Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 2 février 2011

Louis-Ferdinand Céline : l'inferiority-complex

"Si j'étais encore là, mon cher freddie mythe errant, j'aurais déjà emprunté mon plus joli stylo et t'aurais façonné un p'tit pamphlet en ton honneur qui t’aurait filé une irrépressible courante dont tes fonds de falzar seraient souillés jusqu'à trépas. Mais ta lâcheté a voulu que tu attendes mon absence pour te fourvoyer à mon égard, mais crois-moi, tu ne perds rien pour attendre !
Alors, merci tout de même à ceusse qui apprécieraient encore ma verve et mon style, que tout le monde a voulu imiter sans jamais l'égaler."
L-F C 


Les critiques, surtout en France, ils sont bien trop vaniteux pour jamais parler que de leur magnifique soi-même. Ils parlent jamais du sujet. D’abord ils sont bien trop cons. Ils savent même pas de quoi il s’agit. C’est un spectacle de grande lâcheté que de les voir, ces écœurants, se mettre en branle, s’offrir une poigne bien sournoise à votre bonne santé, profiter de votre pauvre ouvrage, pour se faire reluire, paonner pour l’auditoire, camouflés, soi-disant « critiques » ! Les torves fumiers ! C’est un vice ! Ils peuvent jouir qu’en dégueulant, qu’en venant au renard sur vos pages. J’en connais qui sont écrivains et puis millionnaires, ils sortent exprès de leurs rubriques pour se filer un rassis, chaque fois que je publie un ouvrage. C’est la consolation de leurs vies... des humiliations de profondeur, des « inferiority-complex », comme ça s’intitule en jargon.
Louis-Frerdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Éd. de la Reconquête, p. 93

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