Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

lundi 21 mai 2012

Tomislav Nikolić , nouveau président de Serbie… Boris Tadic, franchement sanctionné…



Les Serbes ont franchement désavoué Boris Tadic… Boris Tadic qui, se soumettant aux injonctions de Bruxelles, a trahi les siens en livrant au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) les anciens dirigeants politique et militaire des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, inculpés de "génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre". Boris Tadic avait également amélioré les relations de Belgrade avec le Kosovo, comme le réclame Bruxelles, sans toutefois reconnaître l'indépendance proclamée en 2008 par la majorité albanaise de ce territoire.

Outre la condamnation de cette trahison, un mécontentement grandissant, une situation économique dégradée, un chômage qui touche 24% de la population ont fait que les Serbes aient accordé leur confiance à Tomislav Nikolić, nouveau président de Serbie… Après l'annonce des résultats, Tomislav Nikolić, jadis allié au président de Serbie Slobodan Milosevic, a affirmé que ceux-ci montraient que la Serbie "allait protéger ses citoyens au Kosovo"…


De Serbie, les médias, une fois de plus, n’avaient rien vu venir : Un nationaliste à Belgrade - Un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance et de livraison-marchandage
Ce vote n’est pas un vote contre le rapprochement de Belgrade avec l’Union Européenne et même pas, véritablement, un vote de défiance vis-à-vis de la crise actuelle de la dette et de l’euro, qui rend cette communauté bien moins attrayante pour les candidats. C’est une sanction de la méthode. C’est un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance nationale et de la livraison-marchandage des anciens combattants des guerres post-yougoslaves, traités comme des bourreaux, mais considérés encore comme des héros par nombre de leurs compatriotes ; à tort ou à raison là n’est pas le problème. La Serbie a voté pour une voie européenne, mais sans humiliation.

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