Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 14 novembre 2012

"1830-1962, Algérie : l’exode sans retour"… exposition présentée par les exilés de Grenoble


"1830-1962, ALGÉRIE : L’EXODE SANS RETOUR"




Dans les salles de l’ancien Musée de peinture, place de Verdun à Grenoble, la Maison du Rapatrié de l’Isère et le Centre culturel départemental ont présenté du 31 octobre au 11 novembre 2012, une exposition retraçant la vie des Français en Algérie : 


Cette exposition a présenté au travers plus de 150 tableaux l’histoire de l’Algérie en ses différentes périodes (notamment occupations espagnole puis ottomane de 1515 à 1830). Ensuite étaient développés de 1830 à 1962, la place de l’enseignement, l’agriculture, la médecine, les échanges maritimes, les transports.

Certaines périodes étaient particulièrement mises en exergue : la guerre 1939-1945, le 13 mai 1958, les accords d’Évian, le départ de 1962 et l’arrivée en Métropole.


Lu sur le livre d'or de l'exposition :
[texte communiqué par Jean-Marc Gély]
"Vous les Pieds-noirs que nous avons chassés de votre terre natale nous avons vite compris que vous aimiez l'Algérie plus que nous, parce que vous l'aviez "enfantée" dans la douleur et élevée avec courage et dans le sacrifice… Le peuple algérien d'après 1962 n'arrivera jamais à faire quelque chose de ce pays car pour la grande majorité ils l'ont trouvé comme un beau jouet laissé à des enfants gâtés… Le jouet est cassé depuis longtemps et les dirigeants qui ont accaparé le pouvoir ont été incapables de stimuler le peuple pour lui faire aimer son pays. Au contraire, ils n'ont rien fait pour dissuader, retenir tous ceux qui l'ont fuit. Ils ont même exigé plus de visas et de conditions d'accueil des pays étrangers. Ils ont passé leur temps et leur énergie à alimenter les rancunes et la haine envers vous les Pieds-noirs et la France pour faire diversion de leur incompétence. Alors, nous aussi nous sommes partis, ne voulant pas que nos enfants coulent avec ce bateau à la dérive. Pardonnez-nous d'avoir découvert trop tard combien vous alliez nous manquer et surtout manquer à l'Algérie. Merci de cette magnifique exposition qui montre à la ville de Grenoble, ce que nous avons été capables de faire ensemble dans ce pays jusqu'en 1962.

Un enfant du bled né en 1959, exilé en France, professeur d'enseignement secondaire

1 commentaire:

  1. Très nombreux à visiter cette émouvante expo ont été ceux de la communauté algérienne musulmane.

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