Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 23 décembre 2015

Rivarol dénonce la propagande délibérée en faveur de Daech sur Radio France





Le 12 décembre dans la rubrique de France Culture « Le Secret des Sources », un étonnant échantillon d’agit-prop a été offert aux auditeurs. On doit bien comprendre qu’aucun représentant, porte-parole, intellectuel, militant de la mouvance d’extrême droite ou de la tradition catholique n’a jamais été reçu à cette antenne et s’il est arrivé exceptionnellement que l’on parla d’eux, ce fut dans une dénonciation systématique par leurs adversaires de ce qu’ils disent et de ce qu’ils sont censés penser.

Outre Frédéric Barreyre, était présent un bel aréopage de techniciens tous contempteurs de Bachar el-Assad et, en réalité, admirateurs honteux de Daech.

Hala Kodmani, une Syrienne opposée à la famille El-Assad depuis des décennies avec sa sœur Bassa. L’une dirigeant l’association Souria Houria, pour le renversement de Bachar el-Assad, l’autre le Conseil National Syrien qui depuis Paris organise une des résistances armées au gouvernement de Damas. L’une et l’autre étant responsables de l’émergence de Daech. Hala tient la rubrique Syrie à Libération, ce qui donne la mesure de l’indépendance des opinions diffusées par ce quotidien sur le Moyen-Orient.

Éric Thompson est un ancien correspondant de RFI à Tunis. Il est l’auteur d’un ouvrage, Les Français djihadistes, dans lequel il exalte ces jeunes gens, convertis ou pas, pour lesquels le nouveau graal s’appelle Syrie. Dans une interview surréaliste qu’il aura donnée à la journaliste de France 24, Armelle Charrier, il explique qu’il y a dans son livre un parti pris : « Donner la parole exclusivement à 18 jeunes djihadistes, à l’exclusion de leurs familles, des services judiciaires, policiers... ». Ce qu’il définit comme “objectivité”. La journaliste, très excitée, enthousiaste, l’interroge : « Il y a un témoignage qui est fantastique parce qu’il raconte une jeune fille qui est derrière son ordinateur, dans un petit village de France, dans une famille catholique et qui cherche comment se convertir sur Google ». (sourire extatique de Melle Charrier).

Éric Tompson : « Clémence, au moment où elle se convertit n’a jamais rencontré un musulman de sa vie. Elle est allée au catéchisme. Elle a eu ses sacrements. Elle est pratiquante [Rien de cela n’est crédible !]. Elle a toujours quelque chose qui la gêne dans le catholicisme et un jour, par hasard, elle tombe sur un exemplaire du Coran : elle a une révélation. Ensuite elle poursuit son apprentissage de l’Islam sur Internet en autodidacte… Elle s’éloigne des mosquées et poursuit sur les forums et les réseaux sociaux. Aujourd’hui elle est en Syrie ». Un véritable conte de fée ! Il résumera toute cette histoire d’une phrase péremptoire : « C’est l’islam qui nous a rendu notre dignité parce que la France nous a humiliés ». Tout au long de l’émission il reprendra ces thèmes faisant une apologie non déguisée de ces jeunes assoiffés d’identité et de spiritualité… dit-il. Il s’étendra longuement d’ailleurs sur la qualité des opérateurs et des programmateurs des services de propagande de l’État islamique.

Puis intervient Éric Biegala, chef du Service Étranger de France Culture qui, inlassablement, discrédite tous ceux qui ont encore un souffle de respect pour les racines européennes, au premier rang desquels la Russie de Poutine. Mais qui passe une partie de ses journées sur les sites de Daech. « Afin de s’informer », dit-il. Sauf que cela est le travail des cellules spécialisées, pas des journalistes. Qui alors ne sont que les relais de cette propagande. Chaque fois que l’un d’entre eux répercute un slogan de Daech c’est une victoire pour lui.

Luc Mathieu, enfin, Prix Albert Londres sur la Syrie, est journaliste à Libération, qui cadenasse donc ce débat. Tous les Syriens, dit-il, qu’il a fréquentés au cours de ses séjours combattent contre le régime syrien. On n’en sort pas. Sous le prétexte de dénoncer la propagande de Daech nous serons bombardés pendant trois quarts d’heure par une véritable opération de communication de l’État islamique. Chacun des participants en est pleinement intoxiqué. On aura droit aux chants patriotiques dont Mme Kodmani nous fera une relation chaleureuse, aux harangues, aux reportages héroïques. La description de scènes de décapitation. On ne nous épargnera pas les journaux radio que M. Biegala aura enregistrés : « Chers auditeurs nous vous présentons le bulletin d’information pour le mardi 19 du mois de Safar de l’année 1437 de l’Hégire… ». On ne manquera pas de nous démontrer à quel point ces gens sont sérieux, professionnels et méthodiques. Mathieu regrettera qu’il n’y ait pas de porte-parole de Daech en Syrie. Auquel les braves journalistes pourraient s’adresser. À ceci près qu’il y a deux agences officielles syriennes opérant à l’intérieur du pays et qui sont systématiquement ignorées parce qu’elles seraient au service du Pouvoir. En revanche depuis le début des troubles ils “s’informent” exclusivement auprès d’une officine infiniment plus douteuse, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme.

Pour le moment c’est Daech qui gagne. Sa voix est relayée sur tous les réseaux médiatiques d’Occident par les armées de kollabos bénévoles qui y sévissent.

Source : Article extrait de Rivarol n° 3216 daté du jeudi 24 décembre 2015 



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