Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

vendredi 4 novembre 2011

Ce n'est qu'au nom de tous les combattants de l'Organisation Armée Secrète (OAS)


…  que Jean-François Collin consent à accepter la Légion d'Honneur


« Je vous promets que je ne porterai jamais cette Croix
tant qu'il y aura un gaulliste ou un ami du FLN à l'Élysée ! Jamais je n'aurai la marque du collier !
»


Entouré de ses proches et de ses amis, Jean-François Collin, président national de l’ADIMAD, a reçu, le mardi 1er novembre 2011, les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, des mains du capitaine Jean Biraud, chef de commandos OAS en Oranie, condamné à mort par contumace par un tribunal d’exception gaulliste.

Déjà distingué de la Valeur militaire avec palme, il a mérité le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, avec traitement, à titre militaire, en tant que mutilé de guerre en Algérie. C’est donc pour son engagement militaire :
« Je remplissais les conditions. J'ai été appelé à l'armée le 1er novembre 1959. Et j'ai été blessé au combat en Algérie, dans l'Ouarsenis, en 1960, contre les fellaghas, par un élément rebelle du Front de libération nationale, j'ai tué mon ennemi qui m'a grièvement blessé, mon biceps droit a été arraché et je suis devenu invalide de guerre. Puis il y a eu la révolte des Généraux, j'étais content. Et après avoir été soigné, je suis parti à Paris. J'ai alors pris contact avec l'Organisation de l'Armée Secrète et j'ai intégré l'OAS Métro avec le Capitaine Sergent. J'ai été arrêté le 18 février 1962 puis condamné à douze années de réclusion criminelle et en ai effectué cinq, à la Santé, à Fresnes, et à l'île de Ré. Puis, le 14 juillet 1968, De Gaulle a amnistié l'ensemble de l'OAS, mais la véritable amnistie avec réintégration des grades et des retraites, a eu lieu sous Mitterrand ».
C'est devant la stèle de l'ADIMAD à Marignane que le capitaine Jean Biraud a remis la décoration soigneusement rangée sur un coussin auprès des portraits de Roger Degueldre, Albert Dovecar, Jean Bastien-Thiry, Claude Piegts :


"Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française"

« Cela me permet de rappeler que c'est le grand Corse, Napoléon 1er, qui a créé cet ordre militaire pour honorer ses soldats méritants. Je considère que c'est lui qui m'honore aujourd'hui et non le paltoquet qui vibrionne à l'Élysée ! J'aurais honte de devoir remercier ce personnage qui confond les coureurs cyclistes dopés à l'EPO, les chanteurs de rap, les porteurs de valises, avec les défenseurs de l'intégrité du territoire national ! Et qui s'est félicité personnellement de la profanation de cette Stèle devant laquelle nous nous tenons ! Pour que les choses soient claires, je tiens à préciser que je n'imaginais même pas que cette éminente distinction puisse m'être attribuée. C'est mon ami d'enfance, Jean-Pierre Carrio, président de l'Union Nationale des Parachutistes de Hyères, qui me l'a assurée. Devant mon refus de constituer le dossier de présentation au Chancelier il m'a demandé mon accord pour l'établir lui-même. J'ai encore refusé. Mais il m'a dit que si, par miracle, j'obtenais cette Croix, cela rendrait fous de rage les "gars pourris" - je dis bien les "gars pourris" – les ligues et associations ennemies de la plus grande France ! Cette argumentation m'a persuadé et après consultation du bureau de l'ADIMAD - convaincu que cette démarche n'avait aucune chance d'aboutir - j'ai cédé à l'amical désir de mon ami. Je tiens à ajouter que cette Croix, je la dédie à tous les Combattants de l'Organisation Armée Secrète qui sont morts les armes à la main, ou ont été fusillés par le plus grand traître de l'Histoire de France. Ce sont eux, aujourd'hui, qui devraient être honorés à ma place ! Et pour que les choses soient limpides je vous promets que je ne porterai jamais cette Croix tant qu'il y aura un gaulliste ou un ami du FLN à l'Élysée ! Jamais je n'aurai la marque du collier ! ».
Assurons Jean-François Collin de toutes nos félicitations et d'une immense fierté partagée… Merci et bravo pour ce grand demi-siècle de combat et d'abnégation avant d'accepter cette décoration tant méritée, au nom de tous ceux de l'OAS.




Du haut vers le bas et de gauche à droite : L’assistance - Dépôt de gerbes par de nombreuses associations de Français d’Algérie - Les trois parrains - Le capitaine Jean Biraud, chef de commandos OAS en Oranie, condamné à mort par contumace par un tribunal d’exception gaulliste, notre ami Jean Pretro
 - Jean-François Collin et les parrains de la cérémonie - Remise de la décoration - 
Jean François Collin - La Stèle fleurie.


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