Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

lundi 30 avril 2018

Souk de Bab Sraijeh [سوق باب سريجه], à la rencontre de la vie quotidienne damascène…



À Damas, lors de chacun de nos séjours, interminables promenades libres à travers les souks, de jour comme de nuit, avec une prédilection pour ce souk, celui de Bab Sraijeh……

Couleurs au souk de nuit de Bab Sraijeh - باب سريجة …


Souk Bab Sraijeh - سوق باب سريجه


Le souk de Bab Sraijeh [سوق باب سريجه], un souk populaire où l'on ira à la rencontre de la vie quotidienne authentique d'un quartier de Damas… Un souk vers lequel tout nouveau venu à Damas se repèrera facilement ; arrivé à l'ouest tout au bout de la rue Droite, il suffit de traverser la grande artère - de jour éventuellement en empruntant un passage souterrain - et l'on se trouve à l'entrée est du souk Bab Sraijeh… Un souk aux portes de la vieille ville donc très ancien et où les traditions restent préservées… Alors que dans les souks spécialisés logés dans l’enceinte de la ville ancienne l'on s'y rend pour des achats épisodiques, dans ce souk l'on vit l'activité d'un marché répondant aux besoins quotidiens des gens, avant tout alimentaires… Ici vous trouverez la nourriture de chaque jour, produits frais, fruits, légumes, mouton, poisson, mais aussi une profusion de pâtisseries, bonbons, épices ; de nombreux minuscules restaurants dont ceux spécialisés dans les têtes et abats de mouton… Plutôt discrets, des cafés quasiment réservés aux hommes où l'on fume le narguilé tout en jouant aux cartes… Des hammams… Des barbiers… L'un de mes souks préférés de Damas où immanquablement je retourne plusieurs fois lors de chacun de mes séjours, de nuit comme de jour…








Savourer une datte fourrée d'une noix…


Une bonne adresse pour un bouzelouf…







Se régaler d'un succulent bouzelouf…



Plaisir des yeux…








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Autres étapes du 9ème voyage de "solidarité avec le peuple syrien"
de la Communauté syrienne de France, avril 2018








vendredi 27 avril 2018

Festival de printemps à Hama…



Hama, festival de printemps…

La Syrie est maître de son destin… le printemps n'y signifie pas agression étrangère !… Retour d'Alep vers le Sud nous repasserons par al-Safira où à chaque voyage nous nous arrêtons pour une brève et délicieuse collation… puis les villages et leurs greniers autour de Khanasser [خناصر], la Sabkhat al-Jabbul [سبخة الجبول]…

À Hama, notre amie Nena nous attend… Elle recevra notre groupe de la Communauté syrienne de France à Mahardeh, chez elle… Courte halte à Hama… Autour des norias… Nous prenons le temps de visiter les stands du Festival du Printemps, encore peu fréquentés en cette heure matinale… 








À Hama, notre groupe de la Communauté syrienne de France a été accueilli par notre amie Nena (premier plan à gauche)






























Avec la Communauté syrienne de France, un moment à Hama où gémissent les norias…

Hama, magie des fontaines du Palais Azem… avec la Communauté syrienne de France, octobre 2017


Hama, visite d'un centre de déplacés



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Autres étapes du 9ème voyage de "solidarité avec le peuple syrien"
de la Communauté syrienne de France, avril 2018







jeudi 26 avril 2018

Alep, une zone industrielle en pleine résurrection…


Alep, une zone industrielle en pleine résurrection…

La Communauté syrienne de France, au matin de notre deuxième jour à Alep, a rendez-vous à la Chambre de Commerce et d'Industrie à al-Shahba el-Djadida [الشهباء الجديدة]. Nous sommes reçus par une forte délégation de la Chambre, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, monsieur  Nasri Basir ainsi que de nombreux membres du Conseil d'administration…

Une brève réunion lors de laquelle nous est présentée Alep, principale ville industrielle de Syrie… Cette fois nous nous rendrons dans la zone industrielle Cheikh Najar [الشيخ نجار], située à l'Est d'Alep occupée jusqu'en novembre 2016… alors que lors de notre voyage, au tout début novembre 2016, nous avions déjà visité la zone industrielle d'al-Layramoun [الليرمون] plus à l'Ouest… Dans chacune de ces deux zones même volonté délibérée de la Turquie, appuyée par ses hommes de main - les "terroristes islamistes" -, de détruire et piller le potentiel industriel d'Alep… Alep n'oubliera jamais… 

Le grand Alep abrite 17 zones industrielles peuplées d'entreprises à 90% majoritairement privées, le plus souvent familiales… surtout des industrie textiles. Comme lors de notre précédente visite début novembre 2016 nos interlocuteurs nous rappellent que le tissu industriel a été démantelé selon une logique pré-établie de pillage et de destruction systématiques…  La plupart des équipements ont été démontés et transférés vers la Turquie … Certains des ouvriers ont été déportés pour assurer tant bien que mal le fonctionnement de ces équipements chez leurs nouveaux maîtres turcs. Ce qui ne pouvait être transféré a été détruit ou reconditionné sur place au profit des terroristes, hommes de main mandatés de l'étranger…

Redémarrer et se reconstruire tel est le défi que s'est aujourd'hui lancé l''industrie d'Alep… Face à l'ampleur des destructions ses premiers succès, quoique encore modestes, portent d'immenses promesses… L'embargo imposé par les États-voyous sionisisé d'Occident atteint la Syrie dans la maintenance d'équipements jadis imprudemment importés de ces pays qui en infraction avec toutes les règles du droit du commerce refusent de fournir les pièces de rechange nécessaires aux bons fonctionnement de ces matériels… Cela est vrai dans l'industrie, cela l'est également dans les hôpitaux qui ne souffrent pas tellement d'une pénurie des médicaments mais surtout de l'impossibilité de maintenir en service nombre de leurs équipements… Une leçon à retenir pour de futur investissement ! L'autre problème est celui du financement des réhabilitations… Les entreprises familiales étaient nombreuses bâties grâce à une épargne souvent accumulée de générations en générations… Des entreprises par culture peu disposées à recourir à des financements externes… Certains consentent à présent à s'adresser aux banques… toujours avec méfiance. Reste que le système bancaire syrien ne pourra pas à lui seul répondre aux besoins de financement  d'une reconstruction d'une telle ampleur…

En route vers la zone industrielle de Cheikh Najar… D'une étendue de 4400 hectares… Toute une ville à elle seule ! Une cité ouvrière de 900 hectares… 50000 personnes avant l'attaque commanditée par la Turquie… Certains, nous rappelle-t-on, ont été déportés en même temps que leur outil de travail en Turquie… Appréciable reprise cependant, la cité abriterait à présent environ 15000 personnes… Ici les immeubles semblent avoir moins souffert de ceux des usines…

La Chambre de Commerce et d'Industrie a piloté d'importants travaux pour la réhabilitation des équipements collectifs…  Des bâtiments administratifs - provisoires - ont été ouverts… Une priorité a été donnée à l'approvisionnement en eau rétabli dès trois mois après le contrôle de la zone… Le réseau électrique serait rétabli à  70% lors de notre visite…

Au plus fort de son occupation, entre 2012 et 2014, par les mandataires de la Turquie cette zone a perdu plus de 90% de son potentiel… Démantelé et pillé selon un plan minutieusement pré-établi… comme d'ailleurs l'a également été celui des souks de la vieille ville et leurs inestimables richesse. Avant son invasion cette zone recensait environ 7000 entreprises en activité… 500 d'entre-elles auraient aujourd'hui redémarré, partiellement le plus souvent… alors que déjà 3500 investisseurs sont intéressés par une reprise des activités dont 7% d'étrangers, associés à des partenaires syriens comme l'exige de Code des Investissements…

Accompagnés de la délégation qui nous a préalablement reçus dans ses bureaux, nous visitons plusieurs usines en pleine activité… Avant d'être conviés à déjeuner dans une autre réhabilitation : un restaurant fréquenté majoritairement à midi par une clientèle d'affaires, face à la Citadelle…



La Communauté syrienne de France reçue au siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie à al-Shahba el-Djadida au centre d'Alep


 En zone industrielle…













Reprise de l'industrie textile, un atelier de tissage…


Alors qu'une partie de cette usine de tissage témoigne encore des destructions et du vandalisme des terroristes,
plus loin dans cette même usine l'activité est intense






































Un atelier de teinture












Un atelier de récupération de vieux métaux






















Un atelier de recyclage de vieux cartons…

Sur la route vers Alep, sa zone industrielle… et l'usine de recyclage de vieux cartons









Papier d'emballage produit par recyclage…

En passant par la cité ouvrière


La cité ouvrière…


En passant devant la cité ouvrière…


Conviés à déjeuner dans un restaurant réhabilité, face à la Citadelle
Conviés à déjeuner dans une autre réhabilitation : un restaurant fréquenté majoritairement à midi par une clientèle d'affaires, face à la Citadelle… Le Beroia [Βέροια] du nom d'Alep dans l'Antiquité… Tout un symbole… Nous sommes face à l'Histoire… L'Histoire récente, cette maison face à nous détruite par le terrorisme mandaté par l'Occident… la Syrie triomphante contre cette agression… l'Antiquité et le passé glorieux d'Alep !

















La Chambre d'Industrie d'Alep accueille la Communauté syrienne de France : le "Khan de la Soie" revivra…

À Alep, avec la Communauté syrienne de France et Horizon de l'Espoir…
Alep, que s'est-il vraiment passé ?

26 Pics, avant et après la guerre révèle ce qui a été fait en Syrie

Alep : "Il n'y a pas des tueurs plus humains que d'autres"

Dans les premiers bus vers Alep-Est, des habitants entre joie et effroi

En Syrie, la zone industrielle détruite d'Alep croit en une seconde chance

Aleppo industry exhibition in Damascus

http://www.aci.org.sy/







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Autres étapes du 9ème voyage de "solidarité avec le peuple syrien"
de la Communauté syrienne de France, avril 2018