Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 26 mars 2014

Mémoire du 26 mars 1962 : Rivarol s'entretient avec Jehan Morel, combattant d'Indochine…

Que le passé éclaire le présent et notre avenir…
  Jehan Morel : La guérilla, ultime recours des Européens ? (Rivarol n°3134 daté du 27 mars 2014)



Les guérillas sont aujourd'hui la seule manifestation de la guerre, en dehors de rares périodes, toujours courtes, de conflits ouverts entre États. Aucun continent, pas même l'Europe, n'y échappe.

La guérilla, c'est l'imagination au pouvoir, l'adaptation à tous les types de situations, à tous les types de terrains, à tous les types de populations, de cultures, de religions.

On pourrait croire que, de ce fait, il est difficile de théoriser sur ce sujet, sauf de façon ponctuelle. Et pourtant, de très nombreux points communs permettent de dessiner une sorte de typologie de la guérilla. C'est ce à quoi s'est attaqué l'auteur avec succès, combattant d'Indochine et du Congo ex-belge dans sa jeunesse.

Qu'on les nomme terroristes, résistants, insurgés ou rebelles, les guérilléros ont, en règle générale, les mêmes attitudes (révolte, conflit avec le pouvoir ou un pays occupant), les mêmes motivations (se libérer, faire sécession, prendre le pouvoir, imposer une idéologie), les mêmes besoins (argent, armes, personnel formé, appuis extérieurs matériels ou politiques) et souvent les mêmes méthodes (guérilla armée plus ou moins militarisée, clandestinité, attentats, élimination de représentants de l'autorité, encadrement des populations, contrôle des territoires, propagande).

Et surtout, ces guerres sont caractérisées par l'absence du respect des règles les plus communément admises par les armées régulières, voire la négation des sentiments d'humanité les plus élémentaires. D'où des réactions parfois atroces de la part de ces troupes, d'autant plus violentes qu'elles sont le fruit d'un sentiment d'insécurité permanente, d'insaisissabilité de l'adversaire autant que de son omniprésence, d'impuissance militaire face à ces non-soldats. Il arrive un moment où les techniques les plus sophistiquées ne peuvent plus rien contre l'implacable volonté de l'ennemi souvent fanatisé et son mépris de la vie humaine.

Le but de l'auteur, grâce à son expérience et à ses années de recherches sur le sujet, bien loin de vouloir élaborer un "véritable manuel de guerre civile" comme certains critiques ont pu le dire, est de proposer un arsenal de méthodes, une véritable "imprégnation" de l'esprit de guérilla, afin de mieux la combattre. Bien loin des techniques de l'armée américaine sur ses théâtres d'opérations actuels, il prône au contraire une compréhension de l'intérieur de ces mouvements, une rigueur équivalente à celle de ses combattants, des méthodes d'occupation du terrain, d'encadrement des civils, capables de rivaliser avec les leurs.

Ce livre est à la fois un ouvrage pratique d'une (hélas) terrible actualité et une véritable réflexion en profondeur sur les échecs et les réussites des armées régulières dans ce type de situations, aujourd'hui comme demain. Sans aucun à-priori et surtout sans langue de bois.



 


Rivarol n°3134 daté du 27 mars 2014 : un long entretien avec Jehan Morel sur deux pleines pages


Jeune Pied-Noir : 26 Mars 1962, Alger rue d'Isly (Jeune Pied-Noir reste un site de référence incontournable,  très régulièrement mis à jour des informations concernant toutes les manifestations)






Manuel Gomez : Alger, 26 mars 1962, rue d’Isly : un crime d’État !

Sur ordre de l'infâme criminel compulsif DeGaulle, Christian Fouchet a fait assassiner le 26 mars 1962 des Français innocents et désarmés. Il attendra le 28 octobre 1969, après avoir été limogé par son maître le 31 mai 1968, pour avouer avoir été, sur ordre de DeGaulle, l'organisateur du massacre de la rue d'Isly à Alger… DeGaulle, toujours assoiffé du sang des Français, se serait délecté si en mai 1968 Christian Fouchet avait une fois de plus fait tirer sur des Français, cette fois-là à Paris…  C'est ce que confirme Jean Mauriac à la page 41 de son ouvrage "L'Après De Gaulle ; Notes Confidentielles, 1969-1989" :
« J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre… » « Vous n’avez pas osé faire tirer », m’a-t-il dit. « J’aurais osé s’il l’avait fallu », lui-ai-je répondu. « Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. » Lire l'article de Manuel Gomez


Simone Gautié : http://www.alger26mars1962.fr

26 mars 2014 à Saint-Hippolyte-du-Fort

26 mars 2014 à Trèbes

Bordeaux : commémoration du massacre du 26 mars 1962 à Alger et du génocide du 05 juillet 1962 à Oran

Souvenir du 26 mars 1962




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