Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

vendredi 10 février 2012

Lajos Marton, héros du Petit-Clamart : "Ma vie pour la Patrie !", un appel au courage, à l’insoumission et à la fidélité…



Lajos Marton : "Ma vie pour la Patrie !", Éditions Les Amis du Livre Européen 2012, 376 pages

Lajos Marton signera son nouveau livre "Ma vie pour la Patrie !"  à la librairie Facta, 4 rue de Clichy, 75009 Paris (Tel. : 01 48 74 59 14. Mo Trinité), le samedi 11 février de 14 heures 30 à 18 heures.

Lajos Marton s'est illustré par sa participation à l’opération du Petit-Clamart qui manqua de peu le 22 août 1962 la capture de l'infâme criminel compulsif DeGaulle, qui prétendait encore exercer les fonctions de président d’une France qu'il avait déshonorée par sa capitulation et l'abandon de populations, toutes origines confondues, aux représailles de combattants FLN de la 23ème heure en Algérie. Pour son abnégation et sa participation à cet acte héroïque, Lajos Marton sera condamné à mort !!!

Lajos Marton nous offre dans cet ouvrage richemment illustré le récit haut en couleurs d'une existence mouvementée qui le mènera de l’insurrection de Budapest jusqu’au Tchad, toujours au service de son idéal et de ses principes. Une vie qui le lit comme un roman d’aventures… Un appel au courage, à l’insoumission et à la fidélité.

Lajos Marton est né en 1931 dans une famille paysanne à Pósfa, un village de l’ouest de la Hongrie. Excellent élève, il veut devenir officier, et intègre très vite l’état-major de l’armée de l’air où il a accès à des informations importantes sur l’organisation du Pacte de Varsovie. Il constitue des dossiers qu’il transmet à l’OTAN par l’intermédiaire de l’ambassade des États-Unis. En octobre 1956, il participe à l’insurrection anti-communiste, et lorsque les Soviétiques attaquent la Hongrie en novembre 1956, il prend la fuite vers la France (la justice hongroise le condamnera à mort par contumace en 1959).

Anticommuniste, il se lie à des milieux militants et militaires français, et participe à l’Opération Résurrection en mai 1958 qui contribue à la prise de pouvoir en France de DeGaulle. Plus tard, il est recruté dans le commando du colonel Bastien-Thiry. Après l’opération du Petit-Clamart contre DeGaulle, il parviendra à vivre dans la clandestinité pendant plus d’un an et sera condamné à mort par contumace.

Arrêté en septembre 1963, Lajos Marton a droit à un nouveau procès, où il écope d’une peine de 20 ans de prison. Comme la plupart des combattants de l’OAS, il sera gracié et libéré en 1968. Il obtient la nationalité française dans les années 80.

En juillet-aôut 1983, Lajos Marton fait partie du Commando Omega en tant que « conseiller technique » dans le cadre de l’intervention de la DGSE au Tchad, pour préparer l’Opération Manta qui repoussa une offensive sur le Tchad composée de rebelles tchadiens menés par Goukouni Oueddei et dirigée en sous-main par Mouammar Kadhafi.

Il conte ses souvenirs dans le livre "Il faut tuer De Gaulle", publié en 2002, avec notamment des détails inédits sur l’attentat du Petit-Clamart. Ces mémoires sont éditées en 2003 en Hongrie sous le titre Meg kell ölni De Gaulle-t.

À partir de 2004, Lajos Marton effectue des démarches en Hongrie pour avoir accès aux archives secrètes communistes le concernant. Il obtient plus de 1100 pages le concernant. Parmi toutes les informations révélées par ces archives secrètes, on y apprend notamment que les services secrets communistes hongrois ont essayé d’utiliser l’attentat du Petit-Clamart pour brouiller les relations franco-allemandes, en tentant de faire accréditer la thèse que les trois Hongrois de l’attentat avaient été recrutés par les services secrets ouest-allemands.

La découverte de ces documents secrets ainsi que le souhait de compléter son récit (en partie remanié par les Éditions du Rocher) a poussé Lajos Marton a rééditer ses mémoires en 2011, en France comme en Hongrie.






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