Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux faits…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 17 avril 2019

Notre-Dame de Paris… la France, dans un des moments forts de notre histoire présente



Notre-Dame de Paris se confond avec la France, les moments les plus forts de son histoire - de Saint Louis à la victoire de Jeanne d'Arc sur les Anglais ou encore cette mémorable messe, le 26 juillet 2017, à l'intention du Père Jacques Hamel un an après son assassinat à Saint-Étienne-du Rouvray…






vendredi 12 avril 2019

J'avais un camarade… Robert Boissières



 
Robert Boissières, 20 ans
(photo prise peu avant son assassinat)
Robert Boissières, né le 11 février 1942 à Toulouse, a été odieusement assassiné à vingt ans devant le domicile de ses parents le jeudi 12 avril 1962 à Alger par une bande d'aviateurs de l'armée française en vadrouille. Agression gratuite, lâche, imbécile, criminelle. Geste de Français très ordinaires…

Aspects de la France, jeudi 19 avril 1962


Nouvelles d’Alger 
(Copie intégrale d’un article non signé publié par Aspects de la France, le jeudi 19 avril 1962. L’original de cette coupure de journal m’a suivi jusque dans mon exil asiatique.)
Le 12 avril 1962, vers 23 heures, un peu avant le couvre-feu, un jeune Français de 20 ans, étudiant en 1ère année de Droit, Robert Boissières, a été tué par les « forces de l’ordre », une patrouille de gendarmerie de l’Air, près du Rectorat, route du Golf à Alger. 
Il venait, avec quatre camarades, dont son frère, âgé de 18 ans, d’apposer des inscriptions "O.A.S." dans le quartier.
Ils rentraient chez eux lorsque, entendant une voiture militaire, ils se cachèrent dans le rebord du talus, parmi les herbes. C’est là que sans sommation aucune, Robert Boissières fut exécuté d’une rafale de mitraillette, tandis que son camarade, Jean Zonza, 21 ans, étudiant en Médecine, était grièvement blessé.
Le quartier fut mis en émoi par cette rafale et en particulier les parents de Robert qui habitent au Clair Logis des P.T.T. Son père, inquiet, descendit immédiatement sur les lieux du drame. Il rencontra un militaire qui lui annonça froidement qu’il venait de « fusiller » un jeune, en même temps qu’il lui tendait la carte d’identité de sa victime. Douleur du pauvre père lorsqu’il reconnut que c’était celle de son fils.
Les Agences de Presse ont donné différentes versions, des versions fausses surtout. On a prétendu qu’un coup de feu avait été tiré. C’est faux. Ces garçons n’étaient pas armés. Mais on use du mensonge pour essayer d’excuser un acte odieux…
Les obsèques de la jeune victime ont été célébrées ce matin, lundi 16 avril, à 9 heures, à la "sauvette". On avait interdit tous faire-part et communiqués dans les journaux. On craignait l’affluence… J’y suis allé avec mes enfants et deux camarades de Robert Boissières.
Malgré toutes les précautions prises par les autorités, il y avait plus d’un millier de personnes à suivre ce malheureux convoi de quelques mètres dans le cimetière de Saint-Eugène, entre la morgue et le dépositoire. Mais obsèques émouvantes, bouleversantes dans leur simplicité, dans leur clandestinité. Foule digne, très impressionnée… Les martyrs de la foi en ont eu d’identiques, et de telles morts, de telles obsèques ne peuvent qu’affermir une religion ou un idéal…
Le jeune frère de Robert, retenu à l’école de police d’Hussein Dey, n’a pas été autorisé à rendre ce dernier hommage… Quelle tristesse.
Ce n’est pas avec de tels assassinats, de tels procédés pour essayer d’étouffer nos sentiments qu’on parviendra à l’apaisement d’une population française de plus en plus survoltée.
Après cette pénible cérémonie, je suis allé ensuite, seul, me recueillir sur les lieux du drame. À l’endroit où est tombé ce pauvre enfant : des bouquets de fleurs, quelques-uns avec ruban tricolore et contre le tronc d’un arbre mort trois lettres sont épinglées : celle d’une mère bouleversée, et deux autres écrites par des camarades de la victime. Lettres qui crient une indignation bien légitime…

Le rédacteur, sous la menace de la censure et de la saisie du journal, malgré son émotion, reste très réservé. Il ne précise pas que la caserne de ces aviateurs jouxte l’immeuble du Clair Logis des P.T.T. Il ne s’interroge pas sur ce que faisaient réellement à cette heure hors de leur base ces aviateurs ? Retour de beuverie ? Ce qui est avéré est que le militaire assassin qui proclama froidement qu’il venait de « fusiller » un jeune, ses acolytes et toute la troupe, jusqu’à tard dans la nuit, fêtèrent ce haut fait de guerre sous les fenêtres des familles des victimes. De plus, nous ne pouvons manquer de nous interroger sur la sanction de cet acte de bravoure. L’assassin et ses complices furent-ils par la suite décorés ? La haine gaulliste n’exclut rien.

Depuis, en France, sur le territoire français métropolitain, partout, chacun risque de croiser l’un de ces ivrognes. Pourquoi ne serait-ce pas celui-ci ? Pourquoi pas celui-là ? De toute façon par leurs votes successifs, et d’abord celui en faveur de l’abandon de l’Algérie, les Français ont sans cesse réaffirmé leur complicité avec ces assassins… Décidément, ce pays m’est définitivement infréquentable… À présent, mon vœu le plus cher reste de n'avoir jamais à vivre dans ce pays d’infâmes, la France,… ni d'y crever,… ni que mes cendres y soient  souillées.

Alex Nicol dans « La Bataille de l’OAS » publié dès novembre 1962 (Les Sept Couleurs) donnera une version qui rejoint celle d’Aspects de la France, et  confirme (pages 129-130) : « Jamais on n’a fait état de l’ouverture d’une enquête quelconque ni de sanctions prises contre ces militaires pour le moins nerveux sur la gâchette… »

Une version tout aussi horrible de ces faits est rapportée par Francine Dessaigne dans son « Journal d'une mère de famille pied-noir » :

Vendredi 13 avril 1962. … Le journal d'hier nous apprend la mort de Robert Boissières, dix-neuf ans. Jeudi soir, il dînait en compagnie de son frère aîné chez la fiancée de ce dernier. Vers 11 heures ils rentrent à pied dans le quartier de la Redoute. Un groupe de jeunes gens court sur la chaussée suivi de près par une patouille de métropolitains. Les Boissières s'arrêtent. Les jeunes gens prennent une petite rue et disparaissent dans la nuit. La patrouille revient sur ses pas et retrouve les deux frères. Bruit de culasse, les jeunes gens s'aplatissent sur le trottoir. Les soldats s'approchent et, presque à bout portant, tirent deux balles dans la tête de Robert et une rafale sur son frère. Robert Boissières est mort hier matin; son frère exsangue est dans un état grave. C'est ce que raconte à mon mari un de leurs cousins…

Les divergences entre ces versions des circonstances d’un même assassinat témoignent de l’extrême tension qui régnait alors à Alger et de l’intolérable pression exercée par les séides du pouvoir métropolitain d’alors désormais allié inconditionnel du FLN, tant dans le crime que dans la propagande et la manipulation de l’information. Ce même jour, ce 12 avril 1962, le général Edmond Jouhaud, arrêté à Oran peu avant, est condamné à mort. Le vendredi suivant, le 20 avril, le général Raoul Salan devait être lui aussi arrêté…


Faire-part édité et diffusé clandestinement par l’Association générale des étudiants d'Alger (AGEA) :


(Maquette réalisée par Josseline Revel-Mouroz et Hélène Mattéi - AGEA)
Instants de bonheur à l'AGEA…  Robert : le seul civil

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Le 10 octobre 1984 Robert a quitté Terre-Cabade. Il repose désormais au nouveau cimetière de Cugnaux, dans la proche banlieue de Toulouse.

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La Cavalcade a été composée en 1963 par Jean De Brem en l'honneur du lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry responsable de l'attentat du Petit Clamart visant le DeGaulle et fusillé le 11 mars 1963. L'air est celui du chant allemand "Ich hatt' ein Kamerade" en français "J'avais un camarade".

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Le 5 juillet 2003, en présence de plus de 1500 personnes unies dans un profond recueillement, était inaugurée, au centre du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan, une stèle en l'honneur de 104 des "fusillés et combattants  tombés pour que vive l'Algérie française". 

Inauguration de la stèle aux "Martyrs tombés pour l'Algérie française", fin de cérémonie : appel personnel de chacun des 104 Martyrs
"Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française",
cimetière du Haut-Vernet, Perpignan


"Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française"… 104 martyrs auprès des fusillés  Bastien Thiry, Degueldre, Dovecar, Piegts,
 cimetière du Haut-Vernet, Perpignan

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Sur ce blog, une page spéciale est désormais dédiée à Robert Boissières [clic sur sur cette page, bouton à droite "Robert Boissières" ]. Une page qui appartient à tous ceux qui se souviennent de Robert, à tous ses amis… Qu'ils y déposent témoignages, photos, documents pour que de Robert vive le souvenir…
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Robert Boissières, "même pas pied-noir"… mais martyr de l'Algérie française

Hocine Aït Ahmed et Jean-Jacques Susini, deux Algériens d'exception…

Ian Smith, le héros que n'a pas su opposer l'Algérie à l'infâme trahison de DeGaulle…

Robert Boissières sur le site de l'ADIMAD-MRAF
Jean-Jacques Susini : l'ultime espoir de l'OAS restait la négociation directe avec le FLN


Jean-Jacques Susini : fondateur et théoricien de l'OAS

Éd. IDées : "Pour une critique positive"… après "L'Algérie pacifiée sur un plateau d'argent !"



Via Recta : Éd. IDées : "Pour une critique positive"… après "L'Algérie pacifiée sur un plateau d'argent !"  … L’oubli dans lequel est aujourd’hui confiné Jean-Jacques Susini témoigne, si besoin était, une fois de plus de la victoire et de la force d'un Régime stérile, incapable d'imagination et d'innovation au service du peuple de France !… …

Le Point : Les États-Unis auraient apporté leur soutien à l'OAS en 1962 - Pour les services secrets suisses, les États-Unis auraient poussé l'OAS à s'entendre avec l'aile modérée du FLN par l'intermédiaire de Jacques Chevallier, ancien maire d'Alger et ancien secrétaire d'État à la Défense, Jean-Jacques Susini, le numéro deux de l'OAS, derrière le général Raoul Salan et le colonel Jean Gardes.

Les banlieues françaises, héritage de l'Afrique imposée par le "grand homme" DeGaulle…

Alexandre Gerbi - « La France ne serait plus la France » et « Apartheid » : Décryptage de deux énormes « lapsus » de Manuel Valls

Alexandre Gerbi - Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine : Imposture, refoulements et névroses
La France blanchit son armée en 1944… plus raciste que DeGaulle tu meurs…


dimanche 28 octobre 2018

250 ans après, la reconquête d'Ayutthaya par le Grand Roi Taksin (24 au 28 octobre 2018)




Le roi Taksin dirigea la libération du Siam de l'occupation birmane après la deuxième chute d'Ayutthaya en 1767. Le onzième mois lunaire de l'année du cochon [1767], le roi conduisit sa flotte navale de 100 navires et 5 000 soldats au départ de Chanthaburi pour entrer dans le fleuve Chao Praya. Il a attaqué l'armée birmane au camp Pho Sam Ton, dans la région de Wat Madua, entre les rivières Phasak et Lopburi. Finalement, il réussit à assurer l'indépendance du Siam le 6 novembre.
La Marine Thaïlandaise vous invite à célébrer "250 ans après, la reconquête d'Ayutthaya par le Grand Roi Taksin"…

La flotte de la Marine Thaïlandaise répètera le voyage  du Grand Roi Taksin, avec une halte dans les diverses provinces sur la route de la marche d'il y a 250 ans pour y organiser chaque fois un grand événement, entre le 24 octobre et le 11 novembre 2561…Quel est l'évènement de chaque jour ? Où se déroule-t-il ? Toute l'information est donnée principalement  sur le lien suivant : http://250yearsprajaotak.com/  ainsi que sur Facebook : มูลนิธิสมเด็จพระเจ้าตากสินมหาราช.



Rendez-vous du 24 octobre au 11 novembre…


























Du 24 octobre au 11 novembre 2561, vous êtes invités à vivre la reconstitution de l'épopée du Grand Roi Taksin et de sa flotte !




24 octobtre 2561, peu avant la cérémonie d'ouverture…




















25 octobre…




26 octobre 2561… Rayong, du chantier naval de Phra Taksin jusqu'à Luang Ang Thong puis Trang…





Samedi 27 octobre 2561, les habitants de Rayong honorent les images du Grand Taksin… 
Voyage sur le parcours de l'armée royale en direction de Chonburi














Dimanche 28 octobre 2561, Chonburi
































PICHAYA SVASTI : Celebrating the old capital - Thon Buri turns 250 this year

AMPA SANTIMATANEDOL : Titan of history rises from bones of an old shipyard

PLOENPOTE ATTHAKOR : Forum kicks off Thon Buri celebration

Pimpraphai Bisalputra : King Taksin and Thailand’s Chinese roots

Pattaya Mail : King Taksin the Great

Pattaya Mail (26 octobre 2018) : Pattaya prepares for King Taksin 250-year commemoration

Pattaya Mail (26 octobre 2018) : Navy sets sail to re-enact King Taksin’s amphibious assault

Pattaya Mail (30 octobre 2018) : Parade of boats commemorates King Taksin the Great

Pattaya Mail (9 novembre 2018) : 250 years later, King Taksin lands his troops again in Pattaya

Pattaya Mail (10 novembre 2018) : Image of King Taksin the Great placed at his monument in Bangkok

Facebook : ๒๕๐ ปี ตามรอยกองเรือ สมเด็จพระเจ้าตากสินมหาราช

Facebook : Thai NavySEAL

http://250yearsprajaotak.com/

Facebook : มูลนิธิสมเด็จพระเจ้าตากสินมหาราช











lundi 15 octobre 2018

Aurions-nous oublié l'Histoire ? Plaidoyer du Père Avril pour "La Douzième Croisade"…



Aidons les musulmans à se protéger de l'islam !…


Un prêtre catholique encensant des imams dans une église de Rome !

On aurait pu croire que l’assassinat, dans son église, du Père Jacques Hamel allait ouvrir les yeux des autorités ecclésiales sur la dangerosité d’une religion dont l’impérialisme est fondée sur le djihad, c’est-à-dire la guerre de conquête par le couteau et la soumission sans conditions.

On aurait été en droit d’attendre de nos pasteurs, français comme romains, une nette dénonciation des dérives interreligieuses issues du Concile Vatican II.

On pouvait espérer que devant les souffrances des chrétiens d’Orient le Pape allait, au moins, compatir et reconnaitre l’impasse, pour ne pas dire la terrible erreur, de Nostra Ætate !

Au lieu de ces signes d’espérance, nous avons eu droit à des imams invités à assister à des messes catholiques, à des prêtres béats encensant des mahométans méprisants, à un Souverain Pontife déclarant "si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique." Et, de conclure par cette affirmation qui a horrifié les chrétiens d'Orient qui sont massacrés comme du bétail : "Je crois qu'il n'est pas juste d'identifier l'islam avec la violence, ce n'est pas juste et ce n'est pas vrai. J'ai eu un long dialogue avec le grand iman de l'université Al-Azhar et je sais ce qu'ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre."

« Malheureux, ces gens qui déclarent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui rendent amer ce qui est doux et doux ce qui est amer ! » (Isaïe, 5, 20).

La Porte Latine du 5 août 2016

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Entretien avec le Père Maurice Avril, fondateur de l'Œuvre Notre-Dame de Salérans, au sujet de son livre "La Douzième Croisade" sur la conversion tant espérée des musulmans. Un magnifique témoignage, lucide, bouleversant… Une Espérance !


Sous la pression du clergé de France le père Maurice Avril a été contraint de quitter Notre-Dame de Salérans pour poursuivre sa mission au Liban…

Si on demande à un évêque de France s'il faut essayer de convertir les musulmans, qu'ils soient de France, ou qu'ils soient ailleurs… Ah mais non ! Il ne faut pas les convertir. Au contraire, il faut les affermir dans leur religion, leur faire comprendre les beauté de leur religion. C'est invraisemblable, mais c'est cependant la réalité.

Le R.P. Maurice Avril, qui était à Salérans, a été persécuté par les évêques et il a eu tous les ennuis possibles parce qu'après la guerre d'Algérie, il s'était dévoué aux Harkis qui avaient eu la chance de pouvoir s'échapper et, exilés, se réfugier en France.

Or, les Harkis avaient combattu pour défendre l'Algérie française et l'arracher à l'emprise terroriste révolutionnaire. Plus de deux cent cinquante mille d'entre eux ont été massacrés quand DeGaulle a capitulé et livré l'Algérie aux terroristes du FLN. Ces derniers, évidemment, vouaient une haine féroce à ces vaillants Harkis qui avaient combattu avec les troupes françaises pour débarrasser l'Algérie française du terrorisme. Ceux qui n'ont pas pu s'enfuir sur les bateaux pour la France ont été torturés, massacrés, enterrés vivant, brûlés vifs. Quel crime abominable porteront sur leur conscience ceux qui ont pris une pareille responsabilité ! Des gens qui s'étaient dévoués, prêts à mourir pour défendre l'Algérie française, comme certains d'entre eux étaient venus combattre en France en 1939-40, puis lors de la Libération en débarquant en Italie, en Corse, en Provence, puis contre le communisme en Indochine : on les a abandonné entre les mains de l'ennemi cruel qui leur a fait subir les tourments les plus abominables. Un drame affreux. Certains de leurs enfants orphelins ont pu rejoindre la France. Le Père Avril, qui était prêtre en Algérie française, en a recueilli plus d'une centaine. Il les a éduqués, élevés ; une mission à laquelle il s'est tout entier dévoué. Les enfants de ces Harkis se sont trouvés sous la protection d'un prêtre qui veillait à leur éducation, qui leur a parlé et fait connaître Jésus - sans vraiment tenter de les convertir, sans les obliger bien sûr - mais seulement par son propre exemple d'abnégation, de courage, de bonté. Eux-mêmes, témoins du dévouement de ce prêtre et des personnes qui l'entouraient, ont été conquis par la beauté de la religion catholique et, ainsi, la plupart d'entre eux ont demandé à se convertir. Cela n'a pas été du goût de plusieurs évêques qui ont envoyé des lettres de réprobation au Père Avril : il faut laisser les musulmans : il ne faut pas les convertir ! Mais que sont ces évêques de France ?




Père Maurice Avril

Notre-Dame de Salérans honorée par le bachagha Boualem

Né à Oran le 11 janvier 1923 de parents pieux et excellents musiciens.
Entre au petit séminaire Saint Eugène d'Alger en 1933, et au grand séminaire en 1939. Mobilisé en 1943.
Entre chez les Lazaristes en 1945. Ordonné prêtre à Alger en 1948.
Directeur au séminaire d'Oran et professeur de philosophie, il crée et dirige l'inoubliable colonie des Bénians. Par ailleurs il fonde la maîtrise Vittoria.
En 1951, il part à Rome à l'Institut des langues orientales et à l'Académie pontificale de musique sacrée.
Nommé Directeur du séminaire de Constantine en 1954, il fonde la Manécanterie des Rossignols du Rhumel, primée en 1957 au congrés international des Petits Chanteurs à la Croix de bois.
En 1957 le Père Avril fonde l'Œuvre des séjours d'été en France des petits harkis orphelins et nécessiteux. Achat de Salérans En 1960 il fonde le petit séminaire de Bône.
En 1962 les événements d'Algérie l'obligent à fuir son pays. Il part avec 130 enfants dont ses séminaristes et s'installe à Salérans. Il y organise le petit séminaire et l'année suivante le grand séminaire. Organise en outre un centre d'hébergement pour les rapatriés.
De 1963 à 1972 se donne entièrement aux harkis et à leur évangélisation.
Création de patronages, d'études surveillées dans toute la France. À Salérans, colonies de vacances, camps de Noël et de Pâques, centres éducatifs pour les jeunes de 14-16 ans qui n'avaient pu suivre des études normales du fait des événements. Visites régulières des hameaux de forestage.
En 1972 ouverture d'une école hors-contrat pour les enfants de familles traditionalistes.
En 1975 Fondation religieuse de la Sainte Messe qui recrute séminaristes, religieuses et frères.
En 1991, affectation de l'école aux enfants orphelins et nécessiteux du Liban.
En 1999 fermeture de l'école en France et mise en chantier de la "Fondation de l'Ave Maria" au Liban avec construction d'un dispensaire et d'une école sur place.
L'encadrement est assuré par de jeunes Libanais et Libanaises formés à Salérans ces dernières années.


C'est à Notre-Dame-de-Salérans que le père Maurice Avril a accueilli de nombreux harkis


Le père Maurice Avril, le samedi 29 octobre 2016


Une stèle de la commune a été dévoilée dans l’enceinte de la Fondation Notre-Dame de Salérans en hommage au père Avril


Le maire, Éric Deguillame, et le père Maurice Avril ont été décorés par Marc Benredjem de la médaille d'Honneur des Harkis


Les porte-drapeaux des associations d'anciens combattants étaient présents lors de la cérémonie d'hommage des Harkis au père Avril


Père Maurice Avril : La XIIe croisade, "À travers tant de larmes, nos harkis, afin qu'ils aient la vie"

Notre Dame de Salerans-Liban

Mgr Jean-Pierre Ellul : 60 ans de Sacerdoce du Père Maurice Avril de Salérans

Éditions de Chiré : n°317 Juil 2003 - Père Maurice Avril

Père Maurice Avril - ND de la Sainte Messe n°223 - juin 2012

Medias-presse.info : "Père Maurice Avril"

20ème pèlerinage au Liban avec le père Maurice Avril

Le Dauphiné Libéré : Salerans - L’hommage des harkis au père Maurice Avril (29 octobre 2016)


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La Grande Vérité qui libèrerait définitivement tous les musulmans de leur fardeau obscurantiste est de leur faire connaître le livre d'Olaf : “Le Grand Secret de l’islam” qui peut être téléchargé sur Internet (http://legrandsecretdelislam.com/) scientifiquement étayé… Citons-en la conclusion :
“Le faisceau de preuves et d’indices est assez dense et convergent pour qu’émergent en pleine lumière le grand secret de l’islam, son imposture historique et la vérité sur ses origines véritables : le texte coranique et la biographie islamique de Mahomet sont des fabrications progressives des siècles suivant les premières conquêtes des Arabes de Syrie ; les 50 premières années suivant le règne d’Omar ont joué un rôle déterminant pour le premier et les 50 premières années après Abd al-Malik pour la seconde. Il n’y a jamais eu de révélation divine donnée à Mahomet : l’islam est le fruit d’un processus très long et très complexe de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans une foi judéo-chrétienne déviante, rendue folle par les espérances messianistes.”
Ainsi, l’islam n’est pas le résultat d’une révélation divine ou de la prédication de Mahomet mais celui d’un processus très long et très complexe de réécriture dans l’Histoire, s’enracinant dans des croyances juives et chrétiennes dévoyées, se développant historiquement encore bien après les manipulations des califes Omar et Otman pour satisfaire des visées toujours plus intenses de domination politique.

Cela n’est évidemment pas facile à transmettre ; il faudra encore sans doute plusieurs générations. Osons imaginer un monde où chrétiens et ex-musulmans s’aimeront et s’entraideront les uns les autres contre les volontés hégémoniques judéo-francs-maçonnes.


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Le 15 août 2018, le père Maurice Avril fêtait, par anticipation, son soixante-dixième anniversaire de sacerdoce, dans son refuge montagnard de Salérans (Hautes Alpes), entouré de ses nombreux amis et fidèles. Nous vous proposons de suivre l'intégralité de cette messe.


À écouter et méditer, le sermon prononcé le 15 août 2018 à Salérans par le Frère Innocent-Marie, le fondateur du couvent d'Avrillé, à l'occasion du jubilé sacerdotal (70 ans de sacerdoce) du Père Maurice Avril.


Pour comprendre le malaise des musulmans du monde entier face à l'islamisme :

Waleed al-Husseini : « Blasphémateur ! Les prisons d’Allah » ou la critique de l’islam en pays musulman

Waleed al-Husseini, « Blasphémateur ! Les prisons d’Allah », 14/01/2015. Éditions Grasset, Paris, 240 pages, 18 €




mercredi 3 octobre 2018

Liberté, Égalité, Fraternité… C'est la république !



Macron, vous voilà !

Que les Nations prennent enfin exemple sur la république en France !… Ici, foin de tout protocole !… De beaux jeunes-gens exhibent librement leur torse somptueusement musclé à la convoitise d’un président subjugué… Des gestes qui ailleurs seraient considérés comme aussi vulgaires qu’injurieux sont ici sublimés par un président qui aime, nous assure-t-il, tous ses citoyens. Liberté, Égalité, Fraternité… Macron, vous voilà !






Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie : Rendez-lui Benalla !


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Quand Michel Onfray adresse des billets aigres-doux à Manu… Des missives désenmourachées que davantage de temps libre devrait rendre plus fréquentes… Ne rougissons pas d’être un peu voyeurs, malgré tout notre dégoût des émanations des bas-fonds d’une raie-publique dont le nom n’a jamais été autant justifié…


Lettre à Manu sur le doigté et son fondement







mercredi 26 septembre 2018

Éric Zemmour en grande détresse mentale !…



Comment imaginer en faveur d'Éric Zemmour des paroles plus bénéfiques que celles dont il est gratifié dans cet article de Laurent Sagalovitsch ?… Laurent Sagalovitsch, en coreligionnaire compatissant mais d'une franchise sans complaisance, rappelle à Zemmour qui il est… Un Zemmour qui a bâti son image publique sur un déni de soi… Laurent Sagalovitsch ne s'adresse ici à Zemmour qu'en tant que coreligionnaire… ne faisant aucune référence au pays d'origine de Zemmour, l'Algérie… Nombreux sont ces enfants d'Algérie exilés en France qui se délectent des diatribes de Zemmour… Que ceux-là se souviennent que sur cet aspect de ses origines le discours de Zemmour est là aussi fait de dissimulation… Zemmour est né en 1958 dans un bled de Métropole ; cela signifie que ses géniteurs avaient fui et abandonné notre chère Algérie bien avant la nakba imposée par DeGaulle et les éléments les plus extrémistes du FLN… Une lâcheté que l'inconscient de Zemmour n'a sans doute pas évacuée ?…

Souhaitons sincèrement qu'Éric Zemmour rencontre cet article pour un radical examen de conscience et qu'il ait enfin la sagesse de s'entourer de toutes les aides qu'exige sa détresse mentale…

« … Qu'un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c'eût déjà été de trop mais qu'un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c'est non seulement risible, grotesque et absurde mais c'est en plus une sorte de crachat que Zemmour s'adresse à lui-même… »

Par ailleurs, un article savoureux… agneau, couscous, huile d’olive, harissa… manquent que les figues et les dattes !…




Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Éric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s'abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou.



Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l'histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C'était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l'attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle.

Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s'appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Éric. Il est vrai que d'aller dans la vie en portant le nom d'Isaac Zemmour peut s'avérer être, dans certains cas, une véritable source d'emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l'agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l'huile d'olive. Rajoutez-y un prénom aux consonances un tantinet hébraïques et vous êtes bon pour finir commercial auprès d'un fabricant de harissa. Ou doublure de Roger Hanin dans un film d'Alexandre Arcady.

Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Éric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l'Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin. Seulement voilà, Zemmour s'appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l'être – chacun dans son style – et cet héritage, s'il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu'on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d'Auvergne.

Qu'un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c'eût déjà été de trop mais qu'un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c'est non seulement risible, grotesque et absurde mais c'est en plus une sorte de crachat que Zemmour s'adresse à lui-même.

Que croit-il donc ce petit éditorialiste – je l'ai croisé un jour, il m'arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix – qui s'en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu'à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l'Hexagone, de s'époumoner à chanter l'inaltérable gloire du coq français, de louer, la voix tremblante, la beauté inoubliable du Ballon d'Alsace ainsi que le goût de la cuisine picarde, de dénoncer l'immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d'apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ?

Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d'oublier d'où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d'un pays où, quoi qu'il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu'il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c'est que ce juif-là est soi fou, soit sot. Soit les deux à la fois.

Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d'un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l'arbitraire de l'exil, la mise au rebut et l'enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l'enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d'Hapsatou : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. »

D'ordinaire, rien n'excuse une pareille infamie mais quand elle émane d'un Juif, elle se teinte d'une telle irréalité qu'on ne sait plus si on doit en rire ou en pleurer. Tu n'as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout « frankaoui » que tu auras essayé d'apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ?

Tu penses vraiment qu'à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu'il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l'histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d'une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais.

Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire.

Et le dernier des Juifs.

Laurent-Sagalovitsch 


Facebook : Laurent Sagalovitsch - Un Juif en cavale

Laurent Sagalovitsch : Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire











dimanche 23 septembre 2018

Dogora - Ouvrons les yeux… un chef d'œuvre universel de Parice Leconte




Amoureux du Cambodge nous ne pouvons qu'être envoûtés par l'enchantement qui se dégage de ce film de Patrice Leconte… Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce merveilleux pays des Khmers c'est une invitation à le découvrir… Mais c'est aussi pour chaque voyageur partout dans le monde ou plus simplement pour le sédentaire resté près de chez lui une invitation à ouvrir grand les yeux sur les êtres et la nature qui l'entourent… En ce sens ce chef d'œuvre de Patrice Leconte s'inscrit comme un chant universel…




Dogora se situe en marge de la fiction et du documentaire et ne comporte pas d'histoire. Ni démonstration, ni récit, ce  film de Patrice Leconte datant de novembre 2004 est davantage une expérience émotionnelle et sensorielle. Dans Dogora, l'image et la musique (composée par Étienne Perruchon) s'embrassent et font sens l'une pour l'autre ; aucun dialogue, aucune visée didactique ne viennent alourdir ou dénaturer cette symbiose qui nous ramène à une sorte d'essence du cinéma.




Au commencement étaient l'image et le son…

Dogora respire la simplicité, l'humilité originelle qui saisit un réalisateur quand il se laisse émerveiller par ce qu'il filme. Ce film est le fruit de deux chocs esthétiques reçus par Patrice Leconte et qu'il a synthétisés dans cette œuvre : l'un musical, survenu quand il a découvert la musique d'Étienne Perruchon, et l'autre visuel, éprouvé lors d'un premier voyage au Cambodge où il a été bouleversé par l'esthétique et la poésie qui pouvaient transparaître d'une banale scène de rue.

Dogora est donc un film avant tout sensible, qui ne dit pas mais suggère, qui donne corps à la matière au point qu'un plan serré sur un jean peut avoir mille résonances chez le spectateur : une réminiscence tactile, la pensée du chemin parcouru par le vêtement de sa fabrication là-bas, si loin, par des mains inconnues, jusqu'à nos grands magasins ou encore une réflexion sur le capitalisme…Chaque scène est un frisson nouveau, une expérience intime à laquelle la bande son donne une intensité extrême. La musique d'Étienne Perruchon n'est pas un support à l'image, elle ne fait pas corps avec le film mais est le film à proprement parler.

Dogora s'ouvre d'ailleurs sur une scène de concert filmée en noir et blanc qui donne dès la première seconde la coloration impressionniste du film : les visages des musiciens sont floutés, seuls les traits du chef d'orchestre nous apparaissent et au milieu des multiples lignes créées par les archets et les bras tendus, se détache l'ovale des bouches des chanteurs. Dans cette scène comme dans toutes celles qui suivent, la mise en scène est d'une rigueur et d'une inventivité remarquables: photographie, angles de prise de vue et cadrages sont autant d'éléments qui témoignent de la parfaite maîtrise technique atteinte par Patrice Leconte.

Et c'est grâce à cette maîtrise que le film se distingue du documentaire ; Patrice Leconte joue de la subjectivité de l'image et un même objet peut prendre une connotation totalement différente selon le champ, le cadrage ou la lumière choisis. À cet égard, plusieurs séquences rappelleraient les « Correspondances » de Baudelaire ; l'une d'entre elles s'arrête sur des arbres « saignés » dont on extrait le latex et évoque tout à la fois la féminité, l'abandon physique et une certaine sensualité. Mais là où le réalisateur aurait pu céder à l'outrance, il préfère le pointillisme, la discrétion, et l'on sent une profonde prise en compte du spectateur, de sa sensibilité et de ses attentes.

L'homme est d'ailleurs un élément central de Dogora, au travers surtout de l'enfant, dont Patrice Leconte parvient à capter la contradiction essentielle : celle de l'extrême vulnérabilité mêlée à une profonde force, souvent exprimée dans leurs regards. Ainsi, des enfants laveurs de voiture apparaissent tout d'abord comme une armée se préparant à un pillage ; ils sont casqués de chapeaux et de bandanas et les carrioles sur lesquelles ils trônent soulèvent des nuages de poussière. Mais lorsqu'ils remarquent la caméra, leurs regards butés se figent et laissent apparaître une immense fragilité.

Décrire Dogora n'est donc pas chose aisée tant chaque plan mérite commentaire et chaque élément fait sens au sein d'une œuvre dense mais exceptionnellement unitaire. Peut-être suffit-il alors de dire que ce film offre des moments de grâce et une vision extrêmement sensible des paysages et des moments de vie qui sont ceux du Cambodge, mais pourraient être ceux de n'importe quel endroit de la terre où le regard de l'artiste peut se poser.


Rendre visite à l'association "Pour un Sourire d'Enfant" au Cambodge

Pour un Sourire d'Enfant : Filmographie sur l'histoire complexe du Cambodge

Le Forum Khmer-Network : Patrice Leconte présente « Dogora »

Barbara Laurent-Ogier : Dogora - Ouvrons les yeux


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Patrice Leconte a choisi d’apporter son soutien à l’association Pour Un Sourire d’Enfant (PSE) qui, depuis près de 20 ans, forme à un métier les enfants les plus défavorisés du Cambodge, pour les sortir définitivement de la misère et la maltraitance. Touché par cette cause, Patrice Leconte est retourné fin novembre 2014 à Phnom Penh, tourner un court métrage présentant l’association et ses missions à savoir : nourrir, soigner, protéger, héberger, éduquer, scolariser et former à un métier.

Patrice Leconte (27 octobre 2014) : « Je connais PSE depuis une dizaine d’années. J’avais été faire un voyage au Cambodge, et aucun pays ne m’avait ému, bouleversé, à ce point.


J’y suis reparti un an plus tard pour y tourner un long métrage musical assez atypique : DOGORA. J’ai, à cette occasion, rencontré Christian et Marie-France des Pallières, les fondateurs de PSE. J’ai adoré ces personnes magnifiques, humaines, lumineuses. J’ai connu leur travail, leur démarche, leur itinéraire. Et je les ai aussitôt aimées, pour toujours.


Je me suis efforcé de ne jamais perdre de vue PSE ; je suis retourné à Phnom-Penh donner des cours de cinéma pour former des anciens chiffonniers dans le cadre de la formation professionnelle des métiers de l’audiovisuel. Nous avons ensemble tourné des petits films. Je me suis toujours senti en harmonie avec PSE, comme une sorte de "parrain virtuel". Aujourd’hui, il m’est proposé de passer du virtuel à l’officiel, ce qui me touche infiniment. Je continuerai à être avec PSE, le plus possible.


La scolarisation de tant et tant d’enfants qui, pour la plupart, étaient abandonnés à un sort si peu enviable, puis la formation professionnelle qui leur permet à tous sans exception d’acquérir un métier, dans de multiples branches, tout cela me touche et m’émerveille. Car ce n’est plus un rêve, c’est une réalité.


Je vais tourner fin novembre [2014] un court métrage d’une vingtaine de minutes sur cette aventure incroyable qu’est PSE, et qui est née de la seule volonté d’un homme et d’une femme. Leur chemin est unique, il force l’admiration, m’émeut, et c’est cette émotion là que je vais essayer de transmettre, communiquer, avec ce film. Pour qu’il suscite de nombreux parrainages, des centaines, des milliers... »




Facebook : Pour un Sourire d'Enfant














samedi 22 septembre 2018

Patrice Leconte répond à Zemmour : "Le Corbeau et le Rossignol"… sans appel !




C'était le 6 février 2010… belle répartie de Patrice Leconte face à Zemmour…


Le Corbeau et le Rossignol


Patrice Leconte était invité sur le plateau d’On n’est pas couchés pour parler de Je l’aimais, son adaptation théâtrale du livre homonyme d’Anna Gavalda, qui se jouait au Théâtre de l’Atelier. Éric Zemmour lui adresse une critique sans concession, le metteur en scène l’écoute patiemment, et lui répond par une petite fable. « Je voudrais juste vous raconter une histoire qui va vous faire sourire sans doute… Je ne sais pas si vous la connaissez, c’est l’histoire du Corbeau et du Rossignol… » Le Corbeau et le Rossignol, réponse poétique et néanmoins sans appel, on reconnaît bien là le réalisateur de Ridicule ! Savoureux !







Version longue :





Qui est Éric Zemmour ?

Éric Zemmour, le grand représentant de la France éternelle… lui qui arriverait presque à nous faire oublier que sa famille, n’acquit la nationalité française, comme tous les autres Israélites vivant en Algérie, que par le fameux décret Crémieux de 1870. Un décret émis par le Ministre de la Justice de l’époque, Isaac-Jacob Adolphe Crémieux, qui fut accessoirement un haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie et le Président de l’Alliance israélite universelle.

Monsieur Zemmour est très peu loquace sur ce sujet. Il est aussi très discret sur son appartenance communautaire, lui qui donne sans cesse des leçons d’assimilation. Parlons un peu de la sienne…

Zemmour confond assimilation et dissimulation, lorsqu’il déclare « c’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse. » Se trahissant, il avoue sa double identité, celle qu’il présente au téléspectateur goy et celle qu’il dissimule ; car, notre ami Zemmour, ne se rend pas à la synagogue motivé par sa foi, non, Monsieur est athée…

C’est donc bien par pure appartenance tribale, que ce « Moïse » clandestin se rend à la syna ; et pour preuve, la journaliste Anna Cabana rapporte :
« Il a deux vaisselles séparées, une pour la viande, l’autre pour le lait, car dans la Torah il est dit : « Tu ne mangeras pas l’agneau dans le lait de sa mère ».
Jean-François Copé n’en revenait pas, lorsque Zemmour lui a raconté les deux vaisselles. Dehors, notre homme mange de tout. Sauf du porc. « Je n’aime pas. » Ah ? Même le Bellota ? « Je pense que j’ai sublimé l’interdit par le goût. »
« Il ne croit pas en Dieu, mais il fait quand même la prière à la synagogue. Et les fêtes religieuses. Et les bar-mitsva des garçons. On aperçoit une chaîne en or jaune sous sa chemise, on lui demande ce qui y pend, il sort un petit Sefer Torah, les rouleaux du texte saint. »

Éric Zemmour ne vient pas, comme Alain Finkielkraut, de l’extrême gauche la plus radicale. Lui était socialiste, eh oui, la gauche caviar ; mais ce qui est plus curieux encore c’est ce qui l’a motivé à opérer son virage à droite… Il raconte :
« Je me croyais de gauche. J’ai voté Mitterrand en 1981 et en 1988. Et puis, j’ai rompu avec la gauche depuis l’histoire du voile islamique au collège de Creil. »

Voilà donc un homme plein de convictions ! Demain, peut-être dira-t-il qu’il se croyait Français…

On notera ici, comme pour… bien d’autres, que Zemmour n’est français qu’en tant qu’il « déteste » les musulmans et/ou les enfants d’immigrés, dont il est par ailleurs !

Il n’aime, lui non plus, la France, qu’à condition qu’elle se voit déchirée par la guerre ethno-confessionnelle, causée par ces innombrables chevaux de Troie.

Youssef Hindi, 31 mai 2016

Ainsi Éric Zemmour - bien qu'il n'en soit pas puisque se disant d'origine berbère et ne se déclarant pas catholique - a le comportement typique d'un Marrane… Rester intimement au service d'une communauté juive berbère d'origine et proclamer publiquement les thèses des plus extrémistes d'une communauté à laquelle on affirme s'identifier pour mieux la détruire…

Le cas Zemmour par effet de miroir permet aussi de mieux comprendre l'attitude de ces Marranes de l'Islam, les Dönmeh

Jeunes turcs, Frères musulmans, Wahhabites et Salafistes de tout acabit ont le même type de comportement à l'intérieur de l'Islam… Exacerber les thèses les plus extrémistes d'une communauté à laquelle ils prétendent appartenir, alors qu'ils n'agissent qu'au service de leur communauté confessionnelle d'origine.

Non croyants, Marranes et Dönmeh ne visent que la destruction de l'Islam et du Catholicisme. Marranes et Dönmeh œuvrent pour un affrontement généralisé, sanglant, sans merci entre Catholiques et Musulmans…

C’est par les machinations d'individus tels Zemmour - malheureusement trop nombreux en Algérie - qui ont dévoyé le combat de l'OAS que ma patrie d’origine, l'Algérie, a sombré dans la haine entre communautés, attisée tant par DeGaulle que les extrémistes du FLN… La France d’aujourd’hui dans les drames qui se préparent ferait bien de s’en souvenir… L'Histoire se plait parfois à bégayer…


Youssef Hindi : Qui sont les faiseurs d’opinion en France ?

Emmanuel Berretta (Le Point) : Qui est vraiment Éric Zemmour ?