Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

dimanche 5 décembre 2010

Long règne à Votre Royale Majesté




Ce 5 décembre 2010, la  Thaïlande se rassemble pour célébrer le 83ème anniversaire de sa  Majesté Royale Bhumibol Adulyadej. Long règne à Votre Royale Majesté.

En cette heureuse occasion pourquoi de pas rouvrir les Minutes d’un libertin, retrouver et relire François Sentein… Pragmatique, François Sentein croit en la supériorité de la monarchie, non par sa supposée perfection, mais par la place qu’elle laisse au hasard et au péché originel (« Le péché originel pour tous, voilà mon égalité, voilà ma démocratie »), qui fait d’elle une sorte d’« anarchie cohérente » qui, n’étant pas fondée sur la raison ni sur un principe abstrait, est le régime qui demande le moins d’adhésion à l’individu, et donc le laisse dans la plus grande liberté possible. Liberté qui est aussi celle du souverain, au rebours de l’élu ligoté par ses intérêts : 
« Qu’est-ce qu’un fils de roi, sinon quelqu’un qui n’a rien fait pour être roi ? Le seul en qui puissent être couronnées un jour, par hasard et par bonheur, des qualités d’intelligence, d’imagination, de sensibilité, de noblesse, de désinvolture, qui lui ôteraient, autrement, l’envie et lui interdiraient l’espoir de la moindre carrière électorale, du moindre sous-secrétariat d’Etat… Et nous nous prosternons devant ce miracle. Notre pensée politique monarchiste, c’est l’intrusion de la Grâce dans la société, qui est le domaine des droits, c’est-à-dire, en définitive, du droit du plus fort. » 
Quel régime autre que la monarchie peut mieux garantir la liberté, et de l’individu, et du souverain ?

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