Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

vendredi 1 avril 2011

Le boomerang à Petit Nicolas : hymne sur des paroles présidentielles

"C'est un grand art que de vendre du vent."
 Baltasar Gracián y Morales (1601-1658)



"Casse toi pauv'con…"  hymne réaliste, populaire et présidentiel
- paroles et musique d'après Renaud (avec la collaboration de Petit Nicolas pour les paroles)


Et ça le fait rire
(Parodie de "Je l'aime à mourir" de Cabrel devenue "Il aime mentir" en hommage à notre très cher Président)

  



Amusements…  futiles, déplacés…  injurieux ? voire grossiers. Dérisoires. Pourtant il s'agit  bien d'images qu'ont de la France les Français de souche, comme ils en pleurnichent, mais aussi tous ces étrangers. Autant ces étrangers insolents vivant en France que ceux qui ne lui prêtent qu'une attention discrète, et de très loin… En ce premier avril ces vidéos n'ont rien du canular… Blague à part, le Chef de l'État, même en République, ne devrait-il pas être un symbole respecté - et respectable - autant que le Drapeau ?  Soit… Après tout les peuples n'ont que ce qu'ils méritent…  N'est-ce pas là la vraie démocratie, la seule… Urnes ou pas urnes…
« France, de ton malheur tu es cause en partie,
Je t'en ay par mes vers mille fois advertye,
Tu es marastre aux tiens, et mere aux estrangers,
Qui se mocquent de toy quand tu es aux dangers :
Car la plus grande part des estrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent. »
Élégie sur les troubles d'Amboise (1560)
Pierre de Ronsard… C'était en 1560…  Jamais les mêmes, toujours pareils…  France éternelle… Frigide… Rebelle à de l’étranger toute fécondation salvatrice. L’envahisseur irrémédiablement phagocyté… Tout comme les naïfs venus de loin espérant en une nouvelle mère patrie… Nous, les Africains…


« Ce qu'il faut, voyez-vous, Bardamu, en clientèle, c'est de pas entamer la confiance du client. Ça a l'air difficile, non… Il suffit de parler le moins possible. Ceux qui parlent, aussi malins soient-ils, tôt ou tard, ils sont foutus. Ce qu'il faut, c'est hocher de la tête, je le dis toujours aux jeunes confrères. L'imagination des gens fait le reste, et elle le fait bien. Tout le monde peut dire des choses, mon vieux, parler n'est qu'humain. Ce qui est important, inusable, ce qui donne confiance, c'est ce qu'on ne dit pas. »
Louis-Ferdinand Céline, L'Église, acte cinquième

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