Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mardi 3 décembre 2013

"Fondamentus Dream Event 2013" à Angkor Wat…







Diaporama Fondamentus (spectacle du 6 décembre, photos Xavier Pigot et Emmanuel Scheffer)


Les répétitions à Angkor Wat


Le spectacle Fondamentus, regroupant  l'Orchestre Symphonique National de Birmanie, le Ballet Royal du Cambodge, la compositrice et fondatrice de Fondamentus Odile Perceau ainsi que le Quatuor des Équilibres va se produire au temple d'Angkor Wat. Une scénographie créée par Béatrix de la Tour d'Auvergne pour cette représentation exceptionnelle magnifie les acteurs de ce spectacle, danseurs comme musiciens.


"Fondamentus Dream Event 2013" au Théâtre National de Yangon

"Fondamentus Dream Event 2013" : une première, le Ballet Royal du Cambodge et l'Orchestre Symphonique National de Birmanie pour la première fois réunis pour offrir deux soirées exceptionnelles de concert au sein même de l'enceinte sacrée du temple d'Angkor Wat, les jeudi 5 et vendredi 6 décembre.


L'Orchestre Symphonique National de Birmanie

Le Ballet Royal du Cambodge

Organisée à l'occasion de la 3e Conférence intergouvernementale sur Angkor du 5 décembre en la ville de Siem Reap, cette manifestation est soutenue conjointement par Apsara l’autorité nationale qui gère le parc archéologique d'Angkor et l’ambassade de France, avec l'appui de l'Unesco, de l'Institut français et de nombreux autres donateurs.

La conférence, co-présidée par la France et le Japon, coïncide avec le 20e anniversaire du Comité de coordination d'Angkor créé lors de la première conférence intergouvernementale en 1993 à la tête des efforts visant à restaurer Angkor après la signature en 1991 de l'accord de paix de Paris.

Apsaras… danseuses sacrées

Le concert sera donné côté nord-ouest du temple, Angkor Wat lieu sacré où encore jamais une autorisation n'avait été donnée pour une telle prestation souligne Mme Kerya Chau Sun, porte-parole de l’autorité APSARA qui précise : « La plus grande célébrité sur cette Terre ne pourrait donner un concert à Angkor Wat si cela offense l'Esprit du temple ». Le chef d'orchestre français, Odile Perceau, avait préalablement reconnu ce site pour son acoustique exceptionnelle.



Déclaration de Mme Kerya Chau Sun, porte-parole et conseillère d'APSARA


Premières impressions d'Odile Perceau, chef d'orchestre et compositrice

Odile Perceau précise que les musiciens birmans se tiendront sur plusieurs niveaux du monument pendant le concert dominant ainsi les danseurs khmers. L'événement mettra également en vedette les Français, Agnès Pyka (violon), Anne-Céline Paloyan (violon), Hélène Desaint (alto), Édouard Sapey-Triomphe (violoncelle), du Quatuor des Équilibres.

Au programme, une œuvre du répertoire traditionnel ainsi qu’une nouvelle danse classique chorégraphiée par la princesse Buppha Devi qui dirige le Royal Ballet. Les danseurs présenteront également une œuvre chorégraphique de Sa Majesté le Roi Sihamoni, dont la vocation première était la danse.

Le concert du 6 décembre sera télédiffusé, au Cambodge en direct sur CTN et également retransmis en direct sur un écran géant dans le parc jouxtant le Palais royal de Phnom Penh. France 2 retransmettra également Fondamentus à Angkor.


Fondamentus

Facebook : Fondamentus‬

Dossier de presse pour l'Enceinte sacrée du temple d'Angkor (Angkor Wat)

Dossier de presse pour le Théâtre National de Yangon et le Palais Royal de Mandalay

Des Équilibres

Facebook : Quatuor des Équilibres

Première de Fondamentus le 21 novembre au Théâtre National de Yangon

Cambodia and Burma to Come Together for Angkor Wat Show

National Theatre of Yangon

8 commentaires:

  1. Pourquoi vous donner tant de mal pour présenter une manifestation qui fait rêver ? Le dossier de presse annonce "généreusement" que toutes les places pour ce spectacle sont gratuites ! Les résidents de Siem Reap cherchent en vain une communication quant à ce spectacle. Places gratuites, on se fout du monde. La réalité est que les 550 places pour chacun des deux spectacles ne sont délivrées que sur invitation. Seuls ceux d’en-haut, ceux bien en cour pourront y assister. Avec la complicité honteuse de l’ambassade de France et de tous les autres mécènes qui eux ont des invitations pour eux et ceux de leurs cercles.

    Il y a là encore une image bien caractéristique du Cambodge d’aujourd’hui. Passons du sacré au profane, à la rue, aux trottoirs de Phnom Penh. Il y a bien des trottoirs à Phnom Penh. Souvent joliment décorés de mosaïques. Mais qui va à pied dans les rues de Phnom Penh est considéré comme un moins que rien. Un traîne-savates. Les trottoirs c’est pour garer les gros 4x4 des riches. Seuls les gros méritent un brin de considération au Cambodge d’aujourd’hui. Si tu vas à pied, eh bien descends sur la chaussée parmi des véhicules qui bien sûr ne feront aucun cas du pauvre type qui marche…

    Le spectacle au temple sacré d’Angkor est gratuit comme sont gratuits les trottoirs de Phnom Penh !

    RépondreSupprimer
  2. Un écran "géant" sera installé à Phnom Penh, paraît-il… Et pourquoi pas aussi un écran "géant" à Siem Reap pour les va-nu-pieds qui n'ont pas reçu d'invitation et qui ont fait le déplacement, parfois de très loin, spécialement pour voir le spectacle… Soirées privées pour petits copains (dont "petits-journaleux" invités à fermer leur gueule) financées avec des fonds publics ou d'entreprises "mécènes" n'est-ce pas du détournement de deniers publics ou d'abus de biens sociaux ? Cela doit certainement pouvoir se plaider.

    RépondreSupprimer
  3. "Free" really means for the privileged people. Fat people, Government, UNESCO, the Embassy of France, sponsors, etc.. received invitations. "Free" is not for ordinary people. But fats that are already stuffed with money surely want yet, so there will be a black market!

    RépondreSupprimer
  4. "Invitation exclusivement" ! Pour une soirée que les producteurs auraient voulue simplement "gratuite" (cf. dossier de presse : http://www.fondamentus.org/wp-content/uploads/2013/11/DP-Fondamentus-FR-Cambodge-for-screen.pdf ). Mutée de "gratuite" en "sur invitation". Donc, soirée strictement privée. Soirée costumée petit-blanc. Exclu le peuple d’Angkor. On se croirait revenus aux plus belles heures de la colonie. Quel blasphème dans ce lieu hautement sacré ! Attendons-nous à ce que la colère de Vishnou bruyamment se déchaîne !

    Personnellement ces soirs-là je resterai au plus près des évènements… Je me plongerai dans la lecture du roman de Pierre Dassier, Les Sept Fléaux du Tonkin : mœurs européennes d’Hanoi [http://www.gavroche-thailande.com/evenements/livres/100608-les-sept-fleaux-du-tonkin-de-pierre-dassier ]. Ça a été écrit en 1907, mais combien d’actualité. Ah ! quelle était belle la colonie…

    RépondreSupprimer
  5. Merci pour tous ces commentaires dont personne ne contestera la pertinence…

    RépondreSupprimer
  6. Pour ma part je n'ai pas eu de carton d'invitation car je ne fais pas partie des personnalités qui siègent au comité de protection de ce site et si j'ai bien tout compris ce concert clôturait une de leur session! Je pense qu'il faut saluer par contre l'idée et l'initiative de "Khloros" qui a réussi à faire en sorte que notre culture occidentale soit autorisée à s'exprimer dans ce haut lieu spirituel avec la participation des danseuses du ballet royal Cambodgien. C'est ce genre d'initiative qui doit nous faire dire que la musique réunie les hommes et les nations surtout quand on apprend que l'orchestre de Birmanie jouait pour la 1ère fois hors de son pays! Nelson Mandela qui vient de nous quitter aurait aimé cette initiative! Souhaitons qu'une chaîne de télévision française ait la bonne idée de nous diffuser ce spectacle s'il a été filmé pour qu'on puisse le voir sans invitation...!

    RépondreSupprimer
  7. @Anonyme (le dernier) - Restons septiques quant à la sensibilité de notre belle culture occidentale face aux chefs d'œuvre de la culture khmère : "Les cinq tours d'Angkor ressemblent à de vulgaires ananas, écrit Paul Claudel, en 1925. C'est un des endroits les plus maudits, les plus maléfiques que je connaisse." Pierre Loti, lui, compare les apsara à des "vieilles dames discrètement narquoises" et confond banians et fromagers : ces "figuiers mangeurs de murailles". Quant à André Malraux son enthousiasme pour Banteay Srey l'entraînera jusqu'au pillage et une mise aux arrêts à Phnom Penh. On sait comment il fut ensuite réhabilité par le plus infâme criminel qu'ait jamais connu l'histoire de France.

    Quant à Mandela, laissons-le à son bonheur d'avoir offert à Soweto un dernier grand show à la bienpensance universelle…

    RépondreSupprimer
  8. Les yeux pour pleurer

    Après les fastes du temple d'Angkor Vat, une vaste escroquerie…

    Pour lire l'article complet copiez le lien :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20141217.OBS8094/apres-les-fastes-du-temple-d-angkor-vat-une-vaste-escroquerie.html

    … C’était en décembre 2013. Un an plus tard, il ne reste plus à la plupart des participants à cet événement que leurs yeux pour pleurer. A quelques rares exceptions près, aucun des artistes, des artisans, des techniciens embarqués dans cette énorme entreprise, aucun n’a été payé pour son travail ou remboursé pour les frais engagés. Les notes d’hôtellerie, dont les montants sont considérables, n’ont pas davantage été réglées, et l’ensemble des personnes lésées, plongées pour certaines dans une réelle détresse financière, ont dû de résoudre à porter plainte contre les initiateurs de ce projet, c’est à dire contre Khloros Concert…

    RépondreSupprimer