Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 31 juillet 2011

Da Vinci Code, Harry Potter et… Anders Behring Breivik


Anders Behring Breivik aime les uniformes, et semble en avoir abusé… Si Anders Behring Breivik n'avait pas triché - dans le cas présent aucune usurpation de grade n'a été dénoncée - selon les détails de son uniforme, il aurait alors atteint le grade de “Passé Vénérable Maître”, ce qui supposerait qu'il fréquentait cette loge maçonnique depuis au moins une dizaine d’années.

Cette appartenance d'Anders Behring Breivik à la maçonnerie en tant que maître à la "loge de saint Jean Saint-Olaf aux trois colonnes" a été officiellement reconnue par Ivar A. Skar, le grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons (Grande Loge de Norvège), par son communiqué d'exclusion (!)… Ivar A. Skar a ainsi déclaré : “Je suis consterné par les horribles atrocités qui ont été commises dans le quartier du gouvernement et à l’île d’Utoya. Nous sommes en deuil et pleins de compassion pour ceux qui ont été touchés et pour leurs proches. Il est apparu dans les médias que l’accusé était membre de l’Ordre norvégien des francs-maçons. Il a été maintenant exclu – l’exclusion prend effet immédiatement. L’exclusion reflète le fait que les actes qu’il est accusé d’avoir commis, et les valeurs qui semblent les avoir motivés, sont totalement incompatibles avec ce que nous défendons en tant qu’Ordre. Nous construisons notre activité sur les valeurs chrétiennes et humanistes et nous voulons que nos membres contribuent à la promotion de la charité, de la paix et de la bonté parmi les gens. La police, bien sûr, recevra toute l’aide et l’information que nous pourrons lui donner pour contribuer à l’enquête".

Ivar A. Skar, le grand maître norvégien ne pouvait évidemment pas faire moins…

Chrétien ne signifie jamais obligatoirement catholique. Les actes de ces chrétiens du Nord n'impliquent jamais, peu ou prou, les catholiques.

Mais voilà une question que personne ne semble s'être posé… L'immature Anders Behring Breivik avait-il lu Harry Potter ? Anders Behring Breivik avait-il vu les films d'Harry Potter ? Quel intérêt leur portait-il ? Dans son manifeste est-il fait mention d'Harry Potter ?
Ou, en renversant la question, comment les fans d'Harry Potter interprètent-ils le geste d'Anders Behring Breivik ?

L'ouvrage  « HARRY POTTER ET L’ORDRE DES TÉNÈBRES » de Mona MIKAEL, publié par les Éditions Saint-Rémi,  inciterait à poser cette question troublante…
… nous devons nous poser cette question troublante :
se pourrait-il qu’une importante partie de la littérature enfantine serve de véhicule aux principes maçonniques pour instruire la jeunesse dans ses « idées nouvelles » ? Serait-ce là un stratagème pratique, commode, insoupçonnable, pour couler dans leur moule les adultes de demain ? Si tel était le cas, ce malin stratagème porterait en lui-même sa meilleure protection, car qui croira jamais à une pareille histoire ? Soulignons également que l’univers maçonnique ressemble à s’y méprendre à celui d’un roman : recherche d’un trésor, menées labyrinthiques, obscures initiations, codes, rituels et symboles, serments et anagrammes. Tout cela plaît aux enfants de 7 à 77 ans et nourrit largement leur goût de l’aventure. Il est facile alors de fondre un récit d’initiation dans un roman d’aventure... Avouons que nous avons résisté longtemps à tout cela jusqu’à ce que le texte lui-même dissipe nos derniers doutes. Presque à chaque page, s’accumulent les signes et les raisons de croire à cette chose incroyable. Ceux qui connaissent mieux que nous la franc-maçonnerie ne sursauteront même pas en survolant ces mots, tant ils s’attendent à tout de cette secte rusée.

Comme les Fils de la Veuve, Harry Potter a plus d’un tour - et d’un fond - dans son sac. Seule l’analyse symbolique permet de découvrir toutes les ruses de structure qui constituent ensemble la trame cachée des livres. Empressons-nous de dire, toutefois, qu’une simple étude de texte fondée sur la déduction permet aussi de faire des trouvailles éclairantes dévoilant des ressorts stratégiques importants. Si vous l’utilisez, on ne vous dira pas : « Vous ne connaissez pas Potter », mais plutôt « vous ne connaissez pas suffisamment Potter ». Car le récit de ses aventures est un roman à clé et la clé de cryptage employée par l’auteur pour encoder ses livres est l’analyse symbolique. Refaite en sens inverse, elle déconstruit le texte, mettant en évidence le judicieux truffage qui, sous les apparences d’artifices littéraires, a parsemé les livres de symboles lourds de sens ouvrant sur une lecture entièrement différente. C’est dans le détail que se cache l’essentiel du poison et donc dans le détail qu’il faudra l’étudier, d’où la nécessité d’une attention totale pour voir dans certains mots apparemment banals des symboles débordants d’enseignements païens. Cela nous amène à parler de la traduction française, qui, du moins dans les trois premiers livres, escamote des détails précieux pour l’analyse : deux mots ici, trois lignes là, voire des passages entiers, au point qu’on peut parler - toujours dans le cas des trois premiers tomes - d’une version française comprimée de la série. Vu l’importance des détails symboliques qui éclairent comme des phares tout l’intérieur du texte, l’ensemble de ces omissions est une amputation qui impose maints retours au texte original.
Enfin, si l’auteur parsème son texte de symboles avec la minutie d’un orfèvre au travail, c’est aussi pour une raison purement pédagogique, car les détails exercent le sens de l’observation, aiguisent la mémoire et l’esprit de synthèse. Combien de fois l’auteur laisse-t-il des questions en suspens dans un livre et cache-t-il la réponse dans un autre ! Tant de menus détails dispersés ça et là apportent, une fois bien lus, la grande clé des mystères ! Pour les lecteurs, c’est un jeu de piste ; pour les réformateurs, un moyen fabuleux – parce que insoupçonnable - de recruter déjà pour les temples de l’ombre. Car le temps est compté et le travail énorme : pour tourner les jeunes cœurs vers l’Étoile Flamboyante et les positionner dans l’axe initiatique, il faut bien les instruire sans risquer d’alerter des adultes encombrants. Voilà pourquoi l’adulte à l’œil critique doit rester constamment attentif aux détails pour faire le même chemin proposé aux enfants et découvrir enfin où les mène ce chemin. Pour voir tout ce qu’absorbe le « fan » conditionné qui s’engage sur les pas de Harry Potter. Nous l’invitons à lire cette dénonciation en gardant à l’esprit que les romans d’initiation comme le Da Vinci Code et Harry Potter préparent ce que Louis Pauwels et Jacques Bergier appelaient en 1960 une cryptocratie. Cette puissance à deux faces baignant dans le mystère, c’est l’Empire du Mot Crypté, la République des Codes, c’est-à-dire en un mot, le Royaume de la Fraude.

Un large extrait (23 pages) de l'ouvrage HARRY POTTER ET L’ORDRE DES TÉNÈBRES est accessible en pdf, pour le lien cliquez sur le titre HARRY POTTER ET L’ORDRE DES TÉNÈBRES.

Harry Potter, quelques citations édifiantes

Voici quelques citations édifiantes extraites des six premiers tomes d'Harry Potter (Éditions Gallimard jeunesse, format poche, pour les tomes 1, 2, 3 et 5, et Gallimard Jeunesse grand format pour les tomes 4 et 6). Ces citations, du moins certaines, qui auraient pu séduire une personnalité aussi immature qu'Anders Behring Breivik, sont proposées par Mona MIKAEL en préambule de son ouvrage « HARRY POTTER ET L’ORDRE DES TÉNÈBRES » publié par les Éditions Saint-Rémi :
« Viens à moi... que je te déchire... que je t’écorche... que je te tue... » (Tome 2, p. 132)

« Fenrir Greyback (loup-garou) sourit, montrant des dents pointues. Du sang coulait sur son menton et il se léchait lentement les babines, avec une expression obscène. "Tu sais à quel point j’aime les enfants, Dumbledore. (...) Il y a ici tant de gorges à lacérer... Délicieux, délicieux". » (Tome 6, pp. 651-52)

« Il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre, Potter ! Et y prendre plaisir. » (Tome 5, p. 963)

« Il n’y a pas de bien ni de mal, il n’y a que le pouvoir. » (Tome 1, p. 284)

« On peut continuer à exister sans son âme, tant que le cœur et le cerveau fonctionnent. (...) On existe, c’est tout. Comme une coquille vide. L’âme, elle, s’est définitivement envolée, elle est perdue à jamais. » (Tome 3, p. 268)

« Même sa propre mort n’avait pas empêché Binns (fantôme) d’enseigner. Il ne fallait donc pas s’attendre à ce qu’un événement aussi insignifiant que Noël le détourne de ses habitudes. » (Tome 4, p. 351)

« "Tu as vu cette araignée se tordre de douleur ? Et quand il a tué l’autre ?" Ils parlaient du cours comme s’il s’était agi d’une sorte de spectacle, pensa Harry, mais lui n’y avait rien vu d’amusant. Hermione non plus, semblait-il. » 
(Tome 4, pp. 197-198)

« Il lui donna un violent coup de pied en plein visage. Harry sentit son nez se casser, du sang gicla un peu partout. » (Tome 6, p. 172)

« La silhouette s’arrêta devant le cadavre de la licorne, pencha la tête sur le flanc déchiré de l’animal et commença à boire son sang. » (Tome 1, p. 251)

« Ron, Harry et George firent rouler à coups de pied les corps inertes de Malefoy, Crabbe et Goyle dans le couloir – le mélange de sortilèges qu’ils avaient reçus leur donnait un aspect particulièrement repoussant – puis revinrent dans le compartiment et refermèrent la porte derrière eux. » (Tome 4, p. 648)

« Les Détraqueurs, sorte de démons sans yeux capables d’aspirer l’âme des vivants. » (Tome 4, p. 27)


« J’ai tué mon père (...) et métamorphosé son cadavre. J’ai usé d’un sortilège pour le réduire à un os unique que j’ai enterré. » (Tome 4, p. 615)


« (Les Horcruxes) C’est de la magie très noire, très très noire. » (Tome 6, p. 546)

« Comment fait-on pour séparer son âme en deux ?
 - Par un acte maléfique. L’acte maléfique suprême. En commettant un meurtre. Tuer déchire l’âme. (...) - 
Ne peut-on séparer son âme qu’une seule fois ? N’obtiendrait-on pas un meilleur résultat, une plus grande force, si l’on parvenait à diviser son âme en plusieurs morceaux ? » (Tome 6, p. 548)

« Si j’avais tué Harry Potter, le Seigneur des Ténèbres n’aurait pas pu se servir de son sang pour renaître et devenir invincible. » (Tome 6, p. 40)

« La parole du Seigneur des Ténèbres a force de loi. » (Tome 6, p. 42)

« Si j’avais des fils, je serais heureuse de les mettre au service du Seigneur des Ténèbres. » (Tome 6, p. 45)

« Harry avait l’impression de répandre autour de lui des ondes de haine si puissantes qu’il semblait incroyable que Rogue n’en ressente pas la brûlure. » (Tome 6, p.179)

« Ce poste est maudit. Personne n’y est resté plus d’un an... Quirrell en est même mort. Personnellement, je vais croiser les doigts pour qu’il y ait un nouveau cadavre. » (Tome 6, p.186)

« Morfin (...) tordait entre ses doigts épais une vipère vivante à laquelle il susurrait une chanson en Fourchelang. » (Tome 6, p. 228)



vendredi 29 juillet 2011

Retour au pays… enfin !

Enfin ! Comme l'aurait dit Michel Polnareff…


Aujourd'hui à 11 heures 50, le vol AF242 en provenance de Paris devait se poser à Bangkok…

Je viens d'un pays qui n'existe plus… Je viens d'un paradis perdu…




Même s'il y a toujours mon village
Où les enfants du quinzième âge
Sautaient les feux de la Saint-Jean.

Même s'il y a toujours le cimetière
Où les filles faisaient des prières
Et repartaient en se signant.

Je ne le reconnaitrais plus,
Ils ont changé le nom des rues.

Je viens d'un pays qui n'existe plus,
Je viens d'un paradis perdu.

Même s'il y a toujours mon école
Où j'ai vécu des années folles,
Lorsque j'étais adolescent.

Même s'il y a toujours les arcades
Pleines des odeurs de grenade
Et des cris des manifestants.

Le drapeau que l'on voit flotter,
Il n'a plus les mêmes reflets.

Je viens d'un pays qui n'existe plus,
Je viens d'un paradis perdu.

Le terrain vague de mon enfance,
Les carrioles et les oliviers,
Mes souvenirs, mon existence
Passent leur temps à se croiser.

C'est une étrange destinée.

Je viens d'un pays qui n'existe plus,
Je viens d'un paradis perdu.

C'est une étrange destinée.

Je viens d'un pays qui n'existe plus,
Je viens d'un paradis perdu.

samedi 23 juillet 2011

Philipe Pétain



Le lundi 23 juillet 1951, à Port-Joinville sur l'île d'Yeu,  s’éteignait Philippe Pétain…

Lire l'hommage rendu au Maréchal Philippe Pétain par Jérôme Bourbon dans le  n° 3009 de Rivarol  paru ce vendredi 22 juillet 2011 : 1951 -2011 : qu'ont-ils fait de la France du Maréchal ?

mercredi 20 juillet 2011

Bernard Lugan : L'Afrique Réelle… un tour d'actualité africaine



Bernard Lugan aborde les problèmes majeurs de l'actualité africaine :
- Le grand mensonge ethnographique libyen… une ingérence française dans une guerre civile… l'action trompeuse de Bernard-Henri Lévy…
- Le Sud-Soudan… fini le mythe de l'intangibilité des frontières africaines… problèmes liés à l'acheminement du pétrole sud-soudanais… risques de conflits majeurs liés au partage des eaux du Nil…
- L'Afrique du Sud… ses divisions… chômage… racialisation… durcissement racial… situation  des métis… radicalisation politique… une nation artificielle… vers une partition de l'Afrique du Sud… une ethno-régionalisation…
- La Côte d'Ivoire… plusieurs Côte d'Ivoire… une pure création coloniale française… antagonisme Nord-Sud… résurgence des réalités ethno-régionales…
- Le Maroc… "Histoire du Maroc des origines à nos jours"
- Annonce d'un prochain essai "décoiffant" sur le thème "décolonisation de l'Afrique et de l'Europe"…

Extrait de l'éditorial du n°19 de juillet 2011 d'Afrique Réelle
… L’accélération de la racialisation de la vie politique et son corollaire qui est la transformation des Blancs en citoyens de second rang, constitue une donnée que les observateurs n’évaluent pas à sa juste mesure tant ils sont conditionnés idéologiquement. Au lendemain de son élection, Jacob Zuma avait paru conscient de ce problème et il avait déclaré vouloir recadrer la discrimination positive qui fait fuir les diplômés blancs. Face aux critiques de l’aile révolutionnaire de l’ANC qui avait fait son élection, il a au contraire amplifié les mesures discriminatoires qui pénalisent les seuls Blancs…

mardi 19 juillet 2011

Avec les Harkis, couscous monstre à Gorniès, le vendredi 5 août 2011

Avant le départ de la "Longue Marche des Harkis 2011", la Coordination Nationale du Mouvement de la Résistance Harkie 
organise le vendredi 5 août 2011 un couscous monstre à GORNIÈS. Harkis, Pieds-Noirs, sympathisants,  familles, vous tous êtes cordialement invités.Venez très nombreux !

Participation :12 euros par personne, gratuit pour les  enfants de moins de 10 ans.
Envoyer le bulletin d’inscription ci-dessous, avec le chèque à l’adresse suivante
Monsieur Hamid Gouraï
Madame Zohra Benguerrah
Hameau de l’Escoutet
34190  GORNIÈS
Téléphone : 04 67 82 69 96



lundi 18 juillet 2011

À peine descendue de son drakkar…

À peine descendue de son drakkar…
À peine descendue de son drakkar qualifiée pour porter les couleurs « vert et rouge » dans la course aux carottes présidentielles de 2012 voilà que la dame Eva Joly fait  la jolie intéressante… Elle attaque l’armée française et les honneurs qui lui sont rendus par la Nation… On ne peut que se féliciter du tollé ainsi provoqué.

Mais le vrai problème ne me semble pas être celui d’un défilé militaire ou pas… Drakkar ou pas… La vraie question reste le choix du jour lui-même… Le 14 juillet, un jour qui ne peut qu’évoquer une populace exhibant au bout de piques des têtes tranchées … Celles  du marquis Bernard-René Jordan de Launay et de six des siens. Même si hypocritement, l’on nous affirme que c’est de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790 qu'il s'agit et que l’on commémore… Toute référence à cette période au moins aussi sanglante que celle qui a suivi la Libération devrait être proscrite… Une fête nationale devrait effectivement fédérer.  Et à cela personne n'y songe… Rappelons que, jusqu'en 1880, la fête nationale française était célébrée le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge Marie…

dimanche 17 juillet 2011

Bernard Lugan présente (sans falsifications) le Royaume du Maroc


Bernard Lugan, universitaire de notoriété internationale, est un historien spécialiste de l’Afrique, expert de l’ONU auprès du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPI) et rédacteur en chef de la revue mensuelle « L’Afrique réelle ».  Bernard Lugan dresse régulièrement dans  « L’Afrique réelle » un panorama de l’actualité africaine, commente l’actualité sans langue de bois, sans tabous, loin des habituels poncifs établis par les prétendus spécialistes formatés de l’Afrique. Un historien libre… Un discours vrai…


Philippe Conrad présente avec clarté "Histoire du Maroc, des origines à nos jours", le dernier ouvrage de Bernard Lugan (Ellipses, 2011) :






jeudi 14 juillet 2011

14-Juillet : La fête populaire…

14-Juillet 1789 : un symbole national !
Arrestation du marquis Bernard-René Jordan de Launay, gouverneur de la Bastille
La bastille Saint-Antoine, une vieille forteresse, qui servait de prison d'État et dont les hautes tours dominaient l'est de Paris, avait alors comme gouverneur le marquis Bernard-René Jordan de Launay, en fonction depuis 1776. Celui-ci commandait à une très faible garnison, composée de 30 Suisses et de 85 invalides. Voyant les manifestants approcher, il tenta de parlementer et accepta même de faire reculer les canons installés au sommet des remparts, mais il laissa imprudemment les émeutiers pénétrer dans les cours avancées. D'où partit un premier coup de feu ? Sans doute de la forteresse où, comme dit Rivarol, Launay affolé « perdit la tête avant qu'on la lui coupât ». Ce fut en tout cas le signal de la ruée. Les gardes-françaises, qui s'étaient joints aux bandes populaires, braquèrent leurs canons contre les grosses tours. Après quatre heures de combat, au cours duquel les assaillants perdirent une centaine d'hommes, Launay capitula sous promesse de vie sauve. Traîné jusqu'à l'Hôtel de Ville, il fut massacré avec six des siens, ainsi que le prévôt des marchands, Flesselles. Les têtes furent promenées au bout de piques tandis que les vainqueurs tiraient de prison les « victimes du despotisme » : quatre faussaires, deux fous, un maniaque sexuel…



Pour mémoire : jusqu'en 1880, la fête nationale française était célébrée le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge Marie.

14-Juillet : Franck Abed : "En finir avec le compromis nationaliste"

Un diagnostic implacable… En finir avec le "compromis nationaliste" de Charles Mauras… L'illusion FN… De Besancenot à Marine Le Pen aucune différence… Un système aux abois… Une République à bout de souffle… Sortir du mensonge… Se former… Pour une doctrine ferme et sûre… Seule la Monarchie apporte la dimension du temps… L'exemple du Maroc…

lundi 11 juillet 2011

Syrie : “8 minutes de réinformation (involontaire) sur RMC ” !!!


Attaque des ambassades de France et des États-Unis à Damas !!!

Suite au dérapage  irresponsable des ambassadeurs de France et des États-Unis…

De même que Frédéric Mitterrand a cédé aux injonctions de Serge Klarsfeld pour radier Louis-Ferdinand Céline des commémorations officielles de 2011, de même Alain Juppé et son ministère obéissent-ils  aux sollicitations de Bernard-Henri Lévy pour condamner le régime syrien ?



Selon l'Agence France presse : "attaque de l'ambassade de France à Damas… trois blessés…"

Trois agents de l'ambassade de France ont été blessés aujourd'hui lors d'une attaque par des manifestants favorables au régime syrien : "des locaux de la représentation diplomatique à Damas", a annoncé le ministère français des Affaires étrangères. 

Lors de cette attaque, les agents de sécurité français ont été amenés à effectuer "trois tirs de sommation pour empêcher la multiplication d'intrusions dans le périmètre de l'ambassade", a précisé Bernard Valero, le porte-parole du ministère.
Les gardes du bâtiment ont dû tirer à balles réelles pour repousser les attaquants, qui n'ont pas réussi à rentrer dans le bâtiment. L'ambassade américaine a elle aussi été la cible des partisans du régime.

L'attaque des partisans au régime a été brève mais violente. Elle a fait trois blessés, a confirmé le Quai d'Orsay à Paris. Les gardes de l'ambassade de France ont dû tirer à balles réelles pour repousser les attaquants, qui n'ont pas réussi à rentrer dans le bâtiment. « Plusieurs vitres ont été brisées et des drapeaux syriens ont été accrochés sur le mur de l'ambassade. Une voiture appartenant au personnel a été "vandalisée" et une photo du président syrien collée dessus» , a rapporté un photographe de l'Agence France-Presse.  

Dimanche déjà, des rassemblements avaient eu lieu devant l'ambassade de France à Damas et le consulat à Alep.



Les assaillants, soutenant Bachar el-Assad, sont en revanche parvenus à pénétrer dans l'Ambassade américaine avant de quitter les lieux. 

Hillary Clinton s'est permis des mots durs envers le président syrien, ce 11 juillet. La secrétaire d'État américaine a affirmé que Bachar El-Assad aurait tort de se croire "indispensable", affirmant, pour la première fois depuis le début de la répression, qu'il avait "perdu sa légitimité". Une "légitimité" qui devrait dépendre du bon vouloir des Américains ? Aveu inquiétant, quoique non surprenant… François Fillon, Premier ministre français, ne pouvez pas faire moins que l'Américaine… aussi s'est-il empressé de déclarer que le "silence" du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie devenait "insupportable". Pour "chauffer" les manifestants on ne pourrait mieux faire…

Ces attaques sont intervenues trois jours après la visite des ambassadeurs français et américain dans la ville de Hama, siège historique de la contestation au régime des el-Assad. La visite des deux diplomates, venus apporter leur soutien aux habitants, a été très vivement critiquée par le régime syrien. Il a dénoncé le comportement les États-Unis qui fomente la révolte en soutenant les insurgés.


Lire l'article publié par Info Syrie : À propos d'un meeting dit  "pro-syrien" de BHL

Le père Elias Zahlaoui, prêtre arabe de Syrie, interpelle Alain Juppé

Lettre ouverte d’un prêtre arabe de Syrie à Alain Juppé, ministre français des Affaires Étrangères…

Monsieur le Ministre,

Le Père Elias ZAHLAOUI est pradosien,
prêtre arabe, de rite melchite, en Syrie,
il a toujours eu le souci de nouer des relations
avec les musulmans de ce pays où les chrétiens sont minoritaires
Prêtre arabe de Syrie, je viens d’apprendre, à l’instant, votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. Professeur d’Université, vous n’êtes pas censé ignorer que la légitimité d’un Président de République dépend du consensus de son peuple uniquement, et non de l’arbitraire d’une puissance quelconque. Ministre des Affaires Étrangères d’un pays comme la France, vous êtes censé savoir que la Syrie est un État souverain, membre fondateur des Nations-Unies. Mais, porte-parole grisé de certains maîtres du monde actuel, vous croyez pouvoir décider, à volonté, du sort des autres pays, dont la Syrie. Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire depuis des décennies, en Irak, en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie.

Monsieur le Ministre, Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy ? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël ! Ne seriez-vous donc, célèbres diplomates et politiciens occidentaux, que les porte-paroles mesquins de la volonté israélienne ? Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie ? Votre mémoire historique, écourtée ou effacée, devrait vous le rappeler ! Fallait-il que les nazis prolongent leur occupation de la France et de l’Europe, pour que vous ressentiez jusqu’à ce jour l’injustice que subissent les autres ? Mais si, en tant que Ministre de cette France du Général De Gaulle, vous pouvez tourner allègrement le dos, et pour des raisons piteuses, à cet honneur historique. Laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe.

Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. Je m’explique : hypothéqué par un passé colonial, lourd, très lourd même d’occupations sanglantes, de guerres criminelles, de transferts inhumains de populations entières, de vols systématiques des pays dominés, du Proche à l’Extrême-Orient, d’Afrique et d’Australie, de découpages arbitraires et piégés à long terme, de populations et de pays, d’exterminations en règle des populations autochtones, notamment sur tout le continent américain, ainsi qu’en Océanie, l’Occident s’est toujours laissé emporter par un appétit de domination, sans frein… C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais! Mais, Messieurs les Européens, il se trouve qu’effectivement, vous êtes passés du rôle de maîtres à celui de valets. En effet, prétendez-vous ignorer que toute l’Europe se traîne désormais à la remorque des États-Unis? Cela n’est plus un secret pour personne. Et vous n’ignorez certainement pas les nombreux penseurs européens, qui ne cessent de crier à l’urgence de libérer l’Europe du « piège américain ». Mais il se trouve aussi que les États-Unis sont, à leur tour, victimes d’un autre piège, celui du tout-puissant lobby israélien. Qu’il me suffise de vous rappeler ce qu’ont écrit Noam Chomsky, Paul Findley, Stephen Walt et John Mearsheimer, pour vous éviter d’essayer d’échapper à cette amère conclusion : ne seriez-vous donc, en Europe, que les valets des valets du Sionisme?

Monsieur le Ministre, avouez que l’Occident, si puissant soit-il, a perdu tout crédit… En effet, en haut-lieu, c’est-à-dire, aux Nations-Unies, au Conseil de Sécurité, ainsi que dans les autres institutions soi-disant internationales, il s’est avéré que dès qu’il s’agit de pays non-occidentaux, les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Rappelez-vous au moins l’Afghanistan, l’Irak et maintenant la Lybie. Et tout cela au nom « de la Démocratie, de la Dignité et des Droits de l’Homme ». Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux, sans exception, des plus « grands » aux plus « petits », les États-Unis en tête, deviennent rien de moins que des néants, des néants aveugles, sourds et muets! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Bien plus, il constitue la plus grande menace pour la paix du monde. Terroriste, Israël l’a été bien avant sa création, en 1948. Et si vous en avez le moindre doute, je vous réfère au livre terrible d’un historien français, juif et sioniste, du nom de Charles Enderlin. Son titre dévoile bien son contenu : « Par le feu et par le sang », Paris, 2008. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant, les Juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un holocauste de 60 ans déjà, aux Arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine.

Monsieur le Ministre, je me dois de vous poser une dernière question. Ministre des Affaires Étrangères d’un pays comme la France, qui se prétend farouchement attachée à sa laïcité, comment justifiez-vous le support inconditionnel qu’elle apporte à un pays qui se veut uniquement juif ? Pour finir, laissez-moi en prêtre catholique, vous présenter mes condoléances pour l’Église de France, qui me semble bel et bien morte, pour avoir gardé si longtemps un silence criminel, face aux désastres incessants que ne cesse de commettre l’Occident, aux niveaux du monde arabe et musulman, et en conséquence, aux dépens de l’existence de leurs chrétiens autochtones, dans le seul but de permettre à Israël de vivre !

Comme le Pape Jean-Paul II avait raison, quand il avait un jour, en visite en France, commencé son discours par cette interrogation : « France… France, où est ton baptême ?! ».

De grâce, Monsieur le ministre, un peu plus d’honnêteté et de dignité !


Elias Zahlaoui, le 09 juin 2011.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/syrie-lettre-ouverte-d-un-pretre-arabe-a-alain-juppe-0783.html

Chorale Cœur-Joie
Le Père Elias ZAHLAOUI est un prêtre arabe, de rite melchite, du diocèse de Damas qui a toujours eu le souci de nouer des relations avec les musulmans de Syrie où les chrétiens sont minoritaires.
 

Le Père Elias ZAHLAOUI est le fondateur de la chorale œcuménique Cœur-Joie (Jawqat el-Farah), une chorale de plus de 500 enfants.

Quand pleurent les norias… : حماة



Damas : Le ministère des AE convoque les ambassadeurs des États-Unis et de France et leur transmet une vive protestation pour leur visite sans autorisation à Hama

Le ministère des Affaires étrangères et des Émigrés, a convoqué les ambassadeurs des États-Unis et de France en Syrie et leur a signifié une vive protestation contre leur visite à Hama, sans avoir obtenu une autorisation du ministère, ce qui représente une violation de la clause 41 de la convention de Genève sur les relations diplomatiques, laquelle implique aux diplomates la non ingérence dans les affaires intérieures des pays auprès desquels ils sont accrédités et leur impose aussi de discuter des questions officielles avec le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère a fait savoir que la visite des deux ambassadeur des États-Unis et de la France à Hama constitue une violation flagrante des affaires intérieures de la Syrie et confirme l'existence d'un encouragement et d'un soutien étrangers à tout ce qui est de nature à déstabiliser le pays, au moment où un dialogue national est lancé pour l'édification de la Syrie future.

« À la fin d’une brûlante journée de juin 1914, j’étais assis au bord de l’Oronte dans un petit café de l’antique Hama, en Syrie. Les roues ruisselantes qui tournent, jour et nuit, au fil du fleuve pour en élever l’eau bienfaisante, remplissaient le ciel de leur gémissement, et un jeune savant me lisait dans un manuscrit arabe une histoire d’amour et de religion... Ce sont de ces heures divines qui demeurent au fond de notre mémoire comme un trésor pour nous enchanter... »
Maurice Barrès : Un jardin sur l’Oronte

حماة
Le fleuve Oronte est appelé en arabe « le fleuve rebelle » parce qu’il coule du nord au sud contrairement aux autres fleuves de la région. C’est un fleuve mythique qui prend sa source au Liban, traverse la Syrie et se jette dans la Méditerranée. 
Les norias immenses (certaines atteignent 21 mètres de diamètre) sont fascinantes.

 Elles datent du XIIe siècle. Des godets verticaux recueillent l’eau de l’Oronte et lorsqu’ils sont arrivés au sommet de la roue, ils se déversent dans des godets latéraux d’où l’eau coule dans l’aqueduc. Le mouvement est très lent.

Les enfants s’accrochent aux pales, montent avec la roue et se jettent dans le fleuve. Le bruit du frottement de l’essieu en bois sur la pierre où il est encastré est obsédant mais non désagréable. Chants ou pleurs…




Pour documentation voir :
http://paco.gonzalez.free.fr/SYRIE2003/syrie2003.html#SAMEDI11

vendredi 8 juillet 2011

Le PAD demande l'interdiction du Puea Thai

Les Démocrates du gouvernement sortant en Thaïlande ont déposé ce vendredi 8 juillet une plainte devant la Commission électorale contre le parti de l'opposition Puea Thai déclaré vainqueur des  élections de ce dimanche 3 juillet, et réclament sa dissolution.
Des membres de l'opposition, sous le coup d'une condamnation à cinq ans d'interdiction de toute activité politique, se sont impliqués dans la campagne du Puea Thai, selon Wiratana Kalayasiri, chef de l'équipe de juristes du parti du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.
La plainte, qui devrait prendre des mois à être traitée, n'empêchera pas Yingluck Shinawatra, jeune sœur de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, de devenir chef du prochain gouvernement.

mardi 5 juillet 2011

La Torah du roi : les islamistes n'ont rien inventé

En Israël deux rabbins favorables au livre « La Torah du roi », qui justifie le meurtre de goys (non-juifs), y compris des enfants, prônent une religion qui ne distingue pas le temporel du spirituel, une invention du Christ. 2 500 juifs religieux extrémistes se sont rassemblés lundi 4 juillet devant la Cour suprême à Jérusalem. Ils protestaient contre les interpellations de deux rabbins de leur mouvance.



Le livre Torath Hamelekh (ou Torah du Roi),  publié en 2009 et co-écrit par Elitzur-Hershkowitz et le rabbin Itzhak Shapira de l’implantation d’Yitzhar en Judée-Samarie, traite des règles de guerre et notamment des conditions dans lesquelles des non-Juifs peuvent être tués sans enfreindre les lois religieuses. La Torath Hamelekh reprend les règles religieuses prescrites en vue de la conquête d’Israël alors que le pays était peuplé des peuplades idolâtres. Les rabbins Dov Lior de Kiryat Arba, proche de Hébron (Cisjordanie), et Yaacov Yossef, fils du leader spirituel du parti Shas, Ovadia Yossef, soutiennent l’ouvrage et ses auteurs.

Un grand nombre de rabbins du mouvement sioniste pour la plus part ont signé des motions de soutien aux rabbins Dov Lior et Yaakov Yossef, qui sont des sommités de la Torah. D’autre part la question posée serait la suivante : Est-ce qu’un rabbin qui enseignerait les lois de la guerre en se basant sur les textes du corpus rabbinique serait en infraction avec la loi ? Un grand nombre de rabbins affirment que non, et que ce serait là une ingérence de la politique dans le rôle du rabbin dont la mission est la transmission du savoir rabbinique.

Dans le cadre de cette affaire lors d'une soirée de solidarité avec le livre et ses auteurs, le Rav de Kiriat Arba Dov Lior avait notamment déclaré « qu’il n’était pas question de laisser quelques fonctionnaires donner des directives et décréter ce qui est permis et ce qui est interdit ». Le Rav Lior avait encore souligné que « c’était le rôle des rabbins de rappeler les règles de la loi juive sans craindre les répercussions de leurs propos ».

« Personne ne me bâillonnera ! », triomphe Yaacov Yossef qui dans son fief du quartier pauvre de Schmouel Hanavi à Jérusalem passe pour « un des grands de sa génération ».  Le rabbin Ovadia Yossef, puissant chef spirituel du parti orthodoxe séfarade Shass, ce Haridi (Craignant Dieu) fait cause commune la mouvance dure des colons. Dov Lior, toujours considéré comme un des chefs de file de ce courant, n’a de son côté plus à faire la preuve d'intransigeance, voire de fanatisme… Dans les années 1980, il inspire un « réseau terroriste juif » anti-arabe. Il figure ensuite parmi les rabbins qui jettent l’anathème contre Yitzhak Rabin et légitiment son assassinat en 1995. Pour lui, Baruch Goldstein, ce colon qui a tué 29 fidèles musulmans en prières en 1994 au caveau des Patriarches de Hébron avant d’être abattu, est tout simplement « un saint et un martyr ».

Prochainement une deuxième édition… Le Rav Isaac Shapira, l'auteur de la Torath Hamelekh, a annoncé qu’il s’apprêtait à publier une seconde édition. Et même une troisième : « En raison de la publicité faite autour de mon livre, il va falloir bientôt préparer la troisième édition. Son contenu répond à des questions actuelles, comme par exemple la façon de considérer et de traiter le problème de Gaza d’après la tradition juive la plus authentique ».

dimanche 3 juillet 2011

Incubus : "Pardon me"



Pardon me while I burst
Pardon me while I burst
A decade ago, I never thought I would be.
A twenty three on the verge of spontaneous combustion woe is me
But I guess that it comes with the territory.
An ominous landscape of never-ending calamity.
I need you to hear. I need you to see.
That I have had all I can take
And exploding seems like a definite possibility
To me
So Pardon me while I burst into flames.
I've had enough of the world, and its people's mindless games
So Pardon me while I burn, and rise above the flame
Pardon me, pardon me. I'll never be the same.
Not, two days ago I was having a look in a book
And I saw a picture of a guy fried up above his knees
I said I can relate
Cause lately I've been thinking of combustication as a welcomed vacation from.
The burdens of the planet earth, like gravity, hypocrisy, and the perils of being in 3-D...
And thinking so much differently.
Pardon me while I burst into flames.
I've had enough of the world, and it's people's mindless games
Pardon me while I burn, and rise above the flame
Pardon me, pardon me. I'll never be the same.
Never be the same...yeah.
Pardon me while I burst into flames.
Pardon me, pardon me, pardon me.
So pardon me while I burst into flames.
I've had enough of the world, and it's people's mindless games
So pardon me while I burn, and rise above the flame
Pardon me, pardon me. I'll never be the same.
Pardon me, never be the same. Yeah

samedi 2 juillet 2011

Carl Lang, un discours responsable… avant la présidentielle de 2012

Ce lundi 27 juin, la Droite nationale nationaliste et identitaire était rassemblée à l'initiative de "Synthèse nationale", au Grand amphithéâtre du Centre des conférences, rue de la Fontaine aux Rois à Paris. À ce rassemblement de "Synthèse nationale" étaient présents Annick Martin, Roland Hélie, Jérôme Bourbon, Pierre Vial, Robert Spieler, Carl Lang ainsi que de nombreux autres responsables et orateurs…
Certaines des interventions sont à présent disponibles sur le site de "Synthèse nationale", notamment celles d'Annick Martin vice présidente du Mouvement national républicain, de Robert Spieler délégué général de la Nouvelle droite populaire, de Martine Lehideux du Parti de la France, de Jérôme Bourbon directeur de Rivarol et de Pierre Vial de la Nouvelle droite populaire.
Nous reproduisons ici l'intervention de Carl Lang, président du Parti de la France et futur candidat à l'élection présidentielle de 2012, discours respectable ferme responsable réaliste européen à milles lieues des platitudes dédiabolisatrices approximatrices  démagogiques du FN nouveau…


vendredi 1 juillet 2011

Louis-Ferdinand Céline : pour la plus grande gloire du paria

« Le style de Céline offre un rythme unique en soi, quasi impossible à reproduire. Et puis il y a le pessimisme. Absolu, profond. Et à la fois rigolard. Les gens qui aiment Céline rient du monde qui les entoure mais ne sont pas dupes. Ce sont un peu des vieux enfants. J’en suis un, enfin une. »
Claire Castillon (Les Bulles, éd. Fayard)


La Société d'Études Céliniennes, présidée par Me François Gibault, rendra hommage à Céline pour le cinquantième anniversaire de sa mort vendredi 1er juillet 2011 par le dépôt d'une gerbe sur sa tombe au cimetière des Longs Réages de Meudon à 12h.

Le 1er juillet 1961, à 18 heures : Décès de Louis-Ferdinand Céline, des suites d'une rupture d'anévrisme, et inhumation, trois jours plus tard, au cimetière des Longs Réages à Meudon.

André Halphen, journaliste à Paris-Presse, assistait à la cérémonie funèbre : « Il était 8 h. 45, le mardi 4 juillet 1961. Nous étions une petite vingtaine, y compris une dizaine de jeunes danseuses du cours Lucette Almanzor. [...] On cacha sa mort, mais il y eut "fuite" pourtant. Nimier se chargea de prévenir un petit groupe de fidèles triés "sur le volet" : Marcel Aymé, l'éditeur Claude Gallimard, le journaliste Lucien Rebatet, le metteur en scène Max Revoll, les comédiens Jean-Roger Caussimon et Renée Cosima. [...] La cérémonie fut brève. Lorsque le corbillard quitta la villa Maïtou pour le petit cimetière de Meudon-Bellevue, il fut suivi par une dizaine de voitures. En cinq minutes, le "voyage au bout de la mort" fut bouclé. » [Le Bulletin célinien, juillet-août 1998].

La tombe de Louis)Ferdinand Céline à Meudon : « Céline souhaitait être jeté dans la fosse commune. Mais je n’en ai pas eu le courage » dira Lucette Almansor à la journaliste Gabrielle Rolin [Les Nouvelles Littéraires, 6 février 1969]. C'est, en effet, une décision accablante que celle d'envoyer un homme de qualité dans un pourrissoir anonyme.
Lettres posthumes adressées à Louis-Ferdinand Céline… vous pouvez vous-aussi lui écrire et déposer votre lettre sur sa tombe  : Louis-Ferdinand Céline cimetière des  Longs Réages Meudon

Céline, la gloire du paria

Excellent article signé Bruno de Cessole dans "Valeurs actuelles " de ce jeudi 30 juin, à la veille du cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline :

Source : Valeurs Actuelles :  Céline, la gloire du paria,  signé : Bruno Cessole

Cinquante ans après sa mort, lʼun des plus grands écrivains du XXe siècle demeure un objet de scandale et de polémique. Tant mieux.

Le 1er juillet 1961, dans son pavillon du 25 ter, chemin des Gardes à Meudon, Louis-Ferdinand Destouches alias Céline achevait son voyage terrestre, dix ans après son retour du Danemark en France et lʼamnistie dont il avait bénéficié. Il venait juste de mettre le point final à son dernier livre, Rigodon, dernier volet de la Trilogie allemande. Un an plus tard se réalisait ce quʼil aurait tant voulu voir de son vivant : la parution du Voyage au bout de la nuit et de Mort à crédit dans ce panthéon littéraire quʼest la collection de la Pléiade. Témoignage de reconnaissance de ce quʼil avait apporté à la littérature française.

Avec ce mélange dʼorgueil prophétique et de bouffonnerie qui était sa marque, Céline avait proclamé, dès 1932, à la remise du manuscrit du Voyage au bout de la nuit, la nouveauté révolutionnaire de son œuvre : « Une symphonie littéraire émotive. [...] Du pain pour un siècle entier de littérature [...] et le Goncourt dans un fauteuil pour lʼheureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareille, ce moment capital de la nature humaine. »

En 1955, dans son désopilant Entretiens avec le Professeur Y, où il livre les secrets de fabrication de son œuvre, il réaffirmait lʼimportance de la révolution dont il avait été le fourrier : « Je suis quʼun petit inventeur, et que dʼun tout petit truc ! [...] je connais mon infime importance ! [...] Lʼémotion dans le langage écrit !... Le langage écrit était à sec, cʼest moi quʼai redonné lʼémotion au langage écrit ! [...] Cʼest pas quʼun petit turbin je vous jure ! [...] Cʼest infime, mais cʼest quelque chose ! »

Depuis la disparition de lʼécrivain, sa stature et son audience nʼont cessé de croître, à telle enseigne que Céline est lʼauteur français auquel le plus grand nombre de travaux ont été consacrés, tant chez nous quʼà lʼétranger, tandis que ses romans figurent parmi les plus vendus aussi bien dans la Pléiade quʼen collection de poche. À titre anecdotique, Voyage est le livre de poche le plus volé dans les librairies... Si lʼécrivain est reconnu comme lʼun des deux plus grands, avec Proust, de la littérature française du XXe siècle, lʼhomme suscite toujours “haines et passions”, selon le titre du livre de Philippe Alméras, lʼun de ses biographes et exégètes. À preuve, son éviction des “commémorations nationales”, de la part du ministre de la Culture cédant à lʼintimidation de Serge Klarsfeld, capitulation honteuse qui témoigne à la fois de lʼimbécillité congénitale ou de lʼinculture crasse de lʼadministration et de la lâcheté proverbiale de la classe politique. Lʼanecdote montre, si besoin était, que lʼimprécateur le plus forcené de la littérature française ne sera jamais lʼobjet dʼun consensus fade, et que ce mort encombrant, cinquante ans après sa disparition, est plus vivant que bien des momies contemporaines.

Pérenne sujet de scandales et dʼempoignades, lʼauteur de Mort à crédit et de Bagatelles pour un massacre demeure un ferment de divisions et suscite toujours une sorte de sidération. Lʼattestent les nombreux livres qui viennent de paraître à lʼoccasion du cinquantenaire de sa disparition : Céline, la biographie nuancée dʼHenri Godard, le maître dʼœuvre de lʼédition des œuvres littéraires dans la Pléiade, celle, plus politique de Philippe Alméras, Céline entre haines et passions, les deux livres de David Alliot, DʼUn Céline lʼautre et Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux, le recueil dʼentretiens composé par Joseph Vebret, Céline lʼinfréquentable, avec les meilleurs céliniens actuels, de François Gibault à Émile Brami, en passant par Frédéric Vitoux, Éric Mazet, Marc Laudelout et Philippe Sollers. Question centrale : comment concilier le génie littéraire et la morale ? Comment peut-on, à la fois, être lʼauteur dʼune oeuvre puissamment originale, humainement bouleversante, et la bouche dʼombre sacrilège qui proféra invectives et élu cubrations racistes et antisémites ?

Longtemps, une thèse a prévalu, celle des “deux Céline”, le Céline dʼavant et celui dʼaprès Bagatelles pour un massacre, comme si une soudaine conversion avait, en 1937, métamorphosé lʼécrivain sensible à la détresse des humbles en un antisémite enragé et paranoïaque, dénonçant la “persécution” infligée aux goyim par les futurs persécutés. Cette thèse, postulant la folie ou lʼirresponsabilité dʼun homme en proie à lʼébriété verbale (sans même évoquer lʼaccusation – gratuite – de vénalité lancée par Sartre), avait lʼavantage de concilier occultation et morale sociale. Elle permettait aussi dʼexonérer les admirateurs du “premier” Céline – à commencer par Sartre lui-même qui avait inscrit en exergue de La Nausée une citation célinienne tirée de LʼÉglise – du soupçon de complicité ou dʼaveuglement.

Souvent, littérature et morale sʼaccordent mal

Philippe Alméras, dont Pierre-Guillaume de Roux réédite le livre magistral, Céline entre haines et passions, le dévoile, textes à lʼappui : dʼune part, Céline nʼa pas attendu 1937 pour verser dans le racisme ; dʼautre part, on ne saurait voir dans son “délire” une sorte dʼaccès de folie lié à des raisons contingentes. Au vrai, lʼimprécateur solitaire sʼétait imprégné, très tôt, de la vulgate antisémite de la Belle Époque, des textes des Toussenel, Chirac « et autres socialisants qui dénoncent la puissance de lʼor juif », avant que Drumont ne fasse basculer lʼantisémitisme de la gauche vers la droite. Nulle originalité donc – hormis celle du style et de la mise en scène – dans Bagatelles et Les Beaux Draps, mais lʼécho amplifié dʼun antisémitisme largement partagé, à gauche comme à droite, que Céline laïcise dans le fond et la forme.

Tel est le réel occulté quʼAlméras met au jour, révélant du même coup ce paradoxe de « voir lʼoeuvre célinienne défendue contre de prétendus sympathisants par des adversaires déclarés de tout ce à quoi il a cru, incarnant tout ce quʼil a détesté ». Dans sa postface, prenant en compte les découvertes les plus récentes, notamment lʼédition en Pléiade de La correspondance, lʼauteur réaffirme sa position : « les convictions de celui qui dira nʼavoir pas dʼopinions et aucune idée sont en fait aussi précises que précoces » et Céline ne les a jamais reniées, pas plus que Lucien Rebatet les siennes. À rebours du vieil idéalisme grec du kalos kagathos, où le beau se confond avec le bien, il faut admettre quʼun grand créateur peut aussi être un “monstre” et que la littérature et la morale peuvent faire chambre à part. Sur ce point, la majorité des céliniens interrogés par Joseph Vebret en sont dʼaccord : il est absurde de vouloir séparer le Céline romancier et le Céline pamphlétaire, lʼauteur du Voyage et celui de Bagatelles, LʼÉcole des cadavres et de Les Beaux Draps, dont il faut souhaiter lʼédition critique, interdite de par la volonté de Lucette Destouches, la veuve de lʼécrivain, et non de par la loi, comme certains le croient.

Prétendre cataloguer, étiqueter, et donc neutraliser Céline participe dʼun vain combat. À cet égard, le livre de David Alliot, recueil de tous les témoignages sur lʼécrivain, dont beaucoup étaient inédits, en fait foi, qui dévoile combien lʼhomme était grevé de contradictions, de même lʼœuvre, immense bric-à-brac de visions hétéroclites et terrifiantes, contient tout et le contraire de tout. On nʼa pas voulu voir que ce réfractaire inclassable, ce poète enragé, rebelle à toute annexion était dʼabord un écrivain, mi-Diogène mi-roi Lear, visionnaire halluciné qui bouleversa, à lʼégal de Joyce, la forme et lʼidée même de littérature en exprimant, dans une voix jamais entendue jusquʼalors, ce que Bardèche a nommé dans une excellente formule, « lʼinterdit, lʼinnommable, le secret tragique de la bête humaine » et ce, « avec des mots proscrits ». Bruno de Cessole

À lire :  - De David Alliot : "Dʼun Céline lʼautre", Laffont, coll. “Bouquins”, 1 184pages, 30 €; et "Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux", Le Cavalier bleu, 172 pages, 19 €. 
- "Céline entre haines et passions", de Philippe Alméras, Pierre-Guillaume de Roux Éditions, 496 pages, 23,90 €.
- "Céline", dʼHenri Godard, Gallimard, 594 pages, 25,50 €. 
- "Céline à rebours", dʼÉmile Brami, Archipoche, 480 pages, 8,50 €. 
- "Céline lʼinfréquentable", de Joseph Vebret, Éditions Jean Picollec, 206 pages, 16 €.

À voir et écouter :  - "Céline vivant. Entretiens-biographie", dʼÉmile Brami, Montparnassse Multimédia, 2 DVD.

Lire l'article publié par le New York Times ce 29 juin 2011 : Céline : The Genius and the Villain

Article d'Isabelle de Rancourt publié sur  L'Acropole.info : Révolte et autres bagatelles : Louis-Ferdinand Céline, regard sur un artiste controversé