Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 13 mars 2013

Flanby, excrément de dame Démocratie…



L’Église catholique apostolique romaine affiche une insolente vigueur… Une Église catholique unie qui en impose par sa spiritualité… Une Église catholique qui affirme sa pérennité et reste la plus ancienne institution de l’Humanité… L’Église catholique, la plus forte communauté d’hommes… Catholiques, nous sommes… avant toute autre illusoire appartenance. Combien dérisoires, combien insignifiants sont ces excréments d’une Démocratie matérialiste qui prétendraient nous imposer leur loi…

Flanby ou le grand méchant mou de l’Élysée


Flanby… Un surnom que le chef de l’État doit à son actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Celui-ci n’avait d’ailleurs jamais été avare de sobriquets à l’égard du futur président de la République : Fraise des bois, Guimauve le conquérant… Mais, durant la dernière campagne présidentielle, le capitaine de pédalo lancé à la mer par le tonitruant Jean-Luc Mélenchon avait éclipsé tous les autres. Capitaine de pédalo pris aujourd’hui dans une tempête de force 12, où il tourbillonne comme une barquasse de Palavas-les-Flots aux milieux de vagues hawaïennes. Tous ces quolibets convergeaient vers une même cible : stigmatiser l’indécision et la mollesse dont, aux yeux de ses proches, faisait preuve François Hollande en tant que premier secrétaire du PS.

Martine Aubry, durant la primaire socialiste, lui avait reproché, outre de demeurer continuellement dans le « flou », sa mollesse chronique. Appréciation aussitôt confirmée par son ex-compagne, Ségolène Royal, qui s’empressait d’en rajouter une épaisse couche en soulignant la difficulté qu’éprouvait le père de ses enfants lorsqu’il s’agissait de prendre une décision, préférant se réfugier dans l’indéterminé et le nébuleux.

Une quasi-année de présidence a largement étayé ces jugements. Au point qu’un hebdomadaire a récemment baptisé Hollande de « louvoyeur ». C’est-à-dire celui qui navigue en zigzag, louvoyant au plus près les vents de son opinion publique, celui du « peuple de gauche » bien sûr. Un président qui biaise et tergiverse sans cesse. Par tempérament. Toujours selon Martine Aubry, ou plutôt sa grand-mère, « quand c’est flou il y a un loup ». Et plus sûrement encore un « louvoyeur ».

Plus Flanby que jamais

Mais aujourd’hui, de tous ces qualificatifs, celui qui revient de nouveau le plus régulièrement, c’est Flanby. En référence, pour qualifier surtout sa politique économique, au côté « flasque » du célèbre et insipide flan caramélisé. Une politique sans consistance et velléitaire, faite d’hésitations et de renoncements, dans une situation de grande urgence : « Délabrement des finances publiques (87,2 milliards d’euros de déficit en 2012 quand l’Allemagne est à l’équilibre) et la ruine de notre commerce extérieur (67 milliards d’euros de déficit en 2012 quand l’Allemagne dégage un excédent de 188 milliards et l’Italie (…) un surplus de 11 milliards. » Face à ces problèmes pressants, des réponses flasques pour des résultats évidemment avachis. Un ensemble de mesures gouvernementales ayant elles aussi la mollesse et la fadeur du flan. Rappelons que jadis, l’expression c’est du flan était synonyme d’une autre expression populaire, c’est de la blague. Hollande, de l’effondrement gélatineux de ses promesses à la blague gigantesque que constitue sa politique économique, c’est vraiment « du flan », dans toute l’acceptation de ce terme. En octobre 2011, Fabius toujours, qui ne pouvait pas croire à une victoire présidentielle de l’élu corrézien, ricanait avec un mépris non dissimulé : « Vous imaginez François Hollande président de la République ? » L’inimaginable, même pour un socialiste, est pourtant arrivé.

Récemment François Hollande se disait « déterminé » à redresser l’emploi « coûte que coûte ». Mais sans s’attaquer bien sûr à la dépense publique et au gaspillage étatique qui, sous de ronflantes annonces de rigueur, continuent à creuser leurs sillons. Et nos déficits. La rigueur, c’est-à-dire l’effort budgétaire à supporter, c’est pour les contribuables. Pas pour les administrations ni surtout pour les responsables de notre gabegie. « Redresser l’emploi coûte que coûte »… Mais pas au prix de se fâcher avec les fonctionnaires, base électorale du PS, ou avec les députés de sa majorité, dont la plupart en sont restés à l’État providence dépensier… Ce qui, pour des parlementaires, simplifie souvent le problème de leur réélection.

Mou et dur tout à la fois

Il y a pourtant, quelques domaines où Flanby sait se montrer dur et intransigeant. Où il devient le grand méchant mou élyséen.

Le premier c’est évidemment lorsqu’il s’agit de taxer les contribuables. 32 milliards d’euros de hausse de prélèvements. Là, Guimauve le Conquérant manie la massue plombée et cogne à coups redoublés, avec une énergie qui relève de la taxofolie. Quitte d’ailleurs à éroder toujours davantage le pouvoir d’achat des Français, donc à remettre en cause cette croissance qu’il prétend relancer tout en siphonnant son moteur d’une bonne partie du carburant.

Le président de la République ne mollit pas non plus quand il s’agit de coloniser l’administration avec des gens du PS. Une colonisation d’ailleurs à plusieurs cercles. Il y a d’abord le premier, les socialiste au sens large, avec leurs alliés de gauche.C’est en quelque sorte l’Etat PS. A l’intérieur duquel on trouve aux places décisives les hollandistes pur jus. Et puis, quintessence de la quintessence, le cercle étroit de la super élite formée par les condisciples de la fameuse promotion Voltaire. Dernier exemple en date : Ségolène Royal, nommée vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI), est désormais, bien que sans expérience dans ce métier, banquière de choc grâce au bon plaisir de son ex-conjoint. La promotion Voltaire : un patronage dont Hollande aime d’ailleurs à rappeler – pour s’en réclamer ? – l’engagement férocement anti-religieux du père de Candide contre « l’infâme ».

Autres domaines où Flanby, le flan qui remplace parfois sa crème par du cheval, sait se montrer tout aussi déterminé et intransigeant : les questions idéologiques dites « sociétales ». Mariage gay, PMA, GPA, euthanasie et demain bien sûr le droit de vote aux étrangers auquel Martine Aubry, de sa mairie de Lille, exhorte le PS à ne jamais renoncer et dont elle espère toujours que la loi sera promulguée pour les prochaines municipales. Elle a peut-être besoin des voix musulmanes pour assurer sa réélection ? Rappelons que lors de la dernière élection présidentielle, 93 % d’électeurs musulmans ont voté en faveur de Françaois Hollande.

Il faut dire que ces « questions sociétale » sont les seules mesures sur lesquelles Hollande peut actuellement réunir sa majorité, de plus en plus profondément divisée par ses choix économiques. Politicien aussi cynique que louvoyeur, Flanby ne va donc pas se priver de revenir sur ce terrain « clivant » entre la gauche et la droite et où il possède une majorité assurée, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Peu lui importe s’il faut pour cela rompre avec l’ordre naturel (fidèle en cela à son patron Voltaire) et détricoter toujours davantage, à travers son maillage familiale, la société française, pourvu qu’il résolve, même momentanément, ses problèmes de politicaillerie partisane. Que lui importe aussi de faire grimper toujours plus haut le scepticisme et le mépris des Français à l’égard de leurs représentants politiques. « Le propre du flan, c’est qu’il se dégonfle vite », s’amusait une blogueuse blagueuse. Certes, mais même démoulé et effondré, nous risquons d’avoir Flanby dans nos assiettes à dessert pour quelques années encore. À moins, d’une façon ou d’une autre, de renverser la table.

Addendum : Hollande conspué à Dijon [/]

Faisant allusion à la cote de popularité du président de la République en chute, un quotidien de gauche avait malicieusement titré : « Hollande à Dijon, car sa cote dort ». Son passage dans la capitale de la Bourgogne, où il a été chahuté, aura plutôt eu l’effet inverse. Ce qui s’annonçait comme une visite pépère dans la ville de son vieil ami et complice François Rebsamen, avec militants socialistes mobilisés pour l’occasion, a pourtant connu un premier accroc qui risque de coûter au chef de l’État encore quelques points supplémentaires. « Monsieur Hollande, où sont vos promesses », l’ont interpellé, sur un ton peu amène, les habitants d’un quartier populaire auxquels se sont joints des syndicalistes, en colère eux aussi. L’évacuation immédiate (et musclée selon certains) des trouble-fête par les services de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n’a fait, selon le journal très pro-Hollande Le Monde, « qu’ajouter à la triste impression de mise en scène ». Cette visite de deux jours en Côte-d’Or devait inaugurer une série de voyages en province, façon Chirac, au cours desquels Hollande avait pour objectif, outre de serrer des mains et d’embrasser les petits enfants, d’ expliquer sa politique aux Français. A Dijon, où la moutarde est montée au nez de certains manifestants, le chef de l’Etat a eu droit à une véritable explication de texte. D’autant plus que plusieurs centaines de manifestants contre le mariage gay ont également crevé le décor de cette visite Potemkine pour crier au chef de l’État leur désapprobation et leur colère. Le tour de France de ce dernier commence sous les hués. De quoi rendre sa cote de popularité encore plus comateuse.



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*** Véronique Genest assure dans "C à vous" être un « étron libre »

Véronique Genest, qui n’est pas franchement une professionnelle de la politique, est au moins douée d’une certaine franchise et d’une grande honnêteté intellectuelle… Candidate, suppléante il est vrai, dans une législative partielle pour la huitième circonscription des Français établis hors de France (Chypre, la Grèce, Israël, l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Vatican, la Turquie), Véronique Genest interrogée sur sa position politique dans l’émission "C à vous" du lundi 4 mars 2013,  a osé proclamer avec toute la force de ses convictions : « je suis un étron libre »
Comédienne, novice en politique, mais se voulant indépendante et parfaitement lucide quant aux vertus de la démocratie et de ses acteurs.
Merci, Véronique Genest, pour cette belle profession de foi… qui vous fera pardonner la naïveté d'une "islamophobie" tout au service d’Israël…


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