Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 13 septembre 2015

Honneur à la Syrie qui résiste… Honte à la désertion et ses propagandistes étrangers…


Alors que tant de jeunes résistent à une invasion internationale et au terrorisme, alors que tant de jeunes prennent les armes et offrent le sacrifice de leur vie…  que personne ose encore nous demander quelque compassion envers ceux qui fuient leur pays, la Syrie…  Honte au déchaînement de cette propagande terroriste internationale incitant à la désertion.  Honte aux fuyards. Honte aux journalistes, ignobles agents de  cette propagande.

Mourir debout chez soi, plutôt que vivre à genou chez l'agresseur. 
Honneur à Shaheed, à Ahmad et à tous les anonymes tombés au combat à Palmyre, à Zabadani, et partout ailleurs sur la terre de Syrie…


Ahmad Ali Al-Kousa, 18 ans, originaire de Homs, tombé à Palmyre

Ahmad Ali Al-Kousa, originaire de Homs, tombé en martyr  au combat à Palmyre. Il avait 18 ans. Tellement  jeune : il n'avait  que 14 ans quand l'invasion internationale a commencé…


Shaheed Abbas, 17 ans, combattant du Hezbollah, tombé face aux djihadistes

Shaheed Abbas

Il n'avait que 17 ans. Il s'appelle Shaheed Abbas et il se battait avec le Hezbollah. Il est tombé au combat contre les djihadistes... Repose en paix...



Tombé à Zabadani


Tombé à Zabadani


Tombé à Zabadani
Encore trois jeunes héros, tombés au combat à Zabadani…




S.B. Gregorios III Laham, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem,
Chef et Père de l’Église patriarcale grecque-melkite catholique

Malgré les appels à l’accueil, à l’ouverture des frontières, l’indignation a ses limites, car cette démarche a aussi comme danger de vider certains pays de leur population. On peut se demander si les évêques occidentaux ne sont pas des… prophètes de malheur ! On prend ainsi le risque d’entretenir une stratégie de désespoir. Il faut rappeler qu’un pays qui connaît des difficultés n’est pas forcément un pays dévasté de fond en comble, ni même un champ total de ruines. La Syrie est aussi un pays qui connaît des territoires épargnés par la guerre, et on peut dire que, de fait, toute une zone reste sanctuarisée. Outre le sud, la partie « utile » de la Syrie comprend également un territoire qui va de Tartous à Lattaquié, en passant par Homs. Les chrétiens de Syrie veulent rester et sont fiers d’affirmer qu’ils sont des Syriens à part entière, comme c’est, par exemple, le cas à Maaloula, qui se repeuple tranquillement. On comprend que le patriarche Grégoire III Laham estime que « la question centrale n’est pas de prendre et de donner des abris aux réfugiés, mais d’arrêter le conflit. » À cet égard, le règlement de la situation politique syrienne est, sauf exceptions, assez peu souligné. Pourtant, il est indispensable. L’irresponsabilité migratoire reste un traitement purement compassionnel. Dans une lettre ouverte aux jeunes catholiques syriens, le patriarche melkite met en garde contre le « tsunami » de l’émigration. Sans formellement prohiber les départs, le patriarche appelle les jeunes à la patience et à la confiance. Par ailleurs, il déclare aussi la volonté de l’Église grecque-catholique « d’aider les familles qui retournent dans les villages qui ont été détruits mais qui sont maintenant pacifiés en leur donnant enfin une maison dans laquelle ils peuvent repartir à nouveau, pour reprendre graduellement la vie qu’ils avaient quittée ». Un appel lucide qui mérite d’être relayé. Le patriarche a souvent appelé les chrétiens à ne pas émigrer, comme ce fut le cas en décembre 2013. Saluons cette lucidité épiscopale : on regrette qu’elle ne soit pas davantage répandue. Il faut aider les chrétiens d’Orient, et, au-delà, tous les syriens à rester dans leur pays. Là est l’audace et la vraie responsabilité.
Pour Grégoire III Laham, les jeunes ont besoin de la paix, le statut de réfugié ne, d'avoir un avenir



Pour cela, nous exhortons nos fidèles et les appelons à la patience dans les tribulations, surtout dans ce tsunami des crises étouffantes, destructrices, sanglantes et tragiques de notre monde arabe, surtout en Syrie, comme aussi en Égypte, en Irak, en Palestine et au Liban, à des degrés différents.

Nous les appelons à ne pas émigrer, à être fermes sur leur terre, dans leur village ou leur quartier, malgré les difficultés que nous connaissons tous. Nous partageons la souffrance de nos frères et de nos sœurs. Nous prions pour les nombreuses victimes, dont le nombre croît tous les jours. Nous sommes meurtris par la douleur et la souffrance des blessés dans nos hôpitaux, et avec ceux qui portent des handicaps. Nous déployons tous les efforts possibles pour alléger cette peine poignante de millions de nos concitoyens, déplacés et déstabilisés à l’intérieur ou à l’extérieur de la Syrie, et pour obtenir la libération de ceux qui sont enlevés, comme les deux Métropolites d’Alep, et d’autres prêtres et fidèles, nos concitoyens.

Oui ! Nous voulons à tout prix préserver cette présence chrétienne, forte, croyante, convaincue, résistante, profonde, ouverte, interactive, dialoguante, agissante, influente, calme, capable de porter le témoignage et la bannière des valeurs chrétiennes, de la vraie vision chrétienne, dans notre monde à majorité musulmane, une présence avec et pour ce monde, afin que s’y manifeste le Christ Jésus, Dieu Ami des hommes, le miséricordieux, qui s’est incarné, est né et est venu dans notre monde, afin d’apporter à l’humanité le Saint Évangile, l’annonce du bien, de la foi, de l’espérance et de la charité. Il est venu jusqu’à notre terre pour réunir les enfants de cette terre, dispersés et divisés, pour détruire le mur de l’inimitié entre les humains et faire flotter la bannière de la paix, de l’amour, du pardon, de la justice et de la fraternité universelle. Car tous sont créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, afin qu’ils aient la vie et l’aient en abondance.

Le chrétien qui est capable de s’armer de patience et de porter cette sainte mission, c’est celui-là qui résistera et n’émigrera pas et pourra supporter les souffrances, les peines et les calamités, et sera même prêt à accepter le martyre, afin de porter à son monde la lumière du Christ, qui brille pour tout homme venant en ce monde. C’est ce que nous proclamions dans notre liturgie de Carême : “La lumière du Christ luit pour tous et toutes”.

Nous voulons ces chrétiens ! Ils portent l’annonce de l’Évangile, l’annonce du bien et de la paix ; ils montrent, dans leur vie et leurs œuvres, le Christ, Dieu Ami des hommes. Ce sont ceux-là qui maintiennent la présence chrétienne dans l’Orient.

J’aimerais lancer ce slogan : Une présence chrétienne, sans l’engagement dans la mission et le rôle des chrétiens, pour moi n’a pas de sens. Et une mission chrétienne sans présence chrétienne est impossible !

Il est donc d’une très grande importance et d’une grande nécessité de toujours relier la présence chrétienne à la mission et au rôle des chrétiens.

Si nous émigrons, qui manifestera Jésus Ami des hommes ?

Si nos églises et nos monastères sont fermés, qui manifestera Jésus Ami des hommes ?

Si nos institutions de bienfaisance et nos œuvres sociales disparaissent, qui manifestera Jésus, Ami des hommes et surtout des pauvres ?

Je suis carrément contre l’émigration. C’est pour cela que je ne cesse d’œuvrer pour l’arrêter ou la diminuer, et d’écarter les obstacles qui y poussent.

Tout cela, je le dis avec un grand amour pour nos frères, tenant compte de leurs peines, leurs souffrances, leurs peurs et l’épreuve de ces jours, surtout du fait de cette crise syrienne, tragique et meurtrière. Malgré cela, je leur dis : Restez ! Malgré mes sentiments et les souffrances que je partage avec eux.

Je rédige un document intitulé “Journal tragique et sanglant d’un Patriarche”. En effet, je vis cette crise au jour le jour, en Syrie ou ailleurs, nuit et jour, au pays ou en voyage, au téléphone, à travers les rencontres, les congrès, les conférences, les interviews, les contacts à différents niveaux pour recueillir de l’aide. Je la vis à travers tout cela, constamment, et en pleine et continuelle disponibilité. Je vis la crise de la Syrie, mon pays, et la souffrance de tous mes concitoyens, de toutes les Églises, confessions et orientations confondues, et plus particulièrement de mes frères et sœurs, les chrétiens.

Malgré tout cela, à tous, et aussi à mes parents, qui ont quitté ma ville natale de Daraya (qui est un des lieux où l’on suppose que Saint Paul rencontra Jésus, sur la route vers Damas), je répète sans cesse : N’émigrez pas, prenez patience, fortifiez-vous, suivez l’exemple de vos concitoyens et frères musulmans ! Écoutez la voix de Jésus, et non la mienne ! Jésus nous dit : “N’ayez pas peur !”.

Je n’oblige personne à rester. Je n’ai contacté aucun consulat (contrairement à ce qu’on dit ça et là) pour empêcher d’accorder un visa vers tel ou tel pays. Mais je prêche, je parle et je conseille, en disant : Restez ici ! J’ai été applaudi, mais aussi critiqué, pour cette position.

Je ne changerai pas de ligne. Car je veux rester ici, afin de manifester le Christ, Ami des hommes, maintenant et demain. Et je veux que vous restiez, vous aussi. Ensemble, vous et moi, nous voulons rester ici pour manifester le Seigneur Jésus, Ami des hommes, aujourd’hui et demain. Nous voulons rester afin d’œuvrer ensemble pour un monde pluraliste, ouvert, libre, digne et démocratique, dont nous serons les meilleurs bâtisseurs.

Voici ma triple idée :

1) Nous devons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour édifier ensemble la Syrie nouvelle et le monde arabe nouveau.

2) Nous pouvons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour édifier ensemble la Syrie nouvelle et le monde arabe nouveau.

3) Nous voulons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour édifier ensemble la Syrie nouvelle et le monde arabe nouveau.

Voilà ma conviction ! C’est ce qui donne un sens à ma présence comme chrétien, pasteur, Patriarche et citoyen arabe syrien chrétien.

*   *   *
J'ai reçu, voilà quelques jours, par courriel le document publié ci-après… Un document dérangeant… Un document que seuls pourront juger nos amis syriens, en particulier ceux que nous avons vus, partout dans chaque quartier monter avec vigilance la garde contre toute incursion… Ceux qui nous ont contrôlés toujours sans complaisance, mais avec la plus grande courtoisie… Ceux-là qui nous ont juré être déterminés à se battre jusqu'à la mort… Les parents et fils de martyrs… Ceux-là qui nous ont partout répété que l'un des plus grands dangers pour la Syrie c'est l'exode de ses citoyens… Un document qui aussi devrait faire réfléchir ceux d'Occident autant ceux qui fustigent l'immigration que ceux qui déchaînent leur propagande en faveur de la désertion. Que l'Occident comprennent que pour vaincre une immigration massive la solution n'est pas en Europe mais en volant au secours de la Syrie et de ses autorités légitimes… En faisant pression sur les gouvernants occidentaux pour qu'ils révisent radicalement leur attitude criminelle à l'égard de la Syrie légale… En répétant inlassablement les sages avertissements à destination de l'Europe du président Bachar al-Assad…

Lettre ouverte à un jeune fuyard syrien…

Salut,
Je t’ai vu à la télévision dimanche soir. Tu débarquais triomphant de ton bateau pneumatique sur cette île. Je t’ai entendu jubiler, que tu avais 20 ans, que tu étais chrétien et que tu fuyais la guerre…
Les médias occidentaux, gangrénés par des journaleux gauchisants ne savent plus quoi faire pour essayer de nous culpabiliser. J’avouerai que ces images et ton discours m’ont mis mal à l’aise. Alors j’ai réfléchi. Ce que j’ai à te dire ne va pas te plaire. Ça ne plaira pas non plus à tous ces humanitaires, ces comités de soutien et ces ONG qui t’utilisent comme matière première de leur petit business… Si toi qui as 20 ans refuses de te battre pour ton pays, qui va le faire ?…
… Il y a 71 ans, l’Europe a connu un autre débarquement. Des gamins de 20 ans comme toi sont venus par milliers.
Pas pour nous envahir, mais pour nous libérer.
Pas pour lâchement sauver leur cul, mais pour se battre.
Ils sont morts pour des idées, pour un rêve de liberté, dans un pays qui n’était même pas le leur. Parce que c’était des hommes de devoir et qu’il fallait le faire.
Je ne dis pas qu’ils sont morts en héros. La mort n’est jamais belle. Certains ont atrocement souffert, d’autres sont morts comme des chiens. Mais ils l’ont fait.
Tu commences à comprendre où je veux en venir? Je sais bien qu’il y a des perspectives plus réjouissantes que de devoir prendre les armes et se battre.
Le politiquement correct et la bien-pensance dominante font que l’on glorifie désormais les fuyards et les déserteurs. Sache qu’il y a encore dans cette Europe de sans-couilles quelques hommes d’honneur, quelques patriotes, – estampillés vieux cons rétrogrades par toute la frange des fiottes qui te soutiennent -, pour lesquels tu n’es qu’un lâche.
Tu n’as pas de courage, tu n’as pas d’honneur, tu n’as plus de pays. Je ne te méprise pas, tu n’en vaux même pas la peine. Tu as réussi à escroquer tes parents pour avoir de quoi payer les passeurs, tu continueras à vivre en parasite puisque c’est comme ça que ça fonctionne et que c’est l’idéal qu’on t’a fait miroiter.
Et puis, il y a cette autre question, qui découle de la première et qui entretient mon malaise. Si tu n’aimes pas assez ton pays pour te battre pour lui, que viens-tu faire chez moi ? Ne me dis pas que tu vas aimer ma patrie comme la tienne: tu viens de lui tourner le dos ! Au moindre problème tu reprendras ta route. Je sais que je ne peux pas compter sur toi. Je suis un sale con nationaliste. Mes écrits puent l’extrême-droite. On m’accusera d’être xénophobe, que mes propos sécrètent la haine. Tes nouveaux petits copains médiatico-humanitaro-donneurs de leçons ne vont pas me louper. Tu peux me haïr, c’est facile. Mais sache une chose : dans 30 ans, quand tu regarderas en arrière et que tu verras ce gosse de 20 ans qui a refusé de se battre, tu te détesteras.
Tu comprendras alors ce que je voulais dire.
Mais il sera trop tard.
Tant pis pour toi.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire