Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

lundi 24 octobre 2011

En passant par la portière…




Y'avait là-bas en Algérie
Un régiment dont les soldats,
Dont les soldats
À chaque instant risquaient leur vie.
Parachutiste nous voilà, oui nous voilà.
Pour faire partie de cette élite,
Il faut bien être un peu cinglé, un peu cinglé.
Il faut surtout pas s'fair' de bile,
Savoir bien boire et s'amuser, et s'amuser.

Refrain :
Et après tout qu'est-ce que ça fout
Et on s'en fout, la, la, la...
En passant par la portière
Parachutiste souviens-toi,
Oui souviens-toi.
Qu'un jour il pourrait se faire
Que ton pépin ne s'ouvre pas,
Ne s'ouvre pas.
Qu'après une chute libre
Tu auras cessé de vivre, la, la, la...
Entorché dans l'atmosphère
Tu tomberas comme une pierre.

J'ai vu mourrir un pauvre gosse
À peine âgé de dix-huit ans, de dix-huit ans.
Son pépin s'était mis en torche.
Il est mort en criant maman, criant maman.
Je lui ai fermé les paupières,
Recueilli son dernier soupir, dernier soupir.
Et j'ai écrit à sa pauvre mère
Comme un para savait mourir, savait mourir.

Et comme on a jamais eu d'veine.
Un jour l'pépin s'ouvrira pas, s'ouvrira pas.
Sur cette putain d'terre africaine
À cent à l'heure tu t'écraseras,
Tu t'écraseras.
On ramassera tes côtelettes,
Dans un grand sac à effets chauds,
À effets chauds.
On dira saperlipopette
Ce gazier-là n'a pas eu d'pot,
N'a pas eu d'pot.

On te mettra en quatr'planches
Entortillé dans ton pépin,
Dans ton pépin.
Au cimetière de Maison Blanche
T'auras la gueule de tes copains,
De tes copains.
T'auras les honneurs militaires
Et l'on mettra sur ton tombeau
Sur ton tombeau,
La croix de guerre réglementaire.
Et ce jour sera le plus beau,
Oui le plus beau.

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