aumentar sus sufrimientos, los legionarios siguieron aguantando pero muchos resultaron heridos. A las cinco, alrededor del subteniente Maudet solamente quedaron 12 hombres en estado de combate. En ese momento, el coronel mexicano reunió a sus hombres y les dijo que se iban a cubrir de vergüenza si ni conseguían abatir a ese puñado de valientes (un legionario que comprendía el español iba traduciendo mientras hablaba). Los mexicanos se dispusieron a dar el asalto general por las brechas que consiguieron abrir, pero anteriormente, el coronel Milán dirigió un nuevo requerimiento al subteniente, que lo rechazó con desprecio.

Ya consumado el asalto final, no quedaron alrededor de Maudet mas que cinco hombres, el cabo Maine, los legionarios Cattau, Wenzel, Constantin y Leonhart. Cada uno de ellos conservó un cartucho, con la bayoneta a punto y refugiados en una esquina del patio plantaron cara. A una señal, descargaron sus fusiles a boca jarro sobre el enemigo y se precipitaron sobre ellos a bayoneta.

El subteniente Maudet y dos legionarios cayeron mortalmente heridos, Maine y sus dos camaradas estaban a punto de ser masacrados cuando un oficial mexicano se precipitó hacia ellos y los salvó gritándoles, "ríndanse". Como repuesta, recibieron un, "no nos rendiremos si no nos prometen coger y cuidar a nuestros heridos y si no nos dejan las armas" sus bayonetas seguían amenazadoras. Al final, como respuesta del oficial obtuvieron un "no se les niega nada a unís hombres como ustedes".

Los sesenta hombres del capitán Danjou mantuvieron su juramento hasta el final, durante once horas resistieron a dos mil enemigos, de los que abatieron a trescientos y herido a otros tantos. Con su sacrificio, salvando el convoy, cumplieron la misión que les fue confiada.

Para los mexicanos la lucha no fue menos cruenta, el soldado Barrientos, que fue el primero en entrar al patio de la Hacienda avanzó sin mirar atrás, creyendo que el enfrentamiento había terminado, lo primero que le sorprendió al entrar fue el suelo, que tenía un color oscuro, el tapiz de la sangre derramada en ese lugar.

Segundos después el soldado cayó abatido por tres disparos, lanzados por el puñado de legionarios que resistían con sus uniformes ya grises y el rostro casi negro por la pólvora y sociedad. El soldado Barrientos murió solo, frente a los sitiados.

Al término de la batalla y volver a Huatusco, la celebración se transpiraba en el aire en el peso de la madrugada se oyeron cascos de caballos que llegaban presurosos y voces de hombres que casi gritaban: ¡Ganamos!, ¡Vencimos!, ¡Les dimos en la madre a los franceses!. Y así terminó la batalla de Camarón, de la que hoy, se festejará su 150 aniversario.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire